Manchester United – Aston Villa (3-0) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

3

Avec de la guest-star, des bonuses… C’est la fête !

Booooooooooooooooonjour à tous !

Cette académie sera placée sous le signe de la joie et de la bonne humeur, et sera effectuée dans la noire et la négresse (…C’est bon, vous l’avez ?).
Tandis que Luke est retenu par son incroyable notoriété et qu’il anime avec un talent certain l’émission qui n’a pas de nom, de horsjeu.net, je me vois confier la tâche d’académiser le match qui est censé sceller notre couronnement.  Et là vous vous dîtes « Attendez, l’Infernal Wayne Boulet, c’est celui qui n’a pas d’bol et qui ne fait qu’académiser des purges » et vous faites le calcul « Niveau actuel de l’équipe + Wayne Boulet = probable match pourri ». Tremblez pauvres morteeeeeeeeeeeeeels ! Préparez-vous à voir toutes vos convictions tomber aujourd’hui (sauf celles qui veulent que Kagawa et l’Editeur soient tous les deux beaux hommes).

L’avant-mâche du mâche du jour : Manchester United – Aston Villa (34ème journée de Premier League) :

Trente-quatrième journée, donc, et la possibilité d’un sacre dès ce soir, car grâce à la « probante » victoire de Tottenham sur nos honnis voisins tout de bleu vêtus,  nous pourrions nous retrouver à la fin de la rencontre avec seize points d’avance sur les Citizens, lesquels auront encore cinq matches à jouer.
L’atmosphère est à la fête et à la célébration, Old Trafford sera plein, les supporters aux abords du stade arborent des t-shirts illustrant déjà le vingtième titre. Ce sera également le 400ème match de Wayne Rooney avec Manchester United (avec cent-quatre-vingt-dix-sept buts inscrits). L’habitude des joueurs composant l’effectif à gagner des trophées aidant, ceux-ci semblent aborder le match avec une grande sérénité. Très peu de joueurs n’ont en effet jamais gagné le titre : De tête, je peux vous citer Phil Jones, Chris Smalling et bien entendu, Robin van Persie, dont la motivation  principale en rejoignant le club était de toucher ce fameux trophée de la Premier League, qui le fuit depuis tant d’années.

La composition diabolique :

Afin d’en finir au plus vite avec cette besogne, Ferguson a fait péter la compo offensive et reconduit Rooney en 8.  J’ai lu ça et là que Ferguson avait cessé le turn-over récemment, mais vous appelez comment le fait d’avoir encore changé de défense centrale ? Ce sont en effet Jones (loooove) et Evans (feaaaar) qui la composeront. Giggs est là, comme lors des matches importants et Kagawa soutiendra van Persie. Jugez plutôt

Compo Man United
Subs : Lindegaard, Ferdinand, Hernandez, Nani, Welbeck, Cleverley, Büttner.

En face, Paul Lambert (que vous vous devez de connaître si vous supportez United depuis au moins les années 90 et une rencontre face à Dortmund en 1997) sort le 4-2-3-1 « couteau-suisse » permettant, normalement un bon repli défensif et une projection rapide vers l’avant. La puissance de Benteke devrait mettre à l’épreuve notre charnière centrale, tandis que Agbonlahor, N’Zogbia et Weimann devront jouer intelligemment pour prendre United en défaut et en contre.

Compo Aston Villa

Subs : Given, Clark, El Ahmadi, Holman, Sylla, Bent, Bowery.

Le Live où tu vois le chiffre 20 partout :

2’ : Ca commence très très fort. United fait tourner la gonfle, dans sa phase de préparation. Rooney, peu avant le rond central dans le camp mancunien, déclenche une magnifique ouverture d’une bonne cinquantaine de mètres pour trouver Valencia,  sur la droite. L’Equatorien emmène deux défenseurs avec lui et sert Rafael en retrait, lequel peut centrer au deuxième poteau, et voir Giggs reprendre le ballon. Le cuir passe devant Kagawa, Vlaar est trop court pour le reprendre et il finit par arriver sur van Persie qui ouvre le score en logeant le ballon sous la barre. 1-0, c’est bien parti.

