Shaktar Donetsk – Manchester United (1-1) La Raide et Vile Academy dépasse l’ennui.

Résumé de l’épisode précédent : 

Rien ne va plus au pays de David Moyes. En effet, dans la fabuleuse et féerique contrée de « On ne fait que gagner », ben, on n’a pas vraiment l’habitude de perdre. Et encore moins face à des équipes du calibre de West Bromwich Albion. Heureusement, ce n’est pas la crise. Pas comme si on avait carrément pris un but de Morgan Ammalfitano. 

Néanmoins, la paix habituelle qui anime ce paisible pays s’est vue perturber, depuis le mois de septembre, par d’intenses guerres civiles. En effet, suite au départ de l’ancien dictateur adulé par la population locale chef d’Etat, la population est divisée en deux camps. 

D’abord, ceux qui respectent le choix de l’ancien père spirituel de toute une nation, lui qui a eu tout le loisir de choisir son propre successeur. Ceux-ci pardonnent, pour le moment, les tâtonnements du nouveau chef. Il est effectivement difficile d’accéder à la tête d’une nation aussi puissante alors que rien ne vous y prédestinait vraiment. Simplement auréolé de ses faits d’armes dans une province de bien moindre importance, David Moyes ne peut pas avoir, d’emblée, le rayonnement qu’a pu avoir Alex Ferguson.

De l’autre côté se trouvent ceux qui sont déjà désabusés. Désemparés par les errements de leur nouveau président tant au niveau de la stratégie militaire, que sur le choix des hommes sur le terrain, ces hommes et ces femmes souhaite tout simplement un coup d’Etat. Le manque de charisme et la communication loin d’être sans faille de Moyes n’aidant bien évidemment pas à se rendre populaire auprès de cette frange de la population. Mais ce qui a mis le feu aux poudres, ce qui a fait déborder le peuple, c’est bien la dernière déroute des troupes mancuniennes, sur son propre territoire, lors d’une bataille que nul ne se serait permis d’envisager autrement que par une probante victoire. Oui mais voilà, de manière incroyable, la formation de la modeste province des West Midlands, emmenée par un ancien trouffion de bas-étage des troupes sudistes infligea une sévère défaite au grand et puissant Manchester United, remettant une nouvelle fois en cause les qualités de dirigeant de David Moyes.

Dans ce contexte houleux, un déplacement diplomatique en Ukraine, à Donetsk, permet à l’Ecossais de prendre un peu l’air, en tentant de mener à bien l’un des deux objectifs affichés lors de sa mise en place sur le trône : l’expansion européenne, la conquête de la terrible Champions’ League. Là où bien de chefs des armées se sont cassés les dents.

Le choix des hommes :

L’armée du Pays de la Gagne est l’une des plus importantes du Royaume, tant en quantité qu’en qualité, c’est un fait. Mais celle-ci n’est pas nécessairement formée que par des tireurs d’élites de grande précision, ou des hommes de terrains rompus aux opérations clandestines qui tachent. Le Général-Président Moyes doit donc effectuer des choix difficiles en son âme et conscience. Parfois incompris, même parmi ses plus fidèles soutiens au sein de la nation (il semblait pourtant acquis que le soldat Anderson était perdu pour la cause), l’Ecossais peut se targuer, à défaut d’être extrêmement audacieux, de tenter des manœuvres délicates pour surprendre l’ennemi (l’artificier Kagawa envoyé sur le flanc des lignes ennemis, par exemple).
Cependant, la conquête européenne demande, aux yeux de l’Ecossais une rigueur et une discipline plus importantes que pour la domination du Royaume de Premier League.
A ce titre, il reprend les stratégies qu’il connaît le mieux, à savoir, la tactique dite du 4-5-1 compact, avec des lignes regroupés, et un milieu de terrain capable, normalement de se sortir de n’importe quel bourbier. Délaissé depuis quelques temps, les trouffions Welbeck et Cleverley sont alignés, de même que la recrue Fellaini. Encadrés par le capitaine Vidic, les soldats qui ont gagné le surnom de Raide et Vils auront à cœur de remporter une victoire, même sale, pour leur nation et leur peuple. Illustration :

Compo UnitedRéservistes : Giggs, Hernandez, Kagawa, Jones, Nani, Lindegaard, Young
(Ne pas se fier à l’image ci-dessus, Welbeck a joué ailier gauche, Cleverley milieu axial)

De l’autre côté du front, les Ukrainiens emmenés par le général Lucescu se présente selon la séculaire stratégie militaire dite du « 4-2-3-1 », une composition connue pour être très animée et offensive, surtout depuis l’assouplissement sur les règles permettant à de nombreux artilleurs brésiliens de se faire passer pour des ressortissants de pays de l’est :

Compo DonetskRéservistes : Bernard, Eduardo, Ferreyra, Ilsinho, Kanibolotskiy, Krivtsov, Stepanenko

La Bataille : 

