PSG – Malmö (2-0): la Porte de St Cloud Académie change de dimension

Jour de fête! Jour de match! Jour de Champion’s league! Mais surtout, jour de consécration! Après avoir gravi les échelons lentement mais sûrement, depuis ma 1ère académie (contre Auxerre, de mémoire) quand je n’étais encore qu’un collégien préparant le brevet, à ma plus récente contre Bordeaux vendredi dernier, en passant par Charléty pour choper des 06 de joueuses faire la promotion du football féminin et du girly-PSG, voilà enfin la reconnaissance du milieu: une accréditation en tribune presse au Parc! Autant dire que je fais basculer horsjeu.net dans le grand bain journalistique. Oui, carrément. Le temps d’une rencontre, quittons le pédiluve de l’alter-foot, et faisons un gros splash dans le bassin des plumes éminentes qui fleurissent dans votre comité de vigilance médiatique quotidien . Sans oublier de nous mouiller la nuque préalablement, bien entendu; sinon, gare à l’hydrocution. D’ailleurs il s’en est fallu de peu:

Grosse confiance du chef-rédac'

Grosse confiance du chef-rédac’

 

Allez, place au ballon. Le XI de départ est classique, à un handicap près puisqu’avec la suspension de Serge, c’est vdW qui prendra sa place. On aurait plutôt préféré votre Marquinhos, mais bon, il faut bien laisser une chance aux Suédois. Javier revient enfin de blessure mais commencera sur le banc. Quant à Zlatan, bla-bla-bla il va tout casser, bla-bla-bla Malmö le club où il a commencé, bla-bla-bla sa dernière chance de gagner la LdC, bla-bla-bla mangez des krisprolls sur votre table Ikéa.

Le match:

Autant vous dire que quand t’arrives à ta place et que tu vois ça, tu te demandes d’abord si le Sopalin est fourni avec. Horsjeu.net est enfin reconnu à sa juste valeur.

Dans la cour des grands! #DreamBigger

Dans la cour des grands! #DreamBigger

Y’a pas à dire, le PSG sait recevoir les journalistes. De là à sous-entendre que c’est pour faciliter le passage de la brosse dans le sens du poil de Nasser, il n’ya qu’un pas. Le buffet est bien garni, mais moins prétentieux qu’en loges, faut pas déconner. Pas d’hôtesses physiquement intelligentes, mais des gros bras en costard. On a plus de place qu’en tribune, et avec des grands pupitres on est à l’aise pour bosser. Evidemment j’étais pas là pour ça. Mon carnet de notes est resté bien au chaud dans ma sacoche. Je dois d’ailleurs être le seul à n’avoir sorti ni stylo ni ordi’ pour pondre mon article en même temps. De même que j’étais le seul à me lever en gueulant pour célébrer les buts de Paname. Paye ton devoir de neutralité journalistique! Côté pipole, Jean Rességuié (RMC) m’a un peu cassé les oreilles, et j’ai pu taper un brin de causette avec Pierre Ducrocq à la mi-temps.

Sur la pelouse c’était pas mal non plus. On a entamé la rencontre tambour battant, avec l’ouverture du score par Angel! Un nettoyage de lucarne tout en douceur, en caresse, et en subtilité.

 

Derrière s’ensuit une nette domination, complètement stérile. Malmö ne voit pas le jour, et notre surface à de rares occasions. Tandis que Cavani et Matuidi se démènent et s’éparpillent un peu dans tous les sens, Ibra se contente d’aller à son rythme et de dilapider ce qu’il reçoit, et Di Maria régale la foule et marche sur l’eau. Au retour des vestiaires, Malmö prend des airs de Bordeaux et nous contrarie pendant un bon quart d’heure. Les phases suédoises s’enchaînent, et Trapp et sa défense doivent s’employer pour éviter un malheureux bis repetita. Il faut croire que Paris a retenu la leçon, et suite à un bon centre de Maxwell, le Z dévie, et Edi catapulte le cuir de la tête hors de portée du portier adverse. A 2-0, même sans avoir paniqué, on se détend enfin sur notre siège, les sphincters se relâchent, le soulagement se fait naturellement sentir, ça va mieux. Pastore et Lavezzi font leur rentrée, Di Maria est standing-ovationné (ce sera le cas à chacune de ses apparitions), et on échoue à inscrire un dernier but. Bon, On y arrive, mais il est refusé. Pas cool.

Globalement, une rencontre bien maîtrisée, avec des mouvements intéressants et Angel qui commence à prendre ses marques avec les autres. Une entrée mi-convaincante mi-timide, mais qui nous fait oublier vendredi dernier. Le XI de départ semble inamovible pour les gros matchs, mais un peu de turn-over à Reims puis contre Guingamp ne ferait pas de mal. Ne serait-ce que pour que chacun se sente concerné et garde le rythme (Marquinhos, Rabiot, Pastore). Avec une infirmerie vide, ça sent le casse-tête pour Blanc. On ne va pas se plaindre.

Trapp 3/5 un peu plus de travail qu’en Ligain, mais ça se rapproche plus de l’intermittent du spectacle que du cadre à col blanc. Des relances au pied précises, une présence correcte dans les airs, et 2-3 arrêts aisés.

Maxwell 3/5 soirée pépère pour Maxou. Il a bien géré son côté. Une frappe qui passe près des montants, et un centre à l’origine du 2-0.

Luiz 3/5 sans forcer son talent et souvent sans courir. Averti pour un bon coup d’épaule vraiment inutile.

