OM-Auxerre (1-0) : La Canebière Académie fait le boulot

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Dormir, dormir, dormir
Taper, taper, taper
Se caguer, caguer, caguer (ad lib.)

Aïoli les sapiens,

En soutien à la grève des encouragements menée hier par les supporters, la Canebière Académie se déclare elle-même en grève de l’introduction. Merci de votre attention.

Les Longorious Basterds

Rulli
Pavard – Egan-Riley (Emerson, 62e) – Medina
Weah – Højbjerg – Timber– Kondogbia (Gouiri, 62e) – Paixão (Traoré, 95e)
Greenwood (honte à nous, Nwaneri, 92e)– Aubameyang (Nnadi, 92e)

Opéré d’une pubalgie, Aguerd est absent, de même que Balerdi et Nadir. C’est donc Egan-Riley qui sort du placard pour composer la défense en compagnie de Pavard et Medina. Le truc ressemble à un 4231 mais Habib Beye nous dit que c’est une défense à trois, dont acte. Après tout, c’est lui qui sait comment joue son équipe, hein.


Le match

Les Olympiens gèrent la grève des encouragements comme un beauf gère une grève du sexe : perdu pour perdu, je vais encore moins en foutre que d’habitude, et qu’elle ne compte plus sur moi pour me retenir de péter au lit. L’option « ma belle m’a fait prendre conscience des efforts que je ne faisais plus pour elle, et je vais mettre toute mon ardeur à la reconquérir », si elle s’avère très romantique, a le défaut d’être en effet beaucoup plus fatigante.

On note ainsi deux vagues actions à la neuvième et à la vingt-cinquième minutes, et pour le reste : rideau. Les intentions sont mouligasses et la qualité technique, déjà peu enthousiasmante dès les premières minutes, se dégrade sans cesse. La fin de la première période ne semble ainsi consister qu’à offrir nos fesses aux contre-attaques auxerroises : ce qui nous sauve, c’est que nos adversaires autant que nous sont à la fois trop timorés et trop branques pour saisir les perches qu’on leur tend.

L’attitude à la reprise est bien meilleure, et rappelle des fondamentaux oubliés depuis trop longtemps : en cas de difficulté face à un promu, la meilleure approche c’est encore de taper, taper, taper. Timber conserve ainsi admirablement la balle avant de servir Greenwood (honte à nous), qui de l’entrée de la surface envoie un pétard que le gardien dévie avec pas mal de chances. Sur le corner qui s’ensuit, Højbjerg hérite de la balle mais sa frappe de vieille ne gêne pas Léon.

A l’heure de jeu, le schéma tactique passe à l’offensive : Beye passe dans une défense à quatre « officielle » avec l’entrée d’Emerson, tandis que Gouiri remplace Egan-Riley. L’OM ne produit toujours pas du grand football, mais étouffe les Auxerrois et les accule dans leur camp. Nous récoltons ainsi deux coups-francs idéalement placés. Le premier voit le mur dévier la frappe de Greenwood (honte à nous), le second voit Højbjerg enfin retrouver des muscles dans les cuissots pour envoyer une lourde, de peu à côté. L’OM matraque ainsi les Auxerrois jusqu’à ce qu’ils craquent : appliquée dès le coup d’envoi, cette tactique aurait incité à l’optimisme ; mais avec 45 minutes au lieu de 90 pour emporter la décision, l’atmosphère se crispe un tantinet.

Finalement, le « taper, taper, taper » finit par porter ses fruits : Aubamyang décale Paixão à gauche. Arrêté, Igor envoie le coup de rein qui va bien pour déposer son défenseur et centre puissamment dans les six-mètres. Repoussé à la gacha empega, le ballon rebondit devant Gouiri, qui met une application infinie à se saisir du cadeau (1-0, 79e).

Cinq minutes plus tard, une passe dix fois trop profonde est mal appréciée par le gardien auxerrois, ce qui permet à Greenwood (honte à nous) de récupérer près de la ligne de but. Son centre en retrait trouve Gouiri, lancé, dont le plat du pied est contré par un défenseur.

C’est ici que nous allons jouer, amis lecteurs et lectrices (attention, c’est du niveau débutant). Sachant :

  • que lorsqu’on est mous, on n’est pas dangereux et on s’expose ;
  • que lorsqu’on joue en avançant et qu’on tabasse nos adversaires dans les duels, ils ne voient pas le jour

… sauras-tu deviner quelle est la stratégie retenue par les Olympiens pour conserver cet avantage durement acquis ?

La bonne réponse était bien évidemment : nous nous mettons inexplicablement à faire les caguelettes, procurant aux Auxerrois des occasions qu’ils auraient été bien en peine d’aller chercher eux-mêmes. La sanction tombe rapidement, et encore n’est-elle pas aussi sévère que ce que nos demeurés auraient une fois de plus mérité : après une série de ballons mal repoussés et alors que nos adversaires campent autour de notre surface, un corner se traduit par une lourde interceptée par Emerson. Alors que les attaquants réclament une main, l’action se poursuit, et s’achève par un centre enroulé au deuxième poteau où trois Auxerrois sont confrontés à une armada de zéro défenseur. L’égalisation est immédiatement refusée pour une faute de main, mais le slipomètre ne s’éteint réellement qu’après l’intervention des arbitres vidéo. Rien à dire sur le but refusé à Okoh, le ballon ayant bien rebondi sur le flanc puis la main du joueur ; quant à l’éventuelle main d’Emerson, la VAR n’y trouve rien à redire, soit qu’elle soit jugée involontaire, soit que l’avantage ait profité aux attaquants, soit que les arbitres aient eu la flemme de remonter plus loin dans l’action, pressés comme nous tous de voir s’achever cette purge. Cette alerte écartée, l’OM s’accommode sans trop de dommages du temps additionnel, selon un schéma auquel l’arrivée de Beye n’a pas changé grand-chose jusqu’ici : première mi-temps de dormiasses, réveil en seconde et avantage au score, dernières minutes de gros cagueux où l’égalisation tient essentiellement au fait d’avoir de la chatte ou non.

