Espagne – France (5-4), L’Académie Française Yamal au cul

L’Académie Française a du retard à rattraper, alors on va tout faire d’un coup. Ca va piquer, soyez fort.
CONTEXTE
Résumé des épisodes précédents :
Nous avions laissé nos poulets bleus sur une logique défaite face aux Espagnols en demi de l’Euro après une compétition que les milieux autorisés qualifieront de poussive, pour pas dire qu’on s’est fait chier comme il faut. Les Espagnols étaient, sur ce match, trop forts, même si je reste persuadé qu’avec deux penaltys non sifflés pour l’Allemagne et l’exclusion de CoucouCestNousRella en quarts, la donne aurait été différente. Mais ils sont allés au bout et bravo à eux.
Retour de l’été et Griezmann dit stop. Le meilleur joueur français de ces quinze dernières années, capable de jouer à tous les postes avec la même intelligence de jeu ne repart pas en campagne, mais en camping car lors des trêves internationales. La faute à qui ? C’est pas le débat. Mais on a notre petite idée…
Conséquence directe de la chose : les matchs de poule de la Coupe de la Ligue Internationale sont insipides, personne ne regarde, personne ne se déplace, ça m’a fait des vacances. En résumé on a fait ça :
France – Italie : 1-3
France – Belgique : 2-0
Israël – France : 1-4
Belgique – France : 1-2
France – Israël : 0-0
Italie – France : 1-3
Deux enseignements hyper importants : L’Italie, après nous avoir pris en levrette, s’est retrouvée dans la même position,
Et 2 : pour se remonter le moral, rien de tel que d’affronter la Belgique. Incroyable comme nous avons leur numéro depuis quelques années…
Donc nous voilà en quarts de cette fabuleuse compétition que personne n’a jamais compris comment ça marchait. On dirait la Coupe d’Europe de Rugby. On s’en fout, t’façon, on est en haut de la chaîne alimentaire. Pareil pour le rugby.
On va parler rapido des quarts contre la Croatie . Bleus amorphes à l’aller, Guendouzi titulaire, fin de la vanne. 2-0 pour les Napakaro boys. Rien à dire, si ce n’est qu’on n’a pas été au niveau et mis à part Banana Split, je ne trouve pour le moment pas de calembour avec la ville croate. Ça viendra, je ne suis qu’au début de la chronique !
Au retour, un Michael Olise grizounesque retourne à lui tout seul des Croates apathiques, Maignan fait le reste aux tirs au but et nous voilà à Stuttgart, de nouveau face aux Espagnols, de nouveau en Allemagne, mais avec cinq Champions d’Europe de plus dans nos rangs. On félicite le Paris Saint Germain comme il se doit pour avoir respecté l’Inter Milan. Car je rappelle que respecter son adversaire, c’est lui mettre la roustasse de bâtard qu’il mérite de prendre.
COMPO
MAIGNAN
KALULU – KONATE – LENGLET – T. HERNANDEZ
KONE – RABIOT
OLISE
DOUE – MBAPPE – DEMBELE
Que dire ? La défense va prendre cher. Kalulu étrenne son maillot blanc face a l’Espagne comme Mickaël Ciani en son temps. Pas de Kounde, Upamecano, Saliba. Le retour de Clément Lenglet après 3 ans et demi nous rappelle ce bon vieux Domenech qui faisait “les fonds de tiroir” pour composer l’équipe. On n’oublie pas.
Au milieu, les deux argentés Koné et Olise investissent le milieu. Koné et Olise, c’est quand même vachement bien pour faire oublier Kanté, Pogba, Griezmann et les restes de 2018. Devant c’est du chouette. Allez, assez bavassé. Amis de l’aventure, l’aventure nous appelle !
RESUME
RESUME PAR L’ACADEMIE
PLAY BY PLAY (et on n’a pas pu tout mettre, ça allait trop vite)
3. La première contre-attaque bleue fait décaler Olise pour Hernandez qui tatane au dessus.
On va en parler tout de suite, mais les Allemands qui sifflent à chaque fois que Pollux Cucurella touche le ballon, c’est savoureux. Ils ont clairement pas digéré qu’il ait pu jouer deuxième gardien en quarts de l’Euro.

5. Yamal dribble dans le trafic, frappe et obtient un corner. Ca y est, ça commence. Quelque chose me dit qu’on n’a pas fini d’en entendre parler.
7. La contre-attaque de fou malade. Dembouz décalé le Kyks à droite alors que Michael Olise était tout seul à gauche. Ça aurait pu le faire, mais Unai Simon dit non.
