TFC-OM (0-1) : La Canebière Académie doit bien continuer

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Joie, extase et quatrième place.

Aïoli les sapiens,

Pour ceux qui veulent une analyse plus détaillée de la situation globale olympienne, prière de se reporter à l’académie du match de mercredi.

Pour ceux qui souhaitent un résumé concis, prière de se reporter à Monsieur Lapin ou à la banderole du parcage marseillais hier, qui se suffit à elle-même.

Il n’en demeure pas moins que neuf matchs restent à jouer. Même s’ils ne devraient pas changer grand-chose aux conclusions rapportées ci-dessus, autant en parler et prendre le peu que le foot veut bien nous donner.


Les Longorious Basterds (ah mais merde, ça ne marche plus ce titre, en fait, je viens de m’en rendre compte)

Rulli
Weah – Balerdi– Pavard – Medina
Højbjerg – Kondogbia (Nnadi, 64e)
Greenwood (honte à nous, Gouiri, 64e)– Timber (Vermeeren, 81e) – Paixão Aubameyang (Emerson, 81e)

Aguerd et Nadir sont blessés. C’est donc une charnière Balerdi-Pavard qui est offerte à nos yeux émerveillés.


Le match

Un réflexe de Rulli et une position de hors-jeu empêchent Toulouse de nous faire leur running-gag préféré sur corner. Après un quart d’heure à se demande ce qu’on fout là, l’OM appuie sur l’accélérateur. Medina lance ainsi parfaitement Paixão sur l’aile gauche. Igor a la lucidité de centrer très en retrait pour Greenwood (honte à nous), pas suivi par la défense et qui place son intérieur du pied en pleine course (0-1, 16e).

La mi-temps s’écoule ainsi, sans génie mais avec une certaine maîtrise. Tout juste peut-on regretter la maladresse de Jean-Bite à la demi-heure de jeu, qui profite d’une passe en retrait calamiteuse pour aller dribbler le gardien, mais croise trop son tir.

C’est en toute fin de première période que Toulouse se réveille : impact accru, courses qui font mal, et voici les violets tout proches d’égaliser à deux reprises. Sur la première, une attaquant est idéalement servi en retrait mais satellise sa reprise ; la seconde consiste en une belle frappe enroulée, de peu à côté. Le dernier mot reste néanmoins à l’OM, qui en toute fin de temps additionnel se procure un énorme surnombre. Ce quatre contre trois est malheureusement géré à la zob, Højbjerg préférant monter sur les épaules d’Aubameyang au premier poteau au lieu de rester attendre le centre en retrait de Greenwood (honte à nous).

L’engagement donne le ton de la seconde période : tatane devant, déviation de la tête, frappasse juste à côté, en neuf secondes le slipomètre a déjà déclenché le mode « over-boost ».

Moins de dix minutes plus tard, une perte de balle conduit à une action menée sur notre gauche, et un centre en retrait expédié sur la barre par Gboho. Malmené, l’OM répond néanmoins dans l’engagement, dans une séquence essentiellement dominée par des cartons jaunes de bouchers-charcutiers distribués de part et d’autre. Du reste, Beye n’hésite pas à sortir Greenwood (honte à nous) dès l’heure de jeu, entre autres pour le préserver d’un deuxième avertissement. Entre engatses, blessures et changements, le chronomètre s’écoule sans fait marquant. Notre milieu de terrain ne tient plus une balle, à l’exception du toujours combatif Timber (mais qui doit sortir à dix minutes de la fin). Toulouse domine, mais une sainte-alliance semble s’être nouée entre Balerdi, Pavard et Rulli pour ne commettre aucune énorme connerie, pour une fois. Leurs corners, touches de lanceurs de javelot et autres centres sont ainsi captés par notre gardien ou renvoyés sans trop de peine par la défense. Finalement, s’il fallait désigner un assassin de match, ce serait Paixão, qui sur l’ultime contre-attaque salope abominablement une offrande de Weah, seul face au but quasi-vide. Igor peut cependant partir en sifflotant comme si de rien n’était, l’arbitre sifflant la fin dès le six-mètres qui s’ensuit.

Finalement, les joueurs ont produit le match qu’il fallait, évitant d’une part de sombrer dans la nullité, d’autre part de gagner par 5 à 0, ce qui ne nous aurait conduits qu’à nous mordre encore davantage les couilles après l’élimination en coupe de France.


Les joueurs

Rulli (3+/5) : Une sûreté de tous les instants, récompensée d’une clineushite. Encaisser plus de buts dans un championnat que Martine Vassal ne dit de conneries dans une campagne, ça commençait en effet à être gênant.

Weah (3/5) : Ce doit être le début de la saison de cyclimse, en ce moment Weah n’arrête pas de jouer le rôle du « gazier de trente-six ans qui fait le boulot face au mistral ».

Balerdi (3+/5) : Je crois en fait que nous vivons dans une nouvelle de Philippe K. Vier. Le Balerdi est un androide que le constructeur compte lancer sur le marché : c’est juste qu’il ne communique pas dessus tant qu’il n’aura pas enlevé tous les bugs. À chaque fois que le robot déconne, l’exemplaire est discrètement retiré de la circulation et remplacé par un autre avec la mémoire remise à zéro : cela expliquerait que l’OM puisse aligner à chaque match un Balerdi tout neuf, là où un joueur humain serait forcément mort de honte après chaque connerie. Chuis sûr qu’il y existe un hangar sur le Port où sont parqués quatre-cents balerdis retirés de la circulation, comme dans I, Robot.

