Toulouse-OM (1-3) : La Canebière Académie pose les bases

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Prometteur.

Aïoli les sapiens,

Ce samedi soir, nous étions de quiz animalier, d’où le retard exceptionnel de cette académie d’un match vu en différé. Entamons-la donc sans plus de palabres, à moins que vous ne souhaitiez en savoir plus sur les mœurs de l’Acarophenax ou du tatou à six bandes.

Les Longorious Basterds

Rulli
Murillo – Cornelius – Brassier – Merlin
Kondogbia (Rongier, 86e) – Højberg (Meïté, 86e)
Greenwood (honte à nous) – Harit (Carboni, 66e) – Luis Henrique (Rowe, 66e)
Wahi (Maupay, 76e)

Balerdi blessé et Mbemba tricard, une toute nouvelle charnière Cornelius-Brassier est alignée. Rien de plus à signaler, si ce n’est l’entrée en jeu de notre nouvelle recrue Neal Maupay.


Le match

L’OM passe une entame de match relativement difficile, voire parsemée de quelques moments slipométriques sur des passes dans le dos de notre défense. La partie de bras de fer est entamée, l’OM plie et est près de rompre, puis au bout de dix minutes mime un petit bisou en direction de son adversaire, l’air de dire « c’est tout ce que t’as ? ».

Imperceptiblement, l’étreinte Toulousaine se desserre, puis le rapport de force s’inverse de plus en plus franchement jusqu’à voir l’OM s’installer dans le camp adverse. L’incertitude dure encore quelques minutes, avant que les Phocéens n’activement le mode « over the top ». Appliqués jusqu’ici à ne nous procurer aucune de ces transitions que nous affectionnons particulièrement, les Toulousains craquent sous la pression : leur défenseur expédie sa relance droit sur Merlin au milieu de terrain, et là, dans la ville rose, soudain c’est le drame. Quentin transmet instantanément à Luis Henrique, qui d’une talonnade-roulette lui remet la balle en pleine course. Il apparaît en effet qu’après une année passée à devoir solliciter un bordereau rempli en trois exemplaires pour s’autoriser la moindre initiative, la devise « Droit au but » paraît revenir au goût du jour sous De Zerbi. Dès qu’ils reçoivent le ballon, les joueurs savent quoi en faire, ce qui nous offre de savoureuses parties de flipper avec les Toulousains dans le rôle des gros champignons mous. Après un premier centre repoussé, Merlin remet ainsi à Luis Henrique à l’entrée de la surface, une touche, deux touches, et voici déjà la passe décisive qui répond à l’appel parfait de Greenwood (honte à nous). Fidèle à sa ligne de conduite, notre attaquant fait en sorte, si nous avons vendu notre âme, que nous en ayons au moins pour notre argent : grosse sacoche croisée de classe mondiale et voici l’ouverture du score (0-1, 16e).

Perturbés d’avoir commis LA connerie à ne pas faire contre nous, les Toulousains perdent pied dès l’engagement, l’un d’entre eux offrant à Wahi un amour de passe en retrait dégueulasse. Comme sur l’ouverture du score, une fois que le décalage est provoqué, la suite se déroule comme à l’orchestre : talonnade pour Luis Henrique, décalage à gauche de Greenwood (honte à nous), et finition entre les jambes du gardien, coup de cymbales final, salut, applaudissements (0-2, 17e).

Si l’OM se montre efficace, ce qui représente chez nous une nouveauté, que dire de cette autre facette qui confine à la révolution culturelle : nous nous révélons également excellents gestionnaires. Les débats sont maîtrisés une main dans le slip, grâce entre autres au flegme de Højberg qui ferait passer n’importe quel Royal Guard pour un cocaïnomane flippé. L’autre coup de pouce nous vient une nouvelle fois d’un Toulousain, en l’occurrence Frank Magri dont le contrôle hasardeux s’achève par une semelle sur le genou de Kondogbia. Après avoir expulsé le fautif, Stéphanie Frappart ne reçoit que 10 600 remarques misogynes sur les réseaux sociaux, volume inhabituellement bas confirmant que ce carton rouge était bien le moins contestable du monde.

