La Paillade académie note Montpellier-Amiens (2-2)

Sigmund Freud Ier propose « une alternative académie »

« Etre ou ne pas être
Telle est la question
Sinusoïdale
De l’anachorète
Hypocondriaque…

Mais comme moi, dis-toi
Qu’il est tellement plus mieux
D’éradiquer
Les tentacules de la déréliction
Et tout deviendra clair… »

Les Inconnus, in « Vice et Versa ».

Amis lecteurs, ne vous y trompez pas, il s’agit là du « paroxysme himalayen du verbe en vers », et c’est Sigmund Freud 1er qui l’a dit. Ce dernier, après avoir eu des mots avec les auteurs habituels de cette académie, a décidé d’exercer un « droit de réponse », droit que nous nous sommes résolus à respecter. Adepte de la guérison du mal par le mal, Sigmund Freud 1er nous propose donc une « alternative academy », parce que le football « c’est aussi et surtout un conflit permanent contre le recul des valeurs morales ainsi que des règles les plus élémentaires de la grammaire française ». En français dans le texte donc, la parole est à Sigmund Freud 1er :

« Futile esquisse d’une passion déliquescente, Amiens la moins surdouée est au septentrion. Jouvencelle de printemps antithétique et sournoise, la cité se pâme en été dans ses plus beaux atours métaboliques. Pour parler vulgairement : à l’aube du jour crépusculaire et ambré de musc salvateur, la Picardie picaresque abhorre le rite initiatique de l’annihilation rocambolesque et mauresque. Faisant fi des vicissitudes livresques et du qu’en-dira-t-on, pavoisant dans ses subtiles exhalaisons surannées, l’écurie des manants titanesques défile au champ du triomphe méridionaliste et subtil.

Comme l’aurait signalé le philosophe misanthrope Eustache Bramentombe, le chrysanthème ne pourrait pérenniser la splendeur de l’être astigmate. Dès lors, on peut véritablement se demander si l’on n’aurait pas, par un hasard chloroformé, pu apposer une similitude concassée avec cette subtile joute effrénée à l’aloe vera. Jouxtons donc nos apparentes analyses à la lumière d’une splendeur qui ne s’aurait abattre notre candeur déraisonnée. Que ne peuvent durer ces moments anabolisants où la courte et sensible souris de l’Annapurna regardait passer à travers champs les coyotes jaunes d’Andalousie ?

L’épreuve faite aujourd’hui à ces braves godillots fluviaux qu’allègrement nous portons aux vicissitudes de notre appréhension péremptoire, ne peut qu’indiquer que la pente n’est jamais aussi velue que celle des turpitudes ambiancées de notre voisin. Biblique et mystiquement privative, cette analyse sublimante n’en reste pas moins incomplète. Certes, la compétition commutativement banale puisque portant le même nom que son organisatrice n’est que parallèle à la mansuétude incomprise de nos plus fervents passionnés. « Alea Jacta Est ! », prononça Alain Chamfort dans sa plus grande lettre à son ami Monmoulin.

Si les puristes entameront un jeûne nicéphorien à la lecture de ma production syntaxique, je me dois de réjouir les instincts les plus féodaux de mes détracteurs absconds et zanzibars. Entamant une chevauchée à l’égal du Comte Anatole Henri-Paul de La Courteverge, qui, arguant une dime trop casuelle, s’en alla traverser le royaume pour adjoindre sa quémande au bon souverain Louis VI dit Le Gros, je me dois de proclamer le consensus admis ici bas : j’arrogerai le commentaire intime et jusqueboutiste de cette partie footballistique.

Voici donc les conclusions quantitatives que j’ai tirées de mes observations alambiquées durant ces deux heures de plaisir assaisonnées à la marmelade paki-papou-ostrogothe.

Les olibrius quidamesques étant sur le carré communément appelé « gazon » ou « pelouse » au moment du cri strident émis par « l’homme en noir », expression consacrée par le sociologue Aristide-Louis Petitmonblanc en 1962 :

Jourdren (3/5) : Ses placements hasardeux furent préjudiciables car causatifs des buts. Est cependant parvenu à effectuer un pardon sensitif en stoppant un tir au but, provoquant le renversement de la vapeur.

Bocaly (3/5) : Son activité physico-enduro-technique lui a permis de combler certaines phases lacunaires de son placement. Il amène le but révolutionnaire grâce à un centre chirurgical sur la malléole pédiculaire d’Utaka.

