Les Reds recevaient les 3è de Premiership, et avec un score aussi plat que la poitrine de ma copine en 4ème, on s’est bien fait chier. Mais vous le savez, JustWide a le bras long et plutôt que vous narrer la multitude des occasions manquées, la Reds Academy a mené l’enquête pour répondre à LA question qui taraude tous les fans de Liverpool.

Pourquoi ? Pourquoi Andy Carroll et ses 35 millions de £ ?

Et bien j’ai la réponse. Je ne rentre pas dans les détails, mais lors de mes séjours au bord de la Mersey, j’ai fait la rencontre intime d’une jeune mais pas belle demoiselle qui se révèle être la nièce du responsable du catering d’Anfield et qui aujourd’hui aurait une relation intime avec Damien Comolli. Alors sans plus attendre, mesdames et messieurs, voici pour vous How I Met Andy Carroll. True story.

Générique (allez, vous le chantez chez vous, c’est facile « Papapapaaaaaaa » !)

Les enfants, tout commence aux abords d’Anfield. On se gèle les miches, c’est le 28 janvier 2011 au matin et tandis que Kenny Dalglish digère ses beans, Damien Comolli pianote sur son Iphone dans l’optique de recoller les morceaux avec @janet_87, vue que la nuit passée avec @bunny_bunny s’est avérée décevante.

Un gros 4×4 noir aux vitres tintées s’arrête alors devant les grilles de Melwood, le centre d’entraînement des Reds. Dalglish lève un œil inquiet alors que Comolli ne l’a pas remarqué, faisant preuve d’un trésor d’imagination pour faire renaître la flamme de Gina, aka @janet_87, c’est difficile à suivre.

Trois hommes aux cheveux courts et aux gabarits d’agents des Forces Spéciales descendent du véhicule et entourent Fernando Torres. Vêtu d’un costume noir et de lunettes de soleil assorties, l’Espagnol salue ses employeurs d’un hochement de tête et remet une enveloppe à Kenny. Le coach la lit rapidement et la transmet à Comolli. Fernando Torres fait une demande écrite de transfert. Un des hommes qui accompagne le futur ex-attaquant des Reds lâche avec un accent russe prononcé « Nous envoyer offre transfert à vous. Beaucoup argent. »

Dalglish laisse alors le soin à son adjoint de mener la séance et accompagne Comolli jusqu’à son bureau. La secrétaire de Comolli frappe à la porte quelques instants plus tard et pénètre dans le bureau avec un mail officiel du Chelsea FC. Elle dépose le document sur le bureau en jetant des regards craintifs au Français, sans décoller le dos du mur et en gardant son bras gauche devant sa poitrine. 50M de £, soit 58,5M d’euros. Abasourdis par une telle somme, Kenny et Damien ne savent que faire lorsqu’ils reçoivent simultanément un sms du nouveau propriétaire américain : « Sell him ».

Le bureau de Damien Comolli

Complètement pris au dépourvu, Kenny fulmine et tourne en rond dans le bureau. Sans son attaquant vedette, Liverpool qui sort à peine des profondeurs du classement risque d’y retourner pour de bon. Comolli regarde le technicien d’un regard amusé et lui dit « Don’t worry Kenny, j’ai la solution ».

L’ancien directeur sportif de l’ASSE ouvre son laptop et demande alors à Dalglish quelles caractéristiques il attend de son avant-centre. Pendant que le coach énumère sa liste à la Prévert, Comolli rentre chaque donnée dans son logiciel : « rapide », « bon dribbleur », « technique », « très fort au pressing »… Une fois la liste terminée, Comolli appuie sur « Search » et annonce fièrement le résultat : « Luis Suarez »

Kenny se rapproche de l’ordinateur et observe la fiche du joueur. « A 15M£, ça peut le faire. Par contre c’est quoi le texte en rouge tout en bas ? »
« Oh ça ? c’est rien… Diarrhée verbale, cannibalisme, on s’en fout ! Regarde, il est même champion au challenge Téléfoot ! », lui répond Comolli.
« Ca ne sert pas à grand chose de tirer sur les poteaux » émet toutefois Kenny qui se laisse peu à peu convaincre. « Vois si tu peux faire faire baisser le prix, 15M£ ça me paraît beaucoup. »
« C’est comme si c’était fait! » lance Comolli, tout content de servir enfin à quelque chose.