Silva 3/5 on a parfois vu le capitaine pousser des bons coups de gueule sur ses partenaires; les milieux ont beau faire le taf, visiblement il lui restait encore trop de miettes à ramasser. Solide dans les duels, comme d’hab’.

vdW 3/5 on est mauvaise langue avec le Hollandais. Une prestation tout à fait pertinente, avec une bonne qualité de centre et un travail défensif très convenable.

Matuidi 3/5 une grosse débauche d’énergie comme toujours, mais un manque de précision et/ou de lucidité inhabituel. A croire que ses réalisations estivales lui sont montées à la tête. Jouer (très) haut c’est bien, mais faut pas rester là, monsieur, on a des attaquants dont c’est le boulot!

Motta 3/5 après être passé à travers vendredi, il s’est bien repris et a joué juste, en laissant son compatriote faire le fou-fou. Tout en maîtrise et en retenue.

Verratti 4/5 155 ballons touchés. Et quasiment autant rendus propres, efficaces, pour créer le danger, se sortir du pétrin, ou envoyer du rêve. Il serait quand même temps de lui rappeler que dans le foot, le but c’est d’en mettre. Et que donc, quand t’es face aux cages, à 9 mètres, hé ben… TU TIRES! C’est quand même pas compliqué, Marco!

Di Maria 4/5 je vous salue Di Maria plein de grâce! Cet amour de ballon en lucarne, ces éclairs de génie, ce talent qui a éclaboussé le Parc, cette entente naissante avec Verratti, ce frisson dans l’échine, ces picotements sur la peau… Merci d’être venu!

Cavani 3/5 une nouvelle banderille pour notre Matador qui confirme ses bonnes dispositions actuelles. Edi-la-gâchette a toutefois eu du mal à se procurer de bonnes occasions malgré une activité incessante.

Ibrahimovic 2/5 mentalement prêt, mais physiquement à la peine, souvent en position dehors-jeu, et rarement bien inspiré. En-deça de nos attentes donc.

Les remplaçants

Pastore non noté pase assez de temps pour exprimer son talent. Après sa blessure, on sent qu’il a des fourmis dans les jambes.

Lavezzi non noté le pauvre homme. Un but refusé pour hors-jeu, et sa chérie Yanina Screpante qui se barre à cause de ses infidélités répétés (selon la presse argentine)

 

Les adversaires: des attaquants un peu isolés et qui se sont bien battus, un gardien qui a limité la casse, et des supporters très bruyants.

dimariacoeur

Clique pour avoir un bisou d’Angel

Petit-Louis Fernandel

11 commentaires

  1. Je serais toi, je profiterais pour demander cette semaine ta carte de presse. On ne sait jamais.

  2. Je crois que notre PLF il devient trop sérieux depuis qu’il est accrédité. Il n’y a plus de blagues dans ses acad;)
    Il te reprochait quoi Rességuié? de gueuler plus fort que lui ? ;)

  3. « Je dois d’ailleurs être le seul à n’avoir sorti ni stylo ni ordi’ pour pondre mon article en même temps. De même que j’étais le seul à me lever en gueulant pour célébrer les buts de Paname. Paye ton devoir de neutralité journalistique! »

    Salut petit bonhomme !
    Je pense que tu t’es parfaitement fondu dans la masse, sachant que la tribune presse est de loin la plus bruyante, sachant qu’elle est remplie de suiveurs de ce club (a-t-on encore le droit d’utiliser le terme supporter dans cette enceinte ?). Par contre tu as pris beaucoup de risques en manifestant ta joie, tes collègues alentours auraient pu te prévenir qu’un tel comportement peut conduire à une interdiction de stade à perpétuité. Bien que tu sois au minimum aussi légitime que Riolo, Ménès et consorts, il faudra à l’avenir si tu souhaites renouveler l’expérience garder ton calme, rester bien assis et applaudir uniquement à l’appel du speaker comme indiqué dans le petit manuel illustré du bon petit supporter (tu sais, celui qui est toujours d’accord avec les choix de la direction, qui chante uniquement les chants officiels à la gloire de son saint club et qui achète tous les maillots et goodies en y claquant la moitié de son salaire) qui sera prochainement distribué à l’entrée du stade.
    Voila, c’est tout, des bises à Germain.

  4. Bah ouais, plus sérieux, fini le lycée, place aux grandes études.
    Bon, j’avoue que combiner: faire des vannes et publier rapidos pour que vous ayez l’acad’ dès le lendemain du match, c’est moins facile qu’avant pour moi.
    Je ferai un effort ce w-e, en ré-appliquant la bonne vieille méthode du tapage sur les paysans et leur fosse à purin. Et avec des filles à poil aussi, ça marchait bien.

  5. @ Spado. Apparemment le cerveau est toujours en option dans ton bled… En fait, le Sud c’est comme le Nord (Pas-de-Calais), avec moins d’excuses parce que ta mère c’est pas ta sœur.

  6. @ FLP : les ravages de Tweeter et ses 140 pauvres caractères. C’est un peu court, peu créatif et très répétitif, format limité pour personnes limitées mais qui convient parfaitement pour les bas du front de ta catégorie.

  7. @spado. Première nouvelle : j’ai twitter! Merci de me prévenir car c’est à l’insu de mon plein gré… Je ne remettais pas en cause la forme mais le fond de ce que tu as écrit. Connais tu la différence entre un bon et un mauvais texte? Eh bien, petit bonhomme, ce ne n’est pas le nombre de pages ou de caractères mais l’histoire et le style qui importent. Quant à toi, en 140 caractères ou en 10 000, tu as cette capacité rare d’être constant, égale à toi même… c’est à dire médiocre.

    Ps: essuie toi les lèvres, il en reste un peu. En souvenir.

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