Ajaccio-OM (1-3), la Canebière Académie se détend

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C’est bien aussi, quand c’est facile.

« La culture sauvera le peuple corse, à l’image de ce qu’a fait Plus Belle la Vie pour Marseille », déclaraient Alain et Jean-François Bernardini, avant de retourner se toucher l’oreille pour aller disputer à Nolwenn Leroy le NRJ Award de la prostitution folklorique.

 

Aioli les sapiens,

Aioli aussi et surtout aux pensionnaires de la Ménagerie, à qui je m’adresse plus particulièrement aujourd’hui. En considérant les enjeux pour l’avenir de notre zoo, j’ai décidé de me porter candidat à un nouveau mandat de délégué zoologique en mars 2014. Avec mon équipe, nous avons placé le zoo sur le chemin du renouveau et de l’espoir. Le succès de « Jardin des Plantes 2013, capitale européenne de la zoophilie » en a porté un témoignage dont vous pouvez être fiers, surtout vu le pognon qu’on y a claqué.

Fort de l’expérience qui est la mienne et de la passion qui m’anime aujourd’hui comme hier, je veux la réussite de la Ménagerie et un avenir meilleur à partager entre tous nos habitants (sauf les Roms, faut pas déconner non plus).

Et de toute façon, ne comptez pas sur moi pour me décrocher du siège. Plutôt crever ou devenir supporter bordelais, ce qui revient au même.

Merci les cons, vive la République et allez l’OM.

 

L’équipe

Blessé au genou avec l’équipe nationale, André Ayew sera forfait jusqu’en janvier voire février. Fanni n’a quant à lui toujours pas récupéré, tandis que Morel et Mendes sont trop justes pour prétendre à une place de titulaire. Cheyrou est préféré à Imbula dans une formation en 4231, ce qui donne :

Mandanda – Abdallah-Nkoulou-Diawara-Mendy – Romao-Cheyrou – Payet-Valbuena-Thauvin – Gignac.

 

Le match

Le début de rencontre se déroule comme prévu : Ajaccio s’impose dans les duels, quitte à mettre deux ou trois taquets au passage. Cette agressivité empêche les olympiens de développer leur jeu, mais nous pouvons cependant opposer un bloc compact qui maintient les Corses loin de notre but. Les seules tentatives ajacciennes consistent en des longs ballons vers la droite, où Mendy est souvent provoqué en 1 contre 1. La rencontre n’est animée que par deux tirs de Gignac sur le poteau, le premier sur un centre raté, le second sur une belle frappe.

PoteauGignac

André-Pierre t’offre un apéro.

 

Les Corses se font finalement surprendre par une faute de naïveté quasi-morellesque. Abdallah lance une attaque et se retrouve pris à un contre trois. Forcément, les défenseurs lui prennent le ballon en rigolant, mais ne se méfient pas du pressing de Valbuena et Thauvin. Ce dernier centre vers l’entrée de la surface et crie « Beetlejuice ! Beetlejuice ! Beetlejuice ! ». Payet surgit alors de l’outre-monde pour adresser un tir parfait (0-1, 26e).

Ajaccio ne nous inquiète guère dans le jeu, mais parvient à se procurer quelques coups-francs offensifs. Sur l’un d’eux, nos défenseurs montent pour mettre les Corses hors-jeu. Problème : cette montée est si hésitante et dispersée qu’elle ne convainc pas la seule personne qui aurait dû l’être, à savoir l’arbitre assistant. « Si tu avances et que l’autre recule, comment veux-tu comment veux-tu que je te siffle un hors-jeu » : sur l’image arrêtée, le hors-jeu de Perozo est indiscutable, mais au vu de l’action en mouvement, il reste difficile d’accuser l’arbitre assistant de ne pas être Robocop. (1-1, 31e).

En de pareilles circonstances, il est d’usage de s’attendre à un nouveau bon match de merde, d’autant que Gignac et Thauvin se gênent pour dégueulasser une superbe occasion obtenue par Payet. C’est alors que survient ceci :

ButGignac

Nous te conseillons maintenant d’aller te plonger la bite dans un seau à glace avant de reprendre la lecture de cette académie (1-2, 39e). Les lectrices peuvent plonger ce qu’elles veulent.

 

Après quelques timides incursions corses en début de seconde mi-temps, le reste du match se déroule dans la sérénité. En effet, la préparation physique ravanellienne fait des merveilles chez les joueurs ajacciens, qui sembleraient même capable de perdre un concours de cornemuse face à Grégory Lemarchal.

Après une longue séquence de possession, Payet hérite du ballon côté gauche. L’activité de la défense insulaire s’inspire alors des plus beaux conflits sociaux à la SNCM, ce qui permet à Dimitri de centrer pour Thauvin, qui se défait du saucisson d’âne affecté à son marquage pour tromper Ochoa (1-3, 58e).

ButGignacCa va tout de suite mieux quand on n’essaie pas de nous prendre le ballon.

 

Rien à signaler pour le reste, à part une petite séquence de corners autour du but marseillais à 10 minutes de la fin, et le show « tout pour ma gueule » de Jo le Sconse en fin de rencontre.

