OM-Rennes (4-2) : La Canebière Académie fait tout comme il faut

2

Une expression du bon goût.

Aïoli les sapiens,

Un week-end tranquille à regarder de haut les demeurés d’extrême-droite se filer pour décider lequel de ces branle-pétains serait le moins fini à la pisse : à la différence du duel Retailleau-Wauquiez, cette journée de Ligue 1 était d’autant plus détendue à suivre qu’on savait à l’avance que, quelque soit celui qui triompherait de Nice, Lille, Lyon ou Strasbourg, les fafs resteraient quoi qu’il arrive derrière nous. Il est des victoires trop rares par les temps qui courent pour ne pas les savourer quand elles surviennent.


Les Longorious Basterds

Rulli
MurilloRamos (Lirola, 46e) – Balerdi – Merlin (Dedic, 64e)
Bennacer (Nadir, 64e) – Højbjerg
Greenwood (honte à nous)– Rabiot – Rowe (Harit, 71e)
Gouiri

Rongier et Kondogbia sont forfait. En défense, Ramos s’offre une titularisation quand devant, Rowe reste préféré à Luis Henrique.


Le match

Le match s’ouvre sur une passe-laser de Rowe pour Gouiri, qui s’échappe mais rate le cadre. Ayant manqué de peu d’ouvrir le score dès la première minute, l’OM monopolise gentiment le ballon devant des Rhénais anodins.

Seule surprise dans cette affrontement entre gens de bien, Ismaël Koné gratifie le Vélodrome d’un geste footballistique qu’il a été infoutu de montrer en six mois sous nos couleurs. A l’origine, une mésentente entre Murillo et Greenwood (honte à nous) : le ballon perdu dans notre camp, le Canadien prêté aux Rhénais s’avance et tente la frappe lointaine que Højbjerg, monté un peu tard, ne peut que dévier en lucarne (0-1, 14e).

L’on est proches de passer de la péripétie agaçante à la faute de goût complète quand, profitant d’une coordination défensive zobesque de notre côté gauche, Assignon y est trouvé seul et place une frappe trop croisée.

L’ordre naturel des choses est rétabli dès l’action suivante : Greenwood (honte à nous) se fait violence pour intercepter dans le camp breton et, relayé par Gouiri, part défier la défense Rhénaise. Dans son duel avec notre attaquant, une grosse patasse du même Koné nous rassure : il est toujours nul. La main est grossière et le pénalty inévitable. Greenwood (honte à nous) se charge de prendre Samba à contre-pied (1-1, 21e).

C’est ensuite au tour de Lilian Brassier de justifier pleinement son prêt à Rennes, et nous offrant un pénalty encore plus magnifique que le premier. Un très beau centre de Bennacer est ainsi repris par Balerdi d’un retourné acrobatique ; sur la trajectoire, Brassier tend le bras pour protéger on ne sait qui d’on ne sait quoi !. Après inyervention des arbitres vidéo, Greenwood (honte à nous) peut poser une seconde fois le ballon sur le point de pénalty. Toujours en finesse, sa tentative ne surprend pas cette fois-ci Samba, qui part du bon côté et bloque ce tir mouligasse.


Cet échec ne dissuade pas les Olympiens de continuer à taper de bon cœur sur leurs adversaires.  Gouiri tente ainsi un coup-franc excentré vicieux, paré de justesse par le gardien, avant d’initier une vraie action collective de vrai deuxième de championnat. Servi par Murillo au milieu de terrain, Amine protège sa balle avant de transmettre à Rabiot d’une talonnade qui détruit tout le bloc rhénais à elle seule. Adrien lance sur la droite Greenwood (honte à nous), qui fixe et remet au centre pour le Duc et sa conclusion une main dans le slip (2-1, 38e).

Juste avant la pause, c’est Højbjerg qui récupère la balle d’un vrai tacle de vrai deuxième de Ligue 1. Trouvé sur la gauche, Rowe transmet à Greenwood (honte à nous), qui fume son défenseur et tape sèchement au premier poteau quand Samba avait anticipé au second (3-1, 45e+1).

La pause ne semble pas arrêter les Olympiens, bien décidés à parachever la saison en maltraitant du médiocre : servi par Greenwood (honte à nous) Rowe voit son tir de l’entrée de la surface paré par Samba. Pour autant, l’OM verse peu à peu dans une attitude plus gestionnaire, d’autant que Monaco se charge parallèlement d’anéantir tout suspense pour la deuxième place en se faisant méthodiquement désosser à Lens.


Comme d’habitude, l’inoffensivité de l’adversaire ne représente aucun gage de sérénité pour notre défense. C’est ainsi qu’un centre lointain voit Gomez devancer Dedic au second poteau, tout ce petit monde finissant au fond de la cage, ballon compris (3-2, 77e).

Alors que pour n’importe quelle défense de haut niveau cette mésaventure agirait comme un rappel à davantage de concentration, la nôtre y voit une occasion de faire encore plus de la merde : Gomez est ainsi servi sur notre gauche sans aucun marquage à moins de deux mètres. Heureusement, le Rhénais se précipite et expédie une lourde hors-cadre, si bien que la soirée peut trouver la conclusion qui convienne.

