OM-Angers (1-1) : La Canebière Académie sur la mauvaise pente

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Quand te reverrai-je, Zerbi merveilleux ?

Aïoli les sapiens,

A ma gauche, l’OM et son expertise dans le recrutement à bas prix de joueurs grillés pour cause de violences sexistes et sexuelles. A ma droite, Angers, son attaquant condamné pour exhibitionnisme, son propriétaire condamné pour agression sexuelle aggravée. Annoncé un temps pour donner le coup d’envoi, Dominique Pélicot est malheureusement absent pour des questions d’agenda. Fort heureusement tout le monde portait son ruban rose ce soir, preuve s’il en fallait que derrière leurs ennuis divers tous ces Messieurs sont indiscutablement concernés par la cause féminine.

Les Longorious Basterds

Rulli
Murillo (Harit, 88e) – Balerdi – Cornelius (Rabiot, 65e) – Garcia (Brassier, 82e)
Højberg – Kondogbia Greenwood (honte à nous) – Carboni (Rowe, 46e) – Luis Henrique (Wahi, 65e)
Maupay (expulsé, 30e)

Meïté, Koné et Merlin sont absents, pour une fois personne n’est suspendu. Parmi les principaux choix à relever, De Zerbi donne sa chance à Carboni au cœur du jeu.

Le match

L’OM prend le parti de placer ses latéraux très haut sur le terrain, Kondogbia se chargeant de se placer dans une défense à trois sur nos relances. La balle circule proprement, mais avec une lenteur à faire croire que Nicolas Sarkozy finira derrière les barreaux avant qu’on ait réussi à se procurer une occasion de but. Seul Greenwood (honte à nous) secoue un peu la morosité ambiante et la défense adverse, sans réussite néanmoins.

Arrive la 23e minute où le latéral angevin Raolisoa se jette pour ôter le ballon devant Garcia, mais rate son geste qui se transforme en semelle de boucher sur Garcia. Le geste est involontaire, du reste n’est-il dans un premier temps sanctionné que d’un carton jaune, mais la vidéo révèle toute l’abomination du tacle et impose à l’arbitre d’expulser le meurtrier.

Jugeant sans doute que de voir Ulisses à la limite de l’amputation n’a pas procuré assez d’émotions fortes à l’assistance, Maupay se charge dès le coup-franc de faire ce qu’il fait le mieux : semer la merde. Mais à emboucaneur, emboucaneur et demi : le gardien angevin transforme l’accrochage de Neal en acte de violence pure et gratuite, avec roulade et hurlements idoines, ce qui vaut un jaune à notre attaquant. Celui-ci décide dès lors de se désintéresser du jeu pour postuler aux Darwin Awards, section footballistique : une semelle de porcasse sur Aholou plus tard, Neal peut aller se doucher nanti de son deuxième carton jaune qui rappellera aux plus anciens de nos lecteurs les plus grandes fulgurances intellectuelles de Jo le Sconse.


A dix contre dix, les espaces sont supposés s’ouvrir, ce qui nous rend d’autant plus dubitatifs de contempler les Olympiens transformer l’axe du terrain en bretelle d’accès à Plan-de-Campagne un samedi après-midi. Les occasions marseillaises sont ainsi nettement moins menaçantes que les contre-attaques adverses.

Vilain dans le jeu et lui-même postulant à une expulsion stupide sous peu, Carboni est remplacé par Rowe dès la reprise. Les intentions également paraissent autres : les Olympiens occupent et pilonnent massivement le camp adverse, leur impunité étant facilitée par la lâcheté des grandes puissances occidentales ah non attends merde, je me suis trompé de fiches, ça c’est mes notes pour la prochaine trêve internationale, je reprends. L’OM multiplie donc les centres dans la surface, récupère nombre de seconds ballons, jusqu’à faire rapidement rompre ceux d’en face : un centre renvoyé dans l’axe revient sur Højberg, qui transmet tant bien que mal à Rowe dans la surface. D’un amour de feinte de corps, Jonathan fume son défenseur pour se replacer face au but, et croise un petit tir imparable (1-0, 51e).

