Salut les merdes,

Je vous vois venir d’entrée, alors soyons clairs : je n’ai pas vu le match contre Nîmes, et à cette honte première de l’académicien pris sur le fait en plein football buissonnier, s’ajoute bien évidemment l’opprobre infini sur notre défense au rabais, qui a cru bon d’adresser un pied de nez rigolo aux fermetures de frontières en ouvrant grand les portes aux parias morts de faim qui peuplent le monde souterrain de l’Europe des méprisés de la ligue d’Eux.

Depuis, j’ai rattrapé mon retard dans la douleur, et aperçu les résultats des concurrents, dont le Vitoria GuimaraMetz, ersatz d’équipe destinée avant tout à redonner un peu de piment à cette saison, comme un sidekick portoricain dans une production hollywoodienne. Le faire-valoir meurt peu avant la fin. Triste. Mais on ne pleurera pas longtemps sur son sort, car le bien triomphera, en affichant ses valeurs morales les plus nobles : loi du talion, hétérosexualité, conservatisme moral. Tout ce qui fait le monde de l’ASaNaL, la Lorraine, la France.

On me reproche parfois de ne pas avoir d’assistant dévoué comme l’exploiteur Rigobert Pirès, qui asservit toujours plus un pauvre noir sous la menace d’une expulsion, comme d’ailleurs la moitié des recrues du FC Metz de cet été. C’est mal connaître le Picon qui, non content de faire cavalier seul tel un Claude Puel un peu plus bavard, refuse absolument l’exploitation de l’homme par le juif, et sans pour autant sombrer dans l’anti-antisémitisme primaire, sait lui aussi pratiquer la culture de l’excuse. J’ai donc écrit une lettre, que vous lirez peut-être, si vous me la demandez en commentaire parce que si je la publie ici, ça sera vraiment trop long.

En attendant, oublions bien vite cette purge, et parlons céans du match de vendredi.

SUR LE PRÉ EN SILICONE

Pablo revenu d’Uruguay (on en reparlera), la compo change du tout au tout. Ayant constaté son aveuglement vis-à-vis de son compatriote nain unijambiste au QI football proche du néant intersidéral, le divin esprit chauve colle Iglesias sur le banc. Quelque part dans toute la Meurthe-et-Moselle, on fait les fonds de poches pour trouver de quoi acheter du champagne.

Quoique contraint par les blessures, le coach de l’amour veut du beau jeu, ne renie plus ses principes offensifs maintenant qu’il a les armes pour, et compte sur la formation plus que sur le hasard du recrutement pour donner de la gueule à son onze de départ.

Alors certes, Brice Samba dans les buts, cela évoque plus la perméabilité d’une digue nouvelle-orléanaise que les stats défensives de l’Atletico Madrid, mais la contrainte a ses limites, et on ne peut pas sortir un Paul Nardi de sa manche tous les quatre matins non plus, alors à Dieu vat.

Devant le prêté marseillais raffolant du pastis, la ligne de défense ne change pas, en revanche : Cétout, Christ, Lenglet, Muratori.

Je me permets une digression pour souhaiter la bienvenue au grand Pape Diakhaté pour son retour au bercail. Une nouvelle qui devrait faire plaisir à certains qui trouveraient que notre effectif manquait de grands noirs.

De notre côté, on se félicitera de voir arriver un défenseur central capable de proposer une solution supplémentaire, et surtout de garantir une assurance un peu plus nette que Modou Diagne. Personne ne sait de qui je parle ? C’est normal.

Au milieu, plutôt que de faire le con et de mettre Iglesias, Pablo a donc rappelé le gentil petit Arnaud Lusamba, qui poursuit sa formation en compagnie des tauliers Pedretti et Aït-Bennasser.

En attaque, l’absence de Youssouf Hadji, qui revenait pour une fin de saison de feu comme la précédente, ne fait pas peur à Pablo, lui qui a encore Dalé pour occuper seul le poste de pointe, et a eu la bonne idée de sortir Karim Coulibaly de la naphtaline ces dernières semaines. Et bon, Robic à droite, soit.

