L’académie des ninjas, bilan tome 2

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Les Ninjas ont muté, ils font appel à leur pouvoir d’analité.

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Suite et fin du bilan. Le classement a un peu évolué depuis, donc nous évoquerons leur situation en ce moment, avec un point J2 à la fin. Par contre, la semaine a été pourrie pour nos expatriés, donc pour la peine pas de bilan de ce côté-là.

Suite et fin du bilan J-1.

Omiya Ardija

Qu’est-il arrivé à Omiya ? Un recrutement prometteur, avec Kota Ueda et Keigo Higashi, avait donné une certaine allure à cette équipe qu’on pouvait légitimement considérer comme une des probables équipes surprises de cette saison. Quelques mois plus tard, Omiya n’a toujours pas gagné le moindre match à domicile, et végète dans les profondeurs du classement. Omiya, c’est tout d’abord un problème du côté des latéraux, avec un Kazuhiro Murakami qui n’a plus les jambes pour jouer à gauche. Jun Suzuki a par ailleurs maintenu sa confiance envers des joueurs particulièrement moyens, comme Sugiyama ou Lee Chun Soo, pour qui le repli défensif n’existe pas, au détriment du meilleur buteur du club l’année dernière, Naoki Ishihara, attaquant japonais typique, qui court partout, est à l’aise techniquement, et ne marque pas. Le côté gauche composé de Kazuhiro Murakami et de Chikara Fujimoto est donc tout simplement l’un des pires de la J-league. Il serait temps d’apporter un peu de changement et de laisser enfin du temps de jeu au latéral droit Daigo Watanabe, mais aussi au jeune Miyazaki. L’attaquant Rodrigo Pimpao est arrivé il y a peu, après quelques mois non concluants du côté d’Osaka. Trop peu et surtout inapproprié pour une équipe qui depuis deux mois prend en moyenne deux buts par match. Actuellement 15ème, une victoire contre le Montedio Yamagata ce samedi permettrait à Omiya de s’écarter définitivement de la zone de relégation. Rien d’insurmontable en temps normal. Mais au vu des dernières performances, beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît. Ce serait en tout cas l’occasion d’offrir enfin une victoire à domicile aux supporters.

Sanfrecce Hiroshima

Actuellement 5ème, le Sanfrecce réalise une saison intéressante mais affiche un trop grand déséquilibre pour espérer participer à la course au titre. La paire d’attaquants Tadanari Lee – Hisato Sato est le point fort de cette équipe, qui compte avec les frères jumeaux Morisaki et Yojiro Takahagi de bons milieux de terrain de J-league. Mais l’équipe est assez vieillissante, et la blessure d’Hiroki Mizumoto a laissé un vide en défense où Kohei Morita nous rappelle à chaque match qu’il aurait plus sa place dans une échoppe d’oden que sur un terrain de football. La défaite à domicile 0-3 face au champion sortant et de manière générale les contre-performances face aux meilleures équipes du championnat reflètent un réel écart de niveau.

Vegalta Sendai

Invaincu lors des douze premiers matches, le Vegalta semblait en mesure de nous offrir une belle histoire au regard des tristes évènements de Mars dernier. Mais une défaite à Shimizu a précipité le club dans une série de 9 matches sans victoire. Essoufflement logique au regard de la qualité de l’effectif, qui vaut une place en milieu de tableau. L’équipe est excellente défensivement, avec un Jiro Kamata particulièrement bon depuis le début de la saison, et bien organisée au milieu de terrain. Le déclin est paradoxalement dû (en partie en tout cas) à la seule « star » de l’équipe, Kunimitsu Sekiguchi. Pisté par quelques clubs européens, il a montré son désir de partir, ce qui n’était pas vraiment du goût de Makoto Teguramori, qui s’y est logiquement opposé, comme une cymbale d’esclavagisme à la Fred Piquionne. Cet incident a semble-t-il eu des répercussions négatives sur le groupe, qui comme tous les groupes vit bien, mais a multiplié les mauvaises performances par la suite. Le gros manque aujourd’hui est, comme pour beaucoup de clubs en J-league, un attaquant, enfin, un mec qui marque des buts quoi. Parce que Shingo Akamine, ça va, mais en fait non. Un transfert dans ce genre et le Vegalta aurait le potentiel pour viser le haut du panier.

