La Meringue Académie note Bayern Munich – Real Madrid (2-1)

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L’homme mystérieux reconnait une défaite méritée, pas la victoire de Munich.

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Il s’en est passé des choses depuis qu’on s’est vu. Trois matches de championnats très exactement. A domicile contre une équipe de Valence convalescente, la bande blanche s’est heurtée à une défense héroïque, Rami compris, et n’a pas su trouver le chemin des cages d’un Gaita en état de grâce qui a même arrêté un but de Ronaldo. Pas de but donc, malgré une flopée d’actions dangereuses et par conséquent deux points de perdus sur le rival barcelonais, qui ne connaît pas la crise. A l’issue du match, 4 petits points séparent les géants Madrilènes des nains Catalans, et le suspens et complètement relancé en Liga.

Par conséquent, c’est sous pression que les Blancs abordent le derby de Madrid, avec l’interdiction de ne pas gagner, tandis que Messi continue d’enfiler les buts comme les académiciens enfilent les pintes. Enfin presque, même l’Argentin a ses limites. Alors pour évacuer la pression, le Real se repose sur l’extraterrestre Ronaldo, auteur d’un triplé dont une nouvelle frappe lointaine venue d’ailleurs, comme Christophe Lambert dans Beowulf. Au final, une victoire 4-1 malgré la supériorité aérienne de Falcao sur la défense Madrilène.

Enfin, en prélude à la semaine la plus importante de la saison pour les hommes du Mou comme pour ceux de Pep, le Real reçoit Gijon et en profite pour reposer quelques cadres. Comme d’habitude, les Madridistes concèdent un but en début de match sur penalty avant d’égaliser par Higuain. En manque d’inspiration face à une équipe ultra-défensive, la Mou-team laisse encore une fois le soin a Cristiano de débloquer la situation dans le dernier quart d’heure avant que Benzema ne tue la match grâce à un but bien mérité. 3-1 dans la douleur mais l’essentiel est préservé tandis que le Barça n’en finit pas de se balader.

Autant de préliminaires à 7 jours de football total et orgasmique dans le meilleur des cas, ou de détresse masochiste dans le pire des cas. Les 7 jours du Talion ou les 120 journées de Sodome, mais avec 113 journées en moins. Trois match pour tout gagner ou tout perdre. Et en même temps trois matches qui ne seront pas directement décisifs ni pour la Liga, ni pour la Champions (parce qu’on peut perdre en finale, parce qu’on peut gagner la Liga sans gagner contre les nains, parce qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras et parce que je ne connais pas la recette de la tarte aux quetsches).

 

Avant-match :

Les chiffres parlent, le Bayern est la « bête noire » du Real, qui ne gagne jamais à l’Allianz Arena. 7 défaites en 8 match et 1 nul, voilà pour le bilan Bavarois de Madrid. Mais ça, c’était avant Mourinho bien entendu. La mission est donc simple, briser le cycle infernal, faire s’étouffer les Bayouvares avec leur forêt noire et rentrer à la maison pour préparer le clasico.

Je ne prête aucune attention aux commentaires qui font du Real l’archi-favori de cette rencontre, les derniers matchs de championnats furent plutôt laborieux sur la forme, la dépendance à Ronaldo n’a sans doute jamais été aussi forte, Ozil est à nouveau dans une phase « bof » et Arbeloa joue. Sans compter que le Real n’a pas encore joué de gros match dans la compétition. En face, il y a du lourd sur les cotés, là où l’on souffre d’habitude, et la perspective d’une finale à domicile. Le résultat est donc loin d’être acquis.

 

Les équipes :

Il fallait s’y attendre, José a sorti l’artillerie lourde. Seul changement notoire, Coentrao remplace Marcelo, face à Robben, on ne peut pas se permettre de ne pas défendre. Ça fout un peu les jetons quand même au vu des dernières performances du Portugais, qui s’il va sans aucun doute tout donner, risque bien de ne pas finir le match ou encore de passer complètement à travers. En tout état de cause, les duels Ribéry-Arbeloa et Robben-Coentrao sont les principaux points d’inquiétudes pour tout Madridista qui se respecte.

 

Casillas – Arbeloa, Pepe, Ramos, Coentrao – Khedira, Xabi – Di Maria, Ozil, Ronaldo – Benzema.

