L’Aiglons Académie note Nice-Auxerre (1-0)
Pro et net.
Le verdict que toute le peuple de France et de Navarre attend se précise. Sentant que cette élection est en train de lui passer sous le nez, le candidat auxerrois vient défier sur ses terres un de ses concurrents directs, notre cher OGC Nice chéri, dans ce qui ressemble à un face à face à quitte ou double. Les sondages ne plaident pas en faveur du candidat bourguignon, qui perd de plus en plus de points par rapports à ses concurrents ces derniers temps, alors qu’à l’image du candidat local, ça carbure sévère depuis ces dernières semaines, conscient que tout se joue maintenant. Dans un stade du Ray surchauffé, c’est l’avenir du pays qui va se jouer.
L’équipe de campagne niçoise embraye sur du classique pour enfoncer l’adversaire. Coach René -qu’on ne présente plus dans le milieu- dirige les opérations. Ospina, valeur sûre du parti est là of course. Pour défendre l’électorat du centre, Civelli effectue un retour remarqué, bien aidé par le Serbe Pejcinovic. Clerc, se chargera d’aller débusquer les électeurs d’extrême droite, lui qui reste sur un cuisant échec, l’extrême gauche n’ayant que peu goûté à son attitude trop offensive et libérale sur le pré. Monzon, prendra donc le relai, en bon argentin qu’il est. Après tout, ses origines argentines faut bien que ça serve à quelque chose à un moment, merde. Prends ça le Ché. Au milieu, le trio Sablé, Anin, Coulibaly. Oui Abriel a été dégagé comme un malpropre, tel un vulgaire Cheminade. Monde cruel. Francky Dja-djédjé et Grandin se chargeant eux, d’attaquer le parti adverse. Ça reste de la théorie vous l’aurez évidemment compris, car une fois de le mettre en application y a plus personne… Comme un symbole de promesses électorales en somme. Enfin, Mouloungui est aligné en pointe, à l’affut de la moindre faiblesse adverse, rempli d’une bravitude toute royale.
Côté bourguignon, avec un directeur de campagne tout droit sorti des seventies, le barbu Jean-Guy Walemme, on sent que c’est pas serein. On tente de mettre du Polak, du Suisse, du vieux roublard, du Kényan, mais la mayonnaise ne prend pas. Ni la sauce barbecue. Depuis que Pédretti et Jelen les ont lâchement lâchés pour l’opposition, tel un vulgaire Eric Besson, ça ne tourne pas rond.
Trop agressif, trop nerveux, le candidat auxerrois est passé à côté. Nice n’a rien montré ce soir, mais en candidat expérimenté, il sait que parfois il vaut mieux laisser l’adversaire se saborder lui-même, plutôt que de promettre des réformes qui ne sont pas envisageables, comme promettre du beau jeu. Ça se complique encore plus pour le candidat bourguignon, qui à 5 journées des résultats du scrutin, accuse un sérieux retard sur ses adversaires. Nice maintient ses 4 points d’avance dans les sondages, ça commence à sentir pas mauvais cette histoire là. Bien aidé il est vrai, par des candidats lorientais, caennais, brestois, et autres ajacciens qui regrettent peut-être d’être parti trop vite dans cette campagne. Prochain rendez-vous pour le candidat aiglon, dimanche prochain à Valenciennes, dans un affrontement qui promet une fois encore, face à un candidat qui s’essouffle sérieusement lui aussi, mais rompu aux joutes électorales. Peut-être qu’ils nous dégainerons enfin leur arme secrète, Jean-Louis Borloo, l’homme qui a relancé à lui-seul la consommation d’alcool dans le nord, ça vous classe un homme…
Le Raysumé :
9ème : Première banderille pour Auxerre, Oliech parvient à centrer, Le Tallec, étrangement seul au second poteau rate sa reprise qui file au-dessus du but. Clerc est déjà hors-sujet. Au bout de 9 minutes. C’est déjà 9 minutes de plus que face à Rennes me direz-vous. François est donc en progrès.
17ème : Clerc pour le but ?! ah non poteau… Oui enfin sur un corner auxerrois on est d’accord. Enfin le François il s’en fout, ce qui lui importe en ce moment c’est de marquer, peu importe si c’est dans son propre but du moment qu’il se fait remarquer. Sacré François, toujours là pour nous surprendre là où on ne l’attends pas.
18ème : Le changement c’est maintenant. Dudka est remplacé par Rivieyran.
22ème : Premier match en liguain, et 4 minutes pour prendre un jaune pour le jeune Rivieyran. Rénato est admiratif devant un tel talent de précocité.
35ème : 17 minutes de jeu en liguain pour Rivieyran. Bilan : un jaune, un pénalty provoqué. Chapeau l’artiste. Monzon se fait plaisir, et nous met sa minasse habituelle au ras du poteau. Auxerre a cru trop tôt que le débat était clos, mais c’était sans compter ce ptit blondinet nommé Rivière-en, qui a décidé de marquer le coup pour sa 1ère apparition. Au moins, c’est toujours ça qu’il aura réussi ce ptit jeune.
