La Raide Et Vile Academy note Benfica-Manchester United (1-1)

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Départ au trot.

lukeseafer

Bon, on va être honnête, le festival de légendes et rigolos en tout genre, qui est responsable du tirage au sort des groupes de la Ligue des Champions cette année, a plutôt épargné United. A part Benfica, qui pourrait bien venir nous chatouiller ? Hasard du calendrier ou pas, on s’en fout, c’est d’entrée le match le plus coriace de la phase de poules qui attend Manchester pour cette édition 2011-2012, qu’on aimerait bien gagner, parce que se faire manger par le Barca ça va 5 minutes mais faut pas déconner.

Point positif, la confiance est au top du hiphop (musique honnie pour un sataniste qui se respecte, mais c’est l’expression, alors que voulez-vous) puisqu’on dérouille tout ce que l’on trouve face à nous en Premier League depuis un peu moins d’un mois.

Point négatif, ce match à Lisbonne se cale juste avant la réception de Chelsea. Donc faire tourner l’équipe serait nécessaire, mais une petite prise de risque aussi de la part de Sir Alex, quand on affronte chez lui son principal adversaire au sein du groupe. Il aurait peut-être été préférable de commencer par l’Othello Gelatine en fait…

Donc qu’allait faire Sir Alex ? Remettre en route la bulldozer team qui laboure tout le monde depuis la reprise ou faire jouer du sang neuf  ? Magic Alex opte pour la seconde solution. Au Diable (ah ouais elle est bonne celle là) la sécurité. Ce soir le 11 de départ est plein de surprise

Sur le banc : De Gea, Nani, Anderson et Chicharito. Young est resté à la maison. 3 buteurs sur le banc rien que ça, en ajoutant Berbatov et Owen (qui a dû se glisser en douce dans la soute à bagage à l’aéroport de Manchester). Ferdinand qui s’est de nouveau blessé (ça sent vraiment pas bon cette histoire…) n’est pas non plus de la partie. Lindegaard est mystérieusement titularisé dans les bois, alors qu’un peu d’expérience à haut niveau est souhaitable pour De Gea. Fletcher visiblement guéri de la peste ou du virus ebola revient en même temps que Valencia.

Le traditionnel 442 est abandonné au profit d’un 4-5-1 prudent. Enfin avec Carrick titulaire, la prudence est toute relative.

 

 

Banc : De Gea / Jones /Anderson /Nani /Owen /Hernandez /Berbatov

 

Le Match :

On a nettement moins rigolé par rapport aux rencontres précédentes. Serré les fesses même, Benfica s’étant créé, hors buts, plus d’actions franches. Le match aura été d’un ennui mortel jusqu’à l’ouverture du score de Cardozo (25e) qui promène Evans avant de fusiller Lindegaard. S’ensuivent 5 minutes de folies portugaises (sans se montrer à nouveau dangereuses), puis le retour de l’ennui. Un jeu approximatif et brouillon des deux côtés. C’est un festival de passes mal ajustées, de contrôles ratés, de jeu en l’air inutile. Personne ne prend le temps de construire. L’égalisation inattendue et géniale de Giggs d’une frappe pure du gauche à l’entrée de la surface (42e) réveillera Man U qui poussera jusqu’à la mi-temps.
Au retour des vestiaires, les Red Devils monopolisent le ballon pendant un gros quart d’heure (plus de 60% de possession de balle) et tentent vraiment d’attaquer. Rooney lance Giggs dans la surface qui efface 3 défenseurs avec classe. Sa frappe est détournée de justesse par le pied d’Artur (qui avec un nom d’animateur télé pareil mérite pourtant d’en prendre 5 par match). Cette ultime occasion mancunienne sonnera la fin de la domination. Il faudra toute la vigilance de Lindegaard pour éviter de s’en prendre un autre sur les quelques incursions lisboètes sur le quart d’heure suivant. Les 15 dernières minutes nous ramènent à la première mi-temps et à un jeu médiocre. Ultime frisson avec un raté de Nolito (qui est au passage détestable dans son attitude de pleureuse, c’est gratuit, oui, mais ça fait du bien) et l’arbitre renvoie tout le monde au vestiaire pour de bon. Les Red Devils l’ont peut-être joué un peu trop cool, mais ont avant tout péché dans la récupération et surtout la construction du jeu ce soir. C’était pas très beau à voir. Retour au championnat dimanche face à Chelski et on espère que ça ira mieux. De toute façon Anderson sera là et Rooney aura quelqu’un devant lui, donc oui, ça ira mieux.

 

Les diables :

Lindegaard (4/5): Il ne peut rien faire sur le but et derrière offre quelques très jolies parades, notamment un arrêt réflexe de toute beauté sur une frappe de Nolito à l’heure de jeu. Un peu hésitant sur ses relances courtes en début de match, tout est finalement rentré dans l’ordre. De Gea a peut-être de la concurrence.

