Metz – Evian Ta Gueule (2-1) : La Metz Que Un Club Académie marche sur l’eau

Mesdemoiselles, Mesdames, bonsoar.

Rigobert, pour rien au monde, n’aurait pu un jour imaginer voir un bon centre de Métanire devoir louper un match du FC Metz. A Sinsinf’ qui plus est. Mais la vie est ainsi faite que l’homme moustachu et ses bureaucrates en culotte longue mettent les matchs de Ligue d’eux à 14 heures, pour contenter l’arabe de salon Smaïn Bouabdellah, excusez du peu, et ses télespectateurs impatients devant leur télé, de voir le maillot rose d’Evian Ta Gueule. A 14 heures donc.-

C’est pourquoi, pour la première fois de l’histoire de la Metz que un club Académie, Rigobert s’incline en chignant. Et dans l’ombre, regarde les premiers pas académiques d’un jeune Padawan pas encore sec sous les oreilles, mais qui manifestement prend déjà les matchs les uns après les autres, répond sur le terrain, et nous délivre une première académie de belle facture.

Note à Béné : Rigobert se permettra quelques petites remarques italiques -NDR : Note de Rigobert-, au sain de la somme académique de Mister Jerhille, dans le but d’apporter à celle-ci une validation scientifique.)

 

Amis êtres humains, bonjour (bonsoar, NDR)

Depuis plusieurs semaines maintenant, badauds, touristes, curieux et fins observateurs se bousculent autour des prés de Ligue D’eux. Et il faut les comprendre. Depuis déjà quatre matchs, un phénomène céleste hors du commun est observable du côté du Football Club de Metz.

C’est donc en qualité de spécialiste de la question astrophysicienne du football que j’ai été dépêché, sollicité par le Grand Maitre Rigobert en personne (Rigobert est en effet ceinture noire de blague raciste, NDR). Avant donc de s’intéresser à notre sujet d’étude de plus près, une rapide présentation s’impose.

Diplômé donc d’un doctorat « Astrophysique du football appliqué aux sciences rectales avec LV2 proctologie », j’officie sur les sujets pointus et souvent inexplicables, tel que le phénomène gravitatianal qui semblait envoyer tous les centres de Bernard Mendy hors de l’atmosphère, ou encore la trajectoire tout proche du néant de la carrière de Marvin Martin.

Candidat au Prix Nobel de la Paix pour avoir tenté de résoudre le conflit Albert Cartier vs ses joueurs, Albert Cartier vs son staff, Albert Cartier vs les supporters, Albert Cartier vs The World, j’ai échoué dans cette quête que tous qualifieraient d’impossible, Albert 1er ayant lamentablement échoué durant son exercice de Liguain et ayant été renvoyé au purgatoire des coachs amateurs de phallus, aux côtés de Gilbert Gress.
Mon hobby principal : Le sacrifice de chatons, pour chaque corner tiré à deux qu’il m’est donné d’observer. Alors sauvez des chatons, tirez un corner proprement.

Mais je vous vois vous impatienter, alors venons en aux faits. Des faits qui touchent au cosmique, au céleste. En effet, et Messieurs-Dames tenez-vous bien, il est désormais possible d’observer un trou noir, un vrai, officier dans les rangs du Metz Que Un Club. (Shalom)

Wikipédia nous renseigne qu’  « en astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l’intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper ».
Alors non, je n’ai pas abusé de cette douceureuse liqueur de mirabelle qui nous est chère. Et j’en tiens pour preuve des résultats terrain éloquent.

Le trou noir mesure 1,93, pèse 94 kgs, provient de Guinée-Bissau. Auteur de 19 buts en 88 matchs, il se dit à voix basse que son projet est non pas seulement de supprimer le sport roi qu’est le football, mais bien d’aspirer toute vie sur terre. Il apparaît même que certains lui donnent un nom que personne n’ose prononcer : Amido Baldé. Un grand et gros trou noir quand même.