EUL MÔTCH

-15 En grand amateur d’hypocrisie et pourfendeur d’initiatives fort peu spontanées, je salue bien bas cette brève du site de l’ASaNaL, qui propose d’acheter des trucs moches pour « lutter contre les discriminations », sans jamais préciser de quoi il s’agit, ni mettre en avant la moindre initiative citoyenne d’habitude. On imagine difficilement qui ils vont convaincre de lutter avec une telle musique, par ailleurs.

J’aime beaucoup les trois pour cent de femmes licenciées annoncés fièrement par la fondaction du football, personnellement (faut dire qu’avec un bout de la gueule de l’autre Suédois de mes deux qui t’attend en page d’accueil).

-10 Bon, c’est bien gentil de se moquer des sites internet tenus par des mongoloïdes, mais dans la vraie vie véritablement réelle des tribunes, on note quand même une baisse de fréquentation : seulement 131 360 personnes dans Santiago Marcel Picot, ça fait bizarre. Le froid, sûrement.

-5 Les Clermontais, non contents de porter les lacets arc-en-ciel de la pédérastie politiquement correcte, arboreront des maillots roses à carreaux pour ce match. Un match vitrine de la ligue d’eux, puisqu’il opposera le premier au troisième. On comprend que les investisseurs se bousculent, quand on voit des trucs pareils.

 

Maillot rose de la meilleure grimpeuse pour Corinne Diacre.

1 Clermont engage, assénant par là même un coup en traître de plus au football.

2 Aït tire déjà de trente mètres. Le talent. Rousselot se félicite de voir la frappe du jeune prodige contrée, il sentait déjà l’offre de Valence arriver sur son bureau le 31 à 23h30.

4 Ça part discrètement dans le dos de Vincent Tackle Muratori, qui est obligé de calmer tout le monde en s’adonnant à sa manœuvre favorite. Le ballon et le Clermontien finissent en touche.

Vincent a côtoyé les plus grands à l’entraînement.

7 Signe que le milieu de terrain est verrouillé par Clermont, Lenglet joue long sur la tête de Dalé. Il en abuse un peu, d’ailleurs : à ce train là, le pauvre Maurice va se retrouver avec un crâne convexe.

10 En phase de possession, Clérmont joue en revanche le plongeon. Pour gagner quelques mètres, pour l’instant, ça marche, mais ils ne dupent personne.

13 Centre précis de Coulibaly pour les 6 mètres 55 de détente verticale de Robic, qui ne peut pourtant qu’effleurer le ballon.

14 Lusamba tente une frappe survoltée, façon Aly Cissokho. Le ramasseur de balle est content de se réchauffer un peu en faisant un footing pour aller chercher le ballon, qui s’est tranquillement arrêté rue Saint-Jean.

16 Robic, les centres, c’est pas son truc. Fâcheux, pour un ailier.

18 Corner botté par Coulibaly. C’est boxé, mais la tête revient sur Cétout qui centre immédiatement pour Dalé. Aplati à force de déviation, son crâne a perdu toute précision, et la balle passe à côté.

19 Clermont obtient un coup-franc, que l’arbitre annule avant même qu’il soit tiré, pour une faute illusoire. Une démarche originale, approuvée par la Team Picon.

25 Aït touche son 729e ballon. Il culmine à lui seul à 79% de possession.

27 L’ennui du gardien adverse est tragique, si bien qu’on s’attend à un suicide de sa part. En attendant ce grand moment, il saisit tout de même un ballon de Pedretti.

29 On est maintenant passé à 119% de possession en faveur des chardons. Ce qui ne sert à rien, vu qu’on n’avance pas.

30 Très belle faute de Robic, qui scalpe un Clermontien à coup de crampons. L’arbitre siffle faute, mais la balle a été mise en touche avant par un rose. Sur la remise en jeu, Nancy, en bon leader du classement du « jeu juste » (anglicisme = caca), rend le ballon à Clermont. Ce qui donne la première frappe cadrée du match.

33 Clermont riposte immédiatement avec cette frappe de mie de pain qui passe à côté. Les ambitions sont énormes de part et d’autre du terrain.