3’ : Une-deux entre Valencia et Kagawa, toujours côté droit. La passe du Japonais, parfaitement ajustée permet au numéro 7 de prendre le couloir et de centrer au point de penalty, là ou attend van Persie qui tente la reprise de volée.  C’est juste au-dessus de la barre. Et mon hélicoptère qui était déjà prêt à repartir…

9’ : Kagawa (qui provoque des remous dans le caleçon de chaque supporter des Rouges Diables chaque fois qu’il touche le ballon), écarte à gauche pour Giggs. Le Gallois effectue un grand pont (si !) sur Lowton et centre au deuxième poteau pour trouver la tête de van Persie. La déviation est bonne et alors que je bondis de mon canapé en voyant déjà Kagawa reprendre la gonfle, Vlaar dégage en catastrophe. C’est beau, on voit du jeu, l’équipe est en forme, ce soir, c’est plaisir.

10’ : Et ça continue. A la suite d’une touche jouée par Rafael sur Carrick, Rooney, tout en classe transmet au Brésilien, lequel passe à Kagawa. Faisant encore une fois étalage de sa justesse technique, l’ancien joueur de Dortmund passe dans l’espace et dans la surface vers Rooney, lequel peut centrer au point de penalty. La balle est détournée et revient sur Rafael, pour un enchaînement contrôle de la cuisse-frappe ras de terre de l’extérieur du pied dont Christophe Jallet doit penser qu’elle est impossible à réaliser. Le ballon part vite, et bien, Guzan et battu, les clameurs montent dans le public… Mais la frappe échoue sur la base du montant droit du gardien Villan.

12’ : Aston Villa réagit enfin. Profitant du fait que l’équipe en rouge joue très haut, Vlaar relance de manière très propre sur Benteke, proche de la ligne médiane. Celui-ci dévie en une touche sur Westwood ( a priori), lequel ne sera pas attaqué jusqu’aux abords de la surface et pourra donner dans le bon tempo à Benteke, car Jones est trop court pour tacler. Le Belge se met sur son pied droit et tente une frappe de l’intérieur du pied qui passe de très peu au-dessus du cadre.

Passe Weimann - Benteke Il faut souligner la qualité de la passe de Weimann.

13’ : Les images étant plus parlantes que les mots :

Ouverture Rooney deuxième butEt qui est-ce qui a vu l’appel de Robin ?

But RvPEt qui est-ce qui s’en va loger une superbe vollée dans le petit filet ?

Mon Satan que c’est beau ! Tout, de la récupération du ballon par Evans, à la finition exemplaire de van Persie, en passant par le coup d’œil et l’ouverture de Rooney, tout a été exécuté à la perfection.  Ça fait 2-0, il ne fait plus aucun doute que le titre est revenu chez nous. Luke Seafer parlera après le match d’un vent de force 666 dans le château inferanal,  mais je peux vous dire que c’était déjà le cas à ce moment précis !

17’ : Les premiers chants célébrant les champions descendent des tribunes. Moi, je souris béatement .

24’ : Pas de grosse action à vous raconter, mais le match est toujours aussi plaisant à regarder. United est sûr de sa force, techniquement, c’est bien au-dessus de ce que l’on a vu depuis quelques semaines. Villa est enfin entré dans son match, mais la supériorité des Rouges Diables dans le jeu est telle que le club de Birmingham sert de sparing-partner.

25’ : ALERTE ! Kagawa et Rooney ont raté une passe.

31’ : Perde de balle de Rooney à environ trente mètres des buts de De Gea, cela profite à N’Zogbia qui sollicite le une-deux avec Weimann. L’Autrichien dose bien sa passe et le Français peut centrer du droit. Le ballon, détourné, passera devant tout le monde, non sans avoir causé une petite frayeur à mon caleçon.

