La Mout’Hard Académie note Nice-Dijon (1-1)

4

Ca va être dur pour Patrice, mais il s’accroche.

Un seul mot : Regret.

Prendre un pion à la 91′ minute pour l’égalisation, y’a rien de pire pour une équipe qui tient le point du nul durant plus de 75 minutes de jeu.

La manière n’y était pas certes, mais lâcher à une minute de la fin du match, ça me castre.

Du coup, on rentre en Bourgogne avec le point du nul défaitiste.

Carteron convoqua un groupe presque similaire de la victoire face à Brest, excepté Courgnaud, fatigué de son dernier (bon) match, et Varrault qui a encore senti une douleur à son mollet face à Brest.

Le système ne chanta pas nous plus. Un traditionnel 4-5-1 en phase défensive et un 4-2-3-1 en face offensive.

Patrice décide de changer quelques postes pour reposer certains organismes comme celui de Bauthéac et d’Altama, joueurs fréquemment utilisés depuis le début de la saison.

 

La compo du match:

Reynet – Bamba – Zarour – Paulle – Souprayen – Sankharé – Marcq – Corgnet – Guerbert – Mandanne – Thil

On notifiera la première titularisation de notre ami Marcq, Patrice avait annoncé sa place de titulaire pour ce match depuis mercredi.

Paulle rejoint le champ après avoir purgé son expulsion du match contre Valenciennes et sera associé face à Zarour, ce qui ravit Souprayen de se recoller à son côté gauche fétiche.

 

Fil du match:

Pas de round d’observation, le rythme est rapide, mais les imprécisions règnent au Stade-du-Ray pendant 10 bonnes minutes. Cependant les Dijonnais rentrent mieux dans le match avec de bons contres notamment par l’intermédiaire d’un Thomas Guerbert en chaleur qui transperce son flanc gauche avec aisance avant que Civelli ne coupe la trajectoire de la balle plein axe pour Corgnet qui arrivait élancé. Ce dernier n’hésite pas et n’hésite plus d’ailleurs, enfin conscient de sa qualité de frappe, il décide de frapper lourdement en première intention. Le cuir finit au fond des filets, 1-0 pour les visiteurs.

Le match devient alors très pauvre en occasions. Dijon se positionne bas et opte pour contrer l’adversaire par de longs ballons tandis que Nice essaie tant bien que mal de revenir au score mais c’est avec difficulté que les locaux se procurent leur première petite occasion sur une frappe des 35 mètres d’un Didier Digard made in England. La frappe finit bien au dessus des buts de Reynet.

Dijon abandonne le ballon aux Niçois mais ces derniers peinent toujours pour construire leurs actions. Ils s’en remettent alors aux coups de pieds arrêtés. Meriem qui n’est décidément pas mort tente un coup franc qui termine sur l’équerre droite du portier dijonnais. Pas de réussite pour l’ancien Arlésien.

Le score ne bouge pas, 1-0 pour Dijon à la pause.

La deuxième période commence comme une habitude pour Dijon. Des joueurs manifestement  plus que cramés, un attaque-défense se déroule pendant 45 minutes. 59% possession de balle pour les locaux, c’est signe d’un manque évident de physique et de collectif côté dijonnais. Malgré cela, la défense ne rompt pas. Reynet sauve deux balles d’égalisations sur des tentatives signées Mounier et Moulougui. Arrivés à la 80′, les esprits niçois s’échauffent. Civelli monte en attaque pour aider à dévier les longs ballons dans la surface dijonnaise.

On se pointe alors à cette 90′ minute, Sankharé se fait défendre par Civelli, la balle est dijonnaise mais voyant Younousse à terre, l’arbitre stoppe le jeu. Débilement, Phillipe Kalt décide d’engager le ballon par un entre-deux, le ballon est perdu par Dijon, Hellebuyck centre pour Civelli qui décale le cuir de la poitrine pour Dja Djédjé aux 20 mètres. La frappe est limpide, Reynet ne peut rien faire à part récupérer le ballon au fond des filets. Réussite pour l’ancien Arlésien.

