« En fait, c’est compliqué le foot quand il n’y a pas Drogba », se lamentait José Anigo.

Aioli les sapiens,

Pas d’intro aujourd’hui. Il pleut, on a perdu et tout le monde fait chier. Pour toute réclamation, adresse-toi à blaah@vacagueraendoume.net.

L’équipe

A part André Ayew tout le monde est là, dans des formes variables certes. Pour ce match de coupe, José lance un petit turne ovaire, dans un pur 433 se transformant après la pause en 442 avec Payet en meneur :

Mandanda – Fanni-Nkoulou-Mendes-Morel – Romao-Imbula-Lemina – Payet-Khalifa-Thauvin

 

Le match

Dès le coup d’envoi, Lyon s’installe dans le camp marseillais. Nous semblons accepter cette domination, vu la position reculée de notre équipe. Puisque notre milieu de terrain ne se précipite pas pour accompagner les attaques, notre production offensive s’avère très limitée avec des attaquants en sous-nombre inextricable. Notre compacité en défense empêche dans un premier temps Lyon de se montrer très dangereux. Mais à côté d’une ambition limitée dans le jeu et d’un engagement modéré dans les duels, notre panoplie anale se complète d’erreurs techniques diverses. Le danger rhôdanien s’accroît alors, jusqu’à une nouvelle perte de balle de Romao qu’Alaixys rattrape à sa façon, c’est-à-dire en découpant l’opposant. Coup-franc à 35m+ Grenier+ballon de plage ; l’équation nous fait claquer des fesses, sauf Mandanda et notre défense, visiblement les seuls à ne pas avoir été prévenus du danger. Le tir vicieux de Grenier est relâché par Steve dans les pieds de Gourcuff, que personne n’avait jugé bon de suivre (1-0, 23e).

SavonpurC’est Steve qui fait tomber et pourtant c’est bien Yoann qui en profite pour nous la mettre. Il n’y a plus de respect des traditions.

 

L’OM tente de se porter un peu plus vers l’avant mais sans succès aucun, jusqu’à un ballon récupéré par Payet (je crois) qui lance immédiatement Khalifa en profondeur. Saber passe devant Umtiti et lobe le gardien, qui le descend façon Schumacher 1982. Vu la soupe que nous proposions jusqu’ici, on se dit que ce pénalty indiscutable assorti de l’expulsion non plus contestable d’Anthony Lopes représente l’intervention divine requise pour que nous ayons une chance de remporter la rencontre. Sauf que l’arbitre en décide autrement et siffle contre Saber, avec la même absence de complexe qu’un sénateur s’opposant à la levée de l’immunité de Serge Dassault.

KhalifaGif Quelle faute ?

Révoltés par cette enculade arbitrale de premier choix, les olympiens s’engagent enfin dans le match avec toute l’intensité qui leur manquait jusqu’ici. Non, je plaisante, notre réaction se limite à un coup de pied de pute de Payet sur un Lyonnais. Pour le reste, Lyon domine toujours ; pire, nos largesses du milieu de terrain commencent à s’étendre à la défense, ce qui permet à nos adversaires de venir voir dans la surface si par hasard il n’y aurait pas encore quelques anus (ani ?) phocéens à élargir. On retiendra notamment un arrêt miraculeux de Mandanda devant Bisevac avant la mi-temps.

Instant « coaching » à la pause, puisque l’OM passe en 442 losange avec Payet en meneur de jeu. Pour le reste, rien à battre qu’Imbula et Lemina soient complètement noyés ; gageons qu’à 20 ans, ils ont la maturité nécessaire pour se démerder tout seuls sans conseil ni recadrage. Par ailleurs, soucieux de contrecarrer sa mauvaise réputation, José s’abstient visiblement de tout discours à teneur gonadique. Au contraire, il étale sa culture en rappelant à ses joueurs qu’il est interdit de disputer un duel depuis l’édit du 6 février 1626 rédigé par le cardinal Richelieu. Conséquence logique, à l’exception d’une embellie juste après la reprise, les mêmes failles olympiennes produisent la même domination lyonnaise qu’en première période.

Après une demi-heure de rien, à l’exception de quelques souillures slipales causées par les lyonnais, Lacazette s’amuse au milieu de joueurs figés, sollicite un une-deux avec Gourcuff et sert Gomis complètement lâché par ce qui reste de notre défense (2-0, 74e).

GourcuffMalgré l’opposition déterminée des défenseurs, Lacazette parvient à s’infiltrer.

 

Rien de bien plus intéressant ensuite, si ce n’est un pénalty de Gignac converti après une main de Briand en pleine descente de LSD (2-1, 88e), un début de filade qui aurait davantage eu sa place en première période et une dernière occasion olympienne bien sortie par Lopes.

Nous sortons donc de la coupe de la ligue avec un match confondant d’analité, semblable à bien des égards à la déroute de novembre contre Arsenal. Impact physique calamiteux et erreurs techniques multiples, naufrage tactique des jeunes milieux sans que rien ne soit entrepris au cours du match pour les aider, attaquants isolés et peu en réussite, le tout ponctué d’un magistral fist arbitral sur la seule action qui aurait pu nous donner une quelconque chance de l’emporter. Si le départ d’Elie Baup devait permettre d’ouvrir des chantiers, ceux-ci sont encore au point mort, ce qui chez nous n’a finalement rien d’inhabituel.