Shimizu S-Pulse

L’équipe au nom de boisson énergisante est la plus irrégulière de J-league, capable d’encaisser trois 0-4 en quatre journées mais aussi de ridiculiser Omiya une semaine plus tard. Le club a intégralement changé son équipe, engagé un nouveau coach, pour un bilan plutôt satisfaisant, au vu des inquiétudes qu’il suscitait avant le début de la saison. Le trio new-look Takagi – Takahara – Omae apporte grande satisfaction, Shinji Ono a rajeuni de 10 ans et Keisuke Iwashita est un très bon défenseur. Ajoutez à ce cocktail un Sho Ito (qui a marqué la France lors de son passage à Grenoble) toujours aussi amusant, le garçon trimballant le surnom de « Thierry Henry japonais », alors qu’on n’a jamais su s’il était véritablement un joueur de foot, et vous avez un peu l’équipe sympacool du championnat. Neuvième en ce moment.

Jubilo Iwata

Belle saison pour le Jubilo Iwata, qui a le week end dernier fait exploser Kashiwa Reysol 6 buts à 1. Cette équipe est simplement forte dans tous les secteurs de jeu et a tourné une page à l’intersaison en laissant partir certains historiques du club (voir notre première académie pour plus d’informations). Citons Hiroki Yamada, Kosuke Yamamoto, internationaux espoirs et Hidetaka Kanazono dans les grandes satisfactions de ce début de saison, tous trois étant âgés d’une vingtaine d’année. Le club peut toujours compter sur le grand buteur qu’est Ryoichi Maeda, et a récemment enregistré l’arrivée de l’expérimenté Rodrigo Souto. Si des défaites dans les confrontations directes face aux candidats au titre ont privé le Jubilo de l’espoir d’être sacré, cette équipe est d’ores et déjà l’une de celles qui ont le plus bel avenir dans l’optique des prochaines saisons. Le succès en Suruga Bank Cup face à l’Independiente le confirme. De quoi, c’est une coupe en bois ? Oui, mais quand même.

Gamba Osaka

Une année banale pour Gamba. Comme d’habitude ils prennent des caisses de buts, perdent leur Brésilien vedette à mi-parcours, le remplacent par un autre Brésilien qui marque des buts mais pas autant que le précédent, sont dans le coup pour la victoire finale et… L’an dernier cette phrase s’est conclue par “ils passent à côté du titre”, reste à voir s’ils pousseront le vice jusque-là. Avec Adriano, on pouvait en douter, avec Rafinha ils risquent de se mordre les doigts une nouvelle fois.

Kawasaki Frontale

Le départ de Hiroyuki Taniguchi à Yokohama à l’intersaison avait laissé quelques interrogations, tant le milieu de terrain a eu un rôle important à Kawasaki ces dernières années. Koji Yamase est arrivé de Yokohama justement, échange de bons procédés, et on peut considérer qu’il est l’une des très bonne pioches de cette saison. La force de Kawasaki est son milieu de terrain. Les performances de l’équipe dépendent principalement de Kengo Nakamura, de Yamase et de Junichi Inamoto. Le club dispose avec Yajima et Kobayashi d’une ligne offensive efficace. Le problème, et on a pu le constater encore une fois dans cette série de 4 défaites consécutives en J-league (la dernière en date ayant eu lieu à Fukuoka) qui a précipité le club à la 8ème place, est le même qu’au Gamba : les défenseurs centraux ont été très en-dessous cette saison : Yuki Saneto a du potentiel mais est encore jeune, Kosuke Kikuchi a été propulsé titulaire alors qu’il s’agit plutôt d’un joueur de complément et Igawa n’a jamais été un grand défenseur de J-league. Ce manque d’équilibre défensif rejaillit sur une équipe qui pourrait faire de belles choses avec de vrais centraux.