37 Il faut tout de même noter l’absence de la terreur Diedhiou ce soir. Présent sur le terrain, mais pas franchement au duel contre Lenglet, qui se délecte avidement de son gros cul de taureau. Qui repartira d’ailleurs bœuf de Lorraine.

42 Muratori est bien lancé sur son côté par Coulibaly. Au bout de son effort, il parvient à centrer en retrait pour le vieux Ped’, qui assure une bonne frappe plat du pied. Le gardien se couche dessus.

43 Ça s’emballe, si bien que Picot a du mal à suivre ! Sur une énième remise de la tête de Dalé, Robic tente une reprise osée, qui manque de peu de violer le cul de la lucarne clermontaine.

44 Début de chamaillerie entre Diedhiou et Pedretti. Se faire traiter de tarlouze par Pedretti, ça pousse un homme à sortir de ses gonds. L’arbitre jugule l’échauffourée, sans brandir le moindre carton, ni frapper personne. Qu’est-ce qu’on s’amuse.

45 Mi-temps. Picot a rarement autant pué la merde cette saison.

46 Le réalisateur de Be(p)In profite du fait que Nancy va engager pour nous gratifier d’un gros plan sur les fameux lacets multicolores. L’image conforte la France entière dans ses précieuses convictions réacs, homophobes, rétrogrades et passéistes.

48 Relance Ndy Assembienne de Brice Samba. La touche qui s’ensuit est à trente mètres de notre but.

50 Diacre hésite à se faire entrer elle-même, histoire de dynamiser son équipe.

51 But pour Clermont. Sur un corner, la balle est déviée au premier poteau et file au deuxième ; où Laborde attend dans une forteresse de solitude pour crucifier la famille Samba. 0-1.

58 La révolte se fait attendre. Pendant ce temps, Clermont tente de doubler son ratio de tirs cadrés (qui est pour l’instant de un sur un, ce qui est mieux que nos 3 cadrés sur 57 tentatives, j’en conviens. Et ils mènent. Pédés).

60 Coulibaly est rappelé sur le banc par Saint-Correa. Le poulet atomique Puyo fait son entrée.

62 Carton pour Laborde pour une faute de dentiste sur Lusamba. On demande une opération en urgence pour poser bridges et couronnes à la victime. Pedretti tire le coup-franc, c’est contré en corner. Popopoyo le tire, le centre est parfait, Clément Lenglet s’élève et égalise d’une tête furieuse. À Noter le bel esprit de Diedhiou-bon ton, qui tente de sortir la balle de la main. 1-1.

66 Nouvel attentat de Clermont, à l’entrée de leur surface. Jaune pour Avinel, pour cette faute de brute avinée. Poyo le tire. Cela passe, comme les cinq ou six habitués de cette académie l’ont déjà deviné, à côté.

68 Formidable enchaînement très stylisé de fautes aux abords de la surface adverse. Cette fois, le carton est pour Rivieyran, dont le nom ne mérite pas de blague. C’est Pedretti qui tire, c’est donc cadré, mais le ballon est capté.

74 Dalé hérite du ballon par hasard dans la surface, et se trouve seul face au gardien. À la violence du cachou, il préfère tenter la subtilité d’un crochet, ce qui convient très bien au gardien, puisqu’il a tout le temps de dégager le ballon. Une fois qu’il est entendu qu’il n’y aura pas plus penalty que de but en broche ni que de pute gratuite, Maurice est conspué par l’entière nation lorraine. À raison. Pablo profite de la bronca pour sortir Grobic, remplacé par Alexis Bousin.

75 Clermont aime vraiment bien faire des fautes près de sa surface. Pedretti profite de cette nouvelle offrande, son ballon sème un brun assez indescriptible dans la surface, ce qui fait péter un câble à Diedhiou, sevré de buts qu’il est depuis le début de la rencontre. Du genou, il marque le pion le plus moche de sa carrière, contre son camp, le nez dans le gazon en plastique. La vie, cette Morano. 2-1.