A peine le temps de se dire que l’enjeu se limite dorénavant à ne pas être aussi bêtes que les premiers lyonnais venus, voici que Højberg y va à son tour de sa faute de gros benêt devant la surface. Comme il se doit, c’est précisément le jour que Farid El-Melaili choisit pour placer le coup-franc de sa vie, lui dont le seul talent jusqu’ici recensé par la presse était de se branler devant les voisines à la fenêtre de son appartement (1-1, 54e).

Nous voici alors repartis contre toute attente pour un bon moment de possession olympienne crispante agrémentée de quelques contres adverses d’une relative slipométrie. Si les entrées de Rabiot et Wahi sont censées redynamiser l’ensemble, c’est bien des titulaires que vient la grosse occasion : Højberg parvient enfin à adresser l’ouverture parfaite dans le dos de la défense. Le centre de Garcia n’est pas moins de qualité, et Murillo conclut l’affaire en plaçant une tête puissante que le gardien ne peut qu’accompagner dans la cage. Malheureusement, dans son enthousiasme, Amir a fait très involontairement rebondir la balle sur son bras, ce qui n’échappe pas à la vidéo : le règlement est ici impitoyable, du moment qu’il y a main de l’attaquant, on ne cherche pas et on annule le but.


Brouillon, sans idées et pour certains à court physiquement, l’OM peine à obtenir des occasions franches. Tout juste peut-on signaler un joli tir de Rowe après une remise d’Højberg, paré par le gardien ; peu après les rôles s’inversent, et c’est Pierre-Emile qui bénéficie d’un corner de Rowe mais place sa tête à côté.

L’espoir naît ensuite d’un centre de Rabiot contré par la main d’un défenseur : le règlement est ici impitoyable, du moment qu’il y a main du défenseur, on ne cherche pas et on décide à la tronche du client. Dans l’absolu, on donne volontiers acte à l’arbitre du caractère involontaire et « collé au corps » de ce geste. Néanmoins, cette décision est scrupuleusement notée dans nos petits papiers, pour l’éventualité future où un autre homme en jaune nous collerait un pénalty pour une faute encore moins flagrante, auquel cas je craindrai hélas de me laisser aller à quelque impolitesse.


Les joueurs

Rulli (3/5) : Des contres mis en échec par des sorties très à-propos, une belle envolée sur un tir lointain. La seule chose qu’on pourrait lui reprocher est d’avoir été battu sur le coup-franc mais bon, des pieds carrés qui deviennent Lionel Messi pour l’unique fois de leur carrière, il a pas fini d’en rencontrer avec nous, autant qu’il s’habitue.

Murillo (3/5) : Un match honnête gâché par une main baladeuse. Un peu comme Nicolas Bedos, victime des circonstances en quelque sorte.

Harit (88e) : Il a vu sa place de meneur de jeu menacée par Carboni. A priori c’est comme voir sa place au Collège de France menacée par Aurore Bergé, c’est pas le genre de pression qui t’incite à faire des efforts.

Balerdi (3-/5) : Après son expulsion injuste de la dernière fois, prendre aussitôt un bête carton jaune pour contestation c’est un peu n’importe quoi : soit tu es raisonnable et tu ne dis rien du tout, soit tu as du panache, tu vas voir l’arbitre et tu lui dis « Je t’encule Thérèse, je te prends, je te retourne contre le mur, je te baise par tous les trous, je te défonce, je te mets, Thérèse. » Si t’estimes qu’il y a du scandale, fais vraiment du scandale, merde quoi.

Cornelius (3/5) : Passable sans plus, Derek ne fonce pas sur l’autoroute du succès mais semble plutôt suivre son petit chemin. Une sorte de Canada Draille, quoi (NdA : bam, en voici un que Médé n’aura pas)

Rabiot (65e, 3/5) : Ah c’est sûr que les centres contrés de la main, ça le change de la Juve. Là-bas c’est pas les arbitres vidéos qui parlaient au central dans l’oreillette, c’était directement le président du club.

Garcia (3/5) : Un match qui met du temps à démarrer mais qui finalement le voit afficher une belle activité. Quelques trous d’air en défense et une petite baisse physique en fin de rencontre, mais si l’on se rappelle qu’il aurait pu repartir dès la 23e minute avec sa rotule dans un doggy-bag, on se dit que ça soirée n’a pas été aussi pourrie qu’elle aurait pu l’être.