L’OM continue d’autant plus à gérer son avantage sans forcer, n’attendant pour aggraver la marque qu’une nouvelle cagade toulousaine ou un nouvel exploit de Greenwood (honte à nous). Servi par Harit, l’Anglais fume d’ailleurs son défenseur pour allumer une nouvelle frappe sèche, que le gardien repousse du pied.


L’OM conclut ainsi la première période en dominant largement, avec deux buts d’avance et en supériorité numérique. Dans ces cas-là, que se disent nos adversaires ? « Ben comme d’hab, en face c’est l’OM, on n’a attaquer dès la reprise et ils vont nous donner un but puis se caguer dessus jusqu’à la fin du match, banal, quoi ». Eh bien cette année, c’est pas pareil : si attaque toulousaine il y a, elle se termine par un centre repoussé par Rulli. Harit se charge (très joliment) de la sortie de balle, remontée par Greenwood (honte à nous) qui se charge avec Wahi de la conservation le temps que la cavalerie les rejoigne. Amine est le premier à arriver, et se charge de décaler Luis Henrique sur le côté gauche. Le centre de notre ailier est dévié par la main de Cresswell avant de finir tout doucement au fond de la cage (0-3, 52e).

Sur un nouveau service quatre-étoiles de Luis Henrique, un raté inexplicable de Greenwood (honte à lui, sur ce coup) épargne la fessée à nos adversaires. Pour le reste, l’OM nous livre un match chiant, mais de tendance « chiant-positif » : les adversaires sont assommés, résignés, et il ne s’agit plus pour nous que de laisser passer la dernière demi-heure.

Comme on ne se refait pas, nous ne saurions tout de même pas quitter la partie sans un petit gag dont nous avons le secret : un long ballon du milieu de terrain est mal négocié par Rulli, devancé par Babicka, qui n’a plus qu’à pousser la balle au fond pour sauver l’honneur (1-3, 90e). Ces passes dans le dos de notre défense un peu lourdaude sont un problème qui ne manquera pas d’être travaillé au cours de la trêve internationale qui s’ouvre désormais. Pour le reste, Toulouse reste, comme à l’époque Bielsa, le laboratoire idéal dès qu’on se pique de vouloir enfin jouer au football, avec quelques actions collectives à une touche de balle porteuses de belles promesses.


Les joueurs

Rulli (2/5) : À tout prendre, mieux vaut toujours réaliser ce genre de fantaisie à la 90e minute avec trois buts d’avance. L’humour, oui, mais maîtrisé, Môssieur.

Murillo (3/5) : Le match contre Reims lui a servi à cuver les derniers mojitos de l’été mais maintenant ça y est, c’est la rentrée, c’est carottes râpées, eau pétillante et surtout le retour au sérieux, bordel de merde.

Cornelius (3/5) : On sait au moins que contre des équipes du calibre de Toulouse, ce garçon montre une qualité tout à fait passable. S’il continue à ne pas appeler « cousin » les membres du staff technique, il a toute sa place dans la rotation.

Brassier (3-/5) : Chais pas je le trouve fébrile. Je le sens pas. Ouais, c’est totalement subjectif. Autant ya des enculés que je sens pas, genre Manuel Valls, mais eux c’est normal, ça se voit. Là non, Lilian est sans doute un très gentil garçon et objectivement il n’a pas été beaucoup été ennuyé par les Toulousains. Juste je le sens pas.

Merlin (4/5) : L’énergie et la distinction d’un premier violon. Forcément, dans l’orchestre de l’an dernier qui ne savait jouer que la Polka du tonneau de bière, ça se remarquait moins.

Kondogbia (3+/5) : Ce n’est pas la semelle de charcutier du Toulousain qui allait l’ébranler, à l’Atletico Diego Simeone lui mettait les mêmes chaque jour à l’entraînement, c’était sa manière à lui de dire bonjour.

Rongier (86e) : On lui a confié le brassard dès son entrée avec le respect ému que l’on doit aux anciens.

Højberg (4/5) : Il est comme Winston Wolfe, il résout les problèmes.

Pierre-Emile tient à rappeler à ses coéquipiers qu’il ne s’agissait ici que du Toulouse Football Club.


Meïté (85e) : En étant aligné à l’OM deux années de suite, Bamo remporte son badge de finisher « I survived Pablo Longoria ».

Greenwood (