OM-Lens (0-1) : La Canebière Académie perd le fil

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Ca arrive même aux meilleurs (donc à nous, tu penses bien…)

Aïoli les sapiens,

Pardonnez-nous ce retard, nous avons dû voir le match en différé, notre samedi soir étant pris par un stage de Raclette-building (c’est comme un stage de team-building, mais au lieu de se passer à Mallemort ça se passe avec du fromage).


Les Longorious Basterds

Rulli
Rongier– Balerdi Kondogbia
Dedic (Luis Henrique, 46e) – Bennacer (Maupay, 78) – Højbjerg – Merlin (Rowe, 70e)
Nadir (Greenwood – honte à nous, 46e) – Rabiot
Gouiri

Le sort de titularisation éternelle de Valentin Rongier se traduit par la blessure de Murillo, qui oblige De Zerbi à utiliser la carte Rongieur en défenseur droit de dépannage, comme tant d’autres entraîneurs avant lui.

Devant, l’équipe est largement remaniée sur son côté droit, où pour une fois Luis Henrique et Greenwood (honte à nous) ne sont pas alignés d’entrée. Une décision qui peut surprendre s’agissant d’une saison à un seul match par semaine (à moins de compter le match de Liverpool mercredi comme si l’on avait joué une rencontre de Ligue des Champions, le FC Procuration n’est plus à ça près).


Le match

Sur le coup d’envoi, nos joueurs se projettent en masse à l’avant, où Rabiot trouve Dedic d’une jolie transversale. Notre ailier d’un soir fume son défenseur et tire au-dessus, manifestant de belles intentions à défaut de réussite.

Lens effectue un pressing gentillet dans le but de ralentir nos relances, ce qui leur permet de tranquillement se replacer en blocquéquipe pégueux. Leur plan fonctionne correctement, mais ne nous empêche pas de nous procurer de grosses occasions. Ainsi, Merlin trouve habilement Gouiri à l’entrée de la surface : Amine nous offre un enchaînement contrôle-frappe à une vitresse supersonique, insuffisante cependant pour empêcher le gardien de dévier le tir de justesse sur sa barre.

Peu après, l’OM régale dans les petits espaces d’un joli une-deux entre Højbjerg et Gouri, mais nore attaquant est ici encore mis en échec par le gardien. Entre temps, Rulli n’est pas en reste, puisque Lens se procure une occasion slipométrique sur notre seule défaillance défensive : Kondogbia défend du mauvais coté, Balerdi et Rongier sont en retard, et seule une nouvelle sortie neuero-argentine de notre gardien évite le pire.

Dans la lignée de ses matchs précédents, l’OM domine largement son adversaire, mais manque de certains ingrédients pour lui faire réellement mal : notre contre-pressing manque ainsi un peu de hargne et, si nous récupérons de nombreux ballons, c’est rarement dans une position où le bloc adverse est destabilisé. D’autre part, on semble avoir définitivement abandonné l’idée de faire quelque chose de nos corners.


C’est donc sur un fil que l’OM aborde la seconde mi-temps : il suffirait que nos finisseurs fassent preuve d’un peu plus d’efficacité, et notre adversaire tomberait comme un fruit mûr ; mais il suffirait également que nous oubliions encore un peu plus la notion de combat, pour que notre domination ne finisse par virer au football scolaire et inoffensif.

L’entrée à la pause de Luis Henrique et Greenwood (honte à nous) ne fait malheureusement pas pencher l’équilibre du bon côté, et une bonne partie de la seconde période évoque malheureusement les plus sombres heures du sampaolisme, à base de circulation de balle sans aucune action tranchante et d’absence quasi-totale de récupérations hautes.

Lors d’un premier quart d’heure particulièrement difficile, Valentin Rongier peut même éprouver toute la bienveillance d’Erzulie en bénéficiant rien moins que de deux miracles. Le premier se manifeste lors d’une grosse semelle d’emporquégeasse de la part du Rongieur, miraculeusement sauvé de l’expulsion à la fois par l’arbitre et l’assistance vidéo. Comme quoi, n’en déplaise à Mehdi Benatia et Pablo Longoria, on peut être à la fois Marseillais et mériter la bienveillance des arbitres français, il faut juste se donner la peine d’avoir l’attitude adéquate (être blond).

Le deuxième miracle se produit quand Valentin s’embronche tout seul devant sa propre surface. Les Lensois cueillent l’offrande, mais notre défense revient suffisamment vite pour que Luis Henrique ait le temps de récupérer le ballon devant la ligne.


Ces moments représentent bien les seules émotions de la seconde période, du moins jusqu’à la 80e minute où l’OM pense à se sortir les doigts un tantinet. Après une combinaison enfin percutante sur la gauche, Rowe centre pour Luis Henrique et sa volée spéciale au second poteau, où le gardien a malheureusement bien bouché l’angle. Dans un autre registre, une passe verticale de Rongier prend pour une fois la défense lensoise de vitesse, Maupay achevant le dernier défenseur d’un crocher avant de buter, encore et toujours, sur le gardien.