33’ : YOUHOUHOUHOU ! Allez, on fait sauter les calebutes, on en peut plus, on fait virveolter tout ce qu’il y a dans la pièce rien qu’avec la puissance de nos hélicos ! Vous l’aurez compris, 3-0 pour « Maniou » : Kagawa est servi dans le rond central par Carrick, et doit réagir en une fraction de seconde pour se débarrasser du ballon proprement. C’est plus qu’il n’en faut pour lui, car il a déjà remarqué l’appel de Giggs. Le Japonais délivre donc un amour de passe en profondeur pour le Gallois, lequel accélère, pénètre tendrement dans la surface (car un Gallois est toujours tendre, c’est bien connu), bon, il se loupe un peu, tergiverse, mais finit par servir van Persie près de la surface de but, qui n’a plus qu’à crocheter le gardien et qu’à expédier la balle au fond. Dire que pendant ce temps, certains animent une émission au lieu de regarder le match… (NON MAIS TU CROIS QUOI, J4AVAIS UNE FENETRE D4OUVERTE SUR LE MATCH MECREANT ndls)

36’ : Des dribbles tout pourris, des accélérations dans le vide, des choix de passes pas franchement judicieux… Hum… A celui qui a mis Obertan dans la tenue de Agbonlahor, la blague était drôle cinq minutes. Maintenant, c’est surtout pathétique.

41’ : Alors que le match est toujours aussi plaisant, l’intensité baisse quelque peu. Les joueurs de United se contentent de gérer leur avantage en gratifiant les supporters de quelques gestes de classe. Du côté de Villa, on n’abdique pas, à l’image de N’Zogbia qui transmet à Benteke. Celui-ci peut passer à Agbonlahor pour une tentative de frappe en pivot du gauche. C’est  à côté.

45’ : Trois streamings différents, trois fois la même question ? Pour Phil Jones, quelle est la meilleure position ? Personne ne semble pouvoir répondre. Alors qu’il suffit de demander à Gros Membre numéro 2.

Mi-temps : Yes ! Ca y est le vingtième titre est en poche ! Voilà qui fait oublier la déception déception de la Champions’ League et… Comment ça, « c’est pas fini » ? Non, sérieusement ? Vous y croyez ? Bon.

49’ : Pour la déconne, De Gea relâche un centre a priori tranquille et nous rappelle qu’il n’a pas toujours été super serein cette saison. Rafael est contraint de mettre la balle en corner. Sur celui-ci, Baker place une bonne déviation de la tête pour Weimann qui arrive lancé et croise sa tête. De Gea plonge un peu n’importe comment, mais van Persie est là pour sauver sur sa ligne. Ne cherchez pas, il a décidé que c’était SON match.

50’ : C’est bieng, on s’est évité l’option « reprise d’espoir  pour l’équipe menée, dès le début de la seconde période ». On ne va donc pas s’écrouler devant les coups de boutoir (décidément, cette académie est remplie de termes coquins) d’une équipe revigorée.

53’ : Oui, enfin, ça, c’est vide dit. Si Wayne pouvait éviter de la jouer en dilettante et de perdre la balle comme un blaireau devant El Ahmadi, occasionnant une récupération puis une frappe de Benteke, ce serait sympa. Bon, de toute façon, De Gea est sur le coup et capte la tentative du Belge, mais tout de même.

61’ : Bon, il ne se passe pas énormément de choses, Villa presse beaucoup plus haut, United recule mais contient pas trop mal les offensives adverses. Rooney commence à perdre pas mal de ballons, en revanche.

64’ : Bon travail de Valencia côté droit, lequel élimine son adversaire sur un crochet. Le centre du numéro 7 trouve Giggs dans la surface, pour une déviation en retrait vers Rooney. La reprise de l’Anglais est contrée par la défense. Ah, je vous avais dit que c’était moins folichon. Surtout que Shrek tentera à nouveau sa chance quelques secondes plus tard sur un centre à ras de terre de van Persie. Tout ça pour assassiner l’aut’ con en tribunes, là, l’enflure qui s’était moqué de ses oreilles.

71’ : Coucou, me revoilou. Corner tiré par Rooney. Le ballon s’élève vers le deuxième poteau, là où Evans le reprend, de manière assez incroyable du talon gauche. Cette reprise n’est pas assez puissante pour que la défense de Villa n’écarte pas le danger, mais on a failli assister à l’un des plus beaux buts (de cocu) de l’année.

75’ : Benteke, déporté (non, je ne ferai pas de blague) comme un symbole des années 40 (ah, si) , sur la gauche, passe vers El Ahmadi, dans une position plus axiale et à environ 26 mètres des bois. Ni une, ni deux, il décide de déclencher une frappe flottante. De Gea est obligé de jouer la sécurité et détourne au-dessus de la transversale.

