OM-Nice (0-1), la Canebière Académie veut une IRM cérébrale

Avec une nouveauté infographique.

« Si vous n’avez pas mal quelque part, inutile d’écrire, écrivait Paul Morand. Et avec l’anus que j’ai ce soir, je suis bien parti pour faire 12 000 signes, » ajouta-t-il après clôture de BeIn Sport.

 

Aioli les sapiens,

Une introduction classique ne pouvant rendre justice à notre performance du jour, la Canebière académie est heureuse de te présenter son nouvel outil de mesure :

Le quatre-étoiles s’impose d’entrée.

L’équipe

En l’absence de Gignac suspendu, José nous sort l’adaptation tactique qui va bien. D’ailleurs, il se sent tellement tacticien en ce moment qu’il nous change le schéma au cours du match, avec la réussite que l’on connaît. Mais n’anticipons pas et restons sur la compo de départ, un 442 avec – finesse – Cheyrou derrière Ayew et Romao :

Mandanda – Fanni-Nkoulou-Mendes-Morel– Cheyrou-Ayew-Romao-Valbuena – Payet-Thauvin

Le match
Je suis pressé, je veux voir les notes : je clique ici.

10e seconde de jeu : tout commence sous les meilleurs auspices

Après l’entrée en matière slipométrique d’Ayew, Nice mène un pressing intense en milieu de terrain. L’OM met cependant moins de cinq minutes à en prendre la mesure, et déploie des actions très intéressantes. Le placement reculé de Cheyrou montre un double bénéfice : de par le travail de récupération d’Ayew et Romao, Benoît et le reste de la défense voient leurs tâches allégées ; offensivement, nos deux relayeurs occupent suffisamment le milieu de terrain adverse pour laisser Benoît libre de distiller quelques passes longues savoureuses.

Second attaquant, Payet décroche souvent de manière franche à gauche du terrain. Thauvin tentant lui-même plusieurs fois de lancer ses actions de loin, nous nous trouvons sur plusieurs phases dans le schéma à zéro attaquant que nous évoquions en début de saison. Cela produit des résultats plutôt intéressants. Romao et surtout Ayew voient des espaces s’ouvrir pour pénétrer dans la surface, les appels de Thauvin martyrisent une défense aux fraises. Problème : tu as beau avoir Scarlett Johansson face à toi les cuisses ouvertes, à un moment il faut tout de même penser à conclure plutôt que de continuer àte séguer. Les actions olympiennes sont nombreuses et construites, mais elles ne se terminent dans le meilleur des cas que par des frappes lointaines qu’Ospina repousse avec plus ou moins de difficultés.

Pas grand-chose à signaler côté niçois, à part quelques situations sur notre côté droit où Fanni se trouve parfois en sous-nombre, sans dommage néanmoins. Après vingt premières minutes attrayantes mais hélas marquée par un trop grand déchet de notre part, les deux équipes commencent à s’échanger quelques attentats de bon aloi (Thauvin sur Genevois puis Amavi sur Romao). Ayew n’est pas en reste, s’offrant une belle charge sur Ospina puis heurtant la tête de Genevois. André sonné, l’on ne sait pas encore que c’est l’intellect collectif de l’équipe qui subit alors une sévère commotion cérébrale. Après un but logiquement refusé à Nice pour hors-jeu (l’action naissant d’une relance calamiteuse de notre part), Ayew est finalement contraint à la sortie. Khalifa apparaît sur la pelouse, tandis que l’équipe passe en 4231.

La reprise nous montre que ce choix relève de ce qu’il convient d’appeler un coaching de winner : sans l’impact du Ghanéen, le milieu marseillais se grippe, alors que Saber ne parvient pas à fournir un point d’appui correct devant. L’OM tente, domine, mais ne parvient à se procurer aucune occasion digne de ce nom. Après un premier petit-pont encaissé en début de match, Puel se fait une nouvelle fois taquiner l’entrejambe, par Jérémy Morel himself : hélas, notre latéral gâche ce gestechnique par un centre manqué, communsymbole de notre imprécision du soir.

C’est officiel, Jérémy Morel lit la Canebière académie : la preuve

 

C’est alors que sur une touche anodine, Romao oublie de suivre Eysseric au milieu de terrain : l’occasion pour Rod Fanni, plus que discret jusqu’ici, de déposer sa candidature au prix Louis Pasteur de l’attaque méningée.

