Lorient-PSG (0-1): La Merlus Académie livre ses notes et met l’ambiance

Avant-Propos

La Merlus Académie est sous prozac. Deux victoires seulement en 2014, des copies indigentes, et trop peu de belles actions ont eu raison du moral de vos serviteurs. Un troisième larron désirait intégrer la rédaction et raviver la flamme? Il n’a plus jamais donné de nouvelles après le match de Bordeaux qui devait lui servir d’essai. Nous ne pouvons que le comprendre, mais s’il ne s’est pas encore passé la corde autour du cou, la porte lui est toujours ouverte. Tristan Bourrepif est lui en congé maladie, mais il a obtenu le droit de participer à Radiorsjeu, où il a réussi à déprimer l’intégralité du public. Une entreprise de pompes funèbres l’aurait contacté pour lui proposer un poste. Au milieu de ce marasme reste le fidèle remplaçant de la Merlus. Evidemment, nous n’avons pu décemment lui demander d’académiser les innombrables matchs nuls et défaites subies depuis deux mois, mais l’actualité chargée du club ces dernières semaines l’a forcé à sortir de son silence pour le match contre le PSG. Attention, ambiance.

Le contexte – la Merlus en a marre de la guerre des egos

Une page risque de se tourner dans l’histoire du FC Lorient. Christian Gourcuff fait face à un ultimatum depuis ce dimanche 23 Mars en ce qui concerne sa prolongation. Une séparation qui paraît inéluctable tant l’affaire Lemina mais aussi les départs de Mvuemba dans les dernières heures du mercato de l’été 2012 et de Romao en Janvier 2013 sont restés en travers de la gorge de Gourcuff. La fin de son « règne » est annoncée par beaucoup comme la fin des merlus en Ligue 1, la fin du « Football autrement » prôné par notre cher président qui n’a pourtant pas fait que des mauvaises choses pour le club : mise en place des salaires en fonction des performances, nouvelle tribune, pelouse synthétique… N’oublions pas aussi qu’il avait réussi à faire prolonger Gourcuff qui souhaitait à tout prix partir il y a maintenant plus de trois ans. Le centre d’entraînement, bien que son financement reste encore assez flou (ndlr : On parle d’un financement personnel de Féry qui louerait le centre au club afin de rembourser le prix qui se chiffre en plusieurs millions d’euros), étant probablement sa plus grande réussite. L’entraîneur emblématique du FC Lorient, qui le réclame depuis maintenant plus de 10 ans, n’en bénéficiera sûrement qu’une seule saison.

Cette rupture est avant tout une rupture entre deux hommes qui sont loin d’avoir une vision identique du football. Quand Gourcuff se déclare être un passionné du beau jeu, qu’il veut voir ses joueurs heureux sur le terrain et que son président, lui, parle de joueurs comme des « actifs » et ayant « une valeur comptable indépendamment de sa valeur sportive », on remarque très clairement cette différence. Oui c’est vrai, Gourcuff n’a pas remporté de trophée mais pour les supporters, le maintien en Ligue 1 depuis maintenant une décennie d’un club comme Lorient vaut bien plus qu’un trophée. En cherchant ouvertement à renvoyer Christian Gourcuff l’automne dernier, puis en lui proposant un contrat aussi court (2 ans), qui de plus semble contenir des clauses inacceptables (communication contrôlée etc…), Loïc Féry s’attaque plus qu’à Christian Gourcuff, il s’attaque également à tous les passionnés de son jeu qui ne viennent au Moustoir uniquement pour cela. En effet, sur la bonne quinzaine de milliers de personnes à chaque rencontre, la plupart ne sont que « spectateurs » : le public est assez frileux et n’est réceptif qu’en cas de bons résultats ou de bonnes performances. Le départ de Gourcuff entraînerait d’inexorable conséquences sur le plan sportif (quid de l’identité de jeu, comment recruter des joueurs qui ne venaient « que » pour Gourcuff ?) et même économique (départs de sponsors emblématiques, de joueurs ne souhaitant pas rester suite à son départ). « J’ai décidé de ne pas décider »… Il a maintenant jusqu’au 31 mars pour choisir (mais son départ est quand même à 99% sûr).

C’est donc dans un contexte assez compliqué que les joueurs préparent cette rencontre, une semaine après une défaite logique à Sochaux. Le génial génie nous a même réservé une surprise tactique

La compo du génial génie

 

Doukouré arrière-droit, j’étais sceptique au début mais il s’avérera que cette décision sera payante, à l’exception sur l’action du but de Paris.

Le match

Pas grand-chose à dire sur ce match, le rythme  de Paris était extrêmement faible, un jeu très bas sans prise de risque. C’était presque insupportable car Lorient évoluait bien en bloc et a empêché les constructions parisiennes en première mi-temps. Lorient a donc procédé en contre-attaque pendant tout le match. Les contres n’ont rien amené, rien si ce n’est quelques frappes, quelques arrêts de Sirigu, mais ont surtout montré un manque cruel d’efficacité.

Les Notes

Audard  (5/5) : Grosse prestation de Fabulous Fab qui envoie chier par la même occasion tous ceux qui le critiquaient en début de saison. Au challenge des arrêts réflexes, il s’illustre devant Jallet (comme un symbole …) en nous sortant une parade incroyable.

Baca (2/5) : Dans un rôle d’arrière-gauche qu’il n’affectionne pas particulièrement, il a fait le travail défensif sans plus.

Lautoa et Ecuélé-Manga (4/5) : Comme quasiment à chaque match où elle a été alignée depuis le début de la saison, cette charnière a été très bonne. Si on n’a pas pris de deuxième but, c’est notamment grâce à eux.

Doukouré (2/5) : Fautif sur le but parisien, il n’a pourtant pas démérité dans un rôle qui n’est pas le sien. Plutôt solide dans les duels, assez laxiste sur le marquage.

Alain Traoré (3+/5) : Enfin un bon match. S’il ne s’est pas illustré pour son travail défensif, il est à l’origine de nombreux décalages, notamment cette ouverture lumineuse pour Aliadière à la 43ème.

Mathieu Coutadeur (4/5) : A joué court, simple et quasiment dans un rôle de milieu défensif en l’absence de Bourillon. Maintenant, il faudrait éviter de se blesser et garder ce niveau de jeu à chaque match.

Kévin Monnet-Paquet (2/5) : Il  a franchi un palier depuis quelques matchs, il provoque, réussi des un-contre-un et dribble mais ça n’aboutit pas à grand-chose. La prochaine étape c’est de  tirer, et ensuite de cadrer.

Yann Jouffre (3/5) : Si seulement il avait marqué à la 15ème sur ce décalage d’Aboubakar. Comme d’habitude, il a décroché pour influer sur le jeu dans l’axe et a essayé de jouer long, sans réussite.

Vincent Aboubakar (1/5) : C’est bien gentil de dribbler, mais faudrait peut-être faire des passes plutôt que de t’enfoncer dans la défense parisienne. Et puis faudrait peut-être cadrer un jour …

Jérémie Aliadière (2/5) : Dans un rôle d’attaquant de soutien dont il n’est pas fan depuis l’arrivée d’Aboubakar, c’est celui qui s’est montré le plus dangereux. Mais comme depuis le début de la saison, ses appels, ses déviations et ses déplacements n’ont pas été récompensé.

Le remplaçant de la Merlus

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

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