Robert Carlos a vu France – Espagne Espoirs (3-2)

Robert Carlos va voir jouer les puceaux…

Robert Carlos était au Stade Delaune ce jeudi pour voir les puceaux Français face aux puceaux Espagnols. Une ambiance merdique, des sourds-muets au rang d’en dessous, et une mamie qui fantasmait sur Griezmann, tout était au rendez-vous pour un bon 0-0 de prestige. C’était sans compter sur la faiblesse physique et tactique des Espagnols, qui perdaient 3-0 dès la 34ème minute. Avec un 4-5-1 offensif et Canales en maître à jouer, la « Rojita » a été plus que brouillonne balle au pied dans la première période, n’enchaînant trois passes de suite que dans sa moitié de terrain, le pressing français très appuyé contribuant aux nombreux contrôles ratés. Côté français, ça bougeait beaucoup, et on peut dire qu’on était plus dans un 4-2-4 qu’un 4-4-2, Gueye et Saivet étant très actifs dans les abords de la surface adverse. Rivière jouait en pivot, et Griezmann en « 10 » voire en « 9 et demi » (comme le film). Le fait que ce dernier est non seulement très bon mais surtout qu’il évolue en Espagne a du jouer dans le fait qu’il était bien pris par les Espagnols. Pour autant il a bien répondu, comme le montre le premier but, où il s’arrache après une passe de Rivière pour donner le ballon à Saivet, qui lance alors le stéphanois qui n’a plus qu’à tromper Marino, le gardien espagnol.

Avec deux milieux défensif  « à la française », les Bleuets ont totalement dominé l’entre-jeu, ne laissant non seulement pas respirer le milieu adverse, mais contribuant en plus à s’asseoir dans le camp adverse.Le 6, Guilavogui, sorte de Patrick Viera, ne mérite pas la comparaison seulement parce que c’est une énième brindille black à ce poste en France, mais parce qu’il a le même rendement défensif et offensif que cette vieille tige de « Pat' ». C’est lui qui amène le deuxième but sur un corner à la 17ème, puisque sur sa frappe le gardien se troue quelque peu, et que Rivière n’a plus pousser dans le but. A 2-0 après un peu plus d’un quart d’heure, les mini-Français pouvaient s’amuser, ce qu’a fait Saivet en dribblant à l’entrée gauche de la surface, et en donnant ensuite un très bon centre à Gueye qui dévie le ballon de la tête au deuxième poteau.

3-0 à la 34ème, on pensait la « Rojita » assommée, c’est pourtant seulement deux minutes après qu’elle réduit le score, sur un manque de concentration flagrant de la défense tricolore. Je vois partout parler d’une bourde de Gorgelin, mais si sa sortie est ratée c’est avant parce qu’il ne peut prendre le ballon de la main, et que Stambouli chie dans la colle. Bref, 3-1 à la 36ème sur un lob de Merida, un blaireau de l’Atletico qui n’a pas fait un seul contrôle potable dans le match. Puis à la 40ème intervient le pire acteur de ce match : l’arbitre. Ce connard a sifflé faute à presque chaque contact, faisant ressembler cette rencontre à un vulgaire match de basket. Mieux, il a décidé de foutre un rouge à Perez Lopez, qui avait certes effectué un tacle assez dangereux, mais qui ne méritait vraiment pas plus qu’un jaune. Peut-être le semblant de début de bagarre générale a-t-il joué ? En tout cas le joueur du Real a donc laissé ses potes à 10 juste avant la mi-temps. Arrivée à celle-ci, le constant est clair : les Bleuets sont largement au-dessus de leurs homologues ibériques, que ce soit tactiquement, techniquement, ou physiquement. Le milieu de terrain espagnol ne voit pas le jour et Canales est obligé de jouer défenseur central pour pouvoir organiser le jeu…

La deuxième mi-temps commence donc par trois changements pour l’Espagne, et au vu du premier et du deuxième but, le plus judicieux dans l’immédiat semble être celui du gardien. L’entrée de Pacheco, le jeune attaquant de Liverpool, a principalement éveillé le Tonton Arsène qui sommeillait chez Robert Carlos. Deuxième mi-temps beaucoup moins intéressante que la première, l’arbitre encore plus chiant, surtout si on considère le fait que les puceaux d’en face n’arrêtaient pas de plonger au moindre contact. Mamie derrière note d’ailleurs : « Y a un trésor sur la pelouse ? » A la 59ème, le gardien français tente et réussit un gestechnique incroyable que même un Calamity James n’aurait pas osé : sur un ballon en cloche trop profond de Canales, il laisse le ballon passer d’abord entre ses mains, et ensuite entre ses jambes, et laisse alors le 17, Rios, enfoncer un pion dans un but vide. Concrètement, on peut donc dire que la faible différence de but entre les deux équipes ne dit rien du véritable écart qui les sépare au vu du match. Pour autant, à 10 contre 11, ils ont « gagné » la deuxième mi-temps 1-0, ce qui en dit long sur la capacité des Bleuets à tenir leur score… Bref, je vous file des notes en plus, parce que je suis sympa et surtout très balèze :

