La Napoli Académie note Manchester City-Napoli (1-1)

Lorenzo n’était pas là hier, mais il a un alibi.

On est allé le chercher bien loin et tête haute ce point. A la lecture de quelques coupures de presse mensongère qualifiant de nain le Napoli, on ne peut que se satisfaire du match proposé par nos soldats amoureux. Mazzari, détournant génialement l’attention de l’adversaire avec sa veste vintage de mauvais goût, entreprit courageusement de mettre sur le tapis vert son 3-4-3 à vocation offensive, Zuniga et Maggio sur les ailes, et le trident habituel en attaque. Inler-Gargano, pas besoin de vérifier, de même que l’arrière garde, ils se connaissent par cœur. Et c’est important de pouvoir rester sur ses gardes.

L’ennui, c’est qu’en face ça débute en vélocité, en technique et en puissance. Stratégie intéressante lorsque l’on sait que la force du Napoli sont l’intelligence tactique, le replacement et le contre. Le Napoli s’attendait tout de même manifestement à ce premier quart d’heure de feu de la part de l’équipe recevante, comme d’habitude, quoi. Sauf que ce quart d’heure en a duré un peu plus de deux et que les Citizens ont tout juste eu la courtoisie de ne pas ouvrir le score, se contentant de répondre à nos taquineries : transversale pour Lavezzi sur un amour de frappe intérieur pied droit, suivi d’une barre également pour Adebisi (oui, pour moi, le grand black qui évolue à M.City, c’est Adebisi et personne d’autre) qui ne peut décemment faire mieux de toute façon.

Après la pause on tente le coup rapidement, on pose un peu le jeu dans leur trente mètres et au bout de quelques minutes, Kompany empêche Hamsik de marquer suite à un bon service de Zuniga, également passeur sur la barre de Lavezzi.

La suite est une sorte de coup pour coup un peu maladroit et moins plaisant à voir que la première période en terme de qualité. Pour ce qui est de l’activité, le Napoli quitte son poste de sparring-partner solide pour envoyer quelques piques aux Citizens, comme lu auparavant. Mais le moment déterminant ne vient qu’à la 69ème minute où le Napoli se trouve en position défensive : après un bon pressing d’Inler, Maggio rapine Barry, court sur cinquante bons mètres (rien de bien exceptionnel pour lui) et décale parfaitement Cavani sur le côté droit qui place le ballon entre les pattes de Joe Hart, 0-1. Comme d’habitude, la force de projection du Napoli a été prépondérente dans ce contre : en attente en 5-4-1, deux joueurs accompagnent Maggio pour mener le contre, de part et d’autre de la défense de City. Trois contre trois, imparable.

L’avantage acquis, notre position de contre devient dès lors un leitmotiv. Postés bas en attente d’une perte de balle mancunienne ou d’un grapillage, les grigi de la soirée s’exposent évidemment aux bons coups adverses, parce que, rien que ça, c’est pas non plus une équipe de peintre en face. Et là, tout s’enchaine. Perte de balle de Dzemaili, rentré pour Lavezzi en début de seconde, débordement de Nasri côté gauche, débordement facilité par le placement quasi-inexistant de notre défense sur ce ballon de relance bêtement perdu, je vous rassure. Sur le service du Français, Agüero ouvre trop son pied et préfère caler une pizza sur la barre, grand bien nous fasse. Par contre, le deuxième ballon qui revient dans les pieds citizens et qui se termine en coup franc dangereux par la grâce des crampons d’Inler, ça ne fait pas de bien.

La suite est simple voire mathématique : Kolarov + croute de nez + pied gauche + De Sanctis – détente – main + regard = égalisation. Une belle action bien construite, quoi.

Dans la foulée, les Mancunien tentent bien de nous voler la victoire mais au jeu du qui rate le mieux, l’égalité reste parfaite : Dzeko rate le cadre sur un cadeau à cinq mètres, Dzemaili décide par la suite de rendre un vibrant hommage à Goran Pandev en ne profitant pas d’un très bel auto-dribble de Vincent Kompany, comme un symbole de Belge. Puis, El Chino tente le pénalty, comme un symbole de joueur impuissant, qu’il fut mercredi soir.

Au final, ça fait un partout, c’est ce qu’on venait prendre de toute façon, et donc un peu notre dû, notre pizzo. Prochaine rencontre de LDC au San Paolo pour une très belle soirée soyez en sûrs, avec la réception de Villarreal, aucune raison donc de porter cette imonde tunique jaune. Mais avant cela, vendetta face au Milan, qui nous avait bien excroqué la saison dernière avec le rouge et pénalty contre Aronica, on s’en souvient et on les attend, pour leur faire payer la monnaie de leur pièce et récupérer les trois points. Dans la gueule si possible.

