La Lens académie note MHSC-RCL (1-4)

Luissette n’en croit ni ses yeux, ni sa rondelle.

Après le ridicule non-môtch de la semaine dernière, que pouvait-on espérer de ce déplacement à Montpellier ?

A priori pas grand-chose. On reconduit la quasi même équipe, et Montpellier semble plutôt solide à la maison avec une victoire contre Lille et une défaite un peu imméritée contre Rennes (mes excuses aux Bretons, mais bon, un nul était plus logique). La dynamique actuelle, qui a vu les mecs de Loulou revenir au score au Parc la semaine dernière plaide franchement pour eux. Nous, depuis la semaine dernière, on attend la descente…

Et puis voilà…

Au moment où on n’attendait plus rien de cette équipe, elle nous sort LE môtch. Celui qui nous fait presque espérer qu’au final, tout est encore possible. Celui qui provoque aussi des regrets par rapport à cette saison moisie. Il est évident qu’on ne peut pas demander au Racing de jouer toutes les semaines comme ça (quoique si en fait, on peut) mais attendre d’être à 11 journées de la fin, englué aux tréfonds du classement pour se sortir les doigts, … c’en est navrant.

Ce môtch intervient après une semaine de toute beauté. Déjà ce môtch pathétique contre Toulouse, qui a déclenché une série d’évènements censés nous achever définitivement. Entre les prises de bec entre joueurs, l’attaque frontale par ces mêmes joueurs contre le système de jeu de Bölöni, le démontage en règle de Martel par L’Equipe, la réponse cinglante de Gervais qui semble, lui, connaître un peu mieux les dossiers que le meilleur site du monde, et les habituels déballages médiatiques, on ne donnait pas cher de la peau du Racing ce soir.

Pourtant, au-delà de la victoire, c’est l’état d’esprit qui m’a marqué ce soir. Si Bölöni a modifié son système pour revenir, plus ou moins, à celui prôné par JGW avant la trêve, un genre de 4-2-3-1 ultra offensif… mais avec lequel on ne savait pas marquer de buts, les joueurs ont su jouer le jeu à fond. Jamais cette saison on avait vu Akalé se donner autant, Roudet jouer si efficacement et les 4 de derrière presser si haut.
Y’avait qu’à voir la tête d’Hermach à la mi-temps pour être assurer de la prise de conscience de la situation. Il reste désormais 10 môtches, et si on les joue comme ça, on se sauvera, c’est évident. Je regrette même qu’il y ait une mini-trêve avant d’accueillir Marseille à Bollaert. Par contre, vu l’espoir suscité par cette victoire, tout comportement autre que celui affiché hier ne fera que confirmer l’énorme gâchis qu’est cette saison.

Il reste 5 môtches à gagner, et on prend, outre Marseille et Lyon, quasi la totalité du ventre mou et de nos adversaires directs : Brest, Lorient, Arles, Caen, Auxerre, Nancy, Bordeaux et Monaco, ce qui, hormis Auxerre, doit pas être loin de la liste des équipes les plus prenables du moment. A vu de nez, ça se jouera, comme prévu, entre Nancy, Monaco, Caen et nous. Caen et Nancy vont avoir un calendrier dégueulasse, affrontant les 4 candidats au titre… et on peut même imaginer un scénario où ces pédés de Lillois nous remettent en selle en les battant un à un…

En une semaine, le Racing est donc passé d’équipe morte enterrée, à celui, plus envieux sans être génial, de comateux souffreteux qui donne encore des signes de vie. Et, pour une fois, on a vu de jolis signes de vie à la Mosson hier soir.

Le môtch :

Bölöni a eu le mérite d’écouter les critiques qui lui ont été adressées : les joueurs veulent jouer offensifs : OK, allez-y, montrez moi ce que vous avez dans le ventre.

Pour ce faire, exit Démont, Sow et Maoulida, place aux jeunes et aux dribbleurs : Touré et Aurier sont à nouveau titulaires dans une défense qui s’attend à souffrir physiquement. Bédimo et Yahia complètent.

