Chicago FIre – Impact Montreal (2-2) : L’Impact Académie livre ses notes

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Le Fire au cocu

Nouveaux horizons. Avec octobre va, tout s’en va. Y compris votre serviteur qui écrit actuellement cette Acad’ du train qui l’emmènera à l’avion qui l’emmènera sur les terres de ces plus grands exploits. Homme moderne, bel homme, arrivant au plus beau moment des saisons. L’automne va couvrir les arbres de son manteau auburn, annonçant l’hiver et l’hibernation des marmottes. Les skouireuls collectent leurs dernières nuts, tel l’Impact lancer dans le sprint final vers les Séries se doit de grappiller les points qu’ils lui manquent.

Cette introduction modeste et poétique nous replace dans le contexte tendu du moment. La fin de la saison approche, et Montréal a six matches à jouer, six finales comme diraient certains dont je tairais noms et pratiques sodomites. Avec encore des matches en main, les Bleu et Noir n’auront aucune excuse en cas de ratage, la conquête presque fantasmatique du Supporter’s Shield semblant déjà avortée et bien sûr pardonnée.

Six games en octobre pour finir le plus haut possible et emmagasiner un maximum de confiance avec les matches à élimination directe, au cours desquels aucun saut de concentration et d’engagement ne sera toléré. En attendant, l’Impact devra faire avec ses absents et sa fatigue, et se doit de prendre des points sur la route, en commençant par la faible équipe du Fire.

Matchday

Moins d’un mois et demi après sa dernière visite au très vilain Toyota Park, l’Impact revient dans l’Illinois pour se confronter à une équipe toujours en course pour une cinquième place qualificative pour les Séries. Un sprint fou qui plait aux supporters du Fire puisqu’ils se sont déplacés en masse au Park, explosant l’affluence du match aller. On atteint donc difficilement les 9 000 pékins et des brouettes dans le stade samedi. Analité totale du soccer à Chicago.

Felipe suspendu, Bernardello toujours blessé, coach Schällibaum doit réorganiser son milieu et nous offre un alignement des plus chelous.

« C’est chelou !

Cette façon que t’as de nous aligner,

Tu crois qu’c’est comme ça qu’on va marquer ?

Mais j’peux t’assurer,

Que ça va merder ! C’est chelou ! »

On a donc un espèce de 4-1-4-1 ou de 4-1-2-2-1 à la mord-moi-le-nœud avec Pat’ Bernier en vrai 6 et devant lui Arnaud et surtout Warner, commun saint-bol du mec que tu fais pas jouer plus bas par peur le voir couler en entraînant l’équipe avec lui. Tu la sens mon équipe parée pour jouer vers l’avant ? Bah n-moi non plus.

Alignement

Chicago Fire : Sean Johnson – Jalil Anibaba, Austin Berry, Jeff Larentowicz, Gonzalo Segares – Patrick Nyarko, Logan Pause (Alex 45’), Egidio Rios, Dilly Duka (Chris Rolfe 45’) – Mike Magee, Juan Luis Anangono.

Substituts inactifs : Paolo Tornaghi – Hunter Jumper – Wells Thompson, Joel Lindpere – Quincy Amarikwa.

Impact de Montréal : Troy Perkins – Jeb Brovsky, Wandrille Lefèvre, Matteo Ferrari, Hassoun Camara – Collen Warner (Daniele Paponi 76’), Patrice Bernier, Davy Arnaud, Andrew Wenger (Maxim Tissot 67’), Justin Mapp (Andrés Romero 71’) – Marco Di Vaio.

Substituts inactifs : Evan Bush – Karl W. Ouimette – Andrea Pisanu, Sanna Nyassi.

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Faits saillants

Il y a un peu plus d’un mois, l’Impact revenait d’Illinois avec une défaite dans la musette et deux buts encaissés parfaitement anaux. Contre une des équipes qui m’avait paru techniquement et tactiquement l’une des plus faibles de l’Association Est, Montréal avait réalisé un de ces non-matches dont il a le secret. En revenant samedi au Toyota Park, l’enjeu était bien plus important qu’en Août. Tout d’abord car il reste six games aux Bleu et Noir pour ne pas perdre leur place en Séries. Prendre des points sur la route contre ce type d’équipe est donc primordial. Mais les absences conjuguées de Bernardello et Felipe au milieu placent coach Schällibaum dans l’embarras. Un alignement défensif à Chicago, c’est la volonté de repartir avec le point du match nul.

L’Impact va donc miser sur un positionnement très bas, et tenter de prendre le Fire en contre-attaque. Une tactique qui va parfaitement fonctionner le temps de la première demie. Le XI bloque à merveille les faibles velléités offensives du Fire, ce dernier n’ayant pas trouvé nécessaire de prendre à la gorge le milieu de terrain montréalais. Sans pressing, les Bleu et Noir peuvent manœuvrer les quelques balounes en leur possession. Après vingt bonnes minutes d’observation entre deux teams plus peureux que téméraires, Davy Arnaud se permet de bidouiller un baloune dans les trente derniers mètres du Fire. Pas attaqué, il fait sortir un central qu’il crochète et délivre une superbe mention d’aide à Di Vaio. Le Romain fait le reste : un contrôle parfait, une touche pour s’offrir un possibilité de tir, et un glissé du gauche qui trompe le portier du Fire. 0-1, 24e, comme sur des roulettes, voire mieux.