Le soir même, nos deux compères se retrouvent pour fêter la signature de l’Urugayen, arraché pour 23M£ à l’Ajax d’Amsterdam. La bière coule à flot dans les locaux du Liverpool FC et la soirée s’annonce chaude, bien que les secrétaires de Comolli aient déjà pris la poudre d’escampette.

Humant les effluves houblonnés, Robbie Fowler et Steve Mcmanamanamananam se joignent à la fête. Et oui, pas de beuverie à Liverpool sans ces deux là.
Il est bientôt 18h, le soleil s’est couché depuis 4 heures et la fête touche à sa fin. Le téléphone de Comolli bippe régulièrement (c’est son appli « adopteunmec ») mais il semble être trop alcoolisé pour y répondre. Voyant l’ambiance retomber, Fowler et McMananana…, Robbie et Steve quoi, décident de prendre les choses en main et s’investissent capitaines de soirée. Cette décision pousse tous les participants à partir, sauf Comolli et Dalglish, décidément bien imbibés.
« Qu’est-ce que vous voulez faire les copains ? » demande Robbie, qui titube à peine malgré les dizaines de pints englouties.
« Niquer ! » répond courtoisement Comolli.
« Alors, direction le Grand Nord ! A nous les grosses de Newcastle » lance Steve !

Steve et Robbie profitent du voyage en taxi pour tenter de négocier un dernier contrat dans l’effectif des Reds mais Dalglish ne cède pas.

Arrivée dans les rues de Newcastle, la tournée des pubs commence. Robbie et Steve ont leurs repères et connaissent tous les serveurs, sauf le nouveau du O’Flaherty, mais qui est en fait le cousin d’un mec qui bosse au Beyond Bar, donc ça va, ils le connaissent un peu, quelque part. The Hancock, The Centurion, The Waterline, les pubs défilent moins vite que les bières mais défilent quand même. Les différentes tentatives de Comoll se soldent par autant d’échec, tandis que Steve se trimballe une Babe depuis deux pubs au moins. Comolli a bien ploté une nana mais les scousers lui répondent que ça ne compte pas si elle fait plus de 100 kilos.

Au pub suivant, Comolli échappe de peu au lynchage lorsque, pour vérifier, il demande le poids de la jeune fille avant de l’embrasser. Il se fait alors choper par un grand gaillard arborant un maillot de PSG : « T’as un problème garçon ? T’i veux quoi à ma Sophie ? T’veux réveiller le grand Manu qu’est en moi hein garçon ? »

Au milieu de cette agitation, Comolli et Dalglish se trouvent séparés de Steve et Robbie, et partent alors à leur recherche. Ils s’engagent dans le WannaB’s où ils commandent quelques pints pour reprendre des forces. Comolli peut à peine se rappeler son prénom qu’il tente une dernière approche vers cette magnifique blonde à la poitrine généreuse. Encore raté, encore giflé. Damien, avec l’énergie du désespoir tente le coup avec la brune d’à côté qui lui tourne le dos. Gagné ! Elle lui roule une galoche sans réfléchir. Il se retourne le regard triomphant vers Dalglish qui l’observe avec dégoût. En effet, la jeune fille est train de vomir sur les pompes du Français, qui par réflexe, se baisse pour lui tenir les cheveux.
Lorsque celle-ci se relève enfin, c’est Dalglish qu’elle embrasse goulûment, qui se dit que bon, un cul est un cul. Dans leur délire alcoolique, le coach écossais et le directeur sportif français ne se rendent pas compte que le belle jeune fille qui les embrasse à bouche que veux-tu n’est autre qu’Andy Carroll, attaquant chevelu vaguement titulaire chez les Magpies, et qui boit un coup tranquille sous le regard de Mike Ashley, prorio, et de Derek Llambias, managing director du Newcastle United FC.
Ceux-ci, désormais au courant que les Reds sont pleins aux as, voient une bonne opportunité et abordent Damien et Kenny qui jettent des regards enamourés au grand Andy.