Quel ennui ! A mille lieux de l’intense boucherie annoncée, nous avons presque eu droit à une rencontre diplomatique entre deux délégations œuvrant pour la paix. Alors, certes, les troupes de David Moyes avaient prix la bataille par le bon bout, en confisquant la cuir, et en se montrant sous un visage presque conquérant. Presque, car il y a un monde entre se montrer dangereux, et attendre sagement à 8 dans son camp, en espérant que la différence se fasse grâce aux trois hommes envoyés à l’abattoir sur chaque offensive. La première opportunité se présentait néanmoins pour Manchester United après huit minutes de combat. L’artificier en chef van Persie était servi par le grenadier expert en destruction de tribunes Cleverley. Mais celui qui représente aux yeux de la majorité la meilleure chance mancunienne de porter l’estocade ne parvenait pas à faire mouche, n’ayant probablement pas bien réglé le viseur de son arme longue portée.
Le peuple Ukrainien faisait part de son mécontentement lorsque, à la quinzième minute, le Shaktar n’obtenait pas réparation pour une manœuvre qu’il jugeait illicite de la part de Cleverley, en pleine surface de réparation. Les instances chargées d’arbitrer le conflit ne bronchaient pas.
Trois minutes plus tard, Manchester United trouvait la faille dans les lignes de défense ennemies. A la suite d’une touche effectuée sur le côté droit par Rafael, Fellaini héritait du ballon près de la surface adverse. Emmenant la gonfle avec lui, le Belge pouvait centrer à ras de terre. Rakitskiy était trop court et ne pouvait que freiner le ballon, lequel parvenait jusqu’à Welbeck qui ouvrait le score, à la surprise générale. 1-0.

Dégout ukrainien« Je viens de prendre un but de Welbeck, ma vie est foutue. »

S’en suivent vingt-sept minutes au cours desquelles le Shaktar, bien trop brouillon et trop précipité dans l’exécution de sa stratégie offensive, ne parvient pas à désorganiser les lignes adverses. De son côté, United semble se satisfaire d’avoir blessé l’ennemi, mais en aucun cas ne tente de l’achever. C’est bien dommage, les déplacements de van Persie semblent désorganiser l’armée provinciale ukrainienne. Mais cette fin de première bataille se termine sur un sentiment d’inachevé. Je crains même que le repos soit plus bénéfiques aux adversaires qu’au Raides et Viles.

Lors de leur retour sur le pré, les Ukrainiens semblent avoir mené un véritable conseil de guerre pendant ces quinze minutes prises pour souffler. Rakitskiy allume même la première mèche (rien à voir avec Tuyot, oh là là, non), sur coup-franc, mais cela passe bien à côté de la cible. Autant vous dire que ce soir, on repassera pour les frappes chirurgicales. Ce qui n’empêche pas le dernier rempart De Gea de s’employer quelques fois à préserver la virginité de ses lignes de défense. On note, après une heure passée sur le champ de bataille, que le projet de donetsk a clairement pris du plomb dans l’aile, et que les mancuniens se satisfont de cette situation, en attendant très bas leurs adversaires, au risque de perdre toute véritable velléité offensive. van Persie manque cependant de sceller la victoire des siens, lorsque, bien servi par Rafael au point de penalty, il voyait Rakitskiy se sacrifier pour éviter la débâcle. On se dirige tranquillement vers une sobre mais solide victoire de Manchester United, lorsqu’à la soixante-dix-huitième minute, le drame se produit. Rakitskiy, encore lui, parvient à déborder sur le côté gauche. Son centre puissant trouve Vidic, lequel contient très mal l’assaut ennemi en mettant simplement son pied en opposition. Ce qui a pour effet de transmettre la gonfle à Taison(Aucun lien avec Mike, oh là là, non) qui fusille littéralement De Gea pour le 1-1. Voilà que les deux armées repartaient sur un pied d’égalité ! Il en aurait même pu être autrement, si le soldat Taison était parvenu à tromper la vigilance de De Gea sur une balle perdue.  Le score final sera donc de 1-1, et il semblerait donc qu’un pacte de non-agression ait été signé à la fin de la bataille par les deux généraux.

Au sortir de celle-ci, deux sentiments contradictoires prédominent.

Les amoureux de l’art de la défense (Thèse Mourinhesque de la défense. Ed:Blues, 2004-2007) verront du positif à une organisation faisant la part belle à l’attentisme et aux facultés, certes minimes, mais néanmoins présentes, de contre-attaque.

