La Losc académie note Lille-Sochaux-Paris Saint Germain (1-0, 1-0, 2-2)
Plus simple à lire que sa Bible.
Je tiens avant tout à dédier cette académie à l’un de mes enfants de cœur et de chœur, qui, terrassé par la maladie après la finale de la SCDF, n’a pu assister à la finale du championnat contre Sochaux.
Pour un résumé de la finale de la Sainte Coupe de France rendez-vous évidemment sur l’excellente analyse du footballogue. Néanmoins, le Saint-Doux vous laisse en compagnie de l’un de ses enfants de cœur et de chœur pour évoquer ce match désormais légendaire, d’abord pour mettre en avant sa plume divine mais aussi parce que la célébration de cette finale a engendré un black-out total chez Michel Saint-Doux :
En ce dimanche 15 mai de l’an de grâce 2011, j’avais rendez vous sur le parvis, non pas pour la messe scabreuse de sa sainteté Saint-Doux, mais pour la béatification populaire de 7 mercenaires (avec Balmont en Steve McQueen moche) et 4 fantastiques (avec Sow dans le rôle de l’invisible) et leurs amis qui, quelques heures plus tôt, triomphaient de diaboliques parisiens vicieusement parés de rouge pour l’occasion.
De leurs vices ce ne fut pas le moindre puisqu’ils eurent même l’audace d’être bons. Heureusement de Paris au parvis de notre porte de Paris, il n’y eut que quelques pas d’élan de notre Jean Paul II local : Obraniak. Voilà ce que l’on retiendra de ce match, finalement assez terne pour qui ne se sentait pas concerné (malgré la belle renommée de ces équipes en L1) et d’une folie tragique/orgasmique pour le supporter. En fait ce match aura surtout consacré réalisme lillois et non réalisme parisien, christ et antéchrist, celui qui transforme le tarama en caviar et celui qui fait du caviar de la bouillie (recettes disponibles auprès de messieurs Obraniak et Hoarau).
Bref, une partie mémorable à en être « immémorable ». Demandez donc à Michel Saint-Doux qui se rappelle plus des tribunes et de ceux qui lui sautaient dessus que du match… On lui pardonne : Quand un stade rassemble tout le Temple dans une tribune, ce n’est plus la communion, c’est la béatitude! Béatitude qui ne s’arrêta pas avant dimanche 16h15, dix minutes après la présentation de la coupe et des Élus. Bref mais intense. Oui Saint Rudy le laborieux, même sans voix, tonna que la quête n’était pas finie, et que dès mercredi le lion sochalien se dressait prêt à être occis. Pour ce, il fallait de suite aiguiser ses crampons… Bien lui en pris…
Je reprends donc la main. Michel Saint-Doux, encore pas tout à fait remis de son épopée parisienne, se présentait déjà ce mercredi au Temple pour recevoir l’extrême onction. Arrivé en retard de quelques secondes, à cause de l’enterrement politique de DSK pour lequel Martine Aubry (étrangement joyeuse pour une telle occasion) a eu la délicatesse de choisir comme prêtre votre fidèle serviteur, Michel Saint-Doux pouvait entendre, tandis qu’il se ruait à folles enjambées vers le Temple, les hourras du peuple lillois acclamant ses héros, revenus enfin triomphant de l’une de leurs innombrables croisades.
Le faire-valoir du jour, le FC Sochaux, s’avançait fièrement auréolé d’un statut d’outsider menaçant posé par la presse. Il faut dire que le 16è du classement à l’extérieur qui se déplace chez le leader du classement à domicile et leader tout court même, y a de quoi trembler d’après L’Equipe, entendons-nous bien.
Si le FC Sochaux a offert une résistance sympathique (et non pas lymphatique comme les Lensois) et n’est pas rentré en son pays les fesses bien rouges, il le doit d’abord aux ratés énormes mais heureusement sans conséquences des brebis offensives du LOSC (mettre ici le récit interminable des pavés de Gervinho et Sow), à la fatigue avec le coup de mou entrevu de la 25eme à la 90eme environ, au sifflet de l’Ange Gardien des joueurs divins dont le slogan publicitaire est « toi aussi prends ton sifflet X et hache le jeu comme M.Cailleux » (M.Kalt en l’occurrence).
Malgré tous ces vents contraires le LOSC a décroché le titre en ouvrant le score par Gervinho à la 53è, profitant d’une des rares fulgurances de Sowdomite (il encule beaucoup les mouches comme on dit chez moi) pour inscrire le but qui libéra le Temple, qui s’enflamma quelques minutes avant d’entrer dans une phase de stress intense jusqu’au coup de sifflet final. Une peur indicible, presque déraisonnable tant le LOSC dominait son sujet. Mais une hantise auquel le Saint-Doux a finalement succombé avant d’éructer lorsque l’Ange Gardien des joueurs divins porta son machiavélique sifflet sur ses lèvres délicates et perça le silence d’un doux sifflement. Les joueurs, ces héros, restaient froids, contrastant avec le feu qui consumait le Saint-Doux, lequel se sentait bien seul lorsqu’il entonna le célèbre refrain « on est les champions » en pleine étreinte avec le seul de ses enfants de cœur et de chœur encore valide. En effet, la plupart des supporters retenaient leur joie, attendant le match à Paris quand le Saint-Doux ne pensait qu’à s’en coller une grosse pour fêter le doublé.