Brassier (82e) : Brassier latéral, ça fait penser au bricoleur de Gotlib : « celui qui ne sait pas et qui n’aime pas ça ».

Kondogbia (2+/5) : Son problème actuellement c’est qu’il fait des matchs gentils. Pas mauvais mais gentils, là où il devrait afficher un abattage qui donne envie aux milieux adverses de rentrer dans leur camp à toute vitesse en pleurant leurs mères. Je sais pas moi, si tu veux vivre lentement tu vas dans une communauté hippie, mais pas chez nous quoi.

Højberg (2/5) : Ouh que c’était pas beau, ça. Des tirs de vieille, des passes ratées, la faute qui provoque l’égalisation… Son geste de plus grande classe, il l’a commis sur un but finalement refusé. Un pédalage dans la choucroute qui n’est pas sans lien avec le fait que les autres clubs de Ligue 1 aient rapidement décrypté ce qu’on essayait de faire et trouvé les moyens de nous bloquer. Va falloir nous réinventer, les amis.

Greenwood (honte à nous, 1+/5) : A l’inverse des autres, c’est en première mi-temps qu’il a été plus actif, avant une fin de match tournant franchement au calvaire. En espérant que sa saison ne suive pas la même pente.

Carboni (1/5) : On rappelle notre ligne de conduite de ne pas trop dire du mal des joueurs de moins de 20 ans. Tu as donc jusqu’au 5 mars prochain pour devenir bon avant que ça parle de niquer des mères.

Rowe (46e, 4/5) : Très friand de l’état d’esprit « de base, on commence par mettre de l’intensité dans tout ce qu’on fait, et ensuite on essaie de réfléchir ». D’habitude on a des joueurs soit qui négligent la première étape, soit qui s’y arrêtent.

Luis Henrique (1+/5) : N’a même pas attendu le passage à l’heure d’hiver pour devenir automnal.

Wahi (65e, 1+/5) : Jamais là où il faut, les milieux qui le cherchent on dirait moi quand je cherche le décapsuleur et que je ne trouve que le couteau à huîtres.

Maupay (0/5) : Alors au risque de contrarier Neal, nous nous devons d’asséner une révélation : avoir subi deux injustices honteuses lors des matchs précédents, ça ne nous autorise pas à demander la tolérance quand un de nos joueurs commet deux gestes profondément débiles. C’est un peu comme quand la France Insoumise se fait défoncer gratuitement dans les médias, on peut le reconnaître et le dénoncer sans considérer pour autant que ça autorise Sophia Chikirou à piquer dans la caisse.


L’invité zoologique : Jean-Eudes Aholougarou

Humble préposé aux tampons et trombones, le loup-garou ne déploie sa férocité qu’à la pleine lune, et encore, quand il n’y a pas de nuages et quand il se trouve des gens assez cons pour justement sortir se promener à la pleine lune. Autant dire que les fois où les loups-garous se montrent réellement dangereux au cours de leur vie se comptent sur les doigts de la bite.

  • Les autres : Ce qui ne navre le plus, c’est l’énergie qu’ils ont déployée pour arracher ce pauvre point du match nul contre nous, tout ça pour ensuite aller se prendre une pétée 3-0 contre le FC Nantes ou assimilé.
  • Le classement : On va arrêter de parler de ça, dans l’immédiat on construit, on progresse, et après on voit.
  • Coming next : Après la trêve internationale nous attendront Montpellier, le PSG, Nantes et Auxerre.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère sur Facebook, Twitter et BlueSky. Didier A. remporte le concours zoologique.

Bises massilianales,
Blaah

3 réflexions sur “OM-Angers (1-1) : La Canebière Académie sur la mauvaise pente

  1. OUOH OUOH OUH ATTENDEZ cette académie deviend très Arsenalesque avec les plaintes sur ce qui est faute ou main ou pas

  2. Oh purée, toujours bravo, sans revenir dans les détails, aucune envie de regarder leur loup-garous de merde

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