Piqué au vif, Chicago se fait légèrement plus dangereux en fin de première demie, notamment sur FK, quand Magee manque le cadre d’un cheveu. Mais la véritable différence se fait au retour des vestiaires, les joueurs des lacs ont enfin compris qu’un pressing efficace embarrassait les Montréalais. Une première tête sur corner est stoppée par Perkins, mais à la 57e, sur une sortie de balle mal négociée, une frappe lointaine déviée par Ferrari atterrit dans les pieds de Magee qui bat Perkins de près. 1-1.

Dès lors, c’est la Berezina, l’Impact craque complètement mentalement. La fausse sérénité affichée en première demie disparaît complètement, les ratages techniques se multiplient, et l’apocalypse intervient à la 73e minute. Troy Perkins est frappée d’une Régissade tellement rare qu’elle en devient légendaire. Pressé par Magee, le portier du XI s’emmêle les pinces et marche sur le baloune. L’attaquant du Fire en profite pour récupérer la gonfle et marquer dans le but vide. 2-1. Tristesse.

Et la party goes on. Quatre minutes après ça, Nyanko s’infiltre côté droit, efface Lefèvre avant de centrer en retrait Anangono qui frappe. Mais le Ref’ décide de désigner le point de penalty sur le contact Perkins-Nyanko qui suit le centre. Mega marde. Mais Magee, trop en confiance et par la grâce de qui le veut, expédie son péno sur la tige. Alle-fucking-luya. Mais les deux miracles suivants interviennent à la 82e. Bien servi en profondeur, Anangono glisse sous Perkins qui dévie sur son poteau. Mais le joueur du Fire récupère le baloune et met en retrait pour Magee dont le plat du pied est sorti sur sa ligne par Camara. Mention spéciale pour la soutane monstrueuse que prend Brovsky.

Mais la journée miracles à la pelle n’est pas terminée. Un jeu superbe Arnaud-Bernier abouti à Di Vaio qui, contré, remet involontairement à Tissot. Le petit gars de l’Academy (pas celle-là, l’autre), glisse une tête en toute finesse dans le petit filet opposé de Johnson. 2-2, 87e, le point magique qui change tout. Ça n’ira pas plus loin. Gros miracle en Illinois, un point dégueux mais sacrément important.

Le tableau

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Un pack de Montréal :

Troy Perkins (1/5) : La digue a rompu, et l’eau est rentrée par litrons, commun sait-bol de tsunami nippon. Il y eut Régissade, péno concédé, mais son match est souvent par le baloune qu’il dévie sur le poteau, mais surtout le but de Tissot.

Jeb Brovsky (2/5) : Toujours dans le mal, Jeb a été mis en difficulté à plusieurs reprises, notamment sur le petit pont sacrément humiliant que lui colle Anangono. Bien en première demie.

Wandrille Lefèvre (4/5) : Deuxième match de suite et deuxième grosse perf’ du petit Wandrille, qui a encore supplée Nesta magnifiquement. Et c’est pas grâce à Matteo à côté de lui.

Matteo Ferrari (2/5) : Jusqu’à l’égalisation, ça va, mais àaprès c’est festival.Interventions molles, placement hasardeux, Pas très chalant… Matteo commence à me les hacher menu. Il est bouilli.

Hassoun Camara (3/5) : Match moyen d’Hassoun, qui lui aussi enchaîne depuis un moment et ça commence clairement à tirer. Il reste néanmoins solide, et sauve le 3-1 sur sa ligne.

Patrice Bernier (4/5) : Il a eu le rôle qu’on attend de lui, surtout dans un tel match où il est placé seul devant la défense. Il a coupé un nombre de transmissions énorme, avec une activité monstrueuse. L’action de l’égalisation par d’un bon une deux avec Arnaud, l’autre homme fort du milieu samedi.

Collen Warner (1/5) : Schälli avait décidé de l’aligner plus haut que Bernier, pour éviter qu’ils se marchent dessus et surtout depuis que Collen a offert des boulevards aux joueurs d’Heredia mardi dernier. Vraiment faiblard ce soir, sans les conséquences dramatiques que ça aurait pu entraîner.

Davy Arnaud (3/5) : Malgré pas mal d’erreurs techniques, il a montré une gnac salutaire pendant tout son match. Il offre un caviar à Di Vaio et a montré une vraie envie de Captain.

Andrew Wenger (1/5) : Replacé sur un côté après ces bonnes dernières minutes face à Heredia, Wenger a encore presque tout foiré. On ne fait pas d’un attaquant un ailier de débordement en trois jours. Va falloir quand même penser à ne pas se chier dessus à chaque ballon qu’il reçoit.

Justin Mapp (3/5) : Bon match de Mapp qui a contribué à la solidité de l’Impact en première demie en fournissant un gros effort de repli défensif. Bon également dans la conservation et la circulation. Propre.

Marco Di Vaio (3/5) : Marco a fait ce qu’on attendait de lui. Sur son premier ballon, il marque. Et sur le dernier, il contribue chatteusement au but de Tissot. Classe.

Substituts

Maxim Tissot (5/5) : Djézous Zeu Sayvior. Grosse entrée et grosse égalisation divine à la 87e.

Andres Romero (pfff/5) : Naze.

Daniel Paponi (oui bon/5) : Voilà.

Retrouvez les faits saillants en vidéo après l’avertissement ici

http://www.impactmontreal.com/fr/news/2013/09/highlights-chicago-fire-2-2-montreal-impact

À tantôt, soit le vendredi 4 octobre, pour un nouveau match sur la route, à Houston pour y défier le Dynamo corrigé 5-0 au Saputo il y a un mois. Finalement je termine cette acad’ en direct de Montréal, j’essaye de voir le match promis, mais sans ça je ferai un court debrief’.

Becs anaux.

Mauricio Vincello.

 

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