La Napoli académie note Villarreal-Napoli (2-1)

Le Don est mal. Le Don est mal. Le Don est mal.

L’avant-match :

Le Don est un amateur d’âme : il connait les hommes comme s’il était le Démiurge. Aucune arrière-pensée, aucune fourberie ne lui échappent ; sa compréhension des choses est totale. Rien ne peut être caché au Don, et beaucoup sont ceux qui l’ont appris à leur dépends. Mais nul n’est besoin d’avoir ces qualités pour ne pas être dupe quand ces deux coquins de Mazzarri et de De Laurentiis prétendent « être concentrés sur Villarreal » et ne penser qu’à ça. La vérité, c’est que Pippo et Mollo n’ont rien d’autre en tête que le match de lundi prochain face au leader milanais. En conséquence, les choix tactiques de Mazzarri vont être évidemment influencés par cette échéance, et les rumeurs d’avant-match vont bon train. Difficile de faire le tri entre hypothèses plausibles, désinformation et informations fiables, mais l’interrogation principale va vers l’attaque napolitaine : Cavani sera-t-il titulaire au Madrigal ? On peut se poser la question car contre Catania, El Matador a montré quelques signes de fatigue préoccupants, et il ressemblait davantage à un champion de course camarguaise qu’à Nimeno II. Ainsi, Mascara associé à Lavezzi et Hamsik, pourraient très bien occuper l’attaque napolitaine, quitte à faire rentrer Cavani un peu plus tard. Moins d’incertitudes au milieu en revanche, où le turn-over a déjà été effectué à l’occasion du match précédent, et Gargano devrait en toute logique reprendre sa place de titulaire. Derrière, ce sera du classique à n’en pas douter : ambiance gériatrie et souvenirs du front.

Les compos, les vraies :

Napoli :

De Sanctis-Cribari-Campagnaro-Ruiz-Dossena-Zuniga-Gargano-Yebda-Hamsik-Sosa-Lavezzi.

Effectivement, Cavani n’est pas titulaire, mais c’est à Sosa qu’il laisse sa place, et non à Mascara. A noter la titularisation de Victor Ruiz derrière (enfin !), qui n’est pas non plus une surprise, sachant qu’Aronica a écopé d’un carton rouge au match aller.  La tactique reste l’habituel 3-4-2-1, et il faudra surveiller de près les prestations de Dossena et Zuniga.

Villarreal :

Lopez-Rodriguez-Musacchio-Capdevilla-Martinez-Valero-Soriano-Cazorla-Cani-Rossi-Nilmar.

Un 4-4-2 on ne peut plus classique, un grand gardien, un attaquant italien qui n’intéresse que les Italiens, un champion du monde roublard etc.

Le match :

Au final, un très beau match, même si l’issue fait mal au cœur. Le suspense aura été de mise jusqu’au coup de sifflet de final, et la tension du Don a bien failli osciller à plusieurs reprises. La règle du but à l’extérieur aura été un vecteur primordial dans la dramatisation de la partie. En effet, en tête dès la 17ème minute de jeu, les Partenopei sont allés chercher ce but à l’extérieur qui manquait à leurs hôtes. Dès lors, ceux-ci se sont vu contraints de se livrer davantage, et ont été récompensés par deux buts coup sur coup au terme de la première période. En seconde période, les rôles se sont donc naturellement inversés, et le Napoli, qui jusque là s’était contenté de procéder par contre, a dû prendre le jeu à son compte. Mais en dépit du coaching offensif de Mazzarri, les Partenopei n’allaient jamais parvenir à recoller au score. Le 2-4-4 de fin de match aura été vain.

Le cœur du Don saigne. Le business avec l’Espagne, c’est terminé.

Les notes :

De Sanctis (4/5) : Blanc comme neige sur les deux buts encaissés, De Sanctis a des vertus morales qui font bander le Don. Par exemple, le sens de l’honneur : quand Nilmar lui marche dessus, il ne se laisse pas faire et le pourrit d’injures.