77’ : Parti sur le côté droit, Rafael infiltre Valencia  dans la surface. Celui-ci lève la tête et donne en retrait pour Kagawa. La feinte du Japonais embarque son adversaire direct, mais sa frappe du pied gauche s’envole jusqu’à la Manchester Art Gallery (Ouais, faut pas déconner, quand Shinji se loupe, c’est tout de même avec style).

82’ : C’est incroyable ce que ça peut être long, dix minutes.

88’ : Coup-franc  obtenu par Agbonlahor, à peu près là où El Ahmadi avait  frappé un peu plus tôt.  Ce sera lui qui s’en chargera, d’ailleurs. Sa nouvelle tentative n’est pas mauvaise, cadrée, mais manque de puissance pour inquiéter De Gea.

Fin du match : C’est bon là ? Ca y est, on peut jubiler ? Eh bien je ne dirai qu’une chose : OH PUTAIN QU’C’EST BON !!!! Ce n’est évidemment pas le premier sacre auquel j’assiste, mais la sensation est toujours la même : Une joie intense, une expression idiote sur le visage qui ne veut pas s’effacer et le sentiment étrange mixant le devoir accompli et une sacré libération. Bon, vous vous souvenez tous de votre première fois non ? Eh bien, ça doit s’en approcher, quelque part.

Comme vous vous en doutez, je ne suis pas le seul à être tout ému au château de l’enfer ! Pour tout vous dire, on ressent l’intensité des hélices du fameux « Supercopter » de Luke, jusque dans la cave, c’est dire…
D’ailleurs, je crois qu’il est tellement émotionné qu’il a décidé de venir jusque dans cette académie pour vous conter ce qu’il ressent. Ensuite, on passe aux notes, et fissa, parce que j’ai des trucs à fêter, moi.

Le commentaire inferanal de Luke Seafer

Le premier titre mancunien de CHAMPIONS la Raide et Vile Academy. Enfin. CHAMPIONS Après l’humiliation de l’an dernier CHAMPIONS, la violence de ce but du Kun qui CHAMPIONS m’avait laissé comme un con CHAMPIONS au milieu du salon, le caleçon CHAMPIONS sur les chevilles.
Tout ceci CHAMPIONS est terminé. 20eme titre, sans doute CHAMPIONS pas le plus beau quand on repense CHAMPIONS au jeu pratiqué sur la saison CHAMPIONS, mais il pourrait être CHAMPIONS des plus mémorables si l’on CHAMPIONS en vient à gagner nos quatre derniers matchs (records de CHAMPIONS points en vue).

Bon et puis on crachera pas CHAMPIONS non plus sur le titre de meilleur buteur CHAMPIONS à venir pour van Persie.
Merci Luis Suarez CHAMPIONS.

Je n’en dirai pas plus CHAMPIONS, on va en garder CHAMPIONS pour le bilan de fin de saison CHAMPIONS.

Luke Seafer. (Qui est CHAMPION)

 

Les diables : (On va surtout se baser sur la première période hein, au vu du manque d’occasions en deuxième mi-temps)

De Gea (4/5) : Pas beaucoup de boulot à effectuer, mais il l’a plutôt bien effectué. Une jolie parade sur une frappe trompeuse de El Ahmadi. Il frôle la note maximale, mais ne l’atteint pas à cause de ce combo saute de concentration-relâchement de centre facile-plongeon détendu du gland entre la 75’ et la 77’.
Et pour analyser cet arrêt qui m’a forcé à repenser ma gamme de sous-vêtements, je fais appel à un spécialiste. Je veux bien sûr parler de Blaah, l’illustre rédacteur de la Canebière Académie et inventeur du slipomètre. M’ayant assuré que « les olympiens n’ont pas le monopole du slipomètre », il nous a adressé ses «Félicitations pour le 20e titre (mais 3-0 c’est n’importe quoi, on va vous niquer le record de 1-0 avec ça). » Ces formes de politesses ayant été expédiées, nous nous sommes donc penchés sur ce moment de flottement du gardien espagnol :

SlipomètreEt c’est un magnifique 4/5 que récolte De Gea ! Toutes mes félicitations à lui. Le caleçon couleur kaki ou marron est maintenant un choix judicieux pour tout supporter Raide et Vile qui se respecte !
Blaah, je te remercie de cette brillante intervention.

