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Les Vacances de Bernard Delavillelumière

Bernard rencontre Cristiano Ronaldo à Miami-sur-mer

Après avoir touché l’héritage d’un lointain parent argentin parti vire dans la Pampa en 1946, Bernard voit la possibilité de pouvoir autofinancer ses reportages. Ainsi s’offre-t-il de suivre les tribulations estivales de vos héros préférés, les joueurs de football.

Notre reporter a ainsi suivi les traces de Franck Ribéry en séjour de rédemption à Ibiza, Cristiano Ronaldo, dans sa résidence quaternaire de Miami-plage et Jérémy Janot au 4eme étage du Pierre et Vacances le Cannes Beach à Cannes la Bocca, Alpes-Maritimes.

Sacré oncle Klaus. Ce sont les premières paroles qui nous vinrent à l’esprit lorsque nous, Bernard Delavillelumière, grand reporter sans frontières bilingues pour horsjeu.net (mâtin, quel site) reçûmes ce courrier nous faisant part de son décès et de son héritage. A noter parmi les gains que nous fîmes nombre de molaires et canines en or, quatre toiles de maîtres, quelques dizaines de lingots d’or marqués du sceau d’un symbole religieux hindou (d’après l’acte notarial) et un lot d’uniformes vert de gris. Après une mise en vente à bon prix auprès d’un collectionneur français, Monsieur Eric B. (nous taisons volontairement l’identité de l’acquéreur pour admiration politique), nous décidâmes de tout investir pour notre rédaction et notre éditeur, quel homme, dont nous sommes depuis lors, sans nouvelles.

Peu importe, notre éditeur, ce génie, sans doute préoccupé par des œuvres impénétrables en Bretagne (la passion des hanches consanguines l’habite), nous laissa carte blanche pour cette période estivale. C’est ainsi que fort de quelques gros billets que l’éditeur, cet être pur, oublia de prendre sur le bureau à tréteaux coulissants et à planche en formica de la rédaction, nous décidâmes d’investiguer pendant nos vacances. Pour ce faire, choisir les destinations clinquantes que nos amis footballeurs aiment plus que tout au monde et choisir de suivre les bons, ceux qui par leurs frasques, leurs caractères et leurs élucubrations font les choux gras de la presse people (Voici, Ola, L’Equipe) et de la presse spécialisée (Modes & Travaux, Femme Actuelle, Horsjeu.net). Notre premier choix se porta sur Cristiano Ronaldo et sa résidence quaternaire de Miami-les-Bains. Par bonheur, notre femme de ménage à taux fixe, Consuelo, était native de la même île que ce formidable esthète du ballon rond. Après quelques négociations, assez âpres, la menaçant d’un congé sans solde de quatre mois et d’une visite surprise de Godwin Okpara, Consuelo, se frisant frénétiquement la moustache nous offrit le numéro de GSM de Cristiano Ronaldo.

Après l’avoir convaincu de l’intérêt du reportage et non sans lui avoir fait parvenir une photo de nous-mêmes, nous découvrîmes au téléphone un jeune homme charmant à l’esprit ouvert.  «  E una testa de conho que bisogno por pescar pechugas ». Un vrai compliment qui va droit au coeur. Arrivé à l’aréoport de Miami-les-plages, c’est un Cristiano au teint hâlé et à l’haleine fraiche qui nous accueilli. A peine engouffrés dans son véhicule (une smart toutes options, pour raison de psychologie féminine, nous déclara-t-il), Cristiano nous arrêta à Picard, l’Empire du surgelé.

Les Picard américains ont une différence notable avec nos Picard du vieux continent. Au-delà de la surconsommation toute américaine, du suremballage et des allées surlarges pour cause de surembonpoint, il existe dans ces magasins des rayons enfants et nourrissons, que Cristiano souhaitait vivement nous montrer. C’était ici qu’il avait songé acheter son fils, Cristiano Junior. Le constat est stupéfiant. Tout un rayon enfants surgelés. Les notices explicatives en anglais et en espagnol sont limpides, cependant, nous demandions à Madame Courjault, chef de rayon, de nous en faire une démonstration. Ainsi, sous nos yeux ébahis nous découvrions qu’il suffit de  faire décongeler le chérubin, 750 watts pendant une minute trente, et votre nourrisson est prêt au baptême. Merveilleuse idée, merveilleux pays.