 

Les notes

S. Mandanda (2/5) : Une erreur d’autant plus fatale qu’il ne fallait pas compter sur les défenseurs pour la rattraper.

N. Nkoulou (2-/5) : Au royaume des prestations dégueulasses, les matches médiocres sont rois.

L. Mendes (2-/5) : De belles interventions à l’arrache, mais ça ne sauve pas l’ensemble assez quelconque.

J. Morel (1+/5) : Il s’est battu et n’a pas commis d’erreur monstrueuse. Il a juste été mauvais. La base.

R. Fanni (1/5) : Il a regardé passer les attaquants avec la même indolence qu’une vache regardant passer les trains. Rod ne rejette pas encore de méthane en flatulant, mais à ce rythme-là il va y venir.

A. Romao (1+/5) : Monsieur Pertedeballe et Madame Faute ont le plaisir de vous annoncer l’adoption du petit Alaixys. Nul doute qu’il a enfin trouvé sa vraie famille.

M. Lemina (1-/5) :

Lemina

G. Imbula (1/5) :

Imbula

F. Thauvin (1/5) : Aucune marge de manœuvre laissée par les adversaires et surtout aucune intention de s’en créer. Il aurait pu remplacer Gaudin aux vœux de Force ouvrière sans que cela ne se remarque.

D. Payet (1/5) : « Recrutement-paillettes », pour l’Equipe, ça évoquait l’éclat et le prestige. Personnellement, ça m’évoque plutôt le sperme congelé.

S. Khalifa (2+/5) : Tous derrière et lui devant, il avait bien du courage. Il mourra sans connaître le pénalty.

Les remplaçants

M. Valbuena pour D. Payet (65e) : Rien.

AP. Gignac pour S. Khalifa (70e) : Il soigne les statistiques, c’est le mieux qu’il pouvait espérer.

B. Mendy pour J. Morel (82e) : Aucune explication à son entrée, à part pour foutre la merde.

 

L’invité zoologique : Jean-Michel Owl-Ass

Sinistre, porte-scoumoune, immangeable, la chouette est bien, comme nous l’a signalé le Géranal Désarmé, l’invité approprié pour commenter avec moi ce match. Voici ses observations :

Les autres : Non mais forcément, si on ne défend pas dessus, Gourcuff peut bien avoir l’air efficace. Même Miguel Lopes a paru être un bon joueur alors, hein…

Vu d’en face : ca fait longtemps qu’on ne les a pas vus.

Les images : c’est ici.

La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique

Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Bravo à Didier A. qui remporte le concours zoologique de ce week-end.

 

Bises massilianales,

Blaah.

10 thoughts on “Lyon-OM (2-1), la Canebière Académie s’anesthésie

  1. Je te trouve dur avec Steve « Uncle Ben’s » Mandanda, c’est plutôt Mendes qui suit pas …

    Et on a bien remarqué que le match se jouait toujours du même coté, celui où ne se trouvait ni Morel ni Miguel Lopes ! Comme quoi les footballeurs sont pas si cons que ça.

  2. Non scroñoño, ce qui est dur, c’est de devoir pondre une académie sur un match pareil. Perso, je bossais et j’ai pas de regrets…

    Quand ton chef veut faire le pote jeuns cool avec toi, alors même son subordonné le méchant mafieux qui gueule te fait plus peur.

    Bande de connards.

    Blaah, je peux pas m’abonner, mais si l’un de vous passe par le Salvador, je le régale.

  3. Eh, les gars, on parle du n°2 de l’Equipe de France, là, pas de Jean Castaneda. Un peu d’ambition, que diable. Et j’ai juste dit « erreur », pas « cagade monumentale ».

    On est bien d’accord que la responsabilité du but est partagée par ceux qui n’ont pas suivi Gourcuff. Sur ce point, ce n’est pas Mendès le fautif, car il est sur un autre joueur au départ ; au contraire, c’est lui qui réagit le mieux. Celui qui était le plus près de Gourcuff au moment du tir, c’est Khalifa : http://carnetsdeblaah.files.wordpress.com/2014/01/khalifagourcuff.jpg

  4. Ils nous l’ont mis profonde leur quenelle les lyonnais avec leur pressing de pute.
    Le coach a de la merde dans les yeux pour ne pas voir que l’on a manqué d’un cheyroux pour relancer ou d’un mec entre les lignes pour faire péter leur tactique de merde.
    Nos joueurs sont aussi des brèles.

  5. Nkoulou c’est plus possible, Steeve a encore repris du poids, j’ai eu envie de tarter Payet dès l’itw de la 2de mi-temps, Imbula a pas envie, sauf pour perdre la gonfle, non mais c’est quoi ce BORDEL, José le Directeur Sportif?

    Hein, ils sont où les maison-jacking là putain?!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.