Niort – eTG (0-3) : la Croix de Savoix Académie re-vit

Salut les aminches, pour cette acad’ on va revenir à un style un peu plus laborieux, puisque de toute façon vous ne me lisez pas, alors je vois pas pourquoi je me ferais chier à laisser libre cours à mon talent, c’est donner de la confiture aux cochons. A peine vous accorderais-je un petit haïku quelque part dans ce récit.

Cette semaine avec mon alcoolyte, on a aussi donné libre cours à nos parties plus si intimes pour soutenir la cause de nos garnements de chez Couleur Croix. Les rares réactions étaient partagées entre le rire et l’indignation, la grande majorité s’en foutant. Un peu comme une intervention d’Anne Hidalgo en fait.

N’empêche que suite à ça, nos gars se sont certes faits sortir en coupe, mais en tenant tête à l’une des équipes les plus efficaces de L1 en les amenant jusqu’aux prolongations. Du coup, deux constats s’imposent : d’abord, on ne sera pas en coupe d’Europe l’an prochain, ce qui est une vraie déception. Susic démiss… bon, ça c’est déjà fait. Ensuite, et ce malgré l’élimination, on reprend espoir quant aux capacités du groupe à se faire violence pour aller chercher un résultat. Mine de rien, on commençait sérieusement à en douter. A côté de ça, au gré des blessures et des suspensions, des têtes que l’on avait pas vues depuis un moment réintègrent le groupe et offrent de nouvelles perspectives au coach.

Les gaillards :

Retour aux bonnes vieilles recettes. Revelli a compris qu’on savait pas envoyer du jeu, du coup il nous repose un bon vieux 4-4-2 à plat des familles. C’est un schéma que l’on connait bien et qui nous a souvent réussi, j’espère seulement qu’une fois la balle à l’aile on en fera autre chose que de jouer au golf avec le poteau de corner. Pour les bonhommes, on a une défense somme toute assez classique avec une charnière de bûcherons et deux latéraux aux limites de l’anal en ce moment. En ce qui concerne le milieu, s’il avait été aligné à la fin des années 90 le Viagra n’aura pas connu le même succès.  La bonne nouvelle, c’est la blessure de Bruno qui va permettre à Altola… ah non, il est remplacé en attaque par Barbosa, ce qui est assez novateur mais ne me semble pas trop couillon pour autant, il s’épuisera moins qu’à faire l’essuie-glace sur un côté.

Le match :

Bon, si on a passé la première demi-heure à salir nos slips, au final ça s’est mieux passé que prévu. On a mis du temps à trouver l’équilibre entre envie d’aller vers l’avant et la nécessité de faire bloc, ce qui a eu pour effet de laisser pas mal d’espace entre nos lignes et sur les côtés. Un peu partout quoi. Nos avants-centres gênent bien la première relance adverse, mais comme au milieu le pressing ne suit pas, ça n’a pas beaucoup d’effet. Et comme la défense joue très bas, nos milieux se font éliminer par les passes dans le boulevard qu’ils ont dans le dos. Du coup la défense est un peu livrée à elle-même et est plus d’une fois à la limite de craquer. Et pour l’attaque c’est problématique dans la mesure où l’on n’arrivait pas à faire une passe à plus de 5 mètres. Les joueurs ayant en moyenne 7-8 mètres d’écart, je vous laisse imaginer le déchet. Du coup, des longs ballons quasi-systématiquement perdus.

Une fois que les lignes vont se resserrer, le jeu va progressivement se poser et nos sorties de balles vont être plus propres. On joue sur les côtés pour que nos ailiers débordent et centrent vers Keita et Barbosa ou trouvent un soutien à l’intérieur avec Yeltsin ou Gustavo. C’est ainsi qu’on ouvre le score, sur l’unique action vraiment bien construite du match pour l’instant : Centonze a le ballon au poteau de corner, trouve Tejeda légèrement décalé qui adresse un centre coté 3 étoiles au Michelin pour la tête décroisée d’un Hoggas venu apporter le surnombre. Propre. On finit bien la mi-temps sans pour autant aggraver le score. Curiosité : nous n’encaissons pas de but dans les arrêts de jeu.

On reprend sur de bonnes bases, le temps pour Keita de queuter une situation favorable en écrivant un nouvel épisode de sa série « Le Dribble de trop », série qui connaîtra un rebondissement assez surprenant puisque quelques minutes plus tard le dribble de trop fonctionnera et lui permettra de scorer après que Tejeda eut ouvert Niort en deux d’une percée énergique suivi d’une ouverture magistrale.

S’ensuit une période de repli sur notre défense histoire de gérer un peu les quelques velléités offensives adverses qui, bien que volontaires, sont un peu brouillonnes. Leroy en profitera pour se mettre en évidence en rappelant que s’il était un peu moins flamboyant que d’habitude sur les derniers matches, c’était vraiment à cause des troufions devant lui. A un quart d’heure du terme, notre seul attaquant de métier sur la pelouse sort pour permettre à Sorlin de venir apprécier la classe de nos sudams de plus près.

Du coup il a pu profiter de la belle frappe de Gustavo consécutive à une récupération d’un Fall fraîchement entré en jeu qui permît à Barbosa de décaler le Brésilien. 0-3, alea jacta est et allez jacter ailleurs, ici on ne vous entend plus sous les vibrations de notre gaule triomphante. Pour une fois, on se dit qu’il manque un Gianni Bruno pour mettre un quatrième pion aussi inutile que lui, ce qui aurait permis de faire écho à notre match de Valenciennes, notre dernière victoire. Puis on se dit que si c’est pour enchaîner sur deux nouveaux mois de merde, c’est pas plus mal qu’il soit blessé. La fin du match est sifflée par l’arbitre et son joli boule, arbitre qui, au passage, a été sinon favorable, du moins clémente envers nos joueurs, ce qui est assez rare pour être souligné. Victoire donc, on ne savait plus l’effet que ça faisait après sept matches de sevrage, j’espère qu’on reprendra une dose dès le w.e. prochain contre un Metz en plein doute.

