OL – PSG (1-1) : LA GONES ACADEMIE SALUE CLEMENT TURPIN

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Exclusif, le nouveau spectacle comique de Clément Turpin !

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Au-delà de tous les jeux de mots impliquant le terme “capital”, c’est quand même un match vachement important. Déjà parce que généralement, les matches contre Paris, c’est assez intéressant, sauf quand on se fait ramasser comme au Parc la saison dernière. Cette année, mine de rien, on s’en est pas mal sortis, surtout dans le contexte du moment : alors qu’on pensait être relégables après l’enchaînement de deux très gros, on gagne contre Monaco et on fait match nul au Parc. Du coup, vu qu’on est à peu près dans la même situation aujourd’hui, en anticipant de se faire ramasser en l’absence de Lacazette, on peut y croire un peu. Le nul de la semaine dernière contre Monaco a pas été une merveille de beau jeu, avec notamment une dose infernale de chance sur la tête de Berbatov. Du coup, pour ce dimanche, on sait plus trop. Ce qui est sûr, c’est qu’il faut éviter de prendre une soufflante et laisser Paris reprendre tranquillement la place de leader, mais après le match nul de Marseille contre l’ogre rennais, la pression est quand même moins forte. Du coup, on peut aborder le match assez tranquillement, d’autant plus quand on sait que le nouveau Samuel Eto’o est titulaire.

Il se trouve que par chance, j’avais un pass tout accès à Gerland pour ce match, du coup j’ai pu me balader un peu. Mes conclusions : il faisait putain de froid. C’est tout. Sinon j’ai constaté que les zones techniques à Gerland sont en synthétique, ce qui m’a rendu un peu pessimiste concernant la capacité du club à devenir une institution de grand standing au niveau européen. Ah et puis je me suis assis sur le banc des remplaçants, et Bahlouli n’est pas tellement à plaindre, finalement. Assise confortable, bon maintien des lombaires, l’angle est assez agréable. C’est facile de se plaindre, de vouloir du temps de jeu, mais quand il s’agit de reconnaître la capacité de l’Académie à fournir des fauteuils de qualité, là il n’y a plus personne.

Dernière chose : je sais pas si vous avez vu, mais Samuel Umtiti avait le sac à dos le plus moche que j’avais jamais vu. N’hésitez pas à mettre votre dossier le plus urgent de côté pour faire une rapide recherche à ce sujet, c’était vraiment impressionnant. Je ne prends pas du tout le sujet à la légère, soyez-en sûrs.

 

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A peine le temps de prendre sa place et de dire à son voisin à quel point « le match va être chiant comme à chaque fois le dimanche soir sur Canal » qu’on a déjà tort. Entre un but hors-jeu de Zlatan, une frappe sur le poteau de Tolisso et une feuille de match dévorée par Edinson Cavani comme un hot-dog moutarde avant de monter prendre sa place en virage, les premières minutes sont extrêmement animées. Le rythme des commentaires en tribune ne faiblira d’ailleurs pas dans les minutes qui suivent, la faute à une main de Matuidi que, pour tout vous dire, je n’ai pas vue. D’ailleurs, vu qu’elle n’est pas dans le résumé du match de la LFP, je n’en ai toujours pas pris connaissance à l’heure qu’il est. Je vais donc adopter la seule réaction noble dans ce cas, telle que devrait se comporter tout bon supporter qui aspire à un football plus transparent et plus respectueux : crier au scandale et affirmer que ça valait un penalty. TURPIN DÉMISSION !

Heureusement, le salut viendra un petit quart d’heure plus tard. Alors qu’on pense que l’action a atteint son zénith quand Jallet réussit son premier crochet intérieur de la saison, faisant passer Cavani pour un vulgaire défenseur brésilien, l’action se poursuit jusqu’à une bonne remise de Njie pour Fekir. De ¾ dos, dans la surface, avec 3 joueurs sur lui, il va quand même pas… Non… Et d’un coup, voilà Njie en position pour flinguer Sirigu. 1-0, je prends mon voisin dans les bras, dans un étrange sentiment de joie et d’incrédulité. La mi-temps se termine assez tranquillement, le PSG alternant entre passes latérales et frappes en tribune de Matuidi. L’occasion d’ailleurs de saluer Thiago Motta, qui a eu l’outrecuidance de se plaindre en fin de match que l’OL jouait trop défensif, alors que c’était le premier à faire des passes en retrait dès qu’il avait de l’espace devant lui. Il n’y a pas à dire, le panache c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.