Certes, Greenwood (honte à nous) manque de peu le titre de meilleur buteur du championnat, tirant sur le gardien après un service-caviar d’Harit. C’est finalement Rabiot qui conclut la soirée, bénéficiant d’un service parfait d’Harit dans le dos de la défense. Adrien dribble Samba et valide la victoire (4-2, 92e).


Les joueurs

Rulli (3/5) : Le propre d’un bon gardien n’est pas de faire de nombreux arrêts, c’est de les faire au moment où il y en a besoin. Or là, il n’y en avait pas vraiment besoin.

Murillo (3/5) : Son intérim très réussi comme défenseur central en second mi-temps montre qu’Amir n’est pas qu’un second couteau. Ou alors un second couteau-suisse.

Ramos (3-/5) : Très passable contre Rennes, malgré ce léger fond de bourrinage qui laisse les arbitres déjà affûter leurs cartons en vue de la saison prochaine.

Lirola (46e, 3/5) : « Surtout ne pas me faire remarquer, qu’ils oublient que je suis encore là et ne me transfèrent pas encore n’importe où dès le début du mercato ».

Balerdi (4/5) : Aplatit des attaquants, réussit des retournés acrobatiques, rend hommage aux grands anciens en offrant son brassard à Steve Mandanda. Un match de gendre idéal.

Merlin (2/5) : Plutôt effacé offensivement. Cela dit, déjà que dégun ne l’aidait à défendre sur son côté, heureusement qu’il ne s’est pas rué devant comme un jobastre, on a déjà assez pris de courants d’air comme ça.

Dedic (64e, 1+/5) : L’instant fantaisie qui égaie un peu les soirées compassées, un peu comme quand Canal + envoyait le pétomane Misou-Mizou au festival de Cannes.

Bennacer (3/5) : Je n’ai tellement rien à dire sur son match que je suis allé vider le lave-vaisselle pour trouver l’inspiration, sans plus de succès d’ailleurs.

Nadir (64e, 3/5) : Rien de plus à dire sur son match, même après avoir été remplir le lave-vaisselle pour trouver l’inspiration.

Højbjerg (4/5) : Un match plein d’entrain illustré notamment par sa récupération de balle du troisième but, si autoritaire qu’en plus du ballon Matusiwa lui a donné son short, les clés de sa voiture et sa femme.

Greenwood (honte à nous, 4+/5) : Mérite bien sa statue à côté de celle de Bernard Tapie, on n’est plus à ça près.

Rabiot (4+/5) : « Mais-heu, c’est pas juste, pourquoi Adrien vous le considérez comme étant des vôtres alors qu’il vient de Paris comme nous ? », s’insurgera Jean-Kevin, 31 ans, brand-manager en télétravail depuis son loft de Notre-Dame-du-Mont. Bah écoute ducon, Adrien : 1°) nous qualifie en Ligue des Champions ; 2°) ne m’a jamais invité à un pique-nique Instagram sur les rochers de Malmousque à manger des chips de légumes en me disant que « Marseille est une ville fantastique mais c’est dommage que les Marseillais soient si sales ».

Rowe (3+/5) : Hommage permanent à ces milliers d’éducateurs qui, chaque dimanche, sur tous les terrains de France, clament haut et fort leur devise éternelle : « MAIS LÈVE LA TÊTE BORDEL ».

Gouiri (3+/5) : Ils nous ont pris Koné et Brassier. Ils nous ont envoyé Gouiri. On a failli se faire coller une enquête administrative tellement ça ressemble aux opérations comptables foireuses de John Textor entre ses différents clubs mais non, Rennes a bien confirmé aux instances qu’ils ont décidé de tout ça volontairement.


L’invité zoologique : Arnauca Limando

La limande est un poisson bien élevé, toujours heureux d’accomplir ce qu’on lui demande : s’aplatir rester bien au fond à sa place. L’invité approprié pour commenter ce match contre ce club ami.

  • Les autres : On ne comprend pas tout à ce qu’ils font mais globalement ça nous convient bien. Mention à l’élégance d’Habib Beye pour avoir permis à Mandanda d’entrer en jeu pour les toutes dernières secondes, pour un ultime moment d’émotion bien senti.
  • Le classement : Après Nice, Lille et Strasbourg la semaine dernière, c’est ce week-end Monaco qui explose tout seul pour nous offrir la seconde place sans forcer. Comme quoi, si la saison olympienne n’a pas été avare en moments d’analités, ceux-ci se seront finalement révélés moins nombreux que chez nos rivaux.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère sur Facebook et BlueSky. Victor L. remporte le concours zoologique (classement final à venir prochainement).
  • Le message : L’Etablissement français du sang nous alerte d’une situation relativement moche sur le plan des stocks de produits sanguins, notamment en Provence. Alors si tu le peux, va donc sur http://dondesang.efs.sante.fr t’inscrire pour une collecte de sang, de plasma ou de plaquettes : ça ne coûte rien à part un peu de temps, l’accueil est ultra-sympathique et surtout ça sauve des vies !


Bises massilianales,
Blaah

2 réflexions sur “OM-Rennes (4-2) : La Canebière Académie fait tout comme il faut

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.