La situation :

Un stade assez froid

Témoin d’un âpre combat.

Chaleur de la gagne.

On n’est pas sorti de l’aubeeeerge, même si on a repris deux points d’avance sur la zone de relégation par rapport à la journée précédente. Mais cette victoire contre un concurrent direct (oui, on en est là, Niort est un concurrent direct…) fait énormément de bien, tant d’un point de vue moral que comptable. Metz la semaine prochaine, j’espère qu’on fera pas la même connerie qu’au match aller (perdre comme des cons à la 95e).

Les notes :

Leroy : 4/5 : N’obtient pas la note maximale suite à quelques petites hésitations, mais sa double parade sur sa ligne est de toute beauté. Solide.

Abdallah : 3/5 : il a joué simple et a été bien aidé par son ailier, lui. Sans génie, mais sans boulette. Diam’s, elle, avait au moins la boulette.

Betao : 3/5 : C’est lent mais c’est solide, quand les espaces sont réduits il peut aller au contact sans craindre de se faire prendre dans son dos.

Appingandoye : 3/5 : Comme Betao, il était moins à l’aise en début de partie, mais quand les lignes se sont resserrées il a pu faire parler son physique.

Soares : 1/5 : Si t’es pas content de ta note, je sais bien que ce n’est pas que de ta faute mais aussi celle de Kévin. Mais quand même, à un moment j’ai cru que c’était Guy Georges face à toi…

Centonze : 3/5 : Milieu, il est plus à l’aise qu’ailier parce qu’il a plus de champ devant lui. Pis ça arrange bien Kassim puisque t’es plus prêt de lui. Mais je le comprend, quand je te vois jouer, j’aimerais que tu sois prêt de moi aussi…

Campanharo : 4/5 : Gros travail de l’ombre en première période, il a eu du mal à poser le jeu. Mais une fois qu’il y ait parvenu, il a pu faire étalage de sa classe. Une activité récompensé par un but de loin mais loin d’être dégueulasse.

Tejeda : 5/5 : Ah, Tejedounet, quand je repense à ton match je… je… oh.. je… ooooh… AAAAAAAAAHHHHH *flotch*. Quelqu’un a du sopalin?

Hoggas : 2/5 : Kevin, sache que malgré ton (beau) but, quand je repense à ton match je… ggngnn je… gnnnnAARRh *plouf*. Quelqu’un a du PQ ?

Keita : 3/5 : J’aurais bien mis un peu plus, mais j’ai peur qu’il me lise (on sait jamais…) et que ça l’encourage à continuer ses dribbles de trop.

Barbosa : 4/5 : En pointe c’est bien, parce qu’il est dispensé de gros retour défensif (dont il se dispensait de toute façon) et vu qu’il harcèle le porteur de balle comme un enragé, ça permet de récupérer le ballon plus haut. Une passe décisive pour ajouter un peu de lumière à son travail de sape.

Le coach :

Le retour à un système classique a permis de poser de bonnes bases de travail. Quant au choix des joueurs, je pense qu’on est proche d’un onze type, à l’exception du côté gauche où Fall, auteur de bonnes entrées, devrait prendre la place de Soares, et N’Sikulu la place de Kevin en milieu/ailier gauche.

Les images du match :

Tu peux venir discuter compo ou tactique avec Pascal Diot-Maid et ton serviteur, pour plus d’info sur les Croix de Savoie tu peux passer chez etgblog.com et pour l’avant et l’après-match, c’est chez couleurcroix.com.

Arvi l’ami.


Franck Ripoux.

 

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

9 commentaires

  1. Gros travail sur les images, j’ai bien aimé.
    Du coup revelli c’est un intérim ou il va rester jusqu a la fin de l année?

  2. Metz en plein doute après une victoire, ok, et je fais pas le mec vexé pour une remarque de merde sur Twitter hein…

  3. Revelli reste jusqu’à la fin de la saison. Pour l’avenir faudra voir à quel point le groupe est réceptif, mais en cas de réussite (finir dans la première partie de tableau), je ne serais pas forcément pour mettre des sous qu’on n’a pas dans un gros nom juste pour le plaisir de changer.

  4. Mon cher Homerc, Metz reste quand même sur 4 défaites en 6 matches, avec 2 victoires poussives contre Sochaux et Créteil, deux équipes très mal classées. Donc bon, c’est quand même pas la grosse marade.

  5. Keita sait lire?

    En tout cas, même si je ne commente jamais (c’est comme les commentaires audio sur un DVD. quelle est l’utilité bon dieu, laissez nous mater le film) je me délecte systématiquement des acad CDS, les survolant parfois un peu trop vite (poil à la b*te, comme certains).
    Tout ça pour dire: ce n’est pas parce que le public est silencieux qu’il est inexistant.

    Je me dois de faire un commentaire lapidaire sur le match que je n’ai pas vu, préférant une montée vers les sommets enneigés à une trop probable descente aux enfers.
    Tejeda-Gustavo-Leroy, les seuls vrais joueurs de foot qu’on ait cette saison, votre acad le confirme. Voila.

  6. Merci d’avoir accordé à mon Tejedounet d’amour la visibilité qu’il mérite. Si aucun recruteur ne vient cette semaine pour l’exfiltrer de chez vous, je le kidnappe et je le garde pour moi toute seule.

  7. Tu devrais te faire embaucher au Dauphiné ou,minimum au Messager…..

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