 

A noter que le Mou a emmené tout l’effectif en Bavière, vu qu’il n’y a ni blessé, ni suspendu. Le banc accueil les fessiers d’Adan, Varane, Marcelane, Granerane, Kakane, Higuane et Albiol.

 

Le Bayern joue également en 4-2-3-1 mais avec un 10 (Kroos) en position de relayeur devant les deux milieux défensifs susceptibles de monter (Gustavo, Schweini). Le trio Robben-Gomez-Ribéry fait peur et c’est évidemment la défense qui constitue le point faible des Allemands, si tant est qu’on puisse réellement parler de point faible.

 

Neuer – Lahm (ça fait rêver), Boateng, Badstuber, Alaba – Luis Gustavo, Schweinsteiger – Kroooos – Robben, Ribéry – Gomez.

 

Le premier match du triptyque « va, gagne et deviens champion » :

6′ : Ozil lance Benz’ en profondeur. Neuer sort une belle claquette. Je sais pas pourquoi mais je sens qu’il va être particulièrement exaspérant celui là.

13′ : Coentrao entame la première phase de son plan anti-Robben, qui est aussi la seule : casser la jambe du Batave. Une chance, l’arbitre est monsieur Webb, un homme qui aime le jeu viril. Pas de jaune, Coentrao conserve un joker.

14′ : Ribéry s’effondre dans la surface, un peu facilement, sur un tirage de maillot très léger de Ramos. L’arbitre ne bronche pas. La tension, elle, monte d’un cran.

17′ : Corner. Ramos prend le dessus sur Gomez mais ne peut dégager le ballon qui reste dans la surface. Ribéry saute sur l’occasion pour frapper fort tout droit, Casillas ne peut rien. 1-0. Certes on a l’habitude de prendre des buts rapidement, mais en général contre Getafe ou Gijon.

23′ : Ribéry est déchaîné et bouge CR7 de l’épaule. Il s’agirait de ne pas perdre sa dignité non plus.

27′,28′ : Schweini tente à 20m., Ronaldo à 16m. Les gardiens restent stoïques.

30′ : CF de CR, main du mur Bavarois dans la surface mais non-intentionnelle.

36′ : Robben fait faute sur Coentrao, « le foot est parfois surréaliste » disait André Breton, à sa voisine, souvent.

39′ : Benzema se défait d’Alaba mais sa frappe est trop molle pour inquiéter Neuer.

40′ : Suite à un contre, Gomez se décale à gauche et frappe fort dans la surface mais Casillas claque bien la balle.

44′ : Ramos tente la prise du crabe sur Gomez, l’occasion de redire que M. Webb est vraiment sympa.

 

Mi-temps.

On assiste à une belle première mi-temps, techniquement intéressante, mais relativement pauvre en occasions. Le Real domine légèrement en possession de balle mais le Bayern est bien en place et neutralise sans forcer les attaques blanches. Ribéry est intenable et en réussite à l’image de son but.

48′ : Ozil trouve encore Benz’, repris in-extremis par Boateng.

51′ : Robben dégaine sa spéciale dribble intérieur/frappe enroulée, mon cœur cesse de battre, le ballon flotte au ralenti et s’envole au dessus de la cage de Casillas. Je raccroche le téléphone au nez du standardiste des urgences.

52′ : Contre-attaque. Karim obtient le ballon, entre dans la surface et trouve magnifiquement Cristiano au duel avec Neuer. Le Portugais rate complètement sa frappe, même Neuer est surpris mais il repousse dans les pieds de Benz’, toujours lui, qui tir ou centre ou les deux. Le ballon file devant le but, CR7 parvient à le remettre en retrait au dernier moment et Ozil, seul, n’a plus qu’à pousser le ballon au fond devant un Neuer médusé par l’apathie de sa défense. 1-1. Comme un symbole, Ozil, l’Allemand qui ne marque jamais, offre au Real un but à l’extérieur capital pour la qualification.

50′-60′ : M. Webb sort enfin les jaunes et prend dans sa toile Xabi et DiMaria, Robben se montre dans la surface mais Pepe dégage en catastrophe. Heynckes tente un coup en sortant Schweinsteiger pour Muller.

61′ : Gomez prend la profondeur entre PP et Ramos mais Casillas est le premier sur le ballon pour quelques centimètres. Le Bayern pousse dans le camp madrilène. Les hommes de Mourinho jouent de moins en moins au ballon.