1-1 score final, beaucoup de regret sur un tel scénario. La victoire était pourtant facilement acquise avec plus d’intelligence et de créativité. Les Niçois n’y étaient pas, on loupe une grosse occasion de faire le trou au classement avec nos adversaires du maintien.

Bref, un nul reste un résultat correct. Seul le scénario est rageant.

 

Les notes des cramés:

Reynet: 3/5 De bonnes sorties aériennes, de bonnes parades au sol. Un Baptiste toujours en forme qui nous aide à chaque match.

Bamba: 3/5 Monte petit à petit en puissance. Défensivement il est présent mais doit maintenant s’améliorer dans ses débordements offensifs.

Zarour: 3/5 Que dire ? Toujours la même bestiole. Un bison en rage pendant 90 minutes avec aucune intelligence tactique. Se contente de dégager dès la récupération du ballon. Presque aucune relance propre dans les pieds d’un partenaire. Alors okay, il nous rend grandement service avec ses qualités aériennes ça y a pas de doute, mais j’espère que Carteron le cédera à la place de Meité lors de son retour.

Paulle: 4/5 Bon retour de suspension. Très bon placement et contrairement à Zarour, il relance proprement. Enfin il essaie.

Souprayen: 4/5 Son meilleur match depuis qu’il est chez nous. Autant le jeu niçois était principalement basé sur leur côté gauche, mais quand c’est passé à droite, Souprayen a bien bloqué les espaces, et était difficilement passable en face à face.

Sankharé : 3/5. Ni bon, ni mauvais. Bon récupérateur, mais n’a pas cette capacité d’orientation du jeu qu’il avait l’année dernière en Ligue 2. Younousse doit encore se trouver dans ce début de championnat.

Marcq: 4/5 Je note gentil mais c’est parce que c’était son premier match avec nous. Je l’ai trouvé généreux défensivement, et essayant de relancer le jeu dans les pieds rapidement. Un joueur assez intelligent et techniquement pas laid. Il a perdu très peu de ballons et nous a aidé dans le jeu aérien, surtout en deuxième période.

Corgnet: 4/5  Dommage que la victoire ne soit pas acquise. Son but était dédié pour sa grand-mère disparue en début de semaine. La victoire aurait aussi été la bienvenue. A part cela, Benjamin commence à s’exprimer dans ce championnat. Il enchaîne les bons matches depuis celui face à Lyon. Ce qui est révélateur, c’est qu’il ose enfin. C’est signe de confiance. Continue donc Benji !

Guerbert: 4/5 Homme du match. Il a encore lâché physiquement en seconde période mais sa première mi-temps fut d’une superbe qualité. Le but vient de lui, nos actions viennent de lui. Entre Courgnaud, Bauthéac, Mandanne et lui, la concurrence sera rude à Dijon.

Mandanne: 1/5 Se prénommait ce soir Jean-Claude.

Thil: 3/5 (sorti à la 70′) Chaque match c’est la même chose. C’est pas facile d’être attaquant à Dijon tant notre jeu porte sur les contres. Ce soir, Greg a été vaillant pendant 45 minutes, puis après moribond durant toute la seconde période.

Jovial (entré à la 70′) : Que ça soit lui ou Thil, ça n’a rien changé. A part qu’on ait pris un goal. A tout de même tenté une acrobatie Jovialesque.

 

Suite à ce match, on se trouve toujours à cette 10ème place, en plein coeur du ventre mou de la Ligue 1, juste derrière nos amis Icaunais.

Rendez-vous samedi 1 Octobre à 19h au Stade Gaston-Gérard bouillonnant de maillots rouges (et oui, Dijon se place 3ème au classement des tribunes) pour la réception d’Ajaccio. Encore un match important, on les enchaîne en ce moment mais nous nous en tirons pas mal du tout si nous emportons ce match avant un déplacement périlleux à Montpellier.

 

Bises mayonnaisiennes.

Patrice Carton.

Les buts de ce match vous sont refilés par Patrice.

4 thoughts on “La Mout’Hard Académie note Nice-Dijon (1-1)

  1. « Bref, un nul reste un résultat correct. Seul le scénario est rageant. »

    Si ils ont attaqué 75 minute et que vous avez laissé le balon, je vois pas en quoi le scénario est rageant ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.