Pavard (4/5) : Choix audacieux de Beye de faire confiance à Balerdi et Pavard pour tenir ensemble la défense centrale. Mais bon, sachons relativiser, c’est pas comme si on confiait l’organisation des Jeux olympiques à Muselier et Wauquiez, non plus.

Medina (3-/5) : Sauvé par sa très jolie ouverture, à l’origine de notre but. Sans ça, sa condition physique de tractopelle nourri aux chips aurait paru plus énervante qu’elle ne l’est déjà.

Kondogbia (3/5) : Il y en a qui font des matchs de patron, lui fait des matchs d’ancien patron reclassé après un burn-out. Ça veut bien faire profiter les copains de l’expérience mais pour ce qui est de prendre des responsabilités, merci, on a déjà donné.

Nnadi (64e, 3/5) : J’ai demandé à ma fille, qui est la consultante capillaire de la Canebière Académie, et son verdict est formel : la coiffure de Tochukwu Nnadi ne m’irait pas.

Højbjerg (3-/5) : Pierre-Emile face aux Toulousains en première mi-temps, c’était les États-Unis contre l’Iran ou le Venezuela : il les a piétinés. Pierre-Emile face aux Toulousains en seconde période, c’était les États-Unis contre la Russie : quand c’est vraiment dangereux en face, il se rappelle qu’il faut avant tout laisser sa chance à la diplomatie.

Timber (4/5) : Quand le milieu de terrain adverse met la pression, Quentin part au baston dans le camp d’en face au lieu de se réfugier au milieu de sa défense avec des yeux de chien battu. Rien que pour cela, il reçoit toute notre gratitude.

Vermeeren (81e) : Pas encore assez de personnalité pour que je le voie autrement que comme un mélange de Tintin, Adrien Quatennens et Benoît Pedretti.

Greenwood (honte à nous, 4-/5) : Polémique, scandale, indignation : apparemment, le monde de supporters olympiens a pris conscience, cette semaine, du fait que Greenwood avait commis un acte honteux de nature à entacher gravement les valeurs portées par le club : en effet, ce monstre n’a pas suivi la séance de tirs au but en compagnie de ses coéquipiers. Et joyeux 8 mars à toutes.

Gouiri (64e, 2/5) : Aimé Jacquet lui dirait de « muscler son jeu », tellement Amine paraît aujourd’hui incapable de gagner un duel physique. Y compris contre Aimé Jacquet.

Paixão (4-/5) : On a rarement vu quelqu’un zguéguifier autant une contre-attaque, et dans un club qui a vu passer Jo le Sconse, Clinton Njie ou Vitinha, je vous assure que les mots sont pesés. Mais l’affaire se terminant sans dommage et Igor ayant largement fait le nécessaire dans les 94 minutes précédentes, l’incident n’avait pas de quoi lui faire perdre le sourire.

Aubameyang (2/5) : Jonathan Rowe a gagné tout son crédit chez nous uniquement pour avoir pissé sur Lyon dans le temps additionnel, on peut donc bien accorder une ou deux semaines d’immunité à Jean-Bite pour le même motif.

Emerson (81e) : Tout en sérénité.


L’invité zoologique : Jack Russel-Rowe

Le Jack Russel terrier est un chien qui adore sauter en l’air en tirant la langue. Que ça soit après un papillon, un frisbee ou un ballon sur corner, il s’en fout, l’important c’est qu’il puisse sauter en l’air en tirant la langue. C’est à peu près la seule chose qu’il sache faire, d’ailleurs, ce qui en fait donc l’invité approprié pour raconter ce second match de la semaine contre les Toulousains.

  • Les autres : Privés de Charlie Cresswell, ils ont eu moins l’occasion de sauter sur corner en tirant la langue, et de ce fait n’ont pas réussi grand-chose d’autre malgré des intentions certaines.
  • Le classement : Sauf contre-performance peu probable des Lillois maintenant ou des lyonnais ce soir, on part sur un statu quo à la 4e place, deux points derrière Lyon et trois devant Lille et Rennes.
  • Coming next : Plus que neuf matchs, donc, incluant nos adversaires directs Lille et Rennes (ainsi que Monaco). En attendant, c’est Auxerre qui se pointe au Vélodrome vendredi prochain.
  • Précision : Je sais bien qu’I Robot est inspiré de nouvelles d’Asimov, mais je préfère me montrer inexact que de rater un jeu de mots en « vier », vous devriez le savoir, à force.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère sur Facebook et BlueSky. Didier A. profite des vacances de ses rivaux pour remporter une fois de plus le concours zoologique.


Bises massilianales,
Blaah

2 réflexions sur “TFC-OM (0-1) : La Canebière Académie doit bien continuer

  1. Victoire poussive mais importante vu que Rennes continue sa remontée et que Monaco a décidé de se réveiller. Par chance les lillois ont été crucifiés à la marseillaise par un but splendide de Lorient et les lyonnais n’ont évité la défaite qu’au bon vouloir de l’arbitre, avec un penalty plus que généreux dans les derniers instants du match.

  2. Medina travaille clairement avec le diététicien de Payet, le retour des beaux jours et des barbecues va lui être fatal

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