OM-Bordeaux (0-0), La Canebière académie fait une fausse queue
Yakety Sax.
Aïoli les sapiens,
Le voici venu, ce sommet de la saison, ce match qui désignera une fois pour toutes l’équipe-pitre de la ligue 1. Si la rencontre fut d’une nullité abyssale, comme il se doit, la sortie du Vélodrome devrait nous assurer le Zavatta d’or haut la main.
Portraits caprins sur fond de Benny Hill à ma droite, banderoles de qualités diverses rehaussées par une belle citation du Massilia à ma gauche, les virages ont montré une créativité que l’on aurait été bien en peine d’espérer chez les vingt-deux courges faisant office de protagonistes de la rencontre du soir.
L’équipe

Sparagna absent pour un problème auditif, Alessandrini suspendu deux matches seulement à cause du laxisme honteux de la Ligue, Diaby en train de se remettre de sa dernière titularisation, le genou de Diarra en dépression nerveuse et Dja Djédjé pété à la cuisse : voici pour les absents. Tirant au sort la composition d’équipe parmi ceux qui restent, Michel offre un stage sur le banc à Batshuayi et Nkoudou, pendant que Sarr et Thauvin jouent – suprême audace – sur leur bon pied.
Le match
Que l’on ne se leurre pas, les Olympiens sont toujours aussi incapables de jouer ensemble. Toujours est-il que nos espoirs de victoire sont plus vivaces que jamais compte tenu du facteur X de la Ligue 1 : les Girondins. Connus pour leur capacité à exploser en vol en offrant des points aux premiers viers marins venus, les Bordelais sont l’équivalent de ce tonton alcoolique, raciste et exhibitionniste que tu invites au repas de communion : le gage d’imprévisibilité d’une soirée où tout le reste concourt à se faire chier.
De fait, nos adversaires nous laissent la balle sans même se donner la peine de presser, orientant la première demi-heure tout à notre avantage. Emmenés par un Thauvin très présent à défaut d’être génial, les Olympiens se procurent plusieurs occasions, hélas conclues soit par des tirs sur le gardien soit par des centres infructueux. En contre, Bordeaux se montre peu mais ses rares incursions – notamment du fait d’Ounas – virent à l’attentat slipométrique.
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En fin de première mi-temps, Bordeaux se stabilise tandis que nos joueurs se mettent à faire ce qu’ils connaissent le mieux : foncer comme des cons à un contre deux en espérant passer leur dribble. Le 0-0 à la pause n’en est que plus logique, malgré une dernière barre trouvée par Ounas après avoir fait de Rekik sa chienne.
Quant aux 45 minutes restantes, j’ai beau être convaincu de la puissance des mots, aucune phrase ne saurait en rendre compte mieux que si tu te clouais les testicules sur une planche (nos lectrices peuvent se clouer ce qu’elles veulent). Les rares fois où les joueurs se sont décidés à tenter autre chose qu’un dribble superflu, les actions ont abouti à des centres sans danger. Côté girondin, pas grand-chose à dire non plus, si ce n’est de nous extasier sur l’incroyable concours de circonstances ayant rassemblé sous le scapulaire une telle collection de joueurs dont les prédispositions au football professionnel avoisinaient pourtant celles d’Alain Juppé au pole dance. Ceci étant posé, il faut bien reconnaître que nos adversaires se sont trouvés plus proches que nous de marquer, fût-ce par accident.
Le match s’achève sur un gazage de bon aloi des supporters en tribune. Vincent Labrune se réfugie dans les salons face à la perspective de se faire courser par quelques mécontents, puis entame une partie de billard pour s’occuper en attendant que les choses se tassent pendant que Basile Boli est envoyé face à la presse pour flinguer l’entraîneur. Ambiance irréelle d’une soirée de fin de règne où la grandiloquence le cèderait à la vulgarité : Louis-Dreyfus/Labrune nous rejouent Salo ou les 120 journées de Sodome, mais dans une version écrite et réalisée par Kev Adams.

