Trop de taxes, c’est mal, et la faillite, c’est pas notre faute

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Les leçons économico-footballistiques de Toto

Comme chaque semaine, Toto le Rigolo vous administre une bonne leçon d’économie footballistique avec tact, et pas en toc.

A) La taxe à 75% pour les clubs ? Et puis quoi encore ?

En direct des Bahamas sur Deûle :

Messieurs les politiques, je vous pose la question : qui en France crée la richesse, sinon les clubs de football ? L’agriculture ? Cette moribonde moissonneuse à subventions ? L’industrie ? Où est-elle l’industrie ? Au Creusot, à Saint-Etienne, à Roubaix ? Industrie morne plaine ! Le troisième secteur peut-être ? Ah, les fameux services, centres d’appels et consorts ! Soyons sérieux, tout le monde le sait, le fleuron de notre PIB, c’est bel et bien le monde du football. L’argent que l’Etat dilapide à tour de bras et à longueur d’année, cet argent qu’il a, mais aussi celui qu’il n’a pas, d’où provient-il sinon des clubs français de football si injustement taxés ? Avec quels deniers le gouvernement construit-il ses centres de redressement pour jeunes délinquants désœuvrés ? Tous ces jeunes ruffians qui éructent en verlan et portent leur casquette à l’envers, comme nous l’avait fait si justement remarquer l’élégante Nadine Morano. Quand ils ne sont pas sélectionnés par nos centres de formation, c’est vous qui devez les prendre en charge ! Et je ne parle même pas de ceux qui retroussent le pantalon de survêtement au-dessus du mollet ! Il est tout de même bien naturel qu’en temps de crise l’Etat puisse, sans condition aucune, participer au renforcement de nos actifs, lui qui sait si bien puiser dans nos impôts sur les bénéfices. La France, elle est au rendez-vous chaque année, toujours à l’heure pour se goinfrer des fameux 33% sur nos résultats nets. Inique gabelle promptement dilapidée afin d’engraisser ces cohortes de chômeurs effrontés, payer leur haschisch et la pâtée de leur pitbull ! De grâce, remettons un peu les pendules à leur place.

Qui porte la culotte aujourd’hui, dans notre pays ? Les politiciens ou nous ? Nous bien sûr !
Et à propos de culotte, voici ce qu’écrivait naguère un philosophe : « Mon père m’a donné cent sous pour acheter des bretelles. J’ai gardé les cent sous pour aller au bordel. » Tout est dit. Donner, c’est donner. Sous prétexte que c’est la crise et qu’est pareil pour tout le monde, il faudrait venir nous chercher encore de l’argent, 75% de surcroit ?

Mais que croyez-vous, bande de microbes, pauvres petits barons du suffrage universel ? Que vous vous êtes payé le droit de nous faire la morale ?

Monsieur Hollande, oui c’est à vous que je m’adresse ! Quand vous vous rendez, rampant, dégoulinant de sueur, toute échine courbée, dans les antichambres du Capital, que vous tendez tremblante votre petite main moite et potelée, et que l’on vous remet l’obole, une enveloppe par-ci, une valise par-là, vient-on ensuite vous demander : « Alors François, qu’as-tu fait de ce bel argent ? As-tu offert une jolie bague à Valérie ? As-tu profité de cette manne inespérée pour payer une quelconque rançon afin de libérer des otages qui n’avaient rien à foutre là ? »

Est-ce qu’on se permet faire payer de plus en plus les spectateurs de nos matchs, de les faire acheter des tas de trucs inutiles, nous ?

Comment dites-vous ? Un peu plus fort. Je n’entends rien !
F.Hollande – « Non… Euh… J’arrête… »
T.le Rigolo – « Non qui ? »
F.Hollande – « Non, monsieur ».

Voilà qui est dit ! Un peu de décence tout de même !

B) La banqueroute des clubs de foot, c’est tout con à comprendre ! (encore faut-il le vouloir)

En direct du café en bas de chez moi :

Vous voyez, des clubs comme Le Mans, Sedan, Grenoble… par rapport à nos Rolls de Ligue 1, c’est un peu comme quand vous partez en bringue avec vos potes. Y a toujours une raclure qui s’incruste dans le troupeau. Vous, vous êtes gentils, vous vous serez un peu les miches sur la banquette arrière de l’auto, histoire de pas le laisser en rade, le zigue. Sauf que ce que vous ignorez, c’est que le gonze en question, il a pas un flèche en fouille et qu’en plus, il tient pas la bibine. Pour vernir le tableau, il commence rapido à être lourdingue, parler bête et fort en plus ! Lui et sa connerie, question couple, ils se posent là. Comme il peut pas raquer sa tournée, il promet monts et merveilles en échange d’un petit gorgeon : « La prochaine fois, promis, je paye le champagne ! ». Et en plus il repromet le cochon, et on l’arrose encore ! Ses promesses, à bien l’écouter, ça vire caverne d’Ali Baba. Alors Ali qui commence à vous la mettre gentiment dans l’baba, vous le rincez, le rerincez, l’aspergez, vous vous l’appuyez patiemment. Côté ambiance, le compagnon affiche fièrement ses 80% de matières grasses et s’il lui reste 20% de muscle, c’est manifestement pas dans le citron. Vous assumez votre méprise sur la personne, continuez à allonger et voilà que pour vous remercier, non content de plomber la fête, le fâcheux se met à dégueuler sur le comptoir. Alors, à la faveur d’un changement de crémerie inopiné, vous profitez que le boulet soit en train de mendier une pipe à un passant. Là, vous vous esbignez, vous et votre bande. Vous pressez le pas, décarrez dans la première ruelle sombre sur votre droite. Lui, il entrave bien que vous fuyez, alors il vous hèle : « Hé les copains ! Attendez-moi ! ». Il veut courir mais comme il est déjà fin noirci, il trébuche, s’écroule pathétique sur l’asphalte. Il relève la tronche, barbouillée de morve, de pleurniche, de vinasse, il bafouille, s’ébroue, renonce. Le lendemain on le retrouvera posé recta sur son cul, la tronche calée contre une borne d’incendie, dormant du sommeil du juste, tel bébé dans sa pisse. Faut pas croire, il ne vous en voudra pas pour autant ! Et voilà, vous avez compris… La faillite des clubs de football sus-cités, c’est la même chose. On laisse les faiblards à leur triste sort. C’est pas qu’on les aime pas, attention ! La preuve, on leur interdit pas de faire nos poubelles !

Conclusion

En direct de mon smartphone, parce que je suis au cabinet.

Un peu de décence, messieurs, s’il vous plait, je vous en prie. Et bien sûr un peu de pédagogie de notre part. Et tout ira très bien. Plouf.

Toto le rigolo.

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