Il suffit de l’observer durant 45 minutes avant d’aller soigner ses yeux malades à la buvette la plus proche. Amido Baldé attire le football vers lui, et il n’en ressort rien. Il empêche toute forme de football de s’échapper. Et à mesure que les matchs se déroulent, son amplitude s’étend, pour peut-être un jour tous nous aspirer vers une mort certaine, une mort pleine de Romains Inez et de discours d’Albert Cartier.

Alors protégez vos femmes et frappez vos mômes, ou inversement, car si le salut du tremblement des filets n’intervient pas rapidement, la Vie elle-même sera aspirée par le buveur de passes en profondeurs, l’aspirateur de centres réussis, Amido Baldé.

 

Sans transition, la présentation du match.
Le meilleur club de Lorraine et du monde reçoit dans sa forteresse imprenable et gardée par un Dieudillon futur Ballon d’Or 2016 une équipe à l’image des ses quatre premiers résultats : nulle. J’ai nommé Evian Ta Gueule. 4 matchs, 4 scores nuls, donc pas de quoi effrayer plus qu’un petit chat tétraplégique.

C’est avant tout l’occasion de démontrer à ce gros tas de clubs sans talents qui composent la Ligue 1+1=2 que Metz rime avec premier de la classe et de retourner poser nos fesses bien grasses sur le trône de ce faux championnat.

Pour aller empaqueter de la bouteille d’eau adverse, notre José « La Classe Américaine » Riga nous envoie un Onze mi vanille, mi-choco, qui vous ferait saliver 8 obèses sur 10.

 

Ce n’est une surprise pour personne, l’Homme-Bus manque au convoi (Rigobert en profite pour dire au revoir à sa sista Gaëtan Bussmann, qui va tout de même lui manquer. Contrairement à Romain Inez qui ne lui manque pas. Crève Romain Inez va ! NDLR). Au coup d’envoi, ses instants sont comptés puisque les Teutons de Mayence réclament du pare-choc français pour aller garnir leur défense faiblarde. Notre Gaëtan va donc s’en aller jouer du klaxon et des essuie-glaces sur les terrains de Bundesliga. Merci pour tout.

C’est donc un petit corps salade espagnol qui prend la place de latéral gauche, à surveiller. Et première titularisation d’Hamza Sakhi au milieu, au prénom de médicament pour gens qui perdent des cheveux et au nom proche d’un certain Diafra. Souhaitons lui bonne chance. Mes sourcils frémissent d’excitation de pouvoir observer le trou noir à l’œuvre, seul en pointe.

 

Le match :

-10’ : Le Roi Bouna (#LaSalopeDeMetz) s’est déplacé de sa cité de catins Massili-anales pour venir supporter son équipe de cœur. On t’aime Bouna. Plein de nostalgie, on aurait aimé que Sarr commence.

-8’ : Il fait beau et chaud, contrepèterie Belge, chère à José Riga.

-2’ : L’entraineur d’Evian Thonon D’un Chien Safet Susic ressemble à s’y méprendre à une gomme bicolore dans son survet’ bleu et rose.

4’ : Notre Génie N’Gbakoto entreprend déjà des petits cours de danse au milieu de la défense savoyarde.

6’ : Premier corner Grenat, et à défaut de toucher le ballon, Amido Baldé aspire la vie d’un défenseur adverse d’un grand coup de casque qui nous rappelle les plus beaux faits d’armes de Guirane N’Daw. On emmène le corps sans vie du défenseur pour le brûler dans une benne sur le parking.

8’ : Frappe lointaine Evianalaise, Dieudillon fait un bisou aux photographes sur son arrêt.

9’ : Frappe cadrée de Baldé. Je jette toutes mes fiches et tous mes espoirs de Prix Nobel de Physique.

17’ : Nuno IIIème Reis, pas trop emballé par le match, tente l’auto-blessure. On appelle un grand chauve pour le remplacer, le Monsieur Propre Turc Sezer Ozmen.

23’ : Sekou Keita et son nom de Pokémon lance une attaque « Calin » sur Métanire, c’est très efficace : faute dégueulasse. Mais le coup franc ne donne rien.

30’ : Pendant ce temps, un manchot glisse et se casse la gueule sur la banquise.

