Guingamp-OM (2-0), La Canebière académie revient sous terre

« Mieux vaut gagner six fois 1-0 que…
– Oh, ta gueule. »

Aioli les sapiens,

Au sortir de l’éclatante victoire contre Troyes, les questions s’accumulent. Feu de paille ou vrai départ ? Effet Michel ou coïncidence ? Le 433 est-il une solution fiable ? Diarra tiendra-t-il ce niveau sur la distance ? Est-ce qu’une équipe regroupée comme Guingamp peut nous poser davantage de problèmes que des Champenois partis la fleur au fusil ?

Soucieux de te fournir l’analyse la plus précise possible, je me suis empressé d’aller consulter le journal sportif de référence. Et à la lecture de leur article sur le sujet, j’ai finalement choisi de faire comme eux : de m’en battre les couilles.

« Michel : l’Anti-Bielsa : Dès son arrivée à Marseille, Michel a d’emblée affiché la différence. Avec lui, pas de bedaine. » Antoine Blondin aussi avait de la bedaine, ce n’est pas une raison pour chier sur sa mémoire à longueur de ligne éditoriale.

 

L’équipe

Malgré une légère incertitude sur la participation de Barrada, l’équipe est reconduite à l’identique, Djé Djédjé étant toujours forfait et Romao étant toujours mauvais. Nkoudou gagne le droit de voir le match d’en haut.

 

Le match

Ha ben tiens, quand on parle de Romao, Alaixys n’est jamais bien loin, fût-ce par procuration. Pour rattraper une action mal engagée sur notre côté droit, Lass Diarra se fend ainsi d’un hippopotacle sur Jimmy Briand  dès la 2e minute : les connaisseurs apprécient.

Heureusement, Sloan Privat a le bon goût de confirmer l’analité offensive de Guingamp en ce début de championnat : sa frappe de myopathe est détournée sans difficulté par Mandanda.

Malgré cette alerte sans frais, l’OM peine à entrer dans la rencontre, bien bloqué par le pressing haut des Guingampais. Autoroute du Soleil au match précédent, l’axe Diarra-Barrada-Michy est cette fois-ci bien encombré. Nos difficultés dans les duels défensifs nous font frétiller du croupion même si, côté olympien, les occasions arrivent en fin de première période. Celles-ci se traduisent surtout par des tirs non cadrés, cependant.

Après ce premier acte aussi équilibré que brouillon, l’OM repart sur les mêmes bases : la possession et les intentions sont là, noyées sous une épaisse couche de déchets techniques. L’axe est bloqué par les Guingampais, et les combinaisons latérales sont beaucoup moins fluides qu’à l’accoutumée (enfin, « l’accoutumée »… le match précédent, quoi).

Une nouvelle déclaration polémique de l’association PETA : « Chaque animal devrait avoir des droits indépendamment de l’intérêt que cet animal peut présenter pour les humains (de la même façon, Romain Alessandrini a des droits, même quand il prend ce genre d’initiative). »

A vingt minutes de la fin, Cabella tente une percée solitaire et, bien qu’haché menu par le pressing breton, ne se décide pas à lâcher la balle. Pour lui apprendre à faire la passe, l’arbitre ne siffle pas le coup-franc qui pouvait s’imposer. Lancé, Briand met Manquillo sur le cul et passe un petit pont à Nkoulou (le deuxième de sa soirée, après Bénézet…). Seul face à Mandanda, il décale Privat, plus prompt que Rekik (1-0, 72e).

Si Briand se permet d’humilier des défenseurs, Michy se demande alors pourquoi lui n’en aurait pas le droit : perçant seul contre trois Guingampais, Batshuayi échoue hélas sur Lössl [NB : si tu es Olivier Rouyer, ne lis pas la phrase précédente]. Malgré une légère domination de notre part dans le dernier quart d’heure, les occasions peinent à se montrer, et c’est finalement Bénézet qui envoie des vingt mètres une lourde que Mandanda ne parvient pas à détourner (2-0, 89e).

– Bon, Mario, ya 2-0, c’est la merde, là, qu’est-ce qu’on peut faire ?
– Beuh… DES ROULETTES ! ET APRES JE M’ENGRAINE, GNIIIIIIIIIII

 

L’analyse

L’astragale (Astragalus tragacantha) : également dénommée « coussinet de la belle-mère », l’astragale est une plante caractéristique du littoral marseillais. Elle s’avère particulièrement adaptée au climat local en raison de son port en coussin et de ses longues épines, d’où elle tire son surnom. Particularité amusante : nous y avons présentement le fion plongé jusqu’à la taille.

 

Les joueurs

Mandanda (4/5) : Excellent pendant la plus grande partie du match, mais il va falloir se débarrasser de cette vilaine manie d’encaisser des frappes improbables de la part des clubs quelconques, sous peine de voir ceux-ci en faire une habitude.

Nkoulou (1/5) : OK, camarade Nicolas, le patron ne veut pas vendre l’usine. Ce n’est pas une raison pour saboter l’outil de travail.

Rekik (2+/5) : Loin d’être impérial sur ses interventions, il a en revanche eu le mérite de bien rattraper les conneries de son partenaire, comme dans tout bon duo comique.