Cribari (2/5) : Propre mais timide dans ses interventions comme s’il redoutait le rouge direct à la moindre intervention, Cribari n’a pas été suffisamment taulier dans l’esprit. Il nous coûte le match (remplacé par Mascara).

Campagnaro (4/5) : Franchement un très bon match de la part de Campagnaro : bon nombre d’interventions décisives de sa part ont préservé le Napoli du naufrage total.

Ruiz (3/5) : Pour sa première apparition sous les couleurs du Napoli, Victor Ruiz a commencé par ne pas prendre de risque en jouant pour son gardien ou en dégageant les ballons de sa zone façon home run. Par la suite, il a davantage collaboré avec ses coéquipiers du milieu de terrain, et il a été l’auteur de bonnes montées quand il s’agissait de mettre la pression sur le sous-marin jaune.

Zuniga (4/5) : Intenable le long de son couloir droit, il a fait l’essuie-glace pendant 90 minutes, et a été aussi bon défenseur qu’ailier. Un peu cramé sur la fin tout de même.

Dossena (1/5) : Un peu Casper sur les bords, il a été nul à chier défensivement, et ses centres ont été rares et mauvais. Si Gerrard Mouillé me lit, qu’il prenne ça comme un clin d’œil.

Gargano (2/5) : Le Don a beaucoup d’affection pour Walter, mais ce soir n’était pas le sien. Il a été à la peine, balloté entre pertes de balles inopportunes et fautes grossières.

Yebda (2/5) : Il s’est pas mal bougé et c’est plutôt positif, mais il est beaucoup trop nerveux aux yeux du Don, pour qui la quiétude est une vertu indispensable (sauf quand il s’agit de défendre son honneur, voir De Sanctis). En multipliant les gestes d’agacement, Hassan a bien failli prendre un rouge avant même de pouvoir sortir ; ou bien alors, deuxième version, Hassan est sorti parce que sinon, c’est sur, c’était le rouge (remplacé par Pazienza).

Sosa (2/5) : Ce mec a les défauts et les qualités de Di Maria, et en plus il lui ressemble un peu morphologiquement parlant (si si). Auteurs d’appels intéressants et très actif devant, ses passes ont été trop souvent imprécises, bâclées dans la précipitation (remplacé par El Matador Cavani).

Hamsik (3/5) : Buteur, il a été très lucide dans son jeu de passe et, surtout, il a fait le boulot défensif de ce plot de Dossena.

Lavezzi (3/5) : Comme à l’aller, il a été l’auteur d’un bon match. Ses appels sont toujours aussi bons, il est un danger permanent dans le dos de la défense et il revient jusqu’au poteau de corner pour presser ; il est l’auteur du centre décisif pour la tête d’Hamsik…Pour autant, il loupe deux occasions énormes qui coûtent cher au final.

Sont entrés en jeu :

El Matador Cavani : Il est rentré et il a tout de suite été le meilleur parmi les meilleurs. Véritable poison pour la défense du sous-marin jaune, il n’a malheureusement pas eu de chance, et a, entre autres, trouvé une nouvelle fois le poteau. Scoumoune ?

Pazienza : Plus calme que Yebda ? Non, mais vierge de tout carton à son entrée sur la pelouse, bien évidemment.

Mascara : Il est allé s’enfermer au poteau de corner alors qu’on jouait le temps additionnel : il a tout compris, une vraie flèche.

 



7 thoughts on “La Napoli académie note Villarreal-Napoli (2-1)

  1. Belle acad’
    Le match avait l’air terrible ! Avec de belles anims sur le bord du terrain.

  2. Assez d’accord avec ton analyse globalement.

    Mis à part pour Zuñiga que j ai trouvé très faible défensivement.

    A noter la perte de balle de Yebda au milieu de terrain qui coute le 2nd but ce qui mériterait 1 point de moins

  3. Le Napoli déçoit, pas son académie.

    Merci au Don pour cette très belle référence à Nimeño. :)

    Bonne chance contre le Milan, une victoire des azzurri permettrait un sacré mano à mano pour le Scudetto.

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