Nagoya Grampus

Nagoya est déjà le favori à sa propre succession. Le club s’appuie sur la meilleure charnière centrale de J-league, composée du fantasque Tulio et de Masukawa, et sur un milieu de terrain expérimenté et talentueux, ceci alors que Mu Kanazaki est blessé depuis un certain temps. Stojkovic a renforcé l’équipe intelligemment à l’intersaison, avec les arrivées de Jungo Fujimoto et de Kensuke Nagai notamment, pour apporter de la percussion à une attaque déjà bien fournie. La seule source d’inquiétude est la blessure de l’excellent gardien Seigo Narazaki, mais Nagoya reste invaincu depuis 15 matches en J-league et semble se diriger vers un nouveau sacre. Ce n’est pas toujours beau à voir jouer, mais ça reste diablement efficace, notamment grâce à un Keiji Tamada, déjà auteur de 10 buts, qui marche sur l’eau cette saison.

Kashiwa Reysol

Kashiwa est l’équipe surprise de ce début de saison. L’entraîneur brésilien Nelsinho a pu s’appuyer sur un certain nombre de talents individuels, notamment Jorge Wagner et Leandro Domingues pour mettre en place un schéma de jeu ambitieux pour un promu. Le club a continué à engranger des victoires ces derniers temps, mais les défaites, concédées sur des scores très importants, envoient des signaux inquiétants et montrent que les bonnes équipes de J-league savent désormais comment se comporter face à cette équipe de Kashiwa qui souffre notamment beaucoup en contre. Cette saison en J-league restera de toute façon très positive pour une équipe agréable à voir jouer, mais des doutes subsistent par rapport à la capacité de Kashiwa à bien terminer le championnat, de même qu’effectuer une nouvelle saison du même calibre.

Yokohama F. Marinos

On termine ce bilan par le club de Yokohama. Une première partie de saison tout à fait positive, avec un Hiroki Iikura excellent dans ses buts et une paire Kazuma Watanabe – Yuji Ono par moment absolument brillante. Les Marinos ont cependant bénéficié de pas mal de chance sur un certain nombre de matches, et on se demande encore comment la paire défensive Hato-Nakazawa va pouvoir tenir jusqu’à la fin de la saison. Equipe talentueuse mais vieillissante, c’est le moment ou jamais pour remporter le titre, mais on peut affirmer que Yokohama est moins bien armé que, par exemple, Nagoya pour remporter le titre.

Comme l’académie aime bien la J-league 2 mais avait la flemme de faire un bilan complet, c’est notre pote Bill qui s’y colle. Au bilan. Vous pouvez aller le voir sur son blog, ça lui fera plaisir, si vous vous intéressez à Gainare Tottori, 18ème de J2 et si vous n’êtes pas allergiques au vert.

 

Point J2:

Premièrement, petit point pour les non-initiés, cette saison la J-League 2 se compose de 20 clubs, avec une expansion assez rapide ayant eu lieu au cours des six dernières années (12 à 20 équipes).

Le FC Tokyo, Kyoto Sanga et Shonan Bellmare ont été relégués à l’issue de la saison 2010 de J1 et Gainare Tottori, qui a fini champion de JFL (3ème div), est le néo-promu.

1- F.C.Tokyo (41 points, +20)

Relégué inattendu, le club de la capitale est le favori n°1 cette saison après avoir gardé en grande partie la même équipe. Ses quelques joueurs internationaux tels que Yasuyuki Konno, Shuichi Gonda ou Naohiro Ishikawa sont restés et espèrent contribuer rapidement au retour dans l’élite. Le FC Tokyo peut aussi compter sur quelques jeunes de qualité parmi lesquels le milieu Sotan Tanabe et le défenseur Masato Morishige ainsi que sur son buteur brésilien Roberto César (7 buts). Après un départ poussif (9 points pris en 7 matchs), le FC Tokyo a retrouvé des couleurs et est actuellement leader du championnat.

2- JEF United Chiba (38 points, +14, -1 match)

Le club a perdu beaucoup de joueurs talentueux, y compris ses trois meilleurs buteurs lors de l’exercice 2010 (Tatsuya Yazawa à Tokyo, Shu Kurata en prêt au Cerezo Osaka et Neto Baiano retourné au Brésil) où il avait déçu en échouant à la 4ème place. Toutefois cette année le JEF peut compter sur l’expérimenté Van Gessel, le géant norvégien Tor Hogne Aaroy de 2 mètres 04 (5 buts), le talentueux milieu Koki Yonekura (5 buts) et l’actuel meilleur buteur du championnat Masaki Fukai (10 buts). Cette saison semble plus prometteuse, hormis quelques déconvenues à l’extérieur, le club d’Ichihara est impérial à domicile et a largement les moyens de monter à l’échelon supérieur.