Ceux qui apprécient une stratégie portée sur l’offensive pourront arguer de l’ennui total qu’a procuré cette bataille, et se gausser des limites tactiques d’une armée en pleine reconstruction et qui peine à se trouver une vraie identité. Pour ma part, j’ai eu l’impression d’assister à l’une de ces guerres anglaises des temps passés, lorsque la province d’Everton rencontrait des ogres tels qu’Arsenal, ou l’ancien Manchester United. Le problème vient du fait que Manchester United ne peut pas se comporter comme Everton. Il y a trop de talent dans ses rangs. Et la pilule est d’autant plus dure à avaler que, s’il est certain que Donetsk ne rend pas les armes si facilement, on était loin d’une bataille face à une terreur européenne. Les joutes continentales suivantes devront être d’un tout autre niveau si David Moyes souhaite conquérir cette fameuse Champions’ League pour obtenir ce qu’il recherche le plus, l’adhésion totale de son peuple

Les soldats satanistes : 

De Gea (3/5) : Pas beaucoup de boulot à faire, en définitive, impuissant sur le but encaissé, il a eu le mérite de rester concentré et de détourner en corner une frappe contrée par son défenseur.

Rafael (2/5) : Dans la mesure où tout se déroulait dans le camp mancunien, et que le Brésilien n’est pas un très bon défenseur, à partir de là, je crois que bon… Vous allez me dire qu’il a fait un bon centre pour RvP. Je vous répondrai que quelqu’un a laissé centrer l’autre ukrainien avec son nom casse-burnes à écrire, là.

Smalling (2/5) : Vous vous dites que c’est un peu dur dans la mesure où il n’a pas tant de choses que ça à se reprocher ? Ouais ben faudrait quand même voir à regarder de plus près que le mec est loin de transpirer la sérénité et que ses relances sont toujours aussi dégueulasses.

Vidic (1/5) : C’est triste, une soirée calme et tranquille gâchée par une mauvaise intervention qui offre à l’adversaire une chance incroyable de marquer, hein ?

Evra (3/5) : Du bon, et du moins bon. Voilà. Merci.

Carrick (2/5) : C’est quand même plus pratique d’avoir des joueurs offensifs qui proposent du mouvement, pour pouvoir faire de belles ouvertures bien propres, je suis d’accord. On se sera donc contenté de contrôle-passe courte pendant 90 minutes.

Fellaini (1/5) : Purée que j’ai eu envie de lui coller un bon gros 0/5 ! Mais je voyais déjà venir les critiques me dire que je ne crois pas en lui (ce qui est vrai), de « laisser la touffe alone », que c’était de la « touffophobie » etc.
Mais force est de constater qu’il a perdu un nombre effroyable de ballons, qu’il a fait un nombre de fautes considérable. Il était difficile de lui mettre plus que cette note. Reste son travail sur le but marqué, oui. Remplacé par Giggs.

Cleverley (2/5) : Un peu mieux que son collègue le plus proche, on l’aura vu tenter quelques petites choses. Sans grande réussite cependant.

Valencia (2/5) : Pas mal en percussion, nul en finition. C’est l’histoiiiiiire, de sa viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie.

Welbeck (3/5) : Heureusement qu’il y a ce but et que j’ai apprécié certains efforts défensifs, sinon, j’avais pas grand-chose à en dire. Remplacé par Jones.

van Persie (1/5) : Pas autant sa faute que celle de la configuration de la rencontre. Il rate deux occasions dont une qui aurait mis United à l’abri, ceci dit.

Les réservistes du diable : 

Giggs (non noté) : Entré apporter de la vivacité  de la percussion son expérience, ça n’a que moyennement marché, alors que United a dû contenir les derniers assauts de Donetsk.

Jones (non noté) : Le mystère du remplacement tout pourri dans les arrêts de jeu ne cesse de s’épaissir.

 

Vous retrouverez Luke Seafer ce week-end pour de bien belles aventures en perspective, et moi-même d’ici peu, je l’espère, pour une académie au format un peu plus classique.

Inferanalement vôtre,

L’Infernal Wayne Boulet. 

Si tu veux que Horsjeu.net survive, que tes académiciens préférés puissent être fournis régulièrement en jeunes vierges et en litres de Bloody Mary jusqu’à plus soif, par l’Editeur, ce bel homme, alors tu peux faire un geste en versant une maigre contribution financière mensuelle (Satan te le rendra) ou même un don unique qui n’engage à rien.Clique ici

Sinon, Luke Seafer est aussi sur Facebook  et il veut des amis, plein, parce qu’il était toujours tout seul dans la cour de récré et personne ne venait lui parler. Peut-être à cause de la chauve-souris sur son épaule, de ses briques de sang pour le goûter… On ne sait pas trop. Mais viens lui faire coucou, ça lui fera plaisir. Et si tu veux faire encore plus, tu peux aussi devenir fan de la Raide et Vile Academy. Quant à Wayne Boulet, il craque carrément son slip et te file son identité secrète. Comme ça. Tu peux aussi lui faire coucou. 

Et tiens, Luke est aussi sur Twitter  et il trouve que c’est une invention de Satan un truc aussi addictif, donc n’hésite pas à lui faire coucou. Tiens et Wayne Boulet s’y est mis aussi. Viens partager ton amour de Chicharito avec lui. 

 

 

 

 

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

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