78 Bousin envoie un bon centre dans la course pour la tête de Dalé, qui passe légèrement au-dessus. Va-t-il y arriver ?

84 Oui. Pedretti traverse tout le terrain à la recherche d’un mec encore un peu mobile. Cétout se propose côté droit, et se retrouve lancé par l’ancêtre. Centre pour Bousin qui arrive lancé, la frappe du jeune tape le poteau et repart en arrière, mais Junior Daleux se trouve sur la route du ballon. Pas le temps pour un crochet cette fois, le Maurice tape comme un sourd dans le cuir, qui fait gamelle. 3-1.

86 Peur et dégoût sur Nancy, où l’on somme Jonathan Iglesias de se lever du banc pour remplacer Lusamba.

87 Entré dix minutes plus tôt côté Clermont, un certain Agounon ne supporte pas l’offense faite au football par cette décision du coach nancéien. Trouvant l’occasion de manifester sa désapprobation, il profite d’un duel avec Pedretti l’Agaçant pour tenter d’arracher la cheville de ce dernier. Rouge direct. Le regarde de glace de Corinne Diacre se refroidit encore un peu plus.

89 Succession de frappes air-ball de Clermont.

92 Nancy saborde un dernier corner, en toute décontraction, sous les cris de joie de la foule en délire.

Fin du match.

LES NOTES

Samba de Janeiro : 3/5 Un jeu au pied à faire passer Ndy Assembé pour Andrea Pirlo, et une taille hautement suspecte pour un gardien. Au comité de rédaction de la Chardon à Cran Académie, on se demande quand sa croissance s’est arrêtée, exactement, et surtout s’il dispose de la même ambiguïté sexuelle que Bellini. On tient aussi à l’avertir qu’il risque de ne pas avoir de défense aussi souveraine devant lui quand il retournera à Marseille.

Cétout : 2/5 On n’a pas retrouvé le grand Cétout du début de saison. Cette note est sévère. Une forme d’injonction encore relativement gentille à se bouger les michons, et à défendre un peu mieux mardi, quand Lenglet ne sera pas là.

Chrétien : 3/5 On attend avec impatience de le voir associé à Diakathé face à Niort, quand son compère Lenglet sera suspendu. Ainsi la charnière Pape-Chrétien deviendra réalité.

Lenglet : 5/5 Oh capitaine, tu as arraché cette égalisation d’une tête orgasmique, peut-être le plus beau but de la saison à Picot (j’aime bien les têtes, laissez moi). Avant cela, tu avais fait de Famara PiedMhou ton esclave sexuel sidaïque, jusqu’à cette 75e minute où tu t’es glissé derrière lui pour lui raconter des trucs sur sa sœur et le faire marquer contre son équipe de plombiers chauffagistes sans stade. Tu as été un sale petit connard sans pitié, et plus que jamais, j’ai aimé.

Vincent Tackle : 3/5 Calmez vous, ou Vincent se couche. La violence coule dans les veines de cet homme, qui possède aussi l’autorité naturelle du mec à qui on ne la fait pas. Après son csc de merde face aux crocos de merde, il avait à cœur de se racheter. Il l’a fait en croquant du Clermontois par poignées de six, et même si Diacre avait envoyé les rugbymen de l’ASM à la place de ses chèvres du Puy-de-Dôme, il n’en aurait fait qu’une bouchée.

Pedretti : 4/5 Le règne de papy s’étend encore et encore, le respect gagnant même les plus avinés ou les plus grenats des observateurs. Benêt Pedretti est le seul maître à bord après Pablo, et sa cour le lui rend bien.

Aït Bennasser : 3/5 Rousselot lui a gentiment demandé de se faire discret jusqu’à la fin du mercato, sans quoi il ne relâcherait pas sa famille. Du coup, le jeune prodige a laissé les clés du jeu à son mentor au milieu de terrain, se contentant de jouer en sentinelle, dans le relâchement le plus total. Merde, il a encore été bon… la famille reste à Toul.