En l’absence de danger immédiat, Rod réalise une intervention dégueulasse, qui lui vaut un coup-franc à 25m avec les félicitations du jury. Problème supplémentaire : Mandanda a profité de son chômage technique de la première heure pour se rendre à Dortmund, voir si par hasard le projet de jeu de l’OM ne s’y trouvait pas. Hélas, retenu par les putes du Jarret, les encombrements de Rabatau ou que sais-je encore… toujours est-il que Steve arrive en retard sur le tir d’Eysseric (pour rendre justice à notre gardien, il semble que le mur comportait un défenseur en trop, obligeant Steve à se déporter pour voir le ballon). Bien que produisant un match de merde, Nice est donc à 25 minutes de la fin en position de nous emmancher salement pour la troisième fois de la saison (0-1, 64e).

Quand le battement d’ailes d’un papillon au milieu de terrain déclenche une attaque de chèvres 30 mètres plus loin.

Vient alors le moment de … L’adaptation tactique ™. José sort Cheyrou et fait entrer Imbula. Un bon nombre de commentateurs s’écrient immédiatement : « c’est lui qu’il fallait faire entrer avant, pas Khalifa ! ». Finalement, les minutes qui suivent démentent immédiatement notre première réaction : ce soir, Saber et Gianelli sont autant à chier l’un que l’autre.

Mention spéciale à Khalifa, idéalement servi par Payet et dont l’on se demande encore à quoi il pense lorsqu’il hésite au lieu de s’engouffrer dans le boulevard qui lui est offert. Pendant ce temps, Thauvin s’efforce de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique en évitant de laisser son cerveau branché en permanence. Percussion, perte de balle, percussion, perte de balle, percussion, tir à côté, telles sont les productions de Florian, ponctuées par un coup-franc vendangé dans les dernières minutes.

Le match se termine ainsi sans avoir pu inquiéter une défense niçoise dont le potentiel anal ne demandait pourtant qu’à se manifester sur chaque action. Au final, on ne saurait rendre l’impression dégagée par cette rencontre mieux qu’en se trempant la bite dans l’eau de Javel : douleur et stérilité.

Quelques illustrations de notre cocktail talent-inefficacité :

Là : combinaison à gauche après passe longue, petit-pont d’Ayew, contrôle dégueulasse de Payet.

Là : belle récupération et remontée de balle, percussion de Thauvin, snobage de partenaires et démontage de défenseur.

Là : ouverture de Cheyrou, bel appel de Thauvin, frappe de loin. Très décoratif, à défaut de créer un vrai danger.

Et enfin là : remontée rapide Morel-Imbula-Valbuena-Payet, bon appel de balle de Khalifa, saturation de mémoire de Saber et mise en mémoire-tampon de l’appel de balle, achèvement tardif de l’appel de balle.

 

Les notes

S. Mandanda (2-/5) : La prochaine fois,
il montera sur la tour France3
pour encore mieux voir.

N.Nkoulou (3+/5) : Hormis une relance en bois, une soirée tranquille.

L. Mendes (3+/5) : De même, une belle performance à peine entachée par une ou deux touches de balle vrillées.

R. Fanni (1/5) : Monsieur et Madane Némoihavantquejeluifouteuncoupdeboule ont un fils.

J. Morel (3-/5) : Toujours aussi sérieux défensivement et offensivement, avec quand même du déchet dans les passes histoire de ne pas trop rigoler.

B. Cheyrou (3-/5) : « Nous, on a aimé. » Libre de ses mouvements dans une position reculée, il a pu organiser le jeu long avec une certaine qualité, dans les temps forts de l’OM. Après, il n’est pas resté assez longtemps pour que sa note soit plombée comme les autres.

A. Romao (2+/5) : Dans une position inédite de relayeur, il livre une prestation correcte, certes permise par le mouvement de ses partenaires. Plus quelconque ensuite à son poste habituel.

A. Ayew (3/5) : Il faudrait peut-être qu’il cesse de mettre des amphétamines dans son Red Bull : son activité incessante a provoqué énormément de danger, mais aussi beaucoup de déchet. Si dispersé, ce n’est peut-être pas un hasard s’il s’est vu contraint de sortir sur KO, causant ainsi l’effritement du collectif olympien.

D. Payet (3/5) : De la constance, des belles passes… à défaut de faire des points, il y aura de quoi faire une jolie vidéo.

M. Valbuena (3/5) : Même constat : pas grand-chose à reprocher dans la qualité et l’état d’esprit, mais pour un résultat aussi tranchant qu’une gencive de vieille.