3- Tokushima Vortis (38 points, +13)

Club ambitieux, ça fait deux saisons qu’ils ont l’air d’avoir un projet et qu’ils recrutent intelligemment. La régularité leur avait fait défaut les deux dernières saisons, ils devront donc garder le cap jusqu’au bout. Le club de Shikoku s’appuie sur son trio d’attaque pour faire la différence composé de Yoichiro Kakitani, Tomohiro Tsuda et Akihiro Sato.

4- Tochigi SC (37 points, +11)

10ème la saison dernière, les voir si haut peut paraître surprenant, toutefois ils ont réussis à garder leur meilleurs éléments et se sont bien renforcés, surtout défensivement avec Masashi Owada (ex-Mito HollyHock). Ce club mise sur la paire que forme l’attaquant brésilien Ricardo Lobo (7 buts) avec le Coréen Choi Kun-Sik (4 buts) pour espérer intégrer le trio de tête.

5- Giravanz Kitakyushu (33 points, -1)

Parrainé par une société qui fabrique des chiottes (TOTO), ils puaient la merde en 2010 (un seul match gagné en 36 matchs joués !). Toutefois, cette saison commence à sentir bon pour le club de la préfecture de Fukuoka, qui a complètement déjoué les pronostics en s’appuyant sur une bonne défense et un jeu en contre redoutable.

6- Consadole Sapporo (31 points, +3, -1 match)

Décevant la saison dernière (13ème), Sapporo commence à se reconstruire petit à petit. Même si dans le jeu, ce n’est pas très beau à voir, la 3ème place n’est pas très loin. S’ils gagnent leur match en retard à domicile face au JEF United, ils seront à quatre points des 2e et 3e. Ils ont une défense très solide (15 buts encaissés), toutefois ils devront trouver une solution à leurs problèmes offensifs (seulement 18 buts marqués) pour pouvoir viser plus haut, pour cela ils espèrent compter sur leur nouvelle recrue brésilienne Diogo.

7- Sagan Tosu (30 points, +9)

C’est le seul club qui faisait partie des 10 premières équipes de J2 en 1999 à n’avoir jamais été promu. Le club de la préfecture de Saga devra être plus régulier pour voir plus haut et pour cela il peut s’appuyer sur Yohei Toyoda (6 buts) qui fait une saison correcte, et sur l’excellent milieu de terrain Ryota Hayasaka (7 buts).

8- Tokyo Verdy (29 points, +15)

Intraitable face aux équipes de bas de tableau, le Tokyo Verdy est cependant très friable défensivement face aux équipes de première moitié de tableau. Avec un potentiel offensif impressionnant, emmené par un excellent Takuma Abe (meilleur buteur à ex-æquo avec 10 buts), le virevoltant milieu Takuro Kikuoka (4 buts) et par les jeunes Ryuichi Hirashige (4 buts) et Hiroki Kawano (4 buts), le Verdy commence à proposer un fond de jeu unique et cohérent, prometteur pour l’avenir.

9- Roasso Kumamoto (29 points, -5)

Un peu en dessous du niveau de jeu affiché la saison dernière et souffrant de la concurrence d’autres équipes qui se sont davantage renforcées (Tokushima, Tochigi..), ils peuvent néanmoins se satisfaire de Shun Nagasawa (7 buts), prêté par Shimizu qui soigne un peu leur problème de finition.

10- Ehime FC (28 points, -3)

Cinq saisons en J2 et Ehime n’est jamais parvenu à se hisser dans le top 10, peut être cette année avec l’aide du jeune Manabu Saito (7 buts), prêté par Yokohama F-Marinos.

11- Shonan Bellmare (27 points, -4).

Retourné aussi sec en J2, Shonan doit se reconstruire, les dirigeants ont décidé de continuer avec Sorimachi et ce n’est pas plus mal. Après avoir connu une période difficile de juin jusqu’à début juillet, avec 5 défaites consécutives, le Shonan commence à se reprendre, surtout à domicile, 3 matches sans défaites sur les 3 derniers dont une victoire probante sur le JEF United (2-0).