Si le Saint-Doux s’est offert quelques plaisirs enivrants dès mercredi, il fallait bien se résigner à attendre le samedi suivant pour enfin festoyer de façon orgiaque entre Lillois consentants. Le résumé du match n’est ici pas nécessaire, chacun ayant certainement suivi le multifoot et comme le Saint-Doux aussi, il ne pourrait de toute façon pas en faire un récit complet. Le match nul semble logique sur les quinze minutes d’antenne qu’anal + a bien voulu accorder au match, tout comme l’expulsion de Kombouaré et Hoarau qui ne font pas honneur à leur club. Néanmoins, l’essentiel est fait et le LOSC est champion pour la première fois depuis 1954 et réalise également le second doublé du club après 1946. Incapable de retenir l’enthousiasme de ses enfants de cœur et de chœur, ainsi que celui de Mme Saint-Doux (qu’il n’avait pas vu aussi débordante d’énergie depuis leur officieuse nuit de noce il y a de cela bien longtemps) c’est donc en cortège que le Saint-Doux est allé rejoindre Lille et la Grand Place (il vit à Lambersart pour les initiés) pour célébrer jusqu’au bout de la nuit la gloire du LOSC. Quelques litres de je ne sais plus quels alcools plus tard c’est une parfaite plénitude qui a bercé la très courte nuit de tous les Lillois et de votre serviteur, avant de se rassembler au Champ de Mars (sauf pour le Saint-Doux retenu par des obligations familiales) avec les héros désormais mythiques de la capitale des Flandres.
Rendez-vous dimanche soir pour conclure cette merveilleuse Ligue Sainte face à Rennes et recevoir l’Hexagoal des mains de Moustache, qui l’offrira donc à notre Moustache locale, celui qui a été mon inspiration depuis ma première académie. Mais aussi mercredi soir à La Baignoire pour les fans honteux de l’After qui se perdront peut-être sur cette académie.
Les notes de cette académie concernent en particulier le vrai match du titre, celui contre Sochaux, mais aussi un peu les deux matchs contre Paris.
Les brebis :
Landreau (Doublé/5) : Imparable contre Sochaux et en finale de SCDF. Nul ne m’empêchera de penser que le meilleur gardien de cette saison c’est lui, et de loin.
Debuchy (Doublé/5) : Je ne suis plus sûr qu’il soit nécessaire de le noter, étant donné qu’il répète en permanence les mêmes performances, et que donc chaque semaine, il me faut répéter les mêmes choses : omniprésent, infatigable, très bon centreur et parfois dépassé dans son dos et un petit manque d’agressivité au marquage.
Rami (Doublé/5) : Il a su relever son niveau sur le terrain pour arracher les deux titres. Mais aussi en dehors avec de multiples déclarations qui ont bien fait marrer le Saint-Doux. Merci et au revoir. PS : envoie quand même des cartes postales. Qu’on continue à rigoler.
Chedjou (Doublé/5) : Le futur leader de notre ligne défensive a encore été indispensable pendant ce glorieux triptyque. Et ses montées de balles aux pieds sont de plus en plus efficaces. Il commence à faire peur. Il ne reste plus qu’à lui trouver un nouveau coéquipier de haut niveau à sa droite et on est déjà tranquille pour les quatre de derrière l’an prochain.
Béria (Doublé/5) : Même chose que Debuchy, en un peu moins impressionnant. Typique du jumeau qui ressemble en tous points à son frère mais on ne sait pas pourquoi, il lui manque un petit quelque chose. Chez lui en tout cas le Saint-Doux en est sûr, ce n’est pas une dentition parfaite.
Mavuba (Doublé/5) : Le Guide suprême c’est lui, et Ali Khamenei risque bien de se faire botter son tyrannique fessier par celui qui peut se revendiquer comme l’âme de cette équipe. Un type sympa, fidèle, fédérateur et un joueur énergique, intelligent. Un vrai dogue en somme!
Cabaye (Doublé/5) : Ayant bien compris qu’offensivement il n’apporte pas assez depuis bien trop longtemps, il s’est cantonné à un rôle de milieu défensif, évidemment plus haut que le Guide, et a coupé nombres d’offensives adverses en particulier contre Sochaux, et ce avec une hargne qu’on ne lui connaissait pas.
Obraniak (Doublé/5) : The PSG’s killer. Profitant de l’absence de l’Élu, il ne s’est pas caché, prenant ses responsabilités sur le coup franc fatal en finale de la SCDF et effectuant à chaque match un gros travail aussi bien offensif en soutien que défensif en premier défenseur.