Lusamba : 3/5 Pablo, à son retour d’Uruguay, à Vincent Hognon : « Je t’avais dit SURTOUT PAS Iglesias, cabron ! » C’est vrai qu’on forme des joueurs, autant leur donner leur chance… surtout quand ils font l’effort d’enfin se montrer à la hauteur. Oui parce qu’il a une vie plutôt dissolue, le jeune, à part ça. Ça ne vous regarde pas.

Robic : 3/5 Ah c’est chiant, ce marquage individuel, hein ? Heureusement qu’on a le droit de dézoner, avec Pablo. Mais chut ! Faut pas le dire, la doxa te guette, petit con : Pablo est rigide, Pablo est défensif, Pablo est un gros con.

La preuve que même chez Horsjeu.net, on cède à la facilité, tout en ne regardant pas les matchs. Ménésisation des esprits jusque dans les hautes sphères de la coolitude.

Dalé : 4/5 Des crises de schizophrénie aiguë ont encore éclaté dans Picot, le Maurice ayant la fâcheuse habitude de saloper des actions en apparence facile, puis de marquer des buts venus de nulle part, et ce dans n’importe quel ordre. Personnellement, je suis vacciné : je l’ai déjà eue. Mais parfois, voir un enfant lorrain baver ses boyaux et sortir ses yeux de leurs orbites à la force des ongles vous déchire le cœur. Le reste du temps, c’est assez rigolo, je l’admets.

Coulibaly : 2/5 En dilettante, mais je le préfère tout de même à Poyo. C’est totalement arbitraire. Je vous merde.

REMPLAÇANTS :

Puyo : NN Forcément, il entre et donne une passe décisive. Ça veut dire qu’il sera probablement titulaire à Niort, et que je vais donc brailler CAAAAAAADRE toute la soirée…

Busin : NN Génial. Pourquoi il ne joue pas plus ? Pablo ? Ah, il est roux. Mais non, enfin, il est blond ! Oui mais c’est un enfant, on l’a mis là parce qu’il était seul au milieu de grands noirs. Ça fait un contraste sympathique.

« Dis donc, petit, tu vas remettre ta chasuble bleue et laisser les adultes bosser, tu veux bien ? »

Iglesias : NN Non. Quoi ? Non, c’est non, bordel de bite !

NOTE ARTISTIQUE DE L’ÉQUIPE : 0/5 puis 4/5

À chier pendant environ une heure, l’ASaNaL a remis les choses dans l’ordre dès l’entrée du premier remplaçant. Et y en aura encore d’autres pour dire que Pablo ne pense qu’à défendre, se touche sur des photos de Mourinho ou commande des catenaccio latte à la cafétéria du club.

Niquez vous tous, j’ai vu, je sais.

La paix sur toi, mon divin petit chauve.

UN FAIT PARMI D’AUTRES

Sur BeIn, on vous fait croire qu’il y a des hommes, mais il n’en est rien. N’oublie jamais ça, lecteur : les journalistes officiels ne sont pas des hommes.

Après la victoire, l’un d’entre eux est allé interviewer Pablo (une pratique consistant à faire dire des inepties à son prochain, tout en présentant cela comme de l’information). Le brave garçon n’a pu s’empêcher de faire référence au deuil de Pablo, en saluant le « beau geste » (ces trucs symboliques dont la presse footballistique raffole) de Dalé, qui a célébré son but dans les bras du coach. Le mec pointe une « victoire du cœur », soit. C’est totalement convenu, mais le bon Pablo acquiesce d’un signe de tête, à l’orée de craquer, les larmes aux yeux, et s’éloigne vers le vestiaire, voile de pudeur et autre fierté sud-américaine. L’homme a mal.

C’est donc ce simple fait que le commentateur du match, abominablement condescendant et dépréciateur pendant tout le match, choisit pour pointer du doigt le caractère « pas très causant » de Pablo, étalant sans s’en douter son incompétence abyssale et son mépris de fils de pute ignorant à l’antenne, au moment où les spectateurs ne demandent qu’à fêter la victoire en adulant toujours un peu plus le dieu vivant de la Lorraine, et à soulager ce dernier d’un peu de la tristesse d’avoir perdu son paternel.