12- Thespa Kusatsu (26 points, -8)

Emmené par le duo d’attaquants Alex (5 buts)-Bandai (5 buts), ils ont réalisé quelques coups d’éclats cette saison, avec une victoire contre Tokyo (2-1), contre Chiba (3-1) et Tokyo Verdy (3-1). Après le départ de leur buteur brésilien Rafinha vers le Gamba Osaka (J1), le club a complètement sombré enchaînant les performances décevantes, dont une humiliante défaite 0-5 à domicile face au promu Gainare Tottori. Ils devront réagir s’ils veulent atteindre le top 10.

13- Oita Trinita (25 points, -3)

Il y a 3 ans, le club remportait la Nabisco Cup, et terminait quatrième de J1 avec en moyenne plus de 20.000 fans. Aujourd’hui, les choses ont bien changé, de retour en J2 après 7 ans passé dans l’élite. Cette saison, le club a perdu Keigo Higashi parti à Omiya et le Sud-coréen Kim Bo Kyung retourné au Cerezo Osaka. L’entraineur Kazuhiko Tasaka au crâne aussi lisse qu’une boule de billard a dû faire avec les moyens du bord en s’appuyant sur Shunsuke Maeda (5 buts) et Hironori Nishi (4 buts).

14- Kyoto Sanga F.C. (23 points, -2)

La plupart des gens sont surpris de les voir aussi bas mais c’est normal, l’équipe repart de zéro, tirée à bout de bras par un jeune de 17 ans Yuya Kubo (5 buts).

15- Yokohama FC (23 points, -2)

Cette équipe peut compter sur son attaquant brésilien Kaio (sûrement un fan de Dragon Ball), et sur le grand Kazu Miura, qui joue toujours à 44 ans. Condamnée à rester encore un bon bout de temps en J2.

16- Mito HollyHock (23 points, -5)

Présent en J2 depuis 2000, il semblerait que ce club soit éternellement condamné à la deuxième division. Ce n’est pas le jeune Satoshi Tokiwa (4 buts) et la légende Takayuki Suzuki, fraichement arrivé, qui feront changer les choses…

17- Fagiano Okayama (23 points, -9)

Cette équipe prend l’eau de partout, je me suis dit que la signature d’Ilian Stoyanov, sorte de tueur à gage bulgare, aurait pu être bénéfique, en fait non.

18- Gainare Tottori (19 points, -2)

Champion de 3ème division la saison dernière, cette saison est leur première en J-League 2. Emmené par leur capitaine Atsushi Mio (5 buts) et par l’ancien capitaine du Jubilo Iwata Toshihiro Hattori, ils ont de loin dépassés les attentes et ont quelques faits d’armes à leur actif (victoire 4-0 face à Shonan Bellmare, victoire 5-0 face au Thespa Kusatsu).

19- Kataller Toyama (17 points, -14)

Désastreux en 2010, ils ne font guère mieux cette année. Deux joueurs surnagent: Daisuke Asahi qui semble être un joueur décent et en dehors de lui on peut mentionner l’ancien international japonais Teruaki Kurobe (6 buts).

20- FC Gifu (8 points, -27)

Bon dernier, petite stat’ sympa : 6 défaites sur les 6 derniers matches et aucun but marqué depuis.

Voilà les gens, on reprend le cours normal de l’académie la semaine prochaine, avec plein de buts, pleins de ratés de gardiens, et plein de mascottes moches. C’est cool, non ?

Allez, comme on est sympas et qu’il faut faire du clic après un bilan un poil austère mais complet, voici les plus beaux buts du mois de Juin.

Hakuo & Jôsuke, accompagnés de Bill pour la J-2.

15 réflexions sur “L’académie des ninjas, bilan tome 2

  1. Vous tombez bien, je viens de voir Gamba Osaka- Nagoya j’sais plus quoi mais truc qui ressemble à Gambrinus et j’avoue que c’était plutôt rigolo à regarder.

    Bon, mis à part que j’ai mis plus de 5 minutes à comprendre qui était qui, je retiens que c’était plutôt plaisant, beaucoup de mouvements et une bonne ambiance. Puis les commentaires en japonais, ça vaut son pesant de galettes-saucisses.

