Manchester United – Real Sociedad (1-0) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

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Love, Soccer, and other drugs.

Résumé de l’épisode précédent: 

David vit une relation compliquée avec son Manchester United. Alors qu’il pensant enfin vivre un amour fait de feux d’artifices et de joie intense chaque semaine, le voilà tétanisé devant une personnalité aussi imposante. Bien sûr, Manchester United n’aura pas toujours été aussi belle que ses copines. On pense notamment ici à Arsenal, un canon comme on n’en fait presque plus (à part du côté de l’Allemagne), si vous me passez l’expression, mais qui a tendance à laisser tomber son Arsène le printemps venu. Non, United n’aura pas toujours été la plus belle. Mais elle aura fait en sorte d’être celle qu’on regarde en levant la tête, et au final, la plus importante des ses consœurs. C’est devenu une habitude. Et non, sa sœur jumelle maléfique de City, ça ne compte pas. Qui aurait l’idée de se faire entretenir par un Dubaïote milliardaire, franchement ?

Evidemment, le club raide et vile sort d’une relation longue. Vingt-sept ans avec un Alex Ferguson, ce n’est pas rien. Mais David aussi a vécu une longue passion avec Everton. Il connaît ce genre de situation. Mais, depuis le début de la saison, il semble bien dépassé par ce que représente sa nouvelle conquête. Il ne s’attendait peut-être pas à voir autant de personne commenter ses moindres agissements avec elle. Oui, c’est une belle erreur, je suis d’accord. D’ailleurs, on a presque le sentiment que c’est elle qui domine exclusivement  leur vie de couple. A force de tâtonner, sans vraiment prendre de décision, à force de ne pas savoir la rendre tout aussi belle qu’inaccessible aux yeux de ses partisans et courtisans, il pourrait bien la perdre, lorsque l’été arrivera. Il faudra donc faire bien mieux que cette piteuse réception de Southampton. On a connu plus glamour comme petite sauterie.

Et ça tombe bien, pour se rattraper, David a promis à sa belle qu’il l’emmènerait en Europe, et même une virée en Espagne. Ce à quoi elle a répondu qu’elle préférait d’abord voir les Espagnols de chez elle, avant d’aller au Pays des Sergio. Et comme on la comprend !

(Faire) La cour infernale :

« Qu’à cela ne tienne », se dit David, « Ce soir, c’est le grand soir. Je sors le grand jeu. Finies les errances du début de saison. Elle s’est déjà lassée de mon tout juste pubère Januzaj ? Je vais lui montrer mon Kagawa, et là, elle va fondre !  Mon Ferdinand et mon Vidic son fatigués, selon elle ? Eh bien elle n’aura qu’à poser ses yeux sur mon Jones pour trouver un nouvel élan de vigueur chez moi. Nani est invisible ? Pas de problème, je mets un Valencia à la place… Oui, enfin bon, c’est ce que j’ai de mieux sous la main. Et je n’oublie pas d’aussi faire plaisir à mon Wayne Boulet préféré, je titularise Hernandez pour remplacer van Persie, blessé. »

Compo UnitedSubs : Lindegaard, Smalling, Büttner, Nani, Young, Fellaini, Januzaj.

« Et ce n’est n’est pas cette équipe espagnole qui va m’inquiéter », se dit l’entraîneur écossais. « Après, tout, une Real Sociedad, c’est bon à quoi, sinon faire l’aguicheuse dans les rues de Lyon au mois d’août ? »

Sans titreSubs : Zubikarai, Ansotegui, Cadamuro, Pardo, Castro, Ros, Agirretxe

La parade amoureuse : 

David l’avait promis. C’était « Le grand soir ». Mais, tel un jeune homme expérimenté, il envoyait peut-être trop d’énergie dès le départ, au risque de ne pas avoir assez de force pour conclure. Cela se traduisait néanmoins par un premier baiser fougueux. Mais qui ne vint pas nécessairement de là où on l’attendait. Alors que son Rooney avait effectué un fantastique travail sur la gauche, sa frappe venant heurter le poteau, il fut tout heureux de constater que Martinez, pris d’une panique subite, envoyait la gonfle au fond de ses propres filets. 1-0. Cela avait au moins le mérite de casser son image de peine à jouir…

C’était la soirée de l’audace, également. J’en veux pour preuve l’utilisation intelligente d’une technique de drague japonaise, appelée « Kagawa ». Elle consiste à être très remuant, mais efficace, et propose à coup sûr un grand spectacle, tout en étant preuve d’une agréable précision. Malheureusement, un centre dangereux  à destination de Hernandez ne parvint pas à être repris par le Mexicain.