Dans l’entrejeu, Varane, Hermach vont verrouiller, Roudet organiser et porter la balle devant vers les 3 flèches Akalé, Eduardo, Jemaa. A noter que ces 3 là nous ont déjà largement prouvé qu’ils ne savaient pas jouer ensemble.

Je sais pas si Bölöni a vu, mais moi si :

1e minute, Roudet est trop court pour couper une belle ouverture en profondeur d’Akalé.
7e, Akalé sert Jemaa sur un plateau, qui seul aux 9 m, envoie sa tête raser le poteau d’un Jourdren archi-battu. Spahic et Stambouli sont déjà aux fraises.

17e, Akalé démonte la totalité de la défense héraultaise et envoie une merveille d’intérieur du pied s’écraser sur le poteau opposé.

18e, sur un coup-franc, Yahia prend le dessus de la tête, Jourdren sort une claquette miracle mais se fait punir par Akalé, laissé tout seul aux 6m. 0-1.

20e, Sur un dégagement raté de Jourdren, Bédimo envoie Jemaa au face à face, le gardien se rattrape et repousse la frappe de poussin du Tunisien.

29e, Action à une touche de balle Aurier-Varane-Hermach qui centre à ras de terre. Marveaux a la bonne idée de la dévier, 0-2.

31e, Bédimo s’avance et n’est pas attaqué par son vis-à-vis, son centre trouve Roudet au 2nd poteau qui reprend de volée. 0-3.

Jamais cette saison on n’avait joué comme ça, jamais après avoir ouvert le score, on n’avait insisté autant pour achever l’adversaire… J’espère que la leçon est bien comprise.

En face, c’est l’équipe de Jean-Michel Apathie, avec comme seuls dangers, l’ancien lensois John je vous en ai calé 3 avec Rennes la dernière fois Utaka, toujours capable de désosser une défense balle au pied, les corners très bien tirés par Belhanda… et rien.

En 2nde période, on joue forcément moins bien. Déjà parce qu’on est 19e, et que si on était capable de jouer comme ça 90 minutes, on n’en serait pas là, mais aussi parce qu’on n’a plus à le faire. Montpellier tente bien de se révolter mais ils ne nous mettent pas en danger. C’est sur une belle erreur défensive qu’on se fait une frayeur.

56e, Bocaly avance aux 25 m sans être attaqué et plombe un peu l’ambiance d’une jolie frappe au 1e poteau. 1-3.

Logiquement, on est censé douter, reculer, en prendre 2 en fin de môtch et pleurer des larmes de sang. Et bien non, dans la foulée, on reprend la marche en avant, et Jemaa, sur corner nous met définitivement à l’abri. 1-4.

Eduardo aura bien le droit de vendanger le 5e, le môtch est plié. Les entrées de Démont, Sertic et Kova ne laissent d’ailleurs plus de doute sur les intentions lensoises : Rideau.

Voilà donc ce dont est capable ce Racing : nous ulcérer il y a 7 jours et nous faire à nouveau espérer une semaine plus tard. Maintenant qu’on sait, plus rien ne leur sera pardonné.

Les gôrs :

Runje : 4/5. Même si Montpellier a été dominé, il a eu quelques situations chaudes, notamment à 0-1, qu’il était de bon ton de sortir. Une sortie sur Belhanda, une tête sur corner sauvée sur la ligne, plus 2 ou 3 arrêts sur des frappes lointaines : un bon môtch pour Vedran.

Aurier : 4/5. Camara n’avait pas vu le jour à l’aller, il a été bouffé au retour. Offensivement, son apport a été très précieux et son entente avec Akalé et Varane a complètement désorganisé la défense paillade.

Touré : 4/5. On s’attendait à le voir souffrir face à Giroud et Utaka. Au final, il plutôt bien géré les quelques duels aériens que Yahia lui a laissé et bien bloqué l’ami nigérian. Un môtch de vieux briscard… pour sa 5e apparition en L1. Costaud.

Yahia : 4/5. A gagné son duel de poète face à Giroud. Toujours en avance sur l’avant-centre montpelliérain, il n’a quasi jamais été mis en difficulté. Comme toujours, il place un coup de tête sur un corner, celui-ci amenant l’ouverture du score.