Rafael (4/5) : Enormément d’activité pour notre latéral-mobylette. Sa relation technique avec Valencia est la plus évidente de toutes celles qu’il a pu lier avec d’autres ailiers cette année. Sa frappe sur le poteau méritait un meilleur sort.
Sa tendance à s’arrêter et à réclamer la faute lorsqu’il subit un tacle est toutefois irritante.

Jones (5/5) : Sans maîtrise, la puissance, bla bla bla… Jones l’a, la maîtrise. N’en déplaise à un certain Bernard.M,  le tout jeune défenseur ressemblant à votre idéal de puissance préféré (sauf Superman, il fait trop gayfriendly) a éclaboussé le match de sa classe défensive. Les gestes sont précis et justes, le sens de l’anticipation est là… La panoplie intégrale du très grand défenseur.

Evans (4/5) : Un presque aussi bon match que son homologue de la défense centrale, cependant terni par des choix de relance complètement foireux, parfois du pied gauche. ( ?!)

Evra (4/5) : Son apport offensif aura été limité, mais c’est essentiellement parce qu’il n’aura pas eu la nécessité de se projeter à foison (comme un symbole de bukakke ? ) Le positionnement de Rooney en début de match l’aura grandement servi, comme on le verra plus tard.

Valencia (4/5) : Bien meilleur que lors de ses dernières sorties. Pas de grand geste à ressortir, mais il aura toujours été dans le bon tempo, aura accéléré au bon moment, tenté autre chose que son fameux crochet extérieur et joué pour le collectif. Pas grand-chose à demander de plus.

Carrick (4/5) : Si son rendement offensif a été éclipsé par celui de Rooney, notamment en début de match, le joueur mancunien de l’année selon biens des supporters (anglais) de United se sera attaché à jouer court et simple. Deux-trois interceptions bien senties sont à mettre à son crédit.

Rooney (5 puis 4/5) : Avant de commenter sa note, j’aimerais m’arrêter quelques minutes sur les changements tactiques qu’impose le placement de Wayne en milieu relayeur.

C’est le moment du….

Point Tactique :

La première conséquence, et la plus évidente, fait passer l’équipe du 4-4-2 habituel à une sorte de 4-4-1-1 hybride, pouvant se moduler en 4-2-3-1, en 4-5-1 voire en une sorte de 4-1-2-1-1-1 selon les circonstances.

La deuxième concerne l’articulation offensive de l’équipe. Rooney à cette place, c’est l’assurance de plusieurs choses : avoir plus de liberté pour le joueur, plus de temps pour distribuer la gonfle (cf. le deuxième but), la réorganisation du jeu des ailiers qui prendront d’avantage le couloir qu’avec Cleverley qui se projette plus vers l’avant. Enfin, et peut-être le plus important, voir Wayne à ce poste permet de tirer la quintessence de Kagawa et Rooney sur le pré. S’ils jouissent d’une liberté de mouvement plutôt importante, leur complicité technique leur évite de passer leur temps à se marcher sur les pieds et les avoir tous le deux dans l’axe permet à la fois d’avoir des ailiers de métier sur les côtés, pas de mecs qui seront naturellement attirés vers l’axe, et de voir les deux joueurs combiner plus simplement.

Le troisième point  concerne aussi une réorganisation, mais au niveau de la défense, cette fois. En effet, si l’on a vu Rafael faire d’incessants allers retours, Evra aura eu un match bien plus tranquille. S’il aura parfois apporté offensivement, c’aura été lorsque Rooney évoluait plus haut, selon le positionnement dicté par l’action, le reste du temps, le latéral français n’aura eu à s’occuper que de défendre, Rooney couvrant une zone comblant le vide entre Evra et un Giggs qui évoluait plus haut qu’à l’habitude sur l’aile. Ainsi, l’équipe ne s’est que rarement montrée en danger, car bénéficiant d’un défenseur supplémentaire, en plus de l’abattage de Rooney. Les incursions des Villans auront coïncidées avec la baisse de rythme de l’Anglais au fur et à mesure de la seconde période, jusqu’à son remplacement.
Je pourrais encore en dire pas mal, mais je vais éviter de vous endormir, si ce n’est pas déjà fait et reprendre le cours des notes.