Mais finalement, Cristiano n’avait pas acheté son petit là-bas. Cristiano lui, avait besoin de se reproduire avec sa propre semence. Question d’ego manifeste, puisqu’il nous déclara : « 97 millions d’euros, que je coute, entiendes o francao ? Les choses de laboratoire je les laisse à Messi ». Quel caractère. C’est alors que quelques kilomètres plus loin, dans la Z.I. de Miami-les-forges, nous nous arrêtions Cristiano et nous-mêmes, dans un troquet typique de la Floride : le Buffalo Grill. Là-bas, Cristiano entama 300 abdos avant de se laver les mains et demanda un Taillefeeze au pamplemousse light, quand nous prenions un Coca Cola. Il faut savoir rester local. Une fois installés et servis par Buffalo Bill en personne, moment émouvant, Cristiano nous fit part de ses connaissances :

« Tou vois, c’est ici qué j’ai rencontré la serveuse por la natalidad de Junior… Qué elle avait les dimensions parfaites pour recevoir l’enfant, les yeux marron, le grain de peau mat, et en plus elle n’était pas dégueulasse. Il m’est aisé de récolter n’importe laquelle de ces petites, c’est sûr, ma j’avais besoin d’affirmer le type de mon enfant, une sorte d’amélioration de l’ADN, tu comprends ? »

Nous ne comprenions que trop bien. Quoiqu’un peu effrayante, la perspective de voir l’être humain prendre le dessus sur les lois de la nature nous fascinait. Ainsi, nous Bernard Delavillelumière, ébaucherions bien un plan, afin d’affirmer une bonne fois pour toute dans notre code génétique la blondeur des blés, le teint blanc, légèrement rosi tel la tête d’un poupon du Brandebourg, le mètre quatre vingt et la vigueur toute nordique de nos ascendants. Voyant notre œil pétillant et notre pantalon frétillant, Cristiano, revenant des toilettes pour sa troisième épilation des aisselles de la journée compris ce que nous avions à l’esprit. « Bernardo, tu veux qu’on aille te chercher une petite ? Joder, c’est facile je vais t’apprendre à le faire. »

C’est la larme à l’œil et au caleçon que nous acceptions sa proposition. Aussitôt, nous embarquions à bord de sa Smart numéro 4, en route pour une nuit agitée dans la Mecque de la débauche : le Chunga-night.

S’il y a bien des choses que nous connaissions, la culture ayant été un fer de lance de notre éducation, nous devions néanmoins l’avouer, le simple intitulé de cette discothèque à l’ambiance moite selon le joueur gélatineux, nous était totalement mystérieux. Nous avions bien  évidemment connu le chikungunya lors de notre escapade à la Réunion pour célébrer l’anniversaire de grand papa caché dans les plaines des cafres depuis 1945,  mais ce « chunga-night »  nous apparaissait bien flou…et la mission à entreprendre dans cet endroit encore plus…

C’est donc les mains moites et les pieds poites que nous nous installions dans la smart intérieur cuir, une voiture « qu’elle est biench’ pour la conduirch’ », nous narrait l’homme qui valait des millions, l’éclat de rire ponctuant son accent portugais. Nous esquissions un sourire complice sans pour autant comprendre le sens de sa tirade. Quelle importance ? Nos problèmes étaient tout autres…En effet, il fallait en peu de temps nous familiariser avec l’endroit inconnu pour aborder l’inconnue du sexe opposé…ou pas. Nous n’étions pas toujours sûrs de nos désirs et nous étions obligés d’admettre que voir Ronaldo faire ses 300 abdos avait attisé notre sous vêtement Armand Thierry…

A peine arrivés dans cette grotte électrisée et pleine de vice, le joueur madrilène nous conviait à saluer toute l’assistance qui n’avait d’yeux que pour lui. Et quelle assistance ! Des hommes, des femmes, des mi hommes, mi femmes, des ânes (Ronaldo nous précisa qu’Adriano était attendu, nous fîmes semblant une nouvelle fois de comprendre) et autres créatures que l’écriture ne pourrait décrire…  « Ne t’inquiète pas » lança CR9, tu vas commencech’ avec une femme ! » Nous étions presque rassurés…