Pas facile de tirer des enseignements de ce match, donc, tant l’opposition fut faible. La bonne entente Payet-Thauvin se confirme, ce dernier prenant à l’occasion le rôle d’un second attaquant qui bonifie les dézonages de la pointe, en l’occurrence Gignac. Au milieu, ce n’est pas ce genre de rencontre qui permettra de trancher entre le 4231 et le 433 (utilisé à partir du changement Valbuena-Lemina)… à moins que l’équipe continue à passer de l’un à l’autre en fonction des circonstances du match ?

 

Les notes

S. Mandanda (2/5) : Les ballons moches ne lui réussissent pas, à en croire ses quelques savonnages de la première mi-temps.

N. Nkoulou (3/5) et S. Diawara (3/5) : Le plus difficile a été de ne pas rire à l’entrée en jeu d’Arrache.

K. Abdallah (3/5) : Pas très rassurant en apparence, mais il a fait le boulot derrière. Et l’air de rien, il est impliqué sur nos deux premiers buts. Le temps passe et Kassim continue à ressembler à un joueur de football.

B. Mendy (2/5) : Toujours ce placement hasardeux, au marquage comme dans l’alignement. Mais sa bonne 2e mi-temps (sur le plan offensif surtout) rattrape un peu la performance. Le stade Coty c’est un peu comme l’Ecole des Fans, tout le monde peut repartir content.

A. Romao (4-/5) : A un moment, il faudra peut-être songer à le faire souffler, lui aussi ? Mais pas tout de suite, là il digère de l’Ajaccien. Un « moins » tout de même pour ses deux fautes en position dangereuse (dont celle qui amène l’égalisation).

B. Cheyrou (3/5) : Comme une couille qui retrouve le caleçon après des mois de slips trop serrés, il a profité de l’opposition peu contraignante pour libérer un peu son jeu.

D. Payet (4/5) : Guingamp, Evian ou Ajaccio, Dimitri les explose. Il gagne donc le droit de s’attaquer enfin au niveau II.

F. Thauvin (4/5) : Plus que quelques mauvais choix à gommer (y compris capillaires), et ce sera parfait.

M. Valbuena (3-/5) : Pour se faire autant démonter par les Corses, il a dû être préfet dans une vie antérieure. Il n’en a pas trop perdu ses moyens, pour autant.

Gignac (4/5) : Omniprésent en première mi-temps, y compris pour enlever bêtement une balle de but à Thauvin. Deux tirs sur le poteau (dont un involontaire, certes), et mes stocks de sopalin à refaire.

 

Les remplaçants

M. Lemina pour M. Valbuena (73e) : Heureux comme le stagiaire photocopieuse à qui l’on donne un jour le droit de préparer une présentation Power Point.

Jo le Sconse pour AP. Gignac (79e) : Une belle entrée de tête de con, avec son entêtement à tirer au lieu de jouer avec ses camarades. Le pire, c’est que ça aurait pu marcher.

Contre Jo

Si au moins ses coéquipiers lui avaient mis une tarte, cela aurait pu servir d’exemple à tous les attaquants casse-couilles qui font la même chose sur les terrains de foot-loisir.

S. Khalifa pour F. Thauvin (86e) : Bonjour.

 

L’invité zoologique : Guillermo Anchoa

L’anchois, donc. Un petit poisson insignifiant, rigolo à voir sautiller dans ses filets, et dont la seule ambition est de finir en tapenade, dans le meilleur des cas. L’invité approprié pour te raconter ce match, donc :

Les autres : J’apprends le Corse avec Assimil, leçon 1 : « une équipe limitée mais valeureuse dans l’engagement » signifie « on ne sait ni courir vite ni faire des passes, mais on va vous détruire les chevilles pour compenser ». Je suis sûr que cela fonctionnera très bien l’an prochain en Ligue 2.

Vu d’en face : Le Perfettu n’a jamais mangé de violets, mais ça ne l’empêche pas d’être un homme de qualité.

Elégance : je dirais bien trois mots sur le nouveau ballon à chier, mais j’ai peur de ne pas garder assez de bile pour le maillot « spécial coupe de la ligue » que nous ont pondu nos designers.

Le classement : On remonte à la quatrième place, en attendant de voir les performances dominicales de nos concurrents (faut-il encore parler du QSG ?). Bonheur de passer un week-end détendu.

Le duel : nos deux têtes de nœud d’affiche ont eu dix minutes pour se défier : retrouve l’infographie façon l’équipe de Jo Le Sconse vs Salim Arrache.

La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique

Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.

Bonnet

 « Tu t’es trompé, André-Pierre. Le pari c’était de mettre une main à Anne-Laure Bonnet »

Bises massilianales,

Blaah.

8 thoughts on “Ajaccio-OM (1-3), la Canebière Académie se détend

  1. La faiblesse d’Ajaccio c’est quand même terrible, en plus je viens de voir que Mutu allait se barrer; bref la l2 l’année prochaine.

  2. les blessures de Messi, christiane et kaiserkiki lui laissant le champs libre, Gignac postule définitivement au BO avec ce second but en deux matchs

    APG = MVB

  3. L’attitude corporelle du défenseur au marquage de Payet sur le 3e but…

    Et dire que Fabrizio rêve d’entraîner l’OM un jour, ça fait froid dans le dos.

  4. J’avoue que le beetlejuice m’a tué!
    Oui faudrait faire souffler Romao et Valbuena, surtout contre une adversité si faible et en aillant perdu André pour 2 mois…

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