Moyes pouvait également constater qu’il pouvait toujours compter sur son Rooney. A la suite d’un beau mouvement côté droit initié par Valencia, grâce à un…crochet extérieur (nous tairons le nom de la victime car nous ne souhaitons pas d’avantage la couvrir de honte), Rafael pouvait centrer au point de penalty pour trouver l’Anglais, dont la reprise était captée difficilement par Bravo.
Sentant que l’attention de sa compagne faiblissait un peu au bout de dix-hui minutes, David tentait de raviver un peu d’intérêt dans ses yeux avec cette reprise acrobatique de Rooney, laquelle s’envolait malheureusement dans les tribunes.

Reprise Rooney

 

Trois minutes plus tard, je sentis quelque chose d’étrange au fond de mon caleçon. Hernandez avait inscrit un but ! Mais la sensation qui habitait mes sous-vêtements s’estompa rapidement. J’avais bien remarqué que mon Petit Pois préféré était hors-jeu(.net).

Le rendez-vous se déroulait à merveille, pas l’ombre d’un Carlos Vela dangereux qui ruinerait la soirée, par exemple. La domination mancunienne faisait plaisir à voir et David commençait à se dire que les événements commençaient à lui sourire. Et même une frappe de Seferovic n’inquiéterait pas De Gea.

Frappe Seferovic

Il ne fallait tout de même pas baisser sa vigilance. On le sait tous, la moindre erreur lors d’un rendez-vous peut vous faire passer pour le pire des rencards possibles. Une erreur ressemblant à un coup-franc à vingt-trois mètres de Griezmann, pour une frappe propulsée sur la barre, c’est le genre d’impair à éviter, oui.

Enfin, cela ne doucha pas l’enthousiasme ambiant, et, après quarante-cinq minutes, Moyes pouvait légitimement penser que cette nuit, il avait ses chances d’aller plus loin qu’un simple baiser sur la joue. Il tira parti du quart d’heure pris par sa compagne pour se repoudrer le nez, en échafaudant de nouvelles techniques de drague. 

David balbutiait quelque peu. Son humour était moins fin depuis quelques minutes et il avait du mal à rester lucide. Mais huit minutes après la reprise, Kagawa déposait un centre sur la tête de Jones, au deuxième poteau. La parade-réflexe de Bravo fut la seule chose qui empêcha les deux amants de chavirer.

A se montrer trop confiant, on peut se montrer trompé par ce que l’on croit être ses valeurs sûres. Ainsi, De La Bella propulsait un centre complètement foireux sur l’arrête de De Gea. Celui-ci, complètement battu sur le coup, préférait arborer un sourire crispé.
L’heure de jeu marquait décidément une mauvaise passe dans ce rendez-vous pour David Moyes. Croyant être drôle, il exécuta devant toute l’assistance sa fameuse blague du « Je remplace Rafael par Smalling sans aucune raison ». Il faudra que je lui dise à l’occasion que si cette blague est si fameuse, ce n’est pas parce qu’elle est drôle.

Si en plus, David manquait de chance… A la 63ème minute, en effet, Valencia touchait le poteau. Lancé parfaitement par Rooney sur la droite, l’Equatorien fixait Bravo mais sa frappe croisée du droit heurtait la base du montant de la Real ! Au moins, il gardait sa compagne dans un état de nerfs positif. D’autant que deux minutes plus tard, Kagawa manquait de peu d’entériner la victoire.  Héritant d’une passe en retrait bien ajustée par Valencia, le Japonais voyait sa frappe de près contrée en catastrophe par Martinez.

Kagawa contré

 

La soirée continuait à bien se passer, David ne manquait pas d’assurance, ce soir. La seule petite ombre au tableau pouvait être son manque d’efficacité, comme sur cette frappe de Rooney qui passait au-dessus, à la 71ème. Mais il le voyait, il la rendait heureuse, chose qu’il avait du mal à accomplir, depuis le début de leur relation.

Il eut une dernière remarque de mauvais goût, tout de même, en mentant effrontément à sa petite-amie. Mais malgré les nouveaux sentiments qu’elle commençait à éprouver pour lui, elle n’était pas encore assez dupe pour croire qu’Ashley Young avait encore une quelconque utilité. Mais il se rattrapa en toute fin de rendez-vous avec un beau une-deux entre Rooney et Kagawa, pour une frappe dans le petit filet.