 

Gorgelin (1/5) : Un gardien qui n’empêche pas l’adversaire de transformer ses occasions est mauvais, un gardien qui donne des occasions à l’adversaire et qui n’empêche pas l’adversaire de les transformer est totalement nul. Il mérite donc un zéro pointé, mais le fait qu’il aille chercher la balle en lulu alors que le public le sifflait et se foutait de sa gueule dès qu’il touchait le ballon, ça, ça veut bien tous les « vos gueules » du monde.

Corchia (4/5) : Très bon match du capitaine. Tout ce qu’on peut demander à un défenseur latéral. Propre derrière, rapide, et apporte beaucoup offensivement. Robert Carlos a bien apprécié.

Stambouli (4/5) : A part sa boulette sur le premier but espagnol, un match très solide. Le taulier de la défense centrale tricolore.

Mangala (3/5) : Moins présent que son compère, il a pour autant été, avec son gabarit et son bon placement, un très bon complèment de celui-là. Makonda (4/5) : Un peau moins adroit défensivement que son capitaine, il a en revanche été plus en vue que lui, avec plus ou moins de réussite. Volume de jeu impressionnant en tout cas… ah la jeunesse…

Guilavogui (4/5) : S’il continue sur cette base, l’EDF tient son 6 pour une génération. Ratisse beaucoup de ballon, et amorce bien les offensives, en « deep lying playmaker ».

Pajot (3/5) : Moins en vue que Guivalogui, mais contrairement à Khedira c’était plutôt bon signe à ce poste. Il a fait le taf, coupant bien les trajectoires et déstabilisant avec justesse et hargne le bloc espagnol.

Saivet (5/5) : Il n’a pas marqué mais c’est l’homme du match. Un volume de jeu encore plus impressionnant que Mangala, Saivet a à lui tout seul animé toute l’attaque des Bleuets pendant 90 minutes.

Griezmann (4/5) : C’était un peu la « star » du groupe. Il a répondu présent, a bien esquinté les reins adverses, et a bien organisé le jeu tricolore en « 10 ». En revanche, à tirer presque tous les coups de pied arrêtés, il a en foiré en beauté quelques uns.

Gueye (4/5) : Très actif sur son aile, il a contribué à la domination totale des Bleuets en première mi-temps et a conclu par le but du 3-0. Comme son équipe, il s’est un peu éteint en deuxième période.

Rivière (5/5) : Difficile de ne pas mettre la note maximum. D’accord lui aussi a eût une baisse de régime en deuxième mi-temps, mais on ne peut pas dire qu’il n’a pas fait le job. Un but de « vrai attaquant » (comme on dit) et un but de « renard des surfaces » achèvent une prestation très convaincante, où Rivière a véritablement pesé sur la défense ibérique. Reste à confirmer pour devenir le nouveau « Manu » de l’EDF.

 

Remplaçants :

Cabella (3/5) : Entré à la 59ème à la place de Gueye. Dans le même rôle de couloir et de percussion, ce nabot a été très intéressant et a redonné un peu de vigueur au jeu tricolore.

Varane (70e), Sylla (88e) : Non notés. Robert Carlos trouvait qu’ils étaient bons, mais n’avaient pas grand chose à dire dessus non plus.

Arbitre : Zéro. C’est pas du basket putain de grosse tantouze de merde, c’est du foot.

 

Voilà à plus les pédés.

5 thoughts on “Robert Carlos a vu France – Espagne Espoirs (3-2)

  1. Alors avant on avait une footitude de N’diaye, puis des Diarra, puis des Cissoko, et là bah c’est Gueye qui est à la mode chez mes compères d’Afrique, du coup chui perdu…
    C’est le Gueye de Lille ?
    Idrissa Gueye qui s’appelle. A moins que ça soit celui de Bordeaux ou de Strasbourg nan ? Ou alors celui de Metz ?

  2. @Mohigrib , ce Gueye c’est celui d’ Everton, ex strasbourgeois. Magaye de son prénom.

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