69′ : Marcelo remplace Ozil et se place à gauche devant Coentrao. Ronaldo migre à droite. On se contentera donc du nul.

70′ : Arbeloa prend un jaune, c’est bien, ça prouve qu’il était au contact. Sur le CF, Ramos ne peut se dégager, comme lors du premier but, Gomez en profite mais sa frappe part loin dans les tribunes.

72′ : Lahm centre pour la tête de Gomez qui passe juste au-dessus. Avertissement sans frais.

75′ : Ramos est en retard sur Muller et prend un jaune. Compte tenu du geste, c’est moindre mal.

80′ : Di Maria sort pour Granero qui ne ressemble plus à un pirate mais à un Beatles, ce qui ne manquera pas de choquer les fans et de décevoir les mémés de la pub Tipiak. En tout cas, nous, c’est sur, on ne marquera plus.

81′ : Ribéry réussit son coup du sombrero sur Coentrao et pénètre la surface Castillane. Piqué au vif, Fabio revient intercepter le centre en retrait du Ch’ti et dégage sur P² qui dégage à son tour, correctement.

83′ : Higuain remplace Benzema, sur un malentendu…

85′ : Iker capte une nouvelle tête de Gomez.

86′ : Ramos tacle Mario dans la surface, sans faire faute. J’étais prêt à composer le 18.

90′ : Coentrao se jette comme le plus stupide des imbéciles décérébrés dans les pieds de Lahm qui en profite pour s’échapper et centrer fort devant le but. Évidemment, Gomez devance Ramos et la met au fond. 2-1. Voici la recette de la tarte aux quetsches :

Préparation : 30 mn
Cuisson : 30-35 mn

Ingrédients (pour 6 personnes) :
– 250 g de pâte brisée
– 200 g de sucre semoule
– 800 g de quetsches, ou prunes d’Alsace
– 50 g de semoule de blé très fine
– 1 sachet de cannelle en poudre (quelques grammes)

Préparation :
Étendre la pâte brisée dans un moule à tarte (de préférence en métal pour faciliter la cuisson du fond) et piquer le fond à l’aide d’une fourchette.
Saupoudrer le fond de tarte avec 50 g de sucre.
Saupoudrer la semoule (qui absorbera l’excédent de jus) sur le fond de tarte.
Laver les quetsches. Couper les quetsches en deux dans le sens de la longueur. Dénoyauter les quetsches.
Disposer les demi-quetsches sur le fond en commençant par le bord extérieur du moule, (pulpe vers le haut) sur la tarte en les serrant bien : ainsi, le jus ne coulera pas pendant la cuisson et la pâte restera plus croustillante. Saupoudrer le tout avec 75 g de sucre.
Mettre au four chaud préchauffé à 220°C (thermostat 7/8) pendant 30 à 35 mn.
Les quetsches doivent être légèrement caramélisées sans que la pâte ne soit brûlée.
Laisser tiédir ou refroidir, puis saupoudrer avec le reste de sucre et la cannelle en poudre avant de servir.
Important : pour éviter la surabondance de jus pendant la cuisson, n’oubliez pas de saupoudrer le fond de tarte avec la semoule de blé avant d’y disposer les quetsches.

 

Arrêts de jeu : Higuain et Marcelo prennent des jaunes stupides, histoire de ne pas être rentrés pour rien.

 

Fin du match.

Victoire méritée, paraît-il. Pas immérité, c’est certain, surtout au vu de la fin du match où le Real a refusé le jeu pour conserver le nul, mais certainement pas une démonstration du Bayern, qui marque un premier but heureux avant de subir jusqu’à l’égalisation. On ne s’est donc pas fait marcher dessus, se faire marcher dessus, c’est ça. Admettons que l’addition aurait pu être plus salée si M. Webb n’était pas fan de MMA, comme Janot.

Au retour, le Real doit gagner, c’est largement à la portée des Madrilènes, mais ce ne sera pas facile. Comme disaient les Poppies, « la victoire était au bout de leurs fusils ».

 

Les notes :

Casillas (4/5) : Marre de lui mettre toujours la même note, il est innocent sur les buts et a assuré le reste du temps avec notamment une belle claquette et deux sorties utiles. Dans le meilleur des mondes, il détourne la balle de Gomez à la 90éme et tous les Munichois chantent « Iker, über alles ! ». Mais bon.