Les joueurs

NdA : Les pébrons de Ligue1+ étant infoutus de proposer une rediffusion ou un résumé du match dès le lendemain, nous n’avons pas pu revisionner le but refusé à Auxerre. Nous vous prions donc d’identifier vous même le ou les joueurs fautifs et le cas échéant de retrancher les points de leur note en insultant leurs mères. Merci de votre coopération.

Rulli (3-/5) : Une cagade sans conséquence en première période et quasiment rien à faire ensuite à part serrer les fesses en voyant les copains ne plus tenir un ballon.

Weah (3-/5) : Un match en forme de métro RTM le dimanche. Après trois quarts d’heure d’attente, c’est tellement miraculeux de le voir enfin arriver qu’on n’a pas envie de se montrer trop exigeants.

Pavard (3+/5) : J’allais dire du mal de Frisotti par habitude, mais à y regarder de plus près, il n’a rien fait qui le mérite, quand on y pense.

Egan-Riley (2/5) : Conrad Jaden est doté d’un prénom à jouer au basket-ball, d’un physique à manger des bambous au zoo de Beauval, et de peu d’atouts pour la pratique de la balle au pied.

Emerson (62e, 3/5) : Utilise sa carte « cécité du car vidéo ». C’est couillon, tant qu’à choisir c’est contre le Sporting en début de saison que je l’aurais jouée.

Medina (3/5) : C’est pas un joueur, c’est un film de Kusturica : il est capable de faire coexister le sublime et le grand n’importe quoi. À chaque fois qu’il prépare un tacle, t’as l’impression qu’il y a toute la fanfare de Goran Bregovic en arrière-plan, et tu sais jamais si ça va se finir par un mort, une scène rigolote, ou les deux à la fois.

Kondogbia (2+/5) : Précieux à la récupération du ballon, l’ennui c’est quand il fallait faire des passes.

Gouiri (62e, 4/5) : Tant qu’à attendre une heure pour se mettre à jouer, c’est sûr qu’il était mieux sur le banc de touche.

Højbjerg (2+/5) : Inexistant en première période etperd ses gonades comme à son habitude dans les dix dernières minutes. Entre ces moments, par contre, c’était très bien.

Timber (3/5) : Un milieu qui joue entre les lignes adverses au lieu de laisser les offensifs se démerder pour créer des actions, même quand ce n’est pas parfait on encourage.

Greenwood (honte à nous, 3/5) : Ca marche encore la ficelle de faire la grève quand on ne veut pas se faire chier à écrire un paragraphe, ou bien on n’a le droit qu’à une seule fois ? Passque là, je ne trouve rien à dire sur son match bof mais pas mauvais mais pas top.

Nwaneri (92e) : Ça compte comme un match joué, ça, dans le calcul des indemnités du prêt (oui, je rappelle qu’on a un comptable comme président, désormais, faut se concentrer sur les vrais enjeux) ?

Paixão (3+/5) : Une heure de « ça passe pas » jusqu’au moment où ça passe. Le tout, c’était de ne pas renoncer.

Traoré (95e) : On rigole, on rigole, mais avec un arbitre qui a doublé le temps additionnel initialement prévu, il a eu le temps de se montrer utile.

Aubameyang (3-/5) : Eh bien beaucoup de monde l’a trouvé nul, mais moi je l’ai bien aimé, Jean-Bite, hier. OK, niveau production offensive c’était pas plus flambant que les autres, mais au moins s’est-il montré combatif. On se prend à rêver qu’à la vue de son sprint défensif de la 20e minute, ses équipiers se soient dit « si un daron de 36 ans peut faire ça, ça vaut peut-être le coup que moi aussi je peux me lève un petit peu le maffre. »

Nnadi (92e) : Rien nnadire sur son nnentrée en jeu.

L’invité zoologique : Danny Nandouso

Le nandou est un oiseau qui ne sait rien faire d’autre que courir. Il s’agit donc de l’invité approprié pour rendre hommage aux soutiers de la Ligue 1.

  • Les autres : C’est bien la seule équipe au monde à ne pas oser se saisir des boulevards qu’on leur donne en contre-attaque.
  • Le classement : Avec un Lille-Rennes programmé ce week-end, nous voici au moins certains de prendre quelques points à au moins un adversaire et, quoi qu’il arrive à Lyon dimanche, de rester troisièmes à l’issue de la journée.
  • Coming next : On n’a pas tout compris à l’engambi autour de la programmation d’OM-Lille dimanche, apparemment il y en a qui ont peur que les chars russes débarquent pendant la soirée électorale ou je sais pas quoi. Bref, c’est le dernier match avant une mini-trêve internationale, laquelle sera suivie d’un déplacement à Monaco.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook et BlueSky. Homerc remporte le concours zoologique.

Bises massilianales,
Blaah

1 réflexion sur “OM-Auxerre (1-0) : La Canebière Académie fait le boulot

  1. En soutien à la grève de l’introduction de l’Académie, ce sera grève des commentaires.

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