Rooney aura donc frisé l’excellence. Pendant au moins une demie-heure. Transversales à foison, ouverture magique sur le second but de van Persie, transmissions impeccables… Tout y est passé. Un but aurait assuré un 15/5. Mais une sérieuse baisse de régime entamée vers la trente-cinquième minute aura eu raison d’une super note. Circonstance vachement atténuante : Il est loin d’être habitué au poste et on n’est même pas sûr qu’il aime jouer là.

Giggs (4/5) : Vous êtes sûrs qu’il va avoir quarante ans ? Parce que bon, le p’tit jeune qui s’est pris un grand pont doit être roulé en boule sous sa couette en pleurant, à l’heure qu’il est.  Giggsy aura été bon, parfois très bon, tout au long du match. Une passe décisive vient parachever sa performance.

Kagawa (5/5) : Je me suis trompé la dernière fois. En fait, il est Tarô Misaki.  C’est évident lorsque l’on voit sa qualité de passe, ses dribbles déroutants, son QI football, sa science du placement offensif. Il n’aura pas mis longtemps à se fondre dans le collectif. Et quand on sait qu’il avoue lui-même ne pas donner tout ce qu’il peut offrir à l’équipe… Vivement la saison prochaine !

van Persie (5/5) : Je lui ai suffisamment tapé dessus dernièrement pour m’incliner lorsqu’il fournit une très grösse performance. Un hat-trick, son deuxième cette saison, un but magnifique, du mouvement, moins d’entêtement à toujours frapper au but… Que demande le peuple à part de la thune ?

Le Suppôt de Satan :

Welbeck (non noté) : Entré alors que l’équipe subissait un coup de mou, il n’a pas apporté assez de fraîcheur et de vivacité selon moi.

La hot fan :

Eh bien non ! Pas aujourd’hui ! La hot fan prend un peu de vacances. La WAG est tellement occupée qu’elle finit par être complètement épuisée. Faites-moi savoir si vous voulez en revoir, y aura de quoi faire avec Arsenal.

Bonuses :

Bonus giclant

Bonus rigolus : (une traduction sera dispo si vraiment vous ne panez rien à l’anglais)

Bonus défi : Comme promis, cher Claude Pèze, je relève le défi de l’hélicoptère. Tu nous montrais dans ton académie un sexe virevoltant. J’ai mieux, j’ai l’hélicoptère, le VRAI.  (pensez à couper le son !)

C’est parti pour la fiesta maintenant ! Je devrais vous retrouver pour le match à Arsenal. Une haie d’honneur là-bas, ça n’a pas de prix !

En attendant, profitez bien de ce sacre.

Inferanalement votre.

L’Infernal Wayne Boulet. 

Si tu veux que Horsjeu.net survive, que tes académiciens préférés puissent être fournis régulièrement en jeunes vierges et en litres de Bloody Mary jusqu’à plus soif, par l’Editeur, ce bel homme, alors tu peux faire un geste en versant une maigre contribution financière mensuelle (Satan te le rendra) ou même un don unique qui n’engage à rien.Clique ici

Sinon, Luke Seafer est aussi sur Facebook  et il veut des amis, plein, parce qu’il était toujours tout seul dans la cour de récré et personne ne venait lui parler. Peut-être à cause de la chauve-souris sur son épaule, de ses briques de sang pour le goûter… On ne sait pas trop. Mais viens lui faire coucou, ça lui fera plaisir. Et si tu veux faire encore plus, tu peux aussi devenir fan de la Raide et Vile Academy. Quant à Wayne Boulet, il craque carrément son slip et te file son identité secrète. Comme ça. Tu peux aussi lui faire coucou. 

Et tiens, Luke est aussi sur Twitter  et il trouve que c’est une invention de Satan un truc aussi addictif, donc n’hésite pas à lui faire coucou. Tiens et Wayne Boulet vient de s’y mettre aussi.

3 thoughts on “Manchester United – Aston Villa (3-0) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

  1. @Petit-Louis : C’est noté !

    @Hugog : Merde, le football est mort 20 fois ! A ce rythme, c’est pire que Kenny dans South Park.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.