C’était déjà la fin de ce rendez-vous amoureux, mais celui-ci s’était déroulé à merveille pour David. Elle lui dit qu’elle souhaitait le revoir dès le samedi suivant, avec une expression sur le visage qu’il n’avait encore jamais remarquée. Il sut alors qu’il était sur le bon chemin. Il comprit qu’elle ne demandait qu’à l’aimer, et qu’il devait continuer dans cette voie. 

 

Les techniques de drague utilisées : 

La De Gea (4/5) : Autrefois considérée comme une technique un peu risquée mais spectaculaire, elle fut très peu employée, mais toujours avec une grande sûreté. Nous passerons sous silence ce centre-tir de De la Bella.

La Rafael (3/5) : Il faut savoir être énergique, pour conquérir le cœur de l’être aimé. Si elle est combinée avec la Valencia, cette technique fait vite des ravages en soirée.

La Jones et Evans (3/5) : Elle fut peu utilisée, à l’image de la De Gea. Mais elle fut synonyme d’efficacité et de sérieux…Et de slip très peu souillé, mercredi soir.

La Evra (3/5) : Alors qu’elle sert d’habitude à se faire remarquer dans les médias lorsqu’on n’a pas été formidable sur le terrain, cette technique a été sortie de façon plutôt sobre. On ne l’a d’ailleurs presque pas remarqué.

La Valencia (3/5) : Elle est très semblable à la Rafael, en fin de comptes. Une frappe qui finit sur le poteau l’empêche d’être mieux évaluée.

La Carrick (3/5) : Technique réadaptée par Moyes pour être plus défensive qu’à l’accoutumée, elle n’a pas permis de voir de belles passes longues, mais fut encore une fois synonyme de sérieux.

La Giggs (3/5) : Aaaaaaaaaaaaah, la Giggs ! Cette technique qui aura fait fureur dans les années 1990 et au début des années 2000. Elle fonctionne presque toujours autant, remarquez. 85 % de précision dans ses passes alors qu’on a presque 40 ans d’existence, c’est plutôt pas mal, non ?

La Kagawa (4/5) : « Avec ça, mon bon m’sieur, vous pouvez être sûr que vous allez faire le spectacle, et vous émerveillerez petits et grands ». Le curieux (mais classieux) bonhomme allemand qui a vendu les secrets de la technique Kagawa a Alex Ferguson et dont a hérité David Moyes avait définitivement raison. Quel succès !

La Rooney (4/5) : S’il y en a bien une qui fonctionne depuis le début de la relation entre David et United, c’est bien celle-ci. Efficace, précise et réutilisable à l’envi, la Rooney vous sortira toujours d’un mauvais pas.

La Hernandez (3/5) : Réadaptée par Moyes également. Plus active dans le jeu et terriblement collective. C’est assez intéressant. J’aimerais beaucoup revoir cette association avec Rooney et Kagawa.

Les techniques de secours : 

La Smalling (3/5) : Attention avec l’humour de mauvais goût David ! Cette fois-ci, ça passe, mais c’est tellement risqué !

La Young (non noté) : Attention avec l’humour de mauvais goût David ! Cette fois-ci ça passe Non, en fait, c’est à ne jamais réutiliser !

En face : 

Patxi vous en parlera bien mieux que moi. Je le salue au passage.

Prochain rendez-vous dès samedi, pour la réception de Stoke City. Luke Seafer, d’avantage spécialisé dans le conte érotique, devrait vous en parler.

Inferanalement votre,

L’Infernal Wayne Boulet. 

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Sinon, Luke Seafer est aussi sur Facebook  et il veut des amis, plein, parce qu’il était toujours tout seul dans la cour de récré et personne ne venait lui parler. Peut-être à cause de la chauve-souris sur son épaule, de ses briques de sang pour le goûter… On ne sait pas trop. Mais viens lui faire coucou, ça lui fera plaisir. Et si tu veux faire encore plus, tu peux aussi devenir fan de la Raide et Vile Academy. Quant à Wayne Boulet, il craque carrément son slip et te file son identité secrète. Comme ça. Tu peux aussi lui faire coucou. 

Et tiens, Luke est aussi sur Twitter  et il trouve que c’est une invention de Satan un truc aussi addictif, donc n’hésite pas à lui faire coucou. Tiens et Wayne Boulet vient de s’y mettre aussi.

 

 

 

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