12. Corner pour les poulets bleus. Théo tape l’arrête. Mais putain ça joue. Des deux côtés.
Depuis quelques minutes, les Bleus dominent. On le sent et ça fait du bien. Va falloir faire ficelle rapidement ou on va pouvoir se les bouffer en vinaigrette.
17. Désiré Doué enveloppe dans les gants d’Unai.
Pedri est au courant que le match a commencé ?
19. Nico Williams a des fourmis dans les jambes et frappe croisé mais c’est pour Magic Mike, qui repousse du pied gauche
20. Re contre-attaque. C’est Rabiot qui bouffe la feuille en frappant au-dessus. Dembélé avait pourtant un boulevard. Il aurait peut-être fallu qu’il porte un gyrophare pour que Rabinuche le voie.
22. Première occase pour l’Espagne. Tranquillou Bilou. Yamal pas attaqué sert Oyarzabal en pivot qui décale pour Nico Williams. Ce dernier canarde sous la barre de Maignan. On prend les mêmes et on recommence. 1-0
Fait chier.
25. Une-deux Merino et Oyarzabal. Les Espagnols nous la mettent dans le Zig alors qu’on l’attendait dans le Zag. Merino se retrouve seul face à Maignan et l’aligne comme à l’entraînement. 2-0. La défense française peut se recycler en plot de la DDE.
Fait vraiment chier. La défense centrale française, des plots. Quand je vous disais qu’il fallait qu’on claque vite au risque de se la chromer et se l’exposer au Salon de l’Auto au rayon enjoliveurs. Mais voila, Laglande, on l’écoute pas.
30. On se réveille. Frappe de Doué au sol, mais la main de Don Simon reste forte. Sur la suite de l’action, c’est Mbappé qui fait coucher Simon, mais sans danger. Tout n’est pas tout perdu.
33. Tarjetita. Yamal tacle Doué par derrière.
37. Au tour de Dembélé de frapper croisé, cadré au ras du poteau, mais Unai n’a pas pris l’option “bras en mousse”. La manchette est impeccable.
39. Le stop de Huijsen sur Mbappé est à montrer dans toutes les écoles de lucha libre. Mais loin du ballon, ça compte pas. Même dans la surface. En hockey sur glace, on serait sur de la mise en échec illicite. En Angleterre, ça se siffle pas. D’ailleurs, le sujet de sa majesté n’a pas sifflé. L’Anglais > Lenglet.
42. Koné voit Dembélé dans l’intervalle, frappe sans contrôle de Dembouz, mais hors-jeu. De toute façon, Unai Simon l’avait quand même sortie. 6 arrêts pour Don Simon.
43. Coup franc plein axe pour les Rouges. Plein axe. J’ai dit PLEIN AXE ! ballon par dessus, en retrait et but en reprise acrobatique de Huijsen ! Non, hors-jeu. Mais ça aurait été extrêmement dur. Mais réaliste. Huijsen. Va falloir qu’on en reparle. C’est pas Hollandais ? C’est le fils de Frenkie de Jong et de Rakitic ?
44. Dembélé. Unai Simon. Comme le disent les Daft Punk : One More Time.

Mi-temps. Cher payé pour les Bleus, mais à ce niveau, la sanction est immédiate.
47. C’est reparti pour un tour. Hernandez reprend le ballon très haut et centre hyper fort devant le but. Dembélé est trop court, comme le pantalon de Vianney.
50. La perte de balle de Manu Koné qui fait mal. Yamal est lancé mais cisaillé par Rabiot, comme aux grandes heures de Manuel Amoros. La VAR est formelle. Yamal transforme d’un contrepied de feignasse. 3-0
55. Ça va trop vite. Le une-deux Pedri-Williams est terrible. Pedri se la contrôle magique, un peu à la Bergkamp, ouvre son pied droit et 4-0 dans le petit filet de Maignan. Il y a décidément du Hollandais chez ces Espagnols. Football total.
59. Penalty pour Mbappé. Infiltré dans la surface, et retenu par Porro, il se fait justice lui-même sur contrepied. 4-1
J’arrive plus à suivre.
62. Pour une fois que Don Simon est battu, Désiré Doué ne cadre pas sa frappe enveloppée. Ça fait un chouille beaucoup.
63. Changements chez la volaille.
Kalulu, qui a connu une première forcément compliquée, file la patate chaude à Malo Gusto.
Cherki pour Olise, Les artistes reconnaissent les artistes.
Barcola et ses cuisses de criquet remplacent Doué, moins en vue (LOL !!!) qu’en finale de LDC.