    Par contre, niveau moins :
    – la défense du Gamba, z’avez raison, c’est des pines. Le but de Kennedy, ma Doué, comment un défenseur central peut se faire avoir de la sorte ? Il serait même pas titulaire en CFA(2) rennaise le gars. Pourtant j’avais bien aimé le tacle dans sa surface sur le premier but.
    – les gardiens m’ont paru assez fébriles. Surtout celui du Gamba.
    – Les centres du latéral droit de Nagoya, putaing… L’apport offensif de Bacary Sagna m’est paru supérieur pour tout dire.
    – Les corners qui finissent en touche, c’est quand même pas possible

    Niveau joueur, j’aime bien Tulio Tanaka et surtout Endo que j’avais déjà trouvé intéresant en coupe du monde.
    Au final y’a eu 2/2, mais j’ai trouvé l’équipe du Gamba meilleure, en tous cas plus intéressante. Il lui faudrait juste un bon Petter Hansson pour stabiliser tout ça, et ce serait in the pocket.

    J’ai bien aimé aussi le tour du stade des joueurs d’Osaka et leur façon de remercier à la japonaise le public.

  2. Putain j’ai oublié de le dire, Kazu Miura joue encore. Je pleure sur ma jeunesse passée.

  3. Roazh : ah, ça fait plaisir. Ben oui, défensivement t’as pas mal d’équipes où c’est assez folklorique. Côté gardiens, Nagoya n’a pas son gardien titulaire, excellent, et ça se voyait. Aujourd’hui à droite pour Nagoya c’était Shoei Abe, qui est bien pour bloquer son couloir. Latéral standard de J-league.

    Par contre, le Gamba s’est sorti les doigts du cul aujourd’hui, mais Nagoya c’est habituellement un peu meilleur. En tout cas t’es tombé sur une bonne affiche, et c’est pas exclusif au Gamba, tous les joueurs remercient le public à la fin des matchs. En tout cas t’as eu l’exemple type de match de J-league, manquait une bourde du gardien, une bourde de l’arbitre, et c’était parfait.

  4. Oups les deux « en tout cas ».

    Et à votre avis, pourquoi on dit les Blue Samouraï ? Rien avoir avec monsieur scientologie.

  5. « – la défense du Gamba, z’avez raison, c’est des pines. Le but de Kennedy, ma Doué, comment un défenseur central peut se faire avoir de la sorte ? Il serait même pas titulaire en CFA(2) rennaise le gars »

    je sais bien que c’est une expression mais si tu penses que les footballeurs en Europe ne font jamais d’erreurs tu te mets le doigt dans l’oeil.

  6. Jôsuke,
    je supporte le SRFC alors tu penses bien que je t’ai pas attendu pour voir que les défenseurs centraux pouvaient faire des boulettes.

    Sceptique ? Tu veux une liste de défenseurs centraux que j’ai pu voir évoluer ces dernières saisons, avant ce magnifique Mangane-Kana Biyik ?
    Alors en ordre chrono inversé (je ne compte pas Petter Hansson qui est trop fort et qui ne fait jamais de boulette)
    Guillaume Borne, Carlos Bocanegra, John Mensah, Grégory Bourillon, Jacques Faty, Abdes Ouaddou, Adailton…

    Et je ne parle même pas de Loeschbor, c’est bien trop facile.

    Après, c’est vrai que le seul japonais qu’on ait eu à Rennes, c’était Inamoto et que son passage de 6 mois était globablement foireux.
    Mais si je ne jugeais qu’en fonction de ce que j’ai vu RDL, je te dirai que les Brésiliens sont les pires brêles que j’ai vues en football, et que je ne comprends toujours pas pourquoi la Bretagne n’est pas championne du monde avec un milieu axial aussi talentueux que Lemoine-Didot-Féret (et Gourcuff sur le banc).

  7. Ben vas-y hein, on va pas faire des blagues sur les sushis et diffuser de la J-pop pour te faire plaisir.

  8. Et vous auriez bien raison, ça serait encore trop pointu. Mais cette photo est trop belle, je me suis encore fait happé.

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