Bédimo : 5/5. Manger Utaka ne lui a pas suffi, il a voulu montrer aux défenseurs d’en face qu’il pouvait en faire de même avec eux. Une seule passe décisive (merci Jemaa…) mais une activité de tous les instants sur son couloir et un danger permanent pour les latéraux d’en face. Impressive.

Varane : 5/5. On en reparle dans 2 ans, quand il sera en équipe de France.

Hermach : 5/5. Très gros môtch du capitaine lensois. Fin énervé après la défaite face à Toulouse, il a été, communsymbole, la rampe de lancement de toutes les actions lensoises et le 1e rideau d’une défense très solide.

Roudet : 4/5. Les bleus lui ont laissé 5 m à chaque ballon touché : énorme erreur. Il les a tous joué à fond et n’a jamais cessé de provoquer. Certes du déchet, dans les transmissions, dans les dribbles ou sur ces putains de corners mal tirés, mais une énorme envie et un but récompensent le 10 lensois d’un vrai bon môtch.

Eduardo : 3/5. En deçà des autres attaquants, il a surtout veillé à tenir son couloir et défendre un poil plus bas (côté Utaka) qu’Akalé. Quelques bons ballons grattés, quelques jolies remontées de balle mais pas grand-chose de bien fou. A noter un immonde raté à 1-4 : il va chercher le péno sur un 3 contre un alors qu’il n’avait plus qu’à la mettre… Evidemment, y’a pas eu péno.

Akalé : 5/5. Monstrueux sur ce môtch, il a pété les reins de toute l’équipe montpelliéraine pendant une heure. A chaque prise de balle, l équipe d’en face paniquait. Son action qui aboutit à un tir sur le poteau est de toute beauté, son but opportuniste, ses centres millimétrés et si Jemaa se sort un peu les doigts, il finit à 2 passes décisives.

Jemaa : 3/5. Malheureux dans la finition, il a eu le mérite d’insister. S’il rate coup sur coup une tête à bout portant et un face à face, il a mis la misère à Spahic, qui au passage est une belle pute, et tue définitivement le môtch sur une belle tête en 2nde période.

Les guest :

Démont : Rentré à 3-1, il est rentré pour tenir le score.

Kovacevic : La même que Démont mais à 4-1.

Sertic : Rentré à 2 minutes de la fin, histoire de participer à une victoire cette année…

En face :

Je ne sais pas ce qui se passe dans la tête des Montpelliérains avant de nous affronter, mais sur 2 môtches, ils n’ont rien fait. A l’aller, un 2-0 easy, sans forcer nous avait déjà alerté sur le fait que cette équipe pouvait complètement raté un môtch. Hier, ils n’ont clairement pas vu le jour. Le 3-0 à la mi-temps est même bien payé pour eux. La défense semblait avoir 65 ans de moyenne d’âge, le milieu a été translucide et son attaque trop caricaturale pour nous bouger.

Seuls Jourdren, qui a eu le mérite d’éviter une vraie raclée à son équipe et Utaka ont joué à leur niveau. Pour le reste, Pitau, 92 ans, a été sorti à la mi-temps pour Dernis, bien plus actif, Camara confirme l’impression laissée à l’aller et Spahic qu’il est capable de sortir de son môtch dès qu’il ne tourne pas comme prévu. Un bel exploit néanmoins pour le bosniaque : avoir fini le môtch.

La suite :

Marseille à Bollaert.

2 scénarii : on joue comme contre Toulouse et on se fait démonter, on joue comme hier et Marseille va en chier.

7 thoughts on “La Lens académie note MHSC-RCL (1-4)

  1. Superbe académie! Et si j’ai mal pour Montpellier, ça me fait bien plaisir pour Lens, un club que je respecte beaucoup, notamment pour son public exemplaire.

    J’ai écrit mon académie complètement bourré, fallait bien que docteur Jekyll reprenne les commandes…

  2. Sympa le cadeau !

    Par contre tu peux rajouter le Stat’ dans les candidats à la descente, on est vraiment pas dans une bonne passe…

  3. … euh, à moins que ce ne soit le Stade Brestois, auquel cas mes excuses : vous n’avez pas fini d’en chier ^^avec un calendrier pas forcément facile.

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