66. Volée de Barcola sur corner de Dembele. La PSG Connection finit au dessus. Encore.
67. Ça faisait longtemps. La passe en une touche pour Yamal. Il résiste à Lenglet (en même temps, on résiste mieux à Lenglet qu’aux Anglais, encore que Maguire, c’est pas la Sécurité Sociale non plus) et le petit pointu en déséquilibre du gauche qui va bien. Maignan est trop court, petit filet. 5-1. 5 buts encaissés, on est sur des bases solides, là, non ?
72. Lenglet est remplacé par Lucas Hernandez. les frangins prennent le côté gauche.
La passe croisée de Cherki trouve Dembélé. Unai Simon est battu et bing ! Poteau. Rien ne réussit aux Bleus, rien à en tirer. Rien de rien. De rien. De RIENNNNNN !!!!!
Faut voir le bon côté des choses, y’aura pas de prolongation.
Les Espagnols font le Toro et les supporters gueulent OLE ! Alors que la maîtrise de la gonfle est côté bleu depuis le début du match. On s’en souviendra en 2044, quand cette génération sera partie et qu’on gagnera péniblement 1-0.
75. Mbappé secoué frappe croisé et Unai Simon la sort. AGAIN ! Quand ça veut pas, c’est comme ça. On va se reprendre un contre dans la gueule, on va rien comprendre.

Changement : Dembélé laisse l’attaque à Randal Kolo Muani. A son tour de taper au-dessus.
79. Cherki. Po lo lo lo lo. Le contrôle moyennasse sur la passe de Mbappé fait lever son ballon et la volée croisée exceptionnelle finit dans le petit filet intérieur de Simon qui (enfin !) est battu. Il était temps ! 5-2. Un but aussi magnifique qu’inutile. Mais somptueux quand même. Mais inutile. Mais somptueux.
81. Tarjetita pour Hernandez. Je sais plus lequel mais il a été obligé de devenir le sac à dos de Yamal, comme Dora l’exploratrice. D’ailleurs, ça me fait penser qu’ils doivent avoir le meme âge, Dora et Lamine.
84. La passe de Cherki casse deux lignes pour Malo Gustó qui centre fort pour Vivian, rentré côté Espagnol. Le tacle contre son camp est aussi exceptionnel. Comme le reste de ce match. 5-3. N’importe quoi ce match.
En tout cas, Cherki, il mérite. On va le revoir.
87. Barcola dépose son latéral comme Bernard Mendy avec Roberto Carlos et la donne en retrait pour RKM. La frappe de bourricot passé évidemment au-dessus. Ça va jamais s’arrêter ce match.
90. Cinq minutes de bonheur en plus.
93. Cherki centre. RKM va plus haut que les deux centraux espagnols. Et ça fait 5-4. Mais c’est quoi, ce match ? Je repense à mon élucubration de l’esprit de la 72è minute.
94.Tarjetita pour Kolo Muani.
95. Tarjetita pour un Espagnol. Je sais plus qui c’est, J’arrive plus à suivre. J’en peux plus. J’avais pas signé pour ça. Je suis pas venu ici pour souffrir, Okaaayy ?
96. Fin du match. De schizophrènes. Je vais me coucher, je suis nase.
25 tirs côté bleu. Unai Simon, Lamine Yamal et Rayan Cherki hommes du match. Je veux rien savoir. Je veux Rayan Cherki avec Michael Olise. Ça va être dingue.
LES NOTES DE LA VOLAILLE
MAIGNAN (2+/5) : Il a fait ca qu’il a pu. Quand il a pu sortir une frappe, il l’a fait. Pour le reste, il s’est fait pilonner.
LA DEFENSE (2/5) : On peut décemment pas mettre 1 car la défense expérimentale a pris Nico Williams et Lamine Yamal lancés à balle en plein dans la gueule. Mais on a quand même eu des plots à un moment donné. Merino en rigole encore.
LE MILIEU (3+/5) : Koné à la ratisse, la volonté des mecs, morts de faim sur chaque ballon, Olise qui a une vision du jeu qui régale et toujours super bien placé : les types ont les épaules pour le très haut niveau. Y’a pas.
L’ATTAQUE (3/5) : Même chose, on peut pas mettre plus. Les choix dans la finition, notamment sur les contre-attaques, ont été à la limite du catastrophique, au moins par trois fois. Après, Unai Simon a fait tout le reste. Et on finit quand même par mettre quatre buts à l’Espagne. C’était quand, la dernière fois que c’est arrivé ? En 1949.
EN CONCLUSION
Cherki. Pis c’est tout.