Metz (0-2) Guingamp, la Paysan Breton Académie note ses livres

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Si tu ris, tu vas en enfer avec René Ruello et Yvon Pouliquen.

Salut les salopiauds, Un petit Metz-Guingamp ça vous dit ? Non ? Il y aura Guirane N’Daw et Benjamin Angoua. Oui voilà tout de suite pour regarder un programme interdit au moins de 16 ans il y a du monde. C’est donc chez un FC Metz qui sent encore la pisse tiède que Guingamp se déplace en ce dimanche, car les Messins viennent de se faire casser la cruche par le stade Brestois au cours d’une obscure séance de tirs au but. Il s’agira donc d’être galant avec notre adversaire en ce week-end de st-valentin. On se pointe avec un bouquet de fleur, des chrysanthèmes, on respecte les coutumes locales (Les locaux ont pour habitude de perdre salement et ça depuis début novembre) pour ne pas froisser l’adversaire. Certes, on dit bonjour à la dame et on se lave les mains mais on vient pas là pour trier les lentilles, alors la Lorraine les cigognes blanches toussa c’est marrant mais l’Annexion c’était bien mieux. Et comme ils aiment bien se faire marcher dessus, et ça dès le début de leur histoire puisque la ville était maudite par une vulgaire couleuvre, on va pas les décevoir. Ils sont messins, pas très gentil alors cette fois c’est pas un lézard mais onze paysans qui viennent les punir de leur débauche.

Samassa dans les bois,
Lévêque-Sorbon-Kerbrat-Jacobsen cueillir des cerises,
Giresse-Sankharé-Mathis-Pied dans mon panier neuf,
Marveaux-Mandanne elles seront toutes rouges.

C’est finalement autorisé aux mineurs puisque l’on laisse au repos Benjamin Angoua et Claudio Beauvue. Claudio prend sa place sur le banc, tandis que pour calmer Benjamin on lui fait prendre un bain de récupération avec des requins.

Benjamin a l’air calme comme ça, mais il a bien prévu de casser la gueule à la moitié de l’Ukraine jeudi.

Le labourage

Mon sorcier vaudou avait envouté mes intestins pour me prévenir de l’horrible premier quart d’heure qui allait être livré par les Guingampais. J’aurai dû m’en douter cette nuit quand je pissais par le cul et ce matin quand je vomissais aussi par le cul. Surpris par les capacités de mon rectum.
La grosse domination Messine du début de match est symbolisée par un coup franc de Lejeune prolongé par Falcon et que Palomino manque de reprendre devant Lössl. Mais qui voilà à la sortie de son quart d’heure d’enfant de curé ? Revoilà l’En Avant sur son fidèle destrier, Toto Mandanne qui file à tout berzingue sur une ouverture de Marveaux. Mais Toto manque de discernement et tire dans les guitares de Carrasso.
À la 22ème Giresse teste la solidité des poings de Carrasso sur coup franc pour avertir Toto qu’en plus des jambes ça ne marche pas non plus de tirer dans les mains de Carrasso pour marquer des buts.
5 minute plus tard, Sorbon foire sa transversale, Marveaux récupère, écarte sur Pied à droite qui centre vers Toto. Mandanne reprend d’une tête plongeante qui trompe Carrasso malgré l’intervention du portier qui était derrière le but. FCM 0-1 EAG.
À la demi-heure, Guingamp insiste sur la droite puisqu’apparemment Bussman offre ses grands espaces aux plus offrants.


En regardant de plus près, il y a en effet de quoi s’engouffrer derrière Bussman.

Alors on inverse les rôles avec Toto lancé sur la droite qui tente de servir Pied devant le but mais Jérémy loupe la balle.
3 minutes plus tard c’est encore la foire avec un centre de Lévêque repoussé par Bussman, mais Kévin Lejeune veille au grain et remet dans le paquet pour une reprise de Giresse, écrasée.