Hazard (Doublé/5) : Meilleur joueur de Ligue 1, et bien qu’élu par ses pairs dans des conditions inconnues, j’ai qu’ça qu’à dire.
Gervinho (Doublé/5) : Après avoir tout raté en première mi-temps, et donc après avoir tout tenté, il a offert le titre de champion au club en croisant parfaitement son tir à la 53è face à Sochaux. S’il venait à partir, ce qui semble être le cas, c’est donc notre meilleur joueur offensif qui viendrait à nous quitter. Michel Saint-Doux a donc décider de refuser de s’alimenter dans l’espoir qu’il prolonge. Gervais si tu me lis, je ne veux pas mourir de faim.
Sow (Doublé/5) : Un match sauvé par sa passe décisive pour Gervais contre Sochaux et un bien joli but contre le PSG. Vivement malgré tout qu’il reprenne la place qu’il mérite, qui est évidemment celle de De Melo.
Les remplaçants :
De Melo (doublé/5) : Vivement qu’il reprenne la place qu’il mérite, qui est évidemment celle de Sow.
Gueye (doublé/5) : Retenez bien son nom, et aussi son nouveau prénom que j’ai déjà oublié, parce que l’année prochaine et à l’avenir, il va faire mal le petit.
Frau (pourquoi?/5) : La plus grosse anomalie de l’histoire du LOSC va enfin laisser le Saint-Doux dormir sur ses deux oreilles et aller faire vomir les pauvres supporters d’un autre club. Merci quand même pour le but à Marseille.
Le Prophète :
Il est celui qui a guidé les brebis, leur a ouvert les yeux sur leur potentiel et les amenés à jouer au foot avec envie et solidarité, les brebis amenant leurs compétences techniques pour faire le reste. Il est donc celui à qui chaque supporter lillois de la seconde moitié du XXe siècle du début du XXIe siècle doit allégeance et reconnaissance éternelle. Michel Saint-Doux le premier.
Les infidèles :
Les Sochaliens ont quelques belles pattes, notamment Martin, Maiga ou Boudebouz. Et la perte de Maurice-Belay est peut-être une mauvaise nouvelle. Une équipe qui explose vite vers l’avant grâce à la technique individuelle de ses attaquants et de ses milieux offensifs mais qui ne fait pas encore le poids face à une équipe comme le LOSC, en particulier derrière. Néanmoins s’il gardent leurs meilleurs joueurs la saison prochaine, Bonal devrait prendre son pied.
Le parcage visiteur :
Pour une fois cette rubrique ne servira pas à mettre en exergue les travers des supporters adverses mais à rendre un hommage appuyé aux supporters sochaliens qui ont salué avec enthousiasme Michel Seydoux à la mi-temps lorsque celui-ci a présenté la coupe aux fidèles du Temple. Michel Saint-Doux a cru qu’ils n’avaient jamais vu un trophée, comme lui jusqu’à la finale, mais en fait ces Sochaliens étaient simplement nostalgiques de leur titre en CDF de 2007 et prouvaient ainsi que cette CDF elle fait vraiment rêver (au moins à Sochaux et à Lille).
Hé ben on l’aura attendu cette académie !
C’est toujours avec un saint plaisir que je lis les manuscrits du Lambersartois (t’es d’min coin min tcho bâter !)
C’est pas grave si Gervifront part, j’prefère d’ailleurs qu’il parte plutôt qu’il fasse une saison à la Fabregas à Arsenal, à la place on pourra avoir Martin ou Payet.
Peu importe entre les mains de Garcia n’importe quel joueur se transforme en super guerrier.
Regardez, Landreau n’a pas fait une seule boulette cette année ! Sow est meilleur buteur !! Frau a marqué un but à l’OM !!!
Rudi est magique !
Gevifront : ) alias Tressinho ne peut être remplacé par payet. Par contre Martin à la place de Cabaye, pourquoi pas :)
En attendant, en plus d’Enyeama signé depuis belle lurette, le LOSC a signé Rodelin de Nantes. Pour ceux qui étaient au match de coupe de France, il n’a pas dû vous laisser un souvenir impérissable. Néanmoins, si des Nantais pouvaient nous donner plus d’infos.
Bon Rodelin il a fait de super debut cette année mais apres il a un peu vrillé (est-ce de sa faute ?). C’est surement un des plus gros potentiaux (oui bon) qu’on ait vu et avec landreau en plus ça commence à faire du losc une équipe qui me plait (manque des supporters de plus de 6 mois :). En revanche il a un peu fait du mauvais esprit le pepere en fin de saison, au point d’avoir ete mis de cote un temps. Et pis Djordevic a marqué des (2 ou 3) buts et il a flippé.
Plus serieusement si j’avais eu à acheter un joueur nantais j’aurais pris Rodelin, mais cet avis n’est pas partagé par tous mes kamarades (on partage la peine et la bière surtout. Et on a de la place pour le faire, 10 sièges chacun)
Ah et je précise : il est grand, un peu noir mais pas costaud pour un sou. Hors-quota donc.