La musique grondante couvrait presque l’intégralité de nos paroles, la démarche du paon vers la serveuse n’allait pas être aisée. Ronaldo, fin connaisseur, prit les devants en voyant notre malaise. « Viens le françaich’, il y a coin plus calme derrière, avec oune Bar ». Notre tension baissa un peu, un élément de difficulté venait de s’estomper…Nous arrivions en effet dans une salle plus apaisée, aux couleurs roses tamisées qui n’étaient pas sans rappeler notre chambre d’adolescent, un bon point pour la confiance. Nous vîmes bien une barre plantée au milieu d’une table mais pas de bar ; originalité locale certainement…Le merengue appela la serveuse Talia, mexicaine excitante, si courtement vêtue que nous ne pûmes nous empêcher de penser aux risques pour sa santé, la clim réglée à son maximum provoquant quelques courants d’air désagréables…

« Tu me payes un verre » nous dit-elle dans un français parfait, le corps (chaud) déjà collé à notre cuisse. Nous répondîmes d’un hochement de tête affirmatif, la gorge encore trop nouée par cette muse presque nue devant nos yeux, suivit d’un maladroit : «  Ber…nardo, me llamo Bernard, me gustas tu, tu y yo à la fiesta, tu y yo todo de la noche, bailando amigos adios ». En guise de réponse, elle porta à sa bouche le verre de champagne que nous venions de commander à sa demande (sans le savoir) puis posa ensuite ses lèvres contre notre cou…Sans nous laisser le temps de réagir, la demoiselle commença à sautiller sur nous d’un mouvement de va et vient évoquant les meilleures émissions d’Equidia, Jean Rochefort aurait adoré…

Ensuite, comme piquée par une guêpe, elle se jeta sur la barre de fer afin d’entamer des figures géométriques corporelles de grandes souplesse tout en s’effeuillant encore plus… La dame faisait donc le paon ? La drague de Miami était elle ce fameux quart d’heure américain dont nous entendions parler lors de nos rallyes d’étudiants d’antant ? Et si notre problème ne venait pas de nous même mais tout simplement de notre pays ? La descendance devait-elle se faire avec « l’étranger » ? Mais qu’en dirait notre oncle, et pis, notre père ?

Alors que notre cerveau était en ébullition par tant d’interrogations, la demoiselle revint sur nous, affamée de danse sur notre caleçon désormais en jachère… Il ne fallut pas plus de 30 secondes pour que l’aboutissement de cette drague soit total, notre entre jambe explosif envoyant brusquement notre descendance contre l’intérieur du Cyrillus de velours…C’est à ce moment même que Talia décida de partir, nous laissant seul avec notre plaisir (avoué), mais avec encore plus de questionnements…

La drague était-elle si facile ? L’accent français ou l’arme ultime ? Talia savait-elle que le coït doit s’effectuer sans habits pour assurer les générations ?

Les réponses nous importaient finalement peu, et nous préférions vite rejoindre Ronaldo pour pavoiser devant ce « sex symbol » qui ne l’était peut être pas tant que ça…Non CR9, les longues phrases ne sont pas toujours utiles pour ensorceler la femme convoitée, sache qu’un simple regard de Bernard saupoudré de quelques mots suffisent…

Talia devait certainement lui expliquer notre don puisque Ronaldo lui tendit une liasse de billets pour la remercier de l’enrichir de quelques clés de séduction. Sacré Cristiano, nous Bernard, aurions pu vous les apprendre gratuitement…

11 thoughts on “Les Vacances de Bernard Delavillelumière

  1. L’apothéose du billet : « Après quelques négociations, assez âpres, la menaçant d’un congé sans solde de quatre mois et d’une visite surprise de Godwin Okpara »

  2. 10h32 pas de rumeurs et transferts et mon commentaire non modéré ce qui me laisse à penser que le comité s’est pris des parpeings dans la tête toute la soirée d’hier et a une sacré geule de bois.

  3. Bigre,

    On se croyait parti pour une bonne tranche de fou rire et on se retrouve avec un peu de graisse d’oie au bas du croupion. Comme quoi c’est pas incompatible.

  4. Mâtin, quel reporter! Franchement excellent je sais pas comment vous faites pour trouver autant de conneries, dites moi ce que vous prenez, j’en veux.

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