La 39ème est la minute des fous rires avec un centre de Lévêque renvoyé en cloche par la défense messine. Mathis arrive lancé et reprend de volée, manquant de tuer un marcassin de trois mois qui passait par là. Finalement c’est Bussman, décidément en pleine période d’ovulation, qui hérite du ballon mais il est frappé par une rupture de liaison cerveau – reste du corps qui affecte sa motricité. Là où Rigobert nous expliquera que l’homme-bus a sûrement oublié de mettre son frein à main, nous, simple mortel, n’apercevons qu’une infortune glissade. Pied ne se pose pas de question devant l’handicap de Bussman et frappe (sans se poser de question donc) du gauche. Poteau rentrant. FCM 0-2 EAG.
Je sens que vous avez besoin d’une pause pour vous remettre de vos émotions. Moi aussi mais j’adhère parfaitement au football direct proposer par l’En Avant. Et vous cette première mi-temps vous a plu ?


Tout le monde acquiesce devant tant de réalisme Guingampais.

La deuxième mi-temps est à sens unique puisque qu’Albert Cartier fera rentrer 7 attaquants, 3 pokémon de pierre et 4 ultras. Pour seulement faire sortir Gaétan Bussman et le rafistoler.

Bussman se faisant refermer après passage de Toto Mandanne et Jérémy Pied.

Pendant que Jocelyn fera tourner avec les entrées de Yatabaré, Schwartz et Salibur.
L’entrée de Yatabaré nous offrira d’ailleurs un milieu à trois avec Sankharé – Mathis et Giresse d’une moyenne d’âge de 4 siècles.
D’une tête rageuse d’Ndaw sur corner qui n’est pas cadrée ou autre fantaisie lorraine, je ne retiendrais de cette mi-temps que ce mouvement avec Yatabaré qui trouve Sankharé dans l’axe. Younousse lance Ronnie dans la profondeur qui nous gratifie d’un piqué devant Carrasso qui viendra mourir sur la barre transversale. Cela méritait mieux.

Après de la peur, des rires, de la joie et pas beaucoup de sang, l’En Avant remporte sa 541 ème victoire d’affilée et glisse jusqu’à la 8ème place mais reste qu’à 9 points de la zone rouge. La prudence est Denise malgré l’enflammade ambiante. Maintenant place à la violence avec ce jeudi un spectacle son et lumière au Roudourou où un Benjamin Angoua sous-alimenté depuis une semaine sera lâché dans l’arène au milieu de onze ukrainiens. Au bout d’un quart d’heure, dix autres Guingampais feront leur entrée pour affronter les survivants de Kiev. Les règles ont changé, on va vous fister.

Les Paysans notés

Lössl (4/5) : La seconde période lui a donné l’occasion de briller et il a été rassurant sur les quelques tentatives Messines.

Lévêque (4/5) : Très actif dans son couloir, il a multiplié les allers-retours pour envoyer de bons centres et pour stopper les offensives adverses. Un magnifique tacle de la dernière chance dans la surface en fin de match.
Joyeuse Saint-Valentin Dorian, même si tu m’as bloqué sur twitteur et que tu ne m’adresses plus la parole je me permets de t’envoyer cette carte

Sorbon (4/5) : Monstrueux dans ses anticipations, ses interventions étaient propres, précises. Sa science du placement a été un véritable atout aujourd’hui.

Kerbrat (3/5) : Beaucoup d’activité aussi, il s’est démené pour s’imposer en défense et nous a rappelé le Christophe de la saison passée. Seulement, sur quelques interventions il avait du retard et faisait faute pour stopper l’action.

Jacobsen (3/5) : Un Lars sérieux, un peu en panique quand ça accélère dans son couloir mais solide pour contrer les tentatives mesquines messines.

Sankharé (3/5) : Il a même défendu une fois. Pas sûr que c‘était volontaire. Assez discret dans le jeu, il a été bien inspiré par moment comme pour cette ouverture pour Ronnie.

