Reims-Ajaccio 4-1 : L’Aiacciu Académie livre ses notes
L’occasion pour vous, de lire Corse-Matin
Nimu ùn pú risponde di esseci dumane (Nul ne peut affirmer qu’il sera encore là demain). Et encore moins l’AC Ajaccio. La Ligue 1 s’éloigne, la Ligue 2 s’approche à pas de géants après cette défaite 4 buts à 1 à Reims. Une défaite pas méritée au vu de la première période équilibrée. Tellement équilibrée dans le mauvais qu’aucune occasion franche ne viendra égayer cette triste soirée de décembre. Une première période tellement mauvaise que jamais on aurait cru que la deuxième nous réserve 5 buts en 20 minutes. 5 buts dont 4 de trop pour les adversaires. Encore une fois, après avoir rivalisé avec les Rémois, les Ajacciens se sont écroulés. La faute à des erreurs défensives encore plus grosses que le cul d’Araujo Ilan. En première ligne chez les fautifs, Laurent Bonnart. Mais, le mot d’ordre ici est de ne pas s’acharner sur les retraités. Parce que mine de rien, on les aime bien quand même. Au final, l’ACA s’incline 4-1, les armes dans les moignons. On sent que les joueurs ont la capacité de gagner – ou de faire un résultat – mais à ce moment-là, c’est l’explosion, l’hécatombe. Et quand l’ACA tombe, il ne le fait pas à moitié. C’est ainsi que l’ACA se retrouve lanterne rouge, derrière Sochaux et Valenciennes, à huit points de Montpellier le premier non-relégable. Ce que l’on appelle la déchéance.
Pour ce match, Christian Bracconi avait une nouvelle fois sorti une composition d’équipe inédite avec la titularisation de Cédric Hengbart en défense centrale et celle de Alessandro Crescenzi à droite. Laurent Bonnart, lui, retrouvait son couloir gauche. Au milieu, Ricardo Faty fêtait sa deuxième titularisation d’affilée, cette fois-ci aux côtés de Benjamin André. Sur les côtés, on retrouvait Salim Arrache à gauche et Paul Lasne à droite, le meneur de jeu étant sans surprise Johan Cavalli. En pointe, comme depuis un mois, Eduardo était titulaire.
RIASSUNTU :
30ème minute : Première véritable occasion du match avec une volée puissante de Charbonnier dans la surface. Ochoa arrête de la jambe puis capte.
45ème minute : Fin de la première période. En tribune, on s’éclate et on se caille. Heureusement, au Stade Auguste Delaune, on offre une bouteille d’eau et un sandwich aux supporteurs adverses. C’est ce que l’on appelle la sympathie du football vrai.
47ème minute : Coup-franc de Jonathan Ayité qui manque de tromper Ochoa mais le gardien est vigilant est repousse du bout des gants avant de pousser le ballon en corner d’un réflexe du pied incroyable.
59ème minute : Encore un coup-franc excentré de Jordan Ayité qui trouve la tête de Mandi pourtant marqué par Crescenzi et Bonnart. Sa remise revient sur Gaëtan Charbonnier qui arme une reprise de volée puissante qui trompe Ochoa. 1-0. Un roux qui marque et les carottes sont cuites pour l’ACA.
62ème minute : Trois minutes et deux buts encaissés. Encore sur un coup de pied arrêté de Ayité et encore sur un but de Gaëtan Charbonnier. 2-0. Les deux mêmes buts. A croire que l’on apprend jamais de nos erreurs.
70ème minute : Belle action construite de l’ACA. Transversale de Cavalli qui remet à Pierazzi à l’entrée de la surface. Le capitaine reprend de volée mas ne connaît pas le même succès que Charbonnier. Cadrée et puissante, sa frappe trouve les gants de Kossi Agassa.
73ème minute : Gaëtan Charbonnier, en état de grâce lance Eliran Atar en profondeur. L’attaquant israélien devance Laurent Bonnart et sa charrette et pique son ballon. La sphère orange roule tout doucement dans le but d’Ochoa. 3-0.
74ème minute : Ironie de l’histoire, l’AC Ajaccio réduit la marque sur un corner à la rémoise. Cavalli sert Lasne qui centre parfaitement pour Hengbart et Eduardo. C’est le Brésilien qui reprend de la tête et marque.
77ème minute : A 30 mètres, Devaux trouve Ayité dans le dos de Bonnart. L’attaquant rémois reprend de l’intérieur du pied en croisant sa reprise. 4-1.
80ème minute : Bien lancé en profondeur, Eduardo lobe Agassa qui était sorti à sa rencontre. Mais comme ne roule jamais comme sur des roulettes, Aïssa Mandi sauve sur sa ligne.
81ème minute : Alors que les Olas font le tour du stade, Reims se la joue joga bonito. Ayité laisse passer le ballon entre ses jambes pour Devaux qui frappe. La balle frappe le poteau. L’ACA est passé proche de la correctionnelle.