« Il vous plaît, n’est-ce pas », leur chuchotte Llambias à l’oreille.
« Il ? Elle ! Elle nous plaît, ouaiiiis… » leur…dit Comolli.
« Elle ? Oui, elle vous plaît. Hé hé. Ca vous direz de lui payer un verre ? C’est 35 ici ! »
« 35 ! » crie Dalglish.
« 35 ! » répète Comolli.
« Elle a soif » confirme Ashley.
« Elle a soif ! » répètent Comolli et Dalglish en hurlant.
«T’as 35 pounds ? », demandent Dalglish à Comolli
« T’as 35 pounds ? » répète le Français.
« Oui mais ici à Newcastle, on parle en millions » tente Mike Ashley.
« Millions ! » répètent les joyeux drilles en cœur.
« Il faut signer là » insiste Ashley, qui commence à se dire que l’embrouille peut prendre.
« Là ! » hurlent les deux Reds en rigolant.
« Vous voulez qu’elle vous embrasse ou pas la belle brune ? Alors signez ! »

Excités comme des puces, Damien Comolli et Kenny Dalglish signèrent l’achat d’Andy Carroll pour 35 millions de £. Ils burent encore quelques bières et sombrèrent rapidement dans le sommeil, devant l’entrée d’un pub quelconque. Ils ne se rendirent compte que le lendemain matin de leur coûteuse erreur.

Liés par ce terrible secret, Comolli et Dalglish ont établi une stratégie de communication pour présenter Carroll comme le futur grand attaquant anglais de demain. Tentant le tout pour le tout, Dalglish a même essayé d’inviter Andy à un concert de Boyzone, et faire renaître la flamme, mais rien à fait, le grand gaillard regrette sa vie de Newcastle et refuse toujours les avances des dirigeants Liverpuldiens.

True story.


Kenny et Andy au concert du boys band Boyzone

Le match

Mais on s’en fout du match y’a pas eu de but, et puis j’ai tout donné là. On passe de suite aux notes.

 

The lads:

Reina 5/5 A la 85′, Bale prend la profondeur et se présente seul face à Pepe. Le gardien espagnol ferme bien son angle tout en laissant ses jambes un peu trop écartée. Bale mort à l’hameçon et place son ballon entre les quilles de Reina pour le hold-up parfait. Pas de chance, Pepe a déjà refermé les portes et Bale n’a pas le temps de se rendre compte qu’il s’est fait avoir comme un bleu que le ballon est déjà reparti dans l’autre sens.

Johnson 5/5 Positionné à gauche en l’absence d’Enrique blessé, Glen a été brillant défensivement et offensivement. Il est l’un des rares à faire parler sa vitesse et à créer des décalages.

Skrtel 5/5 L’un de ses meilleurs matchs. Si tout le monde a trouvé Adebayor complètement nul, c’est parce que Martin l’a devancé sur chaque ballon. Un match propre jusqu’à l’équarissage en règle de Gareth Bale, on ne se refait pas.

Agger 3/5 Bien dans l’ensemble mais quelques relances hasardeuses qui lui ont valu une soufflante d’Anfield.

Kelly 3/5 Pas grand chose à faire défensivement, il a tenté et parfois réussi des choses intéressantes offensivement. Il aurait pu être notre point faible, mais il ne l’a pas été. Solide.

Adam – Spearing – Gerrard 2/5 Ils ont eu le mainmise sur le jeu, mais ils avaient aussi la charge de nous le faire gagner. Beaucoup de déchet dans les transmissions pour ces trois là, quelques bonnes choses aussi mais il leur a manqué de la vitesse et de la créativité pour mettre les attaquants dans la position idéale pour marquer.