Après un challenge Wanadoo encore passionnant (j’adore ce concept), la deuxième mi-temps commence, et forcément, Paris dicte de plus en plus le jeu. C’est donc le moment pour le running-gag de l’OL dans les grands matches : Lopes qui arrête tout ce qui passe devant lui. Têtes, duels, frappes, le Charles Martel rhodanien fait hurler le stade, et maintient un espoir fou malgré l’incapacité chronique des lyonnais à passer la ligne médiane avec un ballon à peu près exploitable. On s’attend donc à prendre un but, oui, mais de cette façon… Quand Verratti s’écroule dans la surface, vu des tribunes, ça ressemble honnêtement à une simulation dégueulasse. Bon, quand on voit finalement le ralenti, il y a effectivement un genou qui traîne, et on ne peut pas reprocher à un italien d’obéir à ses instincts primaires et de chuter dans une surface. Aurions-nous fait pareil si c’était arrivé dans un match super important de notre équipe de Five ? Peut-être. Bon. C’est possible. Changeons de sujet.

Quand Lopes, arrête le penalty, évidemment, le stade n’a pas grand-chose d’autre à dire que « OOOOH ». Surtout qu’on ne regarde absolument pas ce que fait Bedimo pendant ce temps-là, ni les Lyonnais qui veulent croire à l’exploit, ni le parcage parisien qui, dans la plus pure tradition des grands groupes ultras, sort son téléphone comme un seul homme pour avoir le énième vine de penalty du grand suédois. Quand le penalty est finalement retiré, puis transformé par Ibra, le vocabulaire du stade change radicalement, rendant un vibrant homme à M. Turpin et au plus vieux métier du monde.

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Supporter lyonnais au deuxième penalty.

Sur le terrain, le mécontentement s’exprime par un bloc lyonnais beaucoup plus haut, mais ça ne durera pas, et les 10 dernières minutes sont une succession d’occasions parisiennes bâclées et de contres lyonnais pas plus aboutis. Au coup de sifflet final, les Gones sont partagés entre la satisfaction d’un résultat pas foncièrement mauvais et la frustration d’une occasion qu’on qualifiera de litigieuse, pour rester polis et ne pas donner aux Parisiens l’occasion de nous traiter de pleureuses, eux qui étaient prêts à reprendre la Bastille quand Douchez a pris un jaune contre Bastia. En attendant, l’OL reste donc premier, et sort du fameux enchaînement de deux matches sans avoir gagné grand-chose, mais pas plus concédé.

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 « I am really sorry for this terrible arbitrage »

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Lopes (5/5) : Clément Turpin, vous êtes un salaud.

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Clément Turpin devant le match de Lopes.

Jallet (3/5) : Jaja était content, sa nouvelle meuf est plus belle que l’ancienne, surtout qu’elle se maquille moins. Sa passe sur le but lyonnais un délice, le reste de sa prestation le fut moins.

Umtiti (4/5) : Le mec n’a que 21 ans, mais a déjà des couilles plus grosses que le cul de Thiago Silva. Patron mal coiffé.

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Sam et Lindsay face aux attaquants parisiens

Rose (3/5) : Si on enlève sa faute d’expérience sur le penalty, Lindsay a tenu la baraque, bien aidé par Sam le costaud. Mais malheureusement on ne va pas oublier cette faute, bête et dommageable. Rose orangé.

Bedimo (3/5) : Marabouté pendant la CAN, le pauvre Henri a vu sa vie devenir un étrange remake de Freaky Friday avec lui en Jamie Lee Curtis, et N’Jie en Lindsay Lohan. Vivement la fin du sort, qu’on récupère le vrai.

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Bedimo débordant sur son aile gauche.

Gonalons (4/5) : Même si l’Equipe de France ne se sert de lui que pour faire des vidéos promos, le vrai patron on sait qu’il est là.

Ferri (3/5) : On n’oublie pas son but contre Paris de la saison dernière.

Remplacé par M’Vuemba (3/5) qui même sans Willy, réussit à assurer le job.

Tolisso (3/5) : Coco aime les frappes de loin, les poteaux aussi.

Gourcuff (12/5) : Il a joué 87 minutes.

Remplacé par Ghezzal dont les hipsters préfèrent l’alter ego électro Ghezzalfelstein.

Fekir (4/5) : Mon Dieu, cette passe. Le mec élimine la défense centrale du 11 type FIFA de l’année avec une seule passe et risque de jouer pour l’Algérie. Quelle sauce chef ?

La douceur de Nabil, tout simplement.

N’Jie (4/5) : Mon Dieu, ce but. Malheureusement, on sait tous que ça s’arrêtera là, même si ce dimanche, le peuple lyonnais a compris le courroux du peuple camerounais lors de le CAN. Mais oui, ça s’arrêtera là.

Remplacé par Benzia dont j’avais oublié la présence dès l’entrée en jeu.

Gerard Côlon & Jean II Makouille

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