Arbeloa (3/5) : Après une nouvelle performance ignoble contre Gijon pour sa 100éme en Liga, le voir occuper le couloir de Ribéry n’avait franchement rien de rassurant. Pourtant, même si le Français a été très bon et buteur, force et de constater que ç’aurait pu être bien pire. Alvaro, sans être formidable, n’a pas coulé par tous les bords, n’est pas responsable des buts et ne s’est pratiquement pas ridiculisé. Une bonne surprise.

Pepe (4/5) : Plus juste, plus précis et surtout plus serein que son compagnon d’aventure, Pepe était dans un bon jour. Peu de fautes, pas de jaunes, il se réserve pour le Barça.

Ramos (2/5) : Cette fois, c’était lui le side-kick qui met le héros dans l’embarras en faisant capoter son plan machiavélique parce qu’il est jeune et fougueux. Malchanceux ou simplement maladroit, il rate deux fois le ballon sur CPA et offre le premier but. Il n’est pas au marquage sur le deuxième alors que PP comptait sur lui. Enfin, il est heureux de finir le match après plusieurs interventions plus que limites.

Coentrao (1/5) : Comme pour Arbeloa, ça démarrait plutôt bien, face à Robben et Lahm, il a tenu la barre longtemps. D’ailleurs, on a très peu vu Arjen, qui n’a pas eu l’espace pour s’exprimer. Malheureusement, il craque complètement en fin de match, physiquement et mentalement, et offre son couloir à un Lahm virevoltant. Comme un symbole, il se jette n’importe comment à la dernière seconde et laisse le latéral centrer pour Gomez. Une faute professionnelle comme dit l’autre.

Khedira (3/5) : Auteur d’un travail de l’ombre tout à fait correct au milieu mais incapable d’apporter offensivement face au milieu solide de Munich.

Xabi (4/5) : Véritable plaque tournante de l’équipe sur un match où le Real a joué plus bas qu’à l’accoutumé, il a parfaitement tenu son rôle tout en assurant la récupération et en bloquant les trajectoires de courses de Robben.

Di Maria (2/5) : Beaucoup de bonne volonté, beaucoup de permutations mais pas de solution pour l’ange face à un bloc organisé et compacte. Il n’est même pas concerné par l’action du but.

Ozil (3/5) : Si Benzema avait eu le bon goût de marquer sur les deux belles passes qu’il lui offre, il aurait sans doute eu une meilleur note. Il a tout de même haussé son niveau de jeu par rapport aux dernières rencontre. La preuve, il marque pour son 100éme match en blanc.

Ronaldo (2/5) : Encore une fois absent dans un grand rendez-vous, si on met de coté sa passe décisive presque anecdotique compte tenu de l’absence de la défense Bavaroise. Je n’ai même pas envie d’en rajouter. Et que je rate, et que je râle… Elle est où la cuisse hein Cris ?

Benzema (4/5) : Excellent, au même titre que Ribéry, et même parfois un peu trop facile. Reste que c’était quand même le meilleur et qu’on lui doit le but qui vaut 2. Après on pourra toujours arguer qu’il a raté deux-trois occasions mais au moins se les est-il procuré.

 

Les remplaçants :

Marcelo (1/5) : Censé bétonner le couloir gauche devant Coentrao, il a fait exactement le contraire, offrant à Lahm des boulevards que l’Allemand a emprunté gaiement et laissant Fabio couler lentement derrière. En plus il fait des fautes stupides.

Granero, Higuain (non notés) : Rien.

 

Inutile que je tease le prochain match, c’est celui où la planète arrête de tourner et regarde en direction du Camp Nou.

J’en profite pour signaler que le Real a égalisé le record de la « quinta del Buitre » en Liga, à savoir 107 buts marqués et que c’est également le score du trio infernal Réalien toutes compétitions confondues.

 

L’homme mystérieux est amer mais il vous file quand même les images.

 

Analement votre.

2 réflexions sur “La Meringue Académie note Bayern Munich – Real Madrid (2-1)

  1. Quand tu parles du trio réalien, j’avais lu de mon côté raélien au début…je commençais à me faire des plans chelou sur le raël de madrid…

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