33’ : Dieudonné Gbaklé et son nom à potentiel infini de vannes décide de réveiller le public avec un petit festival côté droit, non salué par la critique Evianalaise qui l’assassine. L’arbitre s’étouffe avec son pop corn et en oublie de siffler.

41’ : Le niveau des commentateurs de cette chaine détenue par le Qatar est équivalent à celui des centres de Métanire.

44’ : Ngbakotal s’énerve et balance une frappe vicieuse à 30m, détournée en corner.

45’ : Le corner est tiré à deux, par Génie et Santos. Je décapite net le mignon tout petit crâne d’un crétin de chaton. Santos centre instantanément et la gonfle vient trouver une moignon de bras savoyard dans la surface. On l’attendait, c’est le 3ème en deux matchs. Penalty.

45’ : Génie s’en charge, et ça fait 1-0. On va monter en Liguain sur penalty.
C’est la mi-temps là-dessus, pensez à vous hydrater.

51’ : Les débats reprennent timidement. Mais Sakhi-profite-le-crime décale à droite pour Génie, qui nous envoie un amour de centre extérieur pied droit sur… Baldé. Vous connaissez la suite, un gamin en tribune est tout heureux de pouvoir repartir avec le ballon du match.

55’ : Plaisante reprise de seconde mi-temps. Rythme, ambiance, envie, il manque juste un second but et un mec qui traverse le terrain à poil pour que la fête soit belle.

58’ : Evian Ta Gueule obtient un coup franc très bien placé à l’entrée de la surface. Fair-play, ils le tirent en sortie de but.

66’ : Après la Ligue, le kop de la Génération Grenat transmet ses amitiés aux Nançois. Vivement le derby.

70’ : A défaut de mettre des buts, notre grand trou noir liquide ses adversaires. La version noire et bien sale de Jean Reno dans Léon.

72’ : Un petit corps salace en remplace un autre, Diallo pour Sakhi. Dans la foulée, Gbaklé frôle la transversale adverse et tous les slips Evianalais.

75’ : Gros soupçon de penalty suite à un corner Messin, mais c’est non sifflé (à juste titre). Bernard Serin se dit qu’il aurait dû mettre un 0 sur plus sur le chèque pour l’arbitre.

76’ : Et Palominal trouve le poteau ! Sur un coup franc à l’angle de la surface, Génie fracasse le mur et Kévin Levieux suit pour centrer, Tomato reçoit la gonfle et la balance sur le poteau gauche. Evian prend l’eau.

78’ : Gros relâchement anal de la défense du Metz Que Un Club. Da Cruz, aucun lien avec Penelope, s’incruste aux 20m et s’en va trouver la lucarne d’un Dieudillon impuissant. C’est beau, imparable, et surtout contre le cours du jeu.

81’ : Si Gianni Bruno leur donne la victoire, je tue le chien.

82’ : Falcon Punch remplacé Gbaklé. On passe en 4-3-3, méthode YOLO. Bisou Albert Cartier.

85’ : Tel un bouffeur de riz constipé coincé sur le trône, Metz pousse.

89’ : Thomas Manuel Didillon Neuer annihile un contre bien vicelard en sortant aux 40 mètres.

90’ : On réclame un nouveau penalty, histoire de pouvoir gagner le match. Yéni y est presque mais ce n’est pas sifflé. Nanard Serin bouffe son chéquier.

90+3 : Diallo nous montre que lui aussi sait tirer à côté.

90+4 : KEEEEEEVIIIIIIIIIIIN LEEEEEEJEEEEEUUUUUNE !!! (Rigobert se permet de mettre en gras, parce que.)

Prenons un peu de hauteur sur cet instant du match, en hélicobite. On joue les toutes dernières secondes du match. Métanire balance une dernière ogive sur un centre pas trop dégueulasse dans la surface rose bonbon, c’est mal dégagé. Qui se trouve là ? KEVIN FUCKING LEJEUNE ! Et Kévin amortit poitrine. Et Kévin frappe de volée du gauche. Kévin trouve le but. Kévin vous aime. Kévin, fais moi des enfants. 2-1.

