Manchester United-West Bromwich Albion (0-1) La raide et vile réalise la passe de trois

Treble

Salut à tous !

Manchester United, blablabla Old Trafford, blablabla 35è journée, blablabla West Bromwich Perfid Albion.

Voilà, le décor planté, on peut laisser libre court à tout notre désarroi.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est bien vivace, le désarroi. Car de manière incompréhensible, alors que nos gazelles se présentaient chez Gargamel la confiance à bloc au sortir d’une série de six victoires d’afilée il y a trois semaines, on se croirait aujourd’hui revenu aux heures les plus sombres de notre histoire Moyesienne. Pas besoin de vous faire une sculpture, passons tout de suite à la composition.

COMPOSITION : une équipe d’élite.

Non, non, j’ai compté, pas d’erreur : ils sont bien onze.

Bon, excepté le retour du beau Daley Blind, on note celui de Robin, bien sur : tropisme Hollandais achevé de la part de Van Gaal, sans surprise, et Shaw est appelé à piquer des sprints sur le côté du terrain en compagnie de Falcao (attention, terrain glissant : les larmes de Radamel font fuser la pelouse).

McNair supplée toujours le remplaçant du substitut de la doublure de Jones en défense centrale, ce qui nous permet tout de même d’échapper à Tyler Blackett, merci à lui.

L’absence de Carrick au milieu de terrain est toujours chose préjudiciable parmi bien d’autres comme Ebola, la police des mœurs ou les lois Sarkozy sur le racolage. En lieu et place de ce bel homme (Carrick, pas Sarkozy), Van Gaal continue d’envoyer des lettres d’appels au secours à Glazer, qu’il gribouille fiévreusement sur la feuille de match : « je veux un milieuuuuu » dit-il en substance, en faisant encore descendre Rooney d’une ligne. Une nouvelle fois, Captain et Herrera se partagent donc à deux le rôle de Michael, notre maçon du cœur, qui seul a ce don pour cimenter les rapports entre les parpaings qui nous servent habituellement de défenseurs et d’attaquants.

Le reste est classique, mais donne toujours une impression de n’importe quoi malgré tout : Mata ailier droit, Valencia latéral droit, Ashley Young…bref.

En face, notons tout de même la présence divine de Darren Fletcher, transféré cet été en direction d’un club loin de la mesure de son talent (même si ce dernier est un peu derrière lui désormais, comme son anus en titane). Il arbore même le brassard de capitaine. Ben oui, tu l’avais ton milieu Louis, fallait pas le virer…

LE MATCH : l’équipe se délite.

J’avais écrit un live palpitant dans lequel j’abusais un peu des majuscules, mais à la relecture, je préfère vous livrer quelques impressions sur le match, livrées ci-dessous de manière plutôt anarchique. Surtout que bon, j’ai trempé ma plume dans le vomi à défaut d’encre pour toute la seconde mi-temps, ce n’est pas facile à déchiffrer.

En première mi-temps comme lors de tout le match, nos diablesses ont possédé le ballon dans des proportions au delà du réel. Seulement là où les désirs manifestes de Van Gaal ont été assouvis, il a manqué l’efficacité et/ou la créativité pour percer le coffre-fort statique qui nous faisait face. Pour un troisième match de suite joué face au bus floqué Premier League, personne sur le terrain ou sur le banc n’a trouvé la solution.

En cause, une coordination quelque peu balbutiante en phase offensive (c’est-à-dire quasiment tout le match), notamment dans le placement de certains joueurs, ce qui a donné lieu à un festival de frappes contrées…par le cul ou la cuisse de nos propres attaquants.

Surtout, le melon de Young a pris le dessus durant toute la partie, et a donné lieu à des phases profondément agaçantes durant lesquelles il a tenté de tout faire tout seul, ce qui n’était clairement pas la solution face à un bloc aussi regroupé. Les appels désespérés de Blind dans son dos faisaient peine à voir, tant le Hollandais s’est démené pour rien.

En deuxième mi-temps, le schéma a un peu évolué pour laisser place au seul Fellaini en pointe, tandis que Van Persie décrochait assez bas pour tenter de construire le jeu en compagnie de Mata (Herrera, occupé à tenter d’imiter Carrick, était bien trop bas pour parvenir à recréer le triangle hispanophone) et frapper depuis l’axe. Encore une fois, le cul de Fellaini s’est interposé, à croire que c’était bossé à l’entrainement…cela a permis à Rooney de remonter d’un cran, mais n’a rien donné pour autant.

Le but encaissé par les rouges diables a tout d’un coup de pouce bienveillant de ce fdp de Dieu, juste pour tailler des croupières à Satan et ses boys. Un coup-franc à vingt mètres de notre but concédé par McNair sur Fletcher, une frappe de bête brute de la part d’un bas du front adverse, Olson (défenseur de WBA du gabarit d’un pilier de rugby mais de la finesse d’un pilier de bar) dévie du genou sans même comprendre ce qui se passe, et le ballon prend De Gea à contre pied, pour ce qui est désormais un classique dans la série « nos adversaires ont le cul bordé de carbonara ». Et vas-y qu’ils te célèbrent ça comme s’ils avaient marqué sur une sublime action collective. Aucun amour-propre.

Ne revenons pas sur le penalty tiré comme de dire que la nonchalance est son métier pas RvP, voulez-vous ?

Voilà, ça s’est fini à peu près comme ça. À noter tout de même l’audace totalement wadzeufeuque de VG, qui en faisant entrer Di Maria pour Blind et Falcao pour McNair, a tenté une configuration à ma connaissance inédite dans le football du XXIè siècle : un genre de 1-2-2-3-2 avec un seul défenseur de métier sur le terrain (Smalling), et que des joueurs offensifs autour, Young et Valencia se partageant les couloirs en guise de latéraux. Je crois que même Bielsa ne l’a pas encore tentée, celle-là. Pourtant, on le surnomme el loco dans les milieux autorisés. Ça veut dire « le fou », et c’est un surnom qui…non, Luke, pas dans la vierge de fer, non aaaaaaaah

Prochain match samedi 18h30, chez Crystal Palace. Je ne veux pas voir encore l’Equipe titrer quelque chose comme « MU tombe dans le piège de Crystal », parce que je pourrais bien passer du rôle de gentil souteneur à celui de méchant émasculateur de pseudo-journaliste en un rien de temps. Leave Bruce Willis alone, mothafuckas.

LES NOTES

De Gea : 3/5 Ne peut strictement rien sur le but. Même si ce qu’on attend de lui, c’est qu’il arrête même les frappes déviées de l’impossible, il ne peut pas défier les lois de la physique à chaque match.

Valencia : 2/5 Prenez un taureau. Faites le charger contre un mur. Regardez ce qui se passe. Recommencez cent fois. Appelez le Luis. Châtrez le : c’est un bœuf. Faite les charger contre un mur? Recommencez. Appelez le Luis Antonio. etc.

Smalling et McNair : 2/5 De bonnes choses en couverture, et pas grand chose à leur reprocher en définitive. Ils ont tour à tour chargé dans l’axe abandonné par les adversaires, sans apporter de solution supplémentaire pour autant. Falcao a remplacé McNair à la 83è.

Blind : 2/5 Condamné à ne rien faire par cette quiche de Young, malgré une activité débordante. Il aurait beaucoup plus apporté s’il avait joué…remplacé par Di Maria (63è)

Herrera : 2/5 Pas dans son rôle, il a joué beaucoup trop loin de Mata pour pouvoir s’exprimer.

Rooney : 2/5 Pas dans son rôle, il a joué beaucoup trop loin de son niveau pour pouvoir peser.

Mata : 1/5 Sans Herrera à ses côtés, point de triangulation des passes et des centres, point de danger, point de créativité, rien. La solution s’appelle Carrick, on ne le dira jamais assez…

Fellaini : 1/5 Encore une fois nerveux (il aurait pu se faire exclure easy si le match n’avait pas eu lieu à Old Trafford), Marouane n’a pas eu beaucoup de biscuit dans ce match, malgré sa position très avancée.

Young : 0/5 à toujours chercher la solution individuelle, il en a oublié 1) qu’il n’était pas franchement une balle en dribble, 2) que ses frappes n’étaient dangereuses que contre Arsenal 3) que Daley Blind multipliait des appels en pure perte dans son dos, et que ce dernier avait une réelle qualité de centre (pas le dos, Daley).

Van Persie : 2/5 Une première mi-temps de feu, malgré son manque de réalisme, puis il a joué au milieu, ce qui n’a pas manqué de montrer un certain manque de polyvalence.

SUBS

Di Maria : 0/5 Tel un vieux journaliste de l’Equipe, je me suis amusé à chiffrer les centres derrière le but et les contrôles manqués de Angel en millions balancés par les fenêtres. C’est dire à quel point il a transformé tout ce qu’il a touché en merde, sur ce match…

Falcao : NN Toujours pas, non.

Bobby Carlton

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