Kuyt 2/5 Du bon boulot mais on aurait voulu un petit extra pour faire la différence. Il a fait son âge en deuxième mi-temps, malheureusement.

Bellamy 2/5 Beaucoup d’initiatives mais rien de payant. Dommage, mais il tient la forme et devrait laisser Downing sur le banc, du moins je l’espère.

Carroll 2/5 En net progrès, mais ça ne veut pas dire qu’il est bon non plus. Il a su conserver quelques ballons mais il a été très maladroit devant le but.

 

Substitutes :

Suarez : Difficile reprise pour Luis qui s’est confronté à une défense bien en place. Il doit tout de même nous offrir la victoire d’une tête à bout portant qui va droit sur Friedel.

Downing : Est rentré pour faire aussi bien que Bellamy. Raté.

The Anfield Cat 5/5 : Entré en jeu à la 10′ et ressorti à la 10′ pour attendrir le coeur tendre des Scousers. A créé son compte twitter dans la foulée et a presque 37 000 followers en 48h. Prends-en de la graine Claude Pèze.

Le King : A enfin laissé simultanément sur le banc Kenderson et Downing. La vérité a éclaté au grand jour, ce n’est donc pas Carroll le pire des boulets.

Chez les Spurs : Juste un petit mot sur cette catin de Scott Parker, avec sa coupe de cheveux périmée depuis les années soixante et son short remonté jusqu’au nombril. Ce le genre de mec qui m’insupporte parce qu’il veut bien mettre des coups mais ne jamais en prendre. Sans compter qu’il ramène toujours sa gueule pour foutre la merde s’il y a un attroupement. Ses simulations de mort instantanée dès qu’il est touché seraient la risée de l’Angleterre s’il ne jouait pas pour un club aussi insipide que Tottenham.

Vous le savez, JustWide est sur Facebook, mais vous pouvez désormais faire comme des centaines de milliers de fans des Reds et rejoindre la page de la Reds Academy, ou ne serez plus obligés d’attendre les academies pour discuter de l’actualité des Reds.

 

JustWide est vrai Scouser, il vous trouve même les belles images de ce match.

12 thoughts on “La Reds Academy note Liverpool – Tottenham (0-0)

  1. Le bureau de Comolli (canapé, déco et caméra inclus) ressemble à s’y meprendre à celui d’une série de documentaires nous présentant la façon de « caster » des demoiselles avantageusement avantagées par Dame Madure.

    Sinon, le match était une purge. Surtout contre une équipe qui sait y faire pour fermer un match quand elle y est décidée.

  2. Big Up Just! Excellente intro!
    J’ai que ça qu’à dire vu le bien piètre match…

  3. Une putain de bonne intro, mais « salir » Kenny de la sorte, c’est moche.
    Je suis tout de même optimiste pour Carroll qui commence à comprendre ce qu’est un ballon. Attention, pas au point de ne pas bouffer la feuille de match deux fois.
    Quant aux diarrhées verbales de Luis, tu peux te les garder, c’est faux. Luis est un ange. Luis mérite notre soutien (pour l’instant) éternel et ne devrait pas être jeté en pâture aux comploteurs FAo-argentino-bresilo-celoso-mancuniens. Grande Luis!!!

  4. Ah les Boyzone, Ronan Keating pensait faire une grande carrière solo, mais il n’a pas compris qu’il n’était rien sans les autres membres du groupe.
    Et « Carroll 2/5 En net progrès, mais ça ne veut pas dire qu’il est bon non plus ». C’est bien ça : au-dessus de N’gog mais pas encore au niveau de Peter Crouch.

  5. Monstrueuse intro pour faire passer un match dégueu. J’hésite entre le clap clap clap et le fap fap fap pour le bureau de Damien.

  6. Comme c’est mignon de voir que ce canapé est une référence commune. Je me doutais que ça vous plairait.

  7. Même chose, sauf que j’ai essayé de cliquer sur l’image pour voir si vous y aviez pas foutu un lien caché en prime !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.