Yanga-Mbiwa (4/5) : Son impressionnante carrure et son assurance indéboulonnable ont trôné en reines dans la défense du Montpellier Hérault Social Club, telles Raoul l’Angevin sur la chaise royale du Poitou en l’an de grâce 1025. Néanmoins, il ne peut atteindre la note perfectionniste puisque coupable d’approximation dispendieuse sur l’action amenant le pénalty et donc le deuxième point.

Hilton (2/5) : Son absence presque rédhibitoire en première séquence a flouté les espérances nietzschéennes du comparse Girard. A provisoirement tenté de se rattraper, sans succès si ce n’est en dilettante.

Jeunechamp (1/5) : Une inexistence problématique sur le flanc défensif qui a compliqué mordicus la tentative de sauvetage programmé en seconde partie de période. Sonnons l’angélus pour ce quidam anarchisto-nîmois qui fut à la peine.

Pitau (2/5) : Ses interventions passéistes furent au même niveau que la collectivité décadente des premiers instants. Seulement, il a su regrouper son sang froid pour effectuer avec succès le tir victorieux.

Marveaux (1/5) : Ses sempiternels bourlingages n’empêchèrent pas son inefficacité criante à rassembler ses forces pour des phases récupératrices. Est quasiment à lui tout seul fautif de cette partie timorée.

J. Martin (2/5) : L’entraineur voulu une tentative de rajeunissement en le plaçant dès l’entame. Devant sa performance mitigée de patriote méridionaliste, il le changea dès la pause du milieu (remplacé par Utaka).

Kabze (1/5) : L’entraineur voulu faire une bonne action socialiste d’entraide calculée en le plaçant dès l’entame. Ce fut un échec retentissant dans les opprobres des limbes, il fut changé dès la coupure (remplacé par Dernis).

Tinhan (2/5) : Apprenant sa titularisation, son euphorie n’avait pas d’égal sur le piédestal de l’anacoluthe. Ses gambades furent trop poussées, l’engin se claqua et du repartir, la verge entre les membres inférieurs (remplacé par Saihi).

Giroud (4/5) : Son abnégation déterminée porta ses compagnons d’infortune sur les flots de la désespérance. Son abattage offensif permit la remontée mirifique. Il conclu sa partie par un but vengeur et un tir au but salvateur.

Les iconoclastes loustics aux abonnés absents de la genèse de l’émulation gymnastique :

Utaka : Une entrée différentielle étonnante d’efficacité.

Dernis : Initiateur d’une dynamique empirique qui sauva la face.

Saihi : L’homme entra avec une hargne belliqueuse qui acheva de remonter à bloc l’équipe.

L’accolade œdipienne, Sigmund Freud 1er.

11 thoughts on “La Paillade académie note Montpellier-Amiens (2-2)

  1. ça change pas mal de d’habitude, il faut boire davantage sigmund, surtout pour la coupe moustache.

  2. T’étais au match? Impossible d’avoir le moindre résumé en direct, streaming ou même quelques commentaires salés de l’ami Sers.
    Sans déconner j’ai l’impression que c’était un match moisi de chez moisi!
    Seul le but d’Utaka me fais plaisir si ça pouvait être le premier d’une longue série…

  3. J’ai pas tout compris mais d’un point tout à fait futile, j’ai trouvé cette production manuscrite tout à fait drolatique.

  4. Une bien belle réponse à Sigmund, peut-être trop belle pour la coupe en bois… si c’est à chaque match de coupe moustache comme ça, je vais aller militer pour qu’elle ne disparaisse pas au final parce que pour l’instant à part l’occasion de boire des bières et déprimer comme Claude Pèze devant les commentaires affligeants de France Télé…

  5. Crévindiou keskecékstruk ! En voila une acad’ qu’elle tirée par les ch’veux dis !

    Ouki sont passés Loulou et Marcellin ? Tu les séquestre dans une cuve a vin ?

  6. Je n’ai pas eu l’occasion de le faire dans mon article, mais je tenais à adresser mes remerciements les plus sincères à Loulou et Marcelin, adversaires certes, mais qui ont une classe et des valeurs sans pareils. Je les remercie du fond du coeur de m’avoir donné ce droit de réponse, cher à mes yeux pour faire exploser au grand jour mon talent d’écriture.
    Je vous respecte profondément dès lors mes très chers.

  7. Je me disais que j’avais rien compris. Saleté de beau temps et d’apéro commencé trop tôt.

    Donc une belle alternance, Montpellier est gâté.

  8. Moi, j’ai mangé un steack ce soir, je suis content.

    Demain, je me ferais des carbonara au râpé (le parmesan c’est trop cher).

    Là, je bois des Grafenwalder Starkbier, ça va.

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