Toulouse – Guingamp (1-2), la Paysan Breton Académie livre ses notes

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Je vous emmerde, petit club de Ligue deux.

EAgwen

Mettre un réveil à 15h du matin, un samedi, pour regarder son équipe de coeur, ça c’est de l’amour. Surtout quand il s’agit de voir un Toulouse – Guingamp. C’est dur de quitter son lit de pommes de terre, on est si bien dedans. Haut les coeurs ! L’En Avant a gagné lors de la dernière journée, cassant la mauvaise dynamique dans laquelle les Guingampais étaient englués depuis des semaines. Cassant aussi le petit cul de Ghislain Printant aussi au passage. Nous permettant de sortir la tête de l’eau en nous plaçant à la 16e place surtout.

Il y a six points entre la 19e et la 13e place avant cette rencontre. Si le championnat est bien morne en haut du classement, on peut se féliciter de pouvoir vivre un long suspens jusqu’au printemps. C’est probable que le vaincu de ce match, si vaincu il y a, sera plus que candidat à la Ligue deux. Je ne veux pas croire à notre descente et ce malgré la tristesse offensive depuis des mois. De grâce ne leur volons pas leur place. Laissons le TFC se faire aspirer par la Ligue deux.

Oui, la Ligue deux, directos.

Mais ne nous acharnons pas sur un club qui est obligé de verser un salaire chaque mois à ce génie de Jean-Armel Kana-Biyik. L’ambulance est déjà criblée de balles.
Pour faire tomber Toulouse, Gourvennec peut compter sur le retour de suspension de Sankharé dans son onze.

Lössl – Lévêque, Sorbon, Kerbrat, Jacobsen – Giresse, Sankharé, Mathis, Salibur – Briand, Privat.

Privat est préféré à Erding, Jacobsen remplace M.Pereira suspendu (poils au cul) Thibault Giresse est titulaire au nez et à la crête de Bénézet.

TUTUT, c’est Thibault Giresse dans le couloir gauche ce soir.

Le labourage

Après une petite phase d’observation où chaque équipe compte les poils pubiens de son côté, Guingamp accélère avant le quart d’heure de jeu. Salibur déambule sur son côté, dansant la carioca avec l’ensemble des Toulousains avant de lâcher son ballon en pleine surface, là où Sankharé se jette et met le ballon hors de portée de Jacob Delafon. TFC 0-1 EAG.

Toulouse prend rarement le jeu à son compte et quand il le fait, une imprécision stoppe net la construction du jeu. Mauvais appel, passe mal jaugée, mauvais contrôle, les Toulousains perdent rapidement le ballon, ce qui permet à Guingamp de passer un début de rencontre relativement tranquille.

Juste avant la pause, et malgré leur manque de maîtrise technique, Toulouse parvient à s’installer dans notre camp et possède désormais davantage le ballon que nous. C’est dommage de ne mener que d’un but à la pause. D’ailleurs, même dans l’état d’esprit, c’est regrettable de ne pas avoir montré plus après un scénario favorable dès les premières minutes. Défensivement c’est très bien, puisqu’on les gène facilement dans l’axe avec notre carré d’as les obligeant à jouer sur les côtés, où ils se montrent très maladroits au moment de faire la différence sur nos latéraux.
Au retour de la pause, nous sommes rapidement réduits à défendre totalement et à procéder en contre par moment. Toulouse domine outrageusement et finit par recevoir le coup de pouce arbitral dont ils avaient besoin étant donné leur incapacité offensive. Main maladroite de Sorbon, peno que Ben Yedder transforme habilement. TFC 1-1 EAG.

Heureusement, posséder une égérie Cetelem en guise d’attaquant et un gardien avec un nom de chiotte de lycée ça ne prévient pas toutes les urgences intimes comme le fait de se prendre un bon gros but de Jimmy la légende. Giresse au volant de sa DeLorean adresse un centre pour Privat dont la remise – un modèle du genre – trouve Sankharé qui fixe William Matheus avant de servir Briand, dont la frappe enroulée du gauche ne laisse aucune chance. TFC 1-2 EAG.

Dans la foulée Sloan Privat, auteur de son seul mouvement de la rencontre, doit quitter ses partenaires pour cause de problèmes gastriques.

Sortie de Sloan Privat, confusion totale pour ses partenaires.

Sloan ne verra pas la dernière fumisterie arbitrale depuis sa cuvette. Sur une ultime tentative Toulousaine, Jacobsen a le malheur d’effleurer le ballon de la mimine, suffisamment pour que ce jean-foutre de Sébastien Morenas siffle un nouveau peno. Purée quelle mauvaise foi. Fumier va.
Sauf que le scénario ne se répète pas, Lössl arrête la tentative de Ben Yedder. Préservant les trois points de son équipe.

Jean-Armel, Jean-Daniel, Jacques-François il y a beaucoup de prénoms composés dans cette équipe toulousaine. Ça cache forcément quelque chose et ça n’offre pas nécessairement le droit de perdurer en Ligue un. Les stats sont à la défaveur des Bretons, mais le cruel réalisme et l’expérience de nos vieux baroudeurs ont eu raison d’une fébrile équipe de Toulouse.

Les Paysans notés :

Lössl (4/5) : Des arrêts importantissimes et cet ultime tir-au-but remporté font de lui l’homme fort de la rencontre. C’est pas le premier qu’il arrête, il est à l’aise dans l’exercice.

Lévêque (3/5) : Relativement discret, il s’est peu projeté dans le camp adverse et a assez bien défendu son couloir. Je ne suis pas persuadé qu’il soit capable d’enchaîner une nouvelle rencontre dès mercredi sans se blesser.

Sorbon (3/5) : Un peu juste parfois, sa main gâche sa partie.

Kerbrat (4/5) : Costaud, il s’est démarqué par ce magnifique carton jaune. Bon timing, le tacle par derrière est exécuté juste avant la surface et empêche une frappe qui avait une bonne chance de faire filoche.

Jacobsen (3/5) : Il a tenu son rang.

Sankharé (4/5) : Un bon retour avec un but et une passe décisive. Sa conduite de balle et sa capacité à percer les lignes nous ont manqué, même s’il a eu des trous d’airs par moment.

Mathis (3/5) : Il a joué quelques coups à l’expérience. Comme d’habitude, même si le corps ne peut pas tout le temps suivre il est intelligent dans ses choix.

Giresse (3/5) : Il s’est défoncé dans son couloir, défensivement pas en reste non plus.

Salibur (4/5) : Très en jambes, il a passé en revue le côté gauche toulousains de nombreuses fois. Insaisissable.

Briand (4/5) : Assez discret comme lors de ses dernières sorties, sauf qu’à la fin il ne tremble pas et fait le geste qu’il faut pour arracher la victoire. À la fin il a terminé ailier droit et défendait comme un chien de la casse, on l’a même aperçu derrière Jacobsen. Vrai joueur de club.

Privat (2/5) : Il est trop en difficulté avec ses pieds. Et j’ai énormément de mal avec les joueurs devenus pro grâce à leur gros physique de meubles Ferezou en dépit de leur jeu au pied. Désolé d’aimer le football.

Les grouillots :

Cardy : Bonne entrée, il est très précis dans ses transmissions. Il a été très précieux au milieu.

Erding : Toujours perdu sur le terrain. À défaut d’être fourni en ballon, il faudrait un peu plus s’énerver.

Coco : Une entrée difficile avec un duel loupé lors de son premier dribble.

Gwen Tagrenmer

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