Pablo a perdu son père, tête de bite. Plutôt que de râler contre le niveau de jeu pendant tout le match, peut-être aurais tu pu, je ne sais pas, moi, faire quelque chose qui se rapproche de ce pour quoi tu es (beaucoup trop) payé, te demander pourquoi il n’était pas là la semaine passée, pourquoi ton collègue lui avait demandé ça… ? Non. Le mépris, la doxa suffisante de ta corporation de peine-à-jouir, le monopole de l’antenne ouverte seulement dans le sens du déversoir à merde qui te sert de bouche. Tout le mal que je puisse souhaiter à des étrons vivants comme ça, c’est le chômage, l’ennui, la syphilis et la calvitie prématurée.

J’ai cherché le nom de la tête de nœud en chef partout sur les internets sans le trouver, ce qui me rassure un peu quant à sa visibilité, et pour sa santé, aussi. Je sais aussi qu’il ne lira jamais ces lignes, alors raison de plus pour demander à ce qu’on lui coupe une couille ou deux et qu’on expédie cela dans un train pour la Hague. En plus, il disait « nancéen » au lieu de nancéien, l’ignorant bouffeur de merde de ses morts. Rien ne m’énerve plus que ça. Même les gens qui disent « mettsse » pour Metz, ça me gonfle, et pourtant je ne suis pas le mieux placé pour les défendre, ces guichons. Ben quoi, tu ne l’as pas vu le y à la fin de Nancy, péquenot ? Meurs vingt fois, en prononçant le t à la fin de vingt, enculiste. Mais avant, excuse toi platement auprès du seul homme qui méritait un peu d’égards aujourd’hui.

Je crois en Pablo Correa.

Marcel Picon.

10 thoughts on “Nancy – Clermont (3-1) La Chardon à Cran Académie a écrit sa lettre d’excuse.

  1. Je te soutiens pour ton combat pour la reconnaissance des velléités offensives de Pablo.

  2. Ca c’est du bon, Picon. L’ASNL pisse même sur le comité ! Sur horsjeu.net ! L’ASNL n’a pas de limites !

  3. Que Correa ne soit plus le chantre du 5-4-1 made in L1, très bien.
    Que le jeu défensif de Nancy ne soit qu’un poncif sans fondement et en plus repris par facilité par le comité ok.
    Mais de là à venir prendre José en exemple de modèle défensif et de cattenaccio, comment tu veux être crédible?
    Si le bus de Mourinho n’est pas la pire débilité d’analyse de comptoir?
    La petite histoire que se raconte les fans du Barça et d’Arsenal pour se rassurer comme si il y avait eu malhonnêteté dans leur défaite?

    Quand même bravo pour « La vie, cette Morano »

  4. @Frank @DR Jerbille

    Messieurs-dames, votre sollicitude me touche.

    @Homerc

    Si cette comparaison foireuse t’a (Julien) choqué, c’est que tu a parfaitement saisi l’esprit de mon combat contre les moulins à vent de la pensée unique anti-correiste. Ta remarque me conforte, mais promis, je taperai plutôt sur Albert Cartier, la prochaine fois.

    Sinon j’ai rêvé, ou le premier « Lorrain » à avoir réagi sur Twitter n’était pas celui visé ?

  5. Mon bon Marcel j’ai vu (Daniel)Lauclair dans ton coup de gueule!
    Je dois dire que faire l’effarouché dès qu’on parle de José tout en allant à la pêche au gunners est devenu trop automatique.
    Je vais essayer de m’en tenir à Twitter.

    Mais du coup pour être plus sérieux, ça peut tenir en L1 ou ça risque de faire comme Troyes?
    Je veux dire de jouer face aux chantres du contre?

  6. On n’est pas encore en Ligain, maître. Mais bon, Sedan en est à ambitionner la Ligue des champions, alors qu’est-ce qu’on peut dire ?

  7. Ah merde je pensé que vous étiez plus détaché que ça.
    Non mais du coup je reposerai la question dans une dizaine de journée car tout va tellement vite dans le football qu’il faut prendre les matchs les uns après les autres car à chaque jour suffit sa peine et l’essentiel reste les 3 points.

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