92ème minute : L’arbitre de la rencontre décide de mettre fin au supplice de l’ACA et siffle la fin du match. Ajaccio est fier de vous annoncer que le club est la nouvelle lanterne rouge de Ligue 1.
12 heures après le match : Dans tous les kiosques de l’île, Corse-Matin se fout de la gueule de l’AC Ajaccio. Sans vergogne.
ANNUTAZIONI
Memo Ochoa la moyenne/5 : Abandonné par Bonnart, abandonné par Crescenzi, Ochoa s’est retrouvé orphelin. Un peu comme depuis le début de saison. Et comme depuis son arrivée, Ochoa a pu faire de magnifiques arrêts qui ont longtemps repoussé l’échéance.
Laurent Bonnart 1/5 : Une fois sa sortie de fin de semaine habituelle terminée, Laurent Bonnart a pu tranquillement retourner à la maison de retraite de Sainte-Cécile où il a pu soigner son arthrose persistante. Une maladie qui l’avait empêché de s’interposer sur les deux derniers buts rémois face à Atar et Ayité qui se sont faits un plaisir de partir dans son dos.
Denis Tonucci la moyenne/5 : Dans une autre vie, Tonucci doit être ce genre de monstre avec cinq têtes mais une seule jambe. C’est la seule explication à sa domination constante dans le jeu aérien et à sa maladresse balle aux pieds.
Cédric Hengbart la moyenne/5 : Repositionné défenseur central par Christian Bracconi, Hengbart a sauvé les siens quelques fois mais sa qualité de relance est toujours trop perfectible.
Alessandro Crescenzi 1,5/5 : Le sosie de Claude François sera en représentation extraordinaire au Théâtre de Verdure du Casone d’Ajaccio les 22, 23,24 et 25 janvier prochain. Au programme, tous ses plus grands tubes et l’intégrale de ses erreurs défensives. Spectacle garanti !
Ricardo Faty 2,5/5 : Ses gosses sachant faire du vélo, Ricky a recyclé les roulettes sur le terrain. Dommage que ça ne serve à rien dans un match où on perd 4-1. Peu importe, c’est ce genre de geste qui fait rêver les supporteurs présents. Et puis ça sert à oublier ses quelques pertes de balle dangereuses.
Paul Lasne 3/5 : Des frappes, des courses, des coups, des passes, des retours défensifs, des attaques et une passe décisive. Notre meilleur joueur encore.
Johann Cavalli 2/5 : Dans un match comme celui-ci, l’important pour l’ACA c’est de profiter un maximum des coups de pieds arrêtés. Malheureusement, Cavalli les a mal tiré.
Salim Arrache NN : Pour son retour à Auguste Delaune, Salim Arrache n’a pas été gâté. A la 21ème minute, suite à une blessure à la cuisse, il a du laisser sa place à Diarra. Ce qui n’a pas empêché au public rémois de reprendre en cœur « Salim Arrache est une salope ». C’est vous les salopes.
Eduardo 3/5 : +1 pour son but. Le Brésilien a retrouvé la forme. S’il a loupé plusieurs petites occasions dans les premières minutes du match, il ne s’est pas fait prier pour marquer un but de la tête. Toujours bien placé, il a été dangereux lorsqu’il a été bien servi. Il aurait même pu marquer un doublé si son lob sur Agassa n’avait pas été stoppé sur sa ligne par Mandi.
I Rimpiazzanti
Sigamary Diarra, 21ème minute, 1/5 : Alors qu’Arrache paraissait en forme et avait fait un bon premier quart d’heure, Diarra a paru tout le contraire. L’international malien a perdu tous ses ballons et a commis l’irréparable en séchant un Rémois à la 60ème minute, ce qui a entraîné l’ouverture du score champenoise. Les symptômes d’un joueur en manque total de confiance.
Jean-Baptiste Pierazzi, 65ème minute, NN : Anormalement offensif, il s’est crée deux occasions en un laps de temps assez court. Mais quand Pierazzi est ton joueur le plus dangereux offensivement c’est qu’il y a un problème dans ton équipe.
Aboubacar Camara, 77ème minute, NN : Pas assez de temps de jeu pour véritablement juger sa prestation.
Perfettu Erignacci


le placement des joueurs ne correspondent pas du tout entre l’image et le texte
En effet, la composition d’équipe de la Ligue est erronée.Les positions de Lasne et d’André sont interchangées.
J’me disais bien que je t’avais reconnu dans la tribune d’en face.
Salim Arrache est une belle salope, son passif à Reims reste entaché de bien des choses…Il a passé quelques mois à Reims à insulter le public, à prendre le personnel du Stade (stadiers, jardiniers, etc.) pour de la merde, à se battre dans les boîtes de nuit. Tout ça pour un rendement sur le terrain proche du néant. « Salope » est un euphémisme…