Certes Matthew Ryan fait des miracles pour Lens, mais deux actions autour de la 85e minute représentent une production un peu légère. Nos adversaires se chargent de sanctionner ces insuffisances, sur une ultime contre-attaque. La passe de Rongier est interceptée alors que Luis Henrique s’était portée à l’avant : les Lensois s’empressent donc de jouer sur le côté droit, où nos joueurs reviennent en catastrophe, sans succès. Peut-être obnubilé par la nécessité de ne pas commettre de balerdise en revenant comme un benêt, le Brésilien fait ainsi preuved ‘une timidité impardonnable, tandis qu’un Rongier en bout de course se fait dribbler une mais dans le slip par Machado : celui-ci décale El Aynaoui, pour une finition impitoyable (0-1, 94e).

Comme cela s’est déjà produit dans la saison, les Olympiens semblent avoir considéré que leur projet de jeu, certes appréciable, suffirait à porter ses fruits en l’absence de tout dépassement de soi, d’intention de marquer physiquement et moralement l’adversaire, bref de cette faim de victoire qui devrait pourtant être le lot de tout olympien après tant d’années de disette sportive.


Les joueurs

Rulli (4/5) : Comme son compatriote Emiliano Martinez, Geronimo maîtrise à la perfection la sortie à la Manuel Neuer, signe d’une circulation des idées plus vivace que jamais entre l’Allemagne et l’Argentine.

Rongier (1+/5) : Une équipe qui fait tourner la balle sans penser à aller tirer, un Rongier arrière droit… Si De Zerbi fait pas gaffe, il va lui tomber les cheveux et pousser des tatouages il ne va rien comprendre.

Balerdi (3+/5) : De toute façon tout est déjà écrit : cela fait des semaines qu’il fait d’excellents matchs dans l’indifférence générale, et dimanche prochain quand toute la France regardera il enchaînera cagade défensive à la 7e, CSC à la 18e et carton rouge à la 30e.

Kondogbia (3-/5) : Ne pas faire de vagues, ne pas se faire remarquer.

Dedic (2/5) : Trente premières secondes prometteuses, je veux dire même François Hollande on avait cru plus longtemps en lui.

Luis Henrique (1+/5) : Fini le temps de la réussite insolente, c’est le moment de se souvenir que le football est aussi fait de moments ingrats. Genre, devoir défendre quand des attaquants menacent de te planter une saucisse dans le cul à la 94e. Par exemple.

Merlin (3/5) : Son équipe, c’était celle de la première mi-temps.

Rowe (70e) : Son schéma habituel constitué de rien, auquel on ajoute une action qui aurait pu être décisive mais en fait non.

Højbjerg (2/5) : Symbole d’une équipe qui ronronne en oubliant à un moment de mettre les mains sur les hanches en disant : « bon ».

Bennacer (2/5) : Encore un match-Netflix pour Ismaël : c’est très bien vendu, t’as des attentes, tu nepeux pas dire que tu passes un mauvais moment, et à la fin tu te dis : « mais c’était complètement creux, ce qu’on vient de voir, en fait ? »

Maupay (78e) : C’est agaçant, ces équipes adverses qui ont des gardiens qui plongent.

Rabiot (2/5) : Plus inoffensif que ça, c’est Soprano depuis qu’il fait la tournée des Enfoirés.

Nadir (3/5) : Le seul Olympien jamais avare de frappes de loin, ce qui en soi est à saluer. Il aurait visé le but au lieu d’arroser les tribunes, on aurait même pu parler d’un match franchement pas dégueu.

Greenwood (honte à nous, 46 e, 1/5) : D’accord, c’et le 8 mars, journée internationale du droit des femmes, ce que tu avais de mieux à faire c’était de te cacher. Nous sommes d’accord. Ceci dit, tant qu’à être appelé en jeu, regarde le XV de France, Oscar Jégou (honte à eux) il est entré, il a marqué un essai, tout le monde était très content. On peut être un agresseur sexuel et avoir le sens de l’intérêt général, merde quoi.

Gouiri (2/5) : Rien à dire, le gardien a été meilleur que lui, point. C’est ça le plus chiant dans l’affaire, on est obligés d’être fair-play.


L’invité zoologique : Juma Pumbah

Avec sa tête de gland et son air apathique, le phacochère n’est pas la première réponse qui vient à l’esprit quand on parle d’animaux dangereux. Néanmoins, si le but est d’avoir un animal de compagnie avec qui jouer à la baballe, on privilégiera plutôt par sécurité un caniche nain, un cochon d’inde ou un éditorialiste.

  • Les autres : Ils n’ont pas été poussés dans leurs retranchements, ce qui leur a laissé tout le loisir d’organiser le siège en fumant la pipe.
  • Le classement : Les Niçois se faisant couillonner la Lyon d’une manière à peu près similaire à la nôtre, nous conservons notre deuxième place. C’est Lille qui fait la bonne affaire, en revenant à cinq points de nous.
  • Coming next : Bon, eh bien nous y voici, c’est l’heure du déplacement au Parc des Princes.  Disons-nous que ce ne sera qu’un mauvais moment à passer.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook et BlueSky. Rémy B. remporte le concours zoologique.


Bises massilianales,
Blaah

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