Les joueurs
Mandanda (3/5) : Négocier tranquillement les tirs adverses, regarder les deux plus dangereux heurter les montants, renouveler son ordonnance de Lexomil, biffer une semaine de plus sur son calendrier. La routine.
Nkoulou (3-/5) : Plutôt efficace à quelques petites erreurs près… dont l’une valant un carton qui le privera de la demi-finale à Sochaux. C’est plutôt bien vu, il n’allait pas non plus se fatiguer à jouer un match à enjeu en cette fin de saison.
Rekik (2/5) : A chacune de ses interventions, nombreux sont ceux qui fermaient les yeux d’effroi et les rouvraient tout étonnés de ne pas avoir encaissé de but. A commencer par Karim lui-même.
Manquillo (3/5) : Lui, rien ne l’atteint. Il pourrait aussi bien se trouver à une convention centriste, dans une partie fine avec Scarlett Johansson ou sur la ligne de front entre Daech et Bachar, il se démerderait pour trouver un terrain de foot et y continuer ses interventions proprettes et ses actions fades.
Mendy (1+/5) : Hyperactif et insupportable. Si c’était un gosse, même Marcel Rufo lui prescrirait deux suppos à la Ritaline et une tarte dans la gueule.
Isla (2-/5) : Pas d’appréciation, moi non plus j’ai pas envie de me fouler, si c’est ça.
Romao (45e, 2/5) : Témoin muet.
Silva (2/5) : Autant je suis dubitatif sur les légendes liées aux hommes-singes, autant je suis quasi-certain que la mère de Lucas Silva a été accouchée au couteau à huîtres.
Batshuayi (71e) : Super submergé.
Thauvin (2+/5) : Une première demi-heure porteuse d’espoir, une seconde demi-heure porteuse de la chtouille.
Nkoudou (62e, 3-/5) : Ne me demandez pas pourquoi je suis indulgent. Ce doit être la faute de Maud Fontenoy. On ne devrait jamais prendre des nouvelles de Maud Fontenoy avant de rédiger une académie, après on n’a plus d’insultes pour avec le reste du monde.
Cabella (2+/5) : Moins exaspérant qu’à l’accoutumée, bien qu’il n’ait finalement pas réussi grand-chose. Accroché de longue par les Girondins, il s’est vu accorder très peu de coups-francs, ce qui est d’autant plus dommage que Florian Thauvin avait l’air de vouloir les tirer à peu près proprement.
Sarr (2/5) : Incompréhensible de ne pas le voir davantage titulaire dans cette équipe, tant il s’y entend pour dribbler partout, tout le temps et de préférence hors de propos.

Fletcher (2-/5) : Habile dans la conservation du ballon. Dans la conservation du score aussi, d’ailleurs.
L’invité zoologique : Frédéric Guilbernache
Posant leur gros cul emplumé sur les bords du bassin d’Arcachon, les bernaches laissent leur vie s’écouler entre indolence absolue et criblages de plombs épisodiques au moment des migrations. Symbole de l’oiseau n’en ayant rien à foutre de rien et particulièrement pas du ridicule, l’oie bernache est bien l’invité approprié pour te narrer cette rencontre contre les branleurs du Haillan.
– Les autres : Ounas sait jouer au foot. Heureusement, il a été blessé assez rapidement pour mettre un terme à cette incongruité qui dénotait parmi ses camarades. Quant au projet exact qui anime cette équipe, si nous ne sommes pas parvenus à le discerner en totalité, nous pouvons d’ores et déjà certifier que la performance sportive n’en fait pas partie.
– Les images : détail rigolo : par rapport au direct sur Canal+, la rediffusion intégrale sur om.net a censuré plusieurs images des tribunes.
– Le classement : Un bon point pris dans l’optique du maintien. Si si.
– La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique.
– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter. Didier A. remporte le concours zoologique.
Bises massilianales,
Blaah.
Mon tonton alcoolique au moins il me fait marrer! Là… heureusement que Basile était dans le coin!
‘Fin bref, j’ai déjà vu un mec s’agrafer la peau des couilles sur une chaise (un épisode Jackass je crois) ben c’était moins dur à regarder. Surtout que le gars se lève après. Et il se les trempe dans l’eau verte du vieux port. Et il mange du piment par les oreilles. On est mal.
Merci pour l’académie, merci pour les souvenirs.
Merci pour ces académies blaah! C’est la seule chose qui me motive à continuer à aller au stade pour voir ces phénomènes tenter des crochets…
J’ai vu le match. En fait, vraiment, je veux que la saison se termine, il ne sortira rien de cette équipe. Je suis las et résigné.
Monsieur le Camélidé, en 3 ans je vous ai, discrètement et à moi-même, décerné le prix très personnel du meilleur académicien de l’année. En tant qu’ancien frustré d’une ancienne Colony qui s’appelait Capital je comprends et soutiens votre malheur: quitte à avoir des bosses autant qu elles soient dans le dos et non sur le front. Sachez, M. le Dromadaire, qu’à partir de maintenant, j’offrirai 1€ à l’association des Dodgers à chaque fois que j’irai chier. Et Dieu sait que faire chier le monde est ma seule et unique passion! T’inquiète bébé, dans 6 mois je le rachète ton club.
Biz analmicale d’un colon, qu’autrefois on appelait Christophe.
Le dernier gif est superbe. La quintescence du foot. L’acmée du beau jeu. On dirait (presque) une finale de LDC.
Blaah no se va
Je crois que je vais me reposer un peu d’ici à la fin de la saison. Je vais aller supporter un club plus tranquille, Leicester, le Bayern… c’est bien ça, le Bayern.
Porqué ?
@Blaah : ça manque un peu de gros mot tout ça…
J’ai tout donné pour Maud.
Tu ne t’es quand même pas fadé le replay du match ?
Courage bandes de sardines
Non, hors de question tant qu’on n’aura pas une bonne mutuelle.
Allez l’ OOOM On les a Bouné OOOM ‘l ALLEZ