90+5 : Sur l’engagement, l’arbitre siffle la fin de la bagarre sur ce second but, et adresse un clin d’œil à Bernard Président, qui relâche son sphincter, emporté par la joie.

90+7 : Enorme ambiance, communion joueurs-supporters. Le FC Metz est toujours invaincu. Embrassez vos sœurs, la vie est une fête.


Les notes de la meilleure équipe de Lorraine et du monde :

Thomas Dieudillon, 4/5 : Ne peut rien faire sur le but tant la frappe et belle. A sauvé nos slips, encore une fois.

Romain Réglelamire, 3/5 : Il compense ses errements techniques avec ses 5 poumons. Le second but vient de lui, on lui dit merci.

Ivan Balliu, 2,5/5 (NOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNN ! La note à virgule c’est interdit. C’est pour les pédés nimois ! Comment tu peux faire ça à Rigobert ? Dès le premier jour…) : On sent que le mec n’est pas à son poste. D’ailleurs on se demande ce qu’il foutait sur le but evianais. A revoir quand même.

José Luis Palomino, 5/5 (Avec une note inférieure, Rigobert ne publiait pas) : A vérifier, mais il me semble que des fidèles ont lancé la religion Palominal dans son pays natal. Saint-Symphorien est presque totalement converti. Il est partout, tout le temps.

Nuno IIIème Reis, non noté : Sa blessure vient montrer qu’il est peut-être un peu juste physiquement. De toute façon, c’est pas encore l’assurance tous risques.

André Santos, 4/5 : Travailleur de l’ombre tel un Portugay qui bosse la nuit, Santos bétonne quand même pas mal le milieu, et le penalty vient de son centre. On aime bien.

Hamza Sakhirikou, 3/5 : Pas mauvais, ni transcendant. Mais il est jeune, si on se démerde bien, on peut le revendre cher.

Génie N’Gbakoto, 5/5 : Hyperactif tel un chaton sous acide, Yéni a fait l’amour sans préliminaires aux Thonon Gaillardais. Il faudrait lui dire de se calmer, le mercato n’est pas encore terminé.

Dieudionné Gbaklé, 3/5 : Encore un peu tendre, on sent qu’il peut se passer des étincelles dans ses petites guiboles d’homme chocolat. En tout cas il y a de la technique, et on veut le revoir.

Kévin Super Capitaine Lejeune, 4/5 : Première mi-temps insipide avant de monter en gamme. Il se murmure sur Kévin prépare sa candidature aux élections américaines de 2016. Votez pour lui.

Le trou noir « Amido Baldé », 2/5 : Honnêtement, Amido n’a pas annihilé tout le football durant ce match. C’est peut-être même son meilleur match depuis son arrivée. Toujours est il que dès que ce chainon manquant entre l’Homme et le pneu crevé a le ballon dans les pieds, on dirait qu’il fait une crise d’épilepsie.

—–

Sezer Voldemort Ozmen, 4/5 : Le Monsieur Propre Turc est bien rentré dans son match au débotté sur la blessure de Reis. Harry Potter n’a qu’à bien se tenir.

Habib Diallo, 3/5 : Une petite mobylette, celle avec qui tu vas acheter le pain. Pas celle avec qui tu frimes devant les gonzesses.

Juan Falcon, non noté : Entré en jeu sur le tard, il a fait un pari avec Baldé à celui qui marque le premier paye une entrée à Wallygator à l’autre. Pari toujours en cours.

 

Soignez bien vos prostates.

Dr Jerhille

Rigobert remercie Docteur Jerhille pour avoir accepté de salir sa plume sous la bannière de la Metz que un club Académie. C’était bien. A sa place il aurait sans doute insulté un peu plus haut le peuple élu. Mais ça viendra avec l’expérience…

Rigobert reviendra pour Nancy.

 

Rigogobert Pirès

4 commentaires

  1. Merci Monsieur Krrr !
    De la science oui, mais de la science anale, sinon rien.

  2. Rigobert, Marcel Picon, Dr Jerhille, le talent a donc un vieux relent de mirabelle.

  3. J’ai pas bien compris… c’est à quel moment qu’on est censé sourire?

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