Flo le Sconse (2/5) : Comment peut-on faire des appels aussi intelligents et tout en se montrant suffisamment con pour gâcher autant d’actions par individualisme ?

Florian Thauvin et Rod Fanni vous souhaitent un week-end divertissant

[RECTIFICATIF : à l’heure de publier cette académie, nous nous voyons contraints à la dernière minute de retirer le sobriquet infâmant attribué à Florian Thauvin. Jordan Ayew a en effet répliqué avec vigueur, rappelant qu’il n’existe qu’un seul vrai Jo le Sconse. A croire qu’à chaque fois qu’André prend un coup de boule, c’est son frère qui perd des neurones.]

Les remplaçants

S. Khalifa pour A. Ayew (44e, 1-/5) : Ci-dessous, l’apport de ce remplacement résumé en images (allégorie)

G. Imbula pour B. Cheyrou (70e, 1/5) : Ci-dessous, l’apport de ce remplacement résumé en images (allégorie)

B. Mendy pour J. Morel (83e).

 

L’invité zoologique : David Ours Pineur

L’ours est moche, l’ours est maladroit, l’ours a un sale caractère. Mais à la fin, c’est bien lui qui encule les brebis : il est donc bien l’invité approprié pour commenter avec moi ce match contre nos bêtes noires. Voici ses observations :

Les autres : Nuls. Paniqués derrière et maladroits dans le jeu. Sauf que du coup, eux ne se prennent pas pour les maîtres du monde et bossent selon leurs capacités. Contre des équipes sérieuses c’est insuffisant, contre des branleurs comme nous, ça passe tranquille.

Vu d’en face : On n’a pas trop vu Cyril Trool pendant leur série de 10 matches sans victoires, mais quelque chose me dit qu’on devrait avoir des nouvelles de l’Aiglons académie pour ce match-ci.

Le classement : Avant les matches du dimanche, nous voici non seulement à 6 points du podium, mais également avec trois clubs juste derrière prêts à nous carrer dans le fion la qualification en Europa Ligue. (malgré une belle performance anale de Reims). Aux dernières nouvelles, l’Intertoto est quasiment assurée en revanche.

Le concours de quéquettes : Comme si la soirée n’était pas assez affligeante, les South Winners et Patrick Mennucci s’entendent pour nous confirmer qu’en politique comme en football, l’important est la récupération.

Le José Tour : Après le PSG, José s’offre ainsi une belle série de fists contre un ennemi historique. Il lui manque encore Saint-Etienne et Bordeaux pour compléter sa collection. S’il le veut, il peut même tenter de prendre la CFA pour se faire taper par Toulon.

Les remerciements : Nous remercions le corps électoral niçois pour nous avoir fourni la kassimage du jour. Bravo à Berbère Léonard, vainqueur d’un concours zoologique de très haute tenue. Merci enfin au Géranal pour son aide technique à la réalisation de l’académie.

La page abonnement : à visiter, pour que vive l’alterfoot cananal historique

Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.

Pendant ce temps, Kassim attend que Clément Turpin siffle hors-jeu.

Bises massilianales,

Blaah.

4 thoughts on “OM-Nice (0-1), la Canebière Académie veut une IRM cérébrale

  1. Petite question que je me suis souvent posé.
    Sur un coup-franc, les équipes décident avant si elles sautent ou pas? Ou chacun fait un peu comme il veut?

  2. Pas vu le match je jouais, et j’ai malheureusement vu que nos protégés on atteint mon niveau …
    Ce qui me rend triste et pessimiste c’est bien ça
    « Le José Tour : Après le PSG, José s’offre ainsi une belle série de fists contre un ennemi historique. Il lui manque encore Saint-Etienne et Bordeaux pour compléter sa collection. S’il le veut, il peut même tenter de prendre la CFA pour se faire taper par Toulon. »
    Sinon ben pas sur de finir européen, car être pas loin, c’est bien, gagné et passer devant c’est mieux…
    Ah oui l’image Mennucci vs South Winners ne marche pas lien mort…les Illuminatis?

    Encore merci pour ce gros boulot, je devrait être là pour te casser les couilles sur twitter au prochain match…

  3. grosse académie encore, de la largeur du canal…

    j’ai préféré me saouler que voir la troisième défaite de la saison contre ces p*tes de retraitées niçoises ridées…

    thauvin à point qui sait attendre, ben florian, t’attendras 2016 et l’euro en france pour jouer en Bleu ! ça doit être la proximité de la mer qui rend les cerveaux des joueurs aussi céphalopodique….

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