Evra (3/5): Serait-il détesté aussi au Portugal ? En tout cas Cap’tain Patrice s’est mangé du tacle dans tous les sens ce soir. Preuve s’il en est, qu’il a fait ce qu’il pouvait pour porter le danger devant, sans vraiment y parvenir. Défensivement il a géré son match pépère sans se faire trop embêter.

Evans (2/5): Vous êtes le maillon faible. Au revoir. Méningité par Cardozo sur l’ouverture du score de Benfica, Jonny a eu du mal à s’en remettre et s’est montré fébrile jusqu’à la mi-temps. C’était mieux en revenant, mais très quelconque à l’arrivée.

Smalling (3/5) : Volontaire, hargneux, aventureux, Smalling a été bon d’entrée de jeu et ne s’est pas relâché. Il s’est même permis de monter sur la fin, histoire de voir si sur un malentendu il pouvait en coller un. Ben non.

Fabio (2/5): Un peu l’inverse d’Evra ce soir. S’il ne rassure pas vraiment en défense, la faute à un physique de poussin, il est beaucoup plus séduisant quand il monte. Une belle technicité, une capacité à prendre la profondeur appréciable, mais c’est pas encore la folie sur les centres. Remplacé par Jones (78eme).

Fletcher (2/5): La reprise après le choléra, c’est pas facile. Bien trop absent, Man U a eu du mal à la récupération ce soir, pas la peine de chercher bien loin les coupables. Il en fait partie. Après, il est difficile de lui en vouloir: avant la blessure de Cleverley à Bolton, il n’était sûrement pas prévu sur la feuille de match et aurait bien continué les footings pépère dans son coin à l’entraînement plus longtemps (remplacé par Chicharito 69e).

Giggs (4/5): Les diamants sont éternels. Ryan tu n’étais pas très à l’aise dans le rond central, mais encore une fois, on ne peut que te remercier. Et dire qu’en plus il passe à deux doigts du doublé…

Carrick (1/5): S’est signalé au bout de 55 minutes avec une perte de balle qui aurait pu coûter cher et quelques minutes après en prenant un jaune (suite à une grossière simulation de Gaitan, précisons le quand même). Invisible sinon, mais ça on a l’habitude.

Park Ji-Sung (3/5) : On ne peut pas ne pas aimer ce mec. Il est limité techniquement, mais encore une fois ce soir, il courait tout le temps, avec l’envie d’arracher la pelouse. En vain. Mais les mecs qui mouillent le maillot comme lui, on ne peut pas leur mettre 2.

Valencia (2/5): La note est peut-être un peu sévère, parce que Valencia s’est donné lui aussi et revenait tout juste d’un mois de blessure. Il s’est montré incisif, mais trop hasardeux sur l’ensemble du match. Et puis lâche ton ballon un peu, va pas te recasser quelque chose tout de suite. Un ou deux jolis retours en défense cela dit (remplacé par Nani 69eme).

Rooney (3/5) : On en est désormais sûr, Wayne n’est plus un numéro 9. Il a semblé perdu tout seul en pointe et surtout, il s’ennuyait terriblement. Alors il nous a fait une Anelka, en décrochant partout, tout le temps. Ce qui le sauve ce soir, c’est sa classe naturelle, des longues passes magistrales et une belle vision du jeu. Mais à force de cavaler, il a fini sur les rotules, on ne l’a plus vu sur le dernier quart d’heure.

 

Les suppôts de Satan :

Jones, pour Fabio, 78eme (non noté) : C’est quand même dégueulasse ces mèches blondes là… Une rentrée correcte, il s’est mis dans le bain et a enchainé les allers-retours, dans le vent, oui, mais il a couru au moins.

Nani, pour Valencia, 69eme (non noté) : Hué par tout le stade en tant qu’ancien du Sporting, Nani a boudé et refusé d’éclabousser le stade de sa technique et de son talent. Ça ira pour cette fois, mais faudra pas recommencer.

Chicharito, pour Fletcher, 69eme (non noté) : La question que l’on se posera est : A-t-il touché le ballon ? Ça coûtait pas plus cher de faire rentrer Berbatov pour le coup. Ou Owen

 

Bonus live l’Equipe :

22e : Le match se dispute sur un faux rythme depuis le début du match. Visiblement,les deux équipes se craignent et ne se découvrent pas trop même si on sent que Manchester peut faire basculer le match à tout moment.

24e : But de Cardozo.

Merci le stagiaire live.

 

Luke Seafer.

Luke n’est pas aussi méchant qu’il ne veut bien le faire croire et vous file les images du match.

4 réflexions sur “La Raide Et Vile Academy note Benfica-Manchester United (1-1)

  1. Merci Luke, le match le plus approximatif de MU depuis le début de la saison. Vivement le retour a Old Trafford

  2. « c’est sa classe naturelle ». çaa passe pour Berbatov mais pour Rooney…il a autant de classe qu’un mocassin à pompon…

  3. J’entends par là la classe du jeu de Rooney mon bon Moké. Il a une dégaine de pilier de comptoir de cité minière du Nord de l’Angleterre certes, mais quand il t’envoie une transversale magistrale avec une facilité désespérante on ne peut parler que de « classe ».

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