Manquillo (1+/5) : Défensivement, il lui aura manqué de s’imposer face aux Guingampais. Offensivement, il lui aura manqué de s’imposer face à l’égo d’Alessandrini. Dja Djédjé n’aurait pas forcément été meilleur, mais il aurait fini par mettre une tarte aux uns ou à l’autre.

Mendy (2/5) : Après nous avoir habitués aux caviars millimétrés, Benji-la-galette va fatalement nous faire marronner dès que ses centres dévieront de 50 centimètres. Le plus ennuyeux reste néanmoins de de s’être parfois fait balader par un dénommé Marcus Coco. Avec ce genre de patronyme, au début j’ai cru qu’il s’agissait du Bengous armoricain.

Diarra (3-/5) : Malgré une première action analissime, Lass’ s’est bien remis et nous a offert une seconde période tout à fait maîtrisée, à l’image du cadre moyen qui assure le Powerpoint après avoir échappé une énorme flatulence en début de séminaire.

Sparagna (83e) : Malgré une entrée analissime, Stéphane… n’a pas eu le temps de faire grand-chose d’autre, en fait.

Lemina (2/5) : Douteux au duel et dans les transmissions, Mario a cependant montré une bonne volonté indéniable. On devrait le voir plus à son avantage contre des adversaires d’un calibre plus accessible, du genre de Caen Reims Troyes.

Pendant ce temps, Yeltsin Tejeda s’ennuie à Evian.

Barrada (2/5) : Après le football-champagne du week-end dernier, Abdelaziz nous a offert le football-chouchen. De quoi se sentir un peu pâteux, donc. Toutefois, si l’on suit cette logique de proportionnalité entre son niveau et la qualité de l’alcool local, on a toutes les chances d’enfin gagner à Bordeaux.

Ocampos (64e) : Vingt-cinq minutes, cela laisse le temps de retourner beaucoup de choses, mais apparemment pas la situation.

Alessandrini (1+/5) : Des efforts défensifs notables, des tentatives de percussion, mais des mauvais choix et des maladresses si remarquables d’imbécillité qu’ils ne peuvent qu’attirer toute la haine du monde sur sa tête : Florian doit vite revenir à plus de simplicité sous peine de vivre une longue et difficile saison.

Cabella (2/5) : Dans un match âpre et disputé, Rémy s’est montré discret mais a parfois su s’extirper du bloc adverse pour nous procurer de belles occasions. Oui, mais le bloc adverse c’est celui de Guingamp, alors il n’y a pas de quoi s’astiquer l’obélisque en chantant Les Pescadous, loin de là.

Sarr (77e) : Guère plus visible que le précédent en meneur de jeu.

Batshuayi (2+/5) : Porter du Bob l’Eponge au lieu de Vuitton ou Gucci, c’est humble. Avoir la capacité phénoménale de déménager une défense pour se mettre en position de tir et finir avec un but de moins que Sloan Privat, c’est très, TRES humble.

 

L’invité zoologique : Niel De Pauwpotame.

Laid, rustique, quasi-impossible à bouger et dangereux malgré son air d’alcoolique placide, l’hippopotame est l’invité approprié pour te parler de notre début de saison pachydermique, mais presque :

  • Les autres : Pressing haut sur nos relances, bloc compact sur nos possessions, engagement, intensité et deux occasions manquées de moins que nous. Typique de l’équipe (gardien compris) qui se subliment contre nous le temps d’une mission-commando et se caguent le reste du temps.
  • Le classement : 3 points sur 12 possibles. Le pire, c’est que certains parviennent à faire moins.
  • La réclamation : Quoi, « Romain » Alessandrini, c’est bien ce que j’ai écrit, non ?
  • Le mercato : pas encore de mise à jour des académies sur les départs et les arrivées. On attendra le 31 août, ça meublera la trêve.
  • Vu d’en face : Au demeurant vainqueur du concours zoologique, Gwen Tagrenmer se libère et ça ne devrait pas être beau à voir.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.

 

Gianluigi a été appelé de toute urgence pour relire la Paysan Breton académie.

 

Bises massilianales,

Blaah.

5 thoughts on “Guingamp-OM (2-0), La Canebière académie revient sous terre

  1. J’aime bieng.m’est avis que l’astragale n’as pas fini de nous gratter dans le slip cette saison.

  2. Faudrait pas que le coussinet de la belle mère devienne le cactus quand même…
    Encore du beau boulot et à la vitesse de Briand fumant notre défense…

  3. A la lumière de cette nouvelle journée, et filtrant dans l’astragale, cette victoire contre Troyes n’est elle pas une excellente opération en vue du maintien ?

  4. « Faut jouer collectif, c’est comme ça qu’on va prendre des points et donner du plaisir à nos supporters ». Oui, oui. Après ce match, j’en viens presque à regretter les buts de crevard complètement immérités de Ravanelli. Au moins, ça faisait un but quoi. Je me demande si les attaquants ont pas une clause « joli but ou rien » dans leurs contrats.

  5. Ou putain, les gifs d’Alessandrini et Lemina. Vraiment désolé, mais il y a un moment c’est la cellule de recrutement qui les collectionne vos consanguins.

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