Allez, les notes :

De Sanctis 2/5 : Pas rassurant pour une lire, le pirate ne doit son salut qu’à ses barres et quelques interventions honnêtes mais sans plus. On ne lui demandait pas la Lune qu’il a semblé regarder pendant le coup franc de Kolarov, mais il évite tout de même la planche.

P. Cannavaro 2/5 : Insuffisant de la part de notre Capitaine qui peine un brin en ce début de saison. Si c’est un vrai diesel, ça ne devrait plus tarder à se réveiller mais il va falloir faire vite. Trop fluctuant dans ses placements et pas dans le rythme sur de nombreuses interventions, qui lui valent d’ailleurs un joli petit carton jaune et des marquages dégueulasses. On se reprend, mon ami.

Aronica 3/5:Ca a été chaud pour la défense pendant trente bonnes minutes mais ça a tenu et il n’y a pas été étranger. Peu pris à défaut durant la partie, il a bien travaillé pour aider Cannavaro comme Zuniga en défense, mais plus Cannavaro ce soir. Ben ça pressait.

Campagnaro 2/5 : C’était pas exactement ça pour lui ce soir. L’inaction offensive de Maggio est aussi dûe au surplus d’activité qu’a connu notre cher ami amoureux des voitures. Sur le but, Hugo est totalement à la rue, essouflé, nulle part et laisse gentiment Nasri centrer. Faudrait que les trois de derrière soient au niveau en même temps.

Zuniga 3/5 précieux dans le jeu offensif avec des centres, des passes et des débordements souvent très intéressants, son repli défensif fut certes moins décisif mais c’est pas exactement son travail, Inler et Aronica étant dans la zone pour ça. Bref, bon match de sa part, sans rien d’exceptionnel.

Maggio 4/5 +1 pour sa passe décisive évidemment, au dela de ça, Christian Maggio a été plutôt décevant sur l’ensemble de la rencontre. Ses prises de position offensive dans son couloir ont été difficiles voire rares, il se trouve d’ailleurs dans l’axe lorsqu’il récupère le ballon de but après le bon taf d’Inler. Mais, c’est Maggio, ne cherchez pas.

Inler 3/5 -1 pour sa faute ultra décisive. Ma mauvaise foi me pousse à me dire que le Citizen plonge bien sur le coup, mais n’empêche. Une défaillance qui ne doit pas se reproduire à ce niveau. Et c’est valable pour tout le monde.

Gargano 3/5 Bon travail d’ensemble, comme à son habitude, quelques tentatives maladroites en attaque, comme d’habitude. Doit donner ses ballons offensifs de près.

Hamsik 3/5 Dio, que ce fut compliqué de vivre pour lui. Trop souvent coincé dans la défense Blue Sky en première mais bien plus intéressant en seconde, peut-être préfère-t-il ne pas avoir Lavezzi dans les pattes ? Si tel est le cas, je le conduis au tribunal spécial pour haute trahison. A deux doigts de marquer dans un angle compliqué sur un service de Zuniga. Donc pas +1.

Lavezzi 4/5 53 minutes de bonheur pour tout tifoso de l’Argentin. De la grâce, de l’élégance, de l’intelligence, de la classe et une barre transversale pour tout paiement. Mais aussi et surtout tout l’amour de Naples qui le pardonne peu à peu de ses désirs d’ailleurs. Pour le moment.

Cavani 4/5 Tout n’a pas été bon pour El Matador, mais en même temps, se taper la pointe tout le match contre une défense de ce genre, fallait le faire. Parfaitement servi par Maggio, n’avait qu’à conclure, ce qu’il fit, comme un anti-symbole de Jean-Claude Dusse. Espérons qu’il aura récupéré pour croiser Milan.

 

Remplaçants

Dzemaili 2/5 On ne perd pas le ballon à trente mètres du but. Encore moins sur une talonnade et encore moins quand on est si bien entouré. Une entrée décisive donc, qui amène le but, par ricochet, certes, mais tout de même A sa décharge, Mazzari avait enlevé son blouson. Ah oui, moins un pour le challenge Pandev, donc 1/5.

Pandev NN : Dzemaili avait déjà fait le travail.

Santana NN : Sa tournée la plus courte.

 

 Lorenzo De Aureliis.

 

Lorenzo est à la bourre, et ça ne vous regarde pas, nous a-t-il dit. Il vous file par contre et les images, et les notes de la Blue Moon Academy de Nigel De Jonc.

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