38ème : So-li-da-ri-té ! Oliech se la joue Lutte Ouvrière, avec le jeune Riz-vie-ère-an. Perturbé, il plombe son camp en insultant l’arbitre d’un très violent « fuck ». Pas beau Monsieur Oliech, oh non pas beau.
Mi-temps. Le candidat Bourguignon fait les questions et les réponses dans cette 1ère période, mais à trop vouloir en faire, il s’est méchamment fourvoyé, au plus grand bonheur des Niçois visiblement pas concernés par le match.
46ème : Dja-djédjé est remplacé par Gonçalves. Oui Coach René tente de nous montrer qu’il sait ce qu’il fait et qu’il est bon tacticien. Peine perdue, le piège ne prend pas, pas con le Bernard.
52ème : Grandin décale Anin qui nous met un centre en retrait des familles pour Coulibaly. Coulibaly 1 – 0 Pigeons.
65ème : Gonçalves tente une frappe dans le coin droit de la surface, mais ça ne prend pas. Sorin capte tranquillement, et attend une réaction de son équipe.
Réaction qui arrive une dizaine de minutes plus tard. Gonçalves réalise le grand pont sur Boly, qui ne l’entend pas de cette oreille, et lui inflige un tampon qui aurait valu 10 minutes dehors au rugby. Mais comme Boly n’est pas tout à fait rugbyman, et que le stade du Ray n’est pas encore le stade Mayol, ça fait rouge.
Monsieur Castro 3 – 0 Auxerre.
85ème : Auxerre malgré deux joueurs de moins pousse très fort. Non on ne parle pas diarrhée aigüe passagère mais bien occasion de but dans ce match, et sur un long ballon, Monzon laisse passer la gonfle. Kapo en profite pour placer une frappe qui finit sa course sur la promenade des Anglais.
87ème : Monzon, encore lui, parvient à passer la baballe à Anin à l’entrée de la surface, qui place un amour de demi-volée magistralement repoussé par Sorin, Clerc qui joue avant-centre alors que son équipe mène d’un seul petit but à trois minutes du terme, récupère et centre, mais la défense icaunaise parvient à dégager en catastrophe.
Les notes :
FrançoisDavid Hollandospina : 3/5 Il a eu peu de boulot à faire, c’est pas fatigué à la tâche, mais ça passe quand même. De quoi jouer au niveau supérieur l’an prochain ?
Eva Clerc : 2/5 Le boulet. Tout le monde le savait avant même que ça commence. Mais une fois la déception digérée, on se surprend à aimer son petit accent Norvégien. Ses envolées lyriques sont devenues légendaires.
Rénato Mélenchon : 3/5 Ca gueule, ça aboie, ça rameute. Mais aura déçu ses fans, qui attendaient un score plus élevé dans le pétage de mollets adverses. C’est Rénato Mélenchon.
Didier Digard-Poutou : 3/5 Placé dans un poste qui n’est pas le sien, il s’en tire mieux que prévu, même si on attendait pas de gros résultats de sa part.
Marine Monzon : 3/5 Est monté en puissance au fur et à mesure. Voudrait dégager Coulibaly, Dja-djédjé, Mouloungui, Anin, Grandin de l’équipe titulaire. Pas assez bleu marine sans doute.
Sablé : 1/5 Pas dans le rythme, parfois hors-sujet. On attendait d’un homme d’expérience comme lui qu’il fasse mieux que ça, mais ce fut très mauvais. Encore un coup des martiens ça. Synonyme : Jacques Cheminade.
Kévin Bayrou-Anin : 2/5 On l’a connu meilleur, plus inspiré, plus batailleur, meilleur dans l’entre-jeu.
Nicolas Sarkoulibaly : 3/5 La France Forte. Homme du match après François-David Hollandospina.
Elliott Arthaud : 1/5 A beaucoup peiné pour faire oublier celui qui était habituellement titulaire du poste, j’ai nommé Arlette Laguimounier. Ca ira mieux la prochaine fois Camarade.
Francky-François Fillon-djédjé : 2/5 Ton côté dépressif nous manquera. Tes chutes dans la surface aussi.
Nicolas Dumoulounngui-Aignan : 1/5 Trop discret pour menacer qui que soit. Couché la république !
Moyenne de l’équipe : 2,18/5 Victoire imméritée. Point barre. Pour une fois que Môssieur Castro, l’ar-bite du match, fut sympa avec nous ça tombe sur ces malheureux bourguignons. Une pensée pour les auxerrois qui auront toutes les peines du monde à se maintenir. Et dire que l’an dernier ils jouaient la Champion’s…
Montant du guiéguiéthon : 25€ (Avec une bien mauvaise nouvelle cette semaine, Guié-Guié ne rejouera plus de la saison… Mais comme nous l’aimons, nous continuons ce fabuleux guiéguiéthon en son honneur. Merci l’artiste et bon vent’)
Bernard Morloni.
« Bon vent »? Guié-Guié est-il en fin de contrat?
Et donc libre de signer dans un grand club!?! Quelle énorme perte pour l’OGC si tel était le cas…