Mathis (4/5) : Lionel récupère le ballon et oriente. S’il n’a pas le temps de le faire, il attend le retour de l’adversaire pour laisser trainer ses jambes et se faire embarquer pour obtenir le coup franc. C’est un art subtil et délicat que pratique Lionel. Le revoir à l’oeuvre était jouissif.

Giresse (3/5) : Il s’est montré dangereux en première avec deux frappes dans la surface. Le reste du temps il a été plus discret.

Pied (4/5) : Enorme match avec un but et une passe décisive. Increvable il était encore là en fin de match quand il fallait faire un tacle dans sa surface pour repousser le danger.

Marveaux (2/5) : Fort habile quand il s’agissait de manier le ballon avec ses pieds et de trouver de belles ouvertures. Plus en difficulté pour se montrer, se démarquer quand il n’avait pas le ballon. Discret trop souvent, incroyable trop rarement.

Mandanne (4/5) : Surexcité en pointe, même quand l’équipe était dans le dur il se démerdait pour créer quelque chose avec des bouts de ficelle et sa bite. Il a maltraité la défense au point que Sylvain Marchal va devoir se trouver un bon ostéopathe et un bon psy pour effacer toutes ces images de chapeaux chinois.

les pécores

Yatabaré : 3 matchs, un peu moins de 80 minutes de jeu et 3 cartons jaunes. Il s’agirait de se calmer. Essaie la sodomie, parait que ça détend. En tout cas la petite Romane du 3ème est beaucoup plus calme maintenant. Faut dire qu’elle avait perdu beaucoup de sang.

Schwartz : Je le pensais toujours pas fichu de s’attraper les deux bras, mais l’En Avant a visiblement pratiqué des expériences sur Ronnie pour le permettre de mettre un sabot devant l’autre. Très joli piqué qui méritait meilleure fortune.

Salibur : Le temps de dribbler dans la surface et de se planter.

Gwen Tagrenmer

7 thoughts on “Metz (0-2) Guingamp, la Paysan Breton Académie note ses livres

  1. vous m’avez foutu les boules à marquer tôt, mais bon à défaut de perdre vous m’avez rapporté presque 10€

  2. Si des images de fessiers se sont insérées dans cette académie, elles se sont insérées à l’insu de l’auteur.

  3. Pour avoir vu le match, vu la saison de Guingamp (enfin pas tous les matchs faut pas déconner non plus), vu les matchs de l’UEFA, je me dis que quand même, les clubs français c’est des vraies merdes à se chier dessus dès qu’un club moldave se pointe en face.

    Rien ne sert d’avoir des bons joueurs, il suffit de jouer au foot pour gagner des matchs, avec des gars qui n’en veulent.

    Merde quoi ! Le France est le pays qui a le plus gagné l’Intertoto de l’histoire ! Guingamp comme les autres ! Faut pas m’faire croire que nos équipes des 90’s étaient des locomotives européennes non plus.

    J’en profite pour dire que je ne poste jamais ici, mais je ne rate aucune académie monsieur Tagrenmer, les liens de vos sources scientifiques et autres allégories font la joie de mon entourage (qui bien sûr ignore votre existence, la gloire m’en revient en entier du coup).

    Je dois quand même être le dernier des français moyens pour espérer de voir Guingamp, sinon champion, au moins re-vainqueur de la coupe. C’est très franchouillard cette joie de voir les petits chier dans la bouche des grands (à quand une allégorie là-dessus ? J’ai une super photo de Catherine Ringer si besoin). Un côté maso quand on sait que je suis Toulousain et que je ne me suis jamais remis de ce putain de TFC-Guingamp en demi… Ah ! La belle époque où nous n’étions pas sorti 5-0 par un club de promotion de ligue au premier tour de coupe.

  4. Quel beau message monsieur Vonsalsz, ça me va droit au coeur. Des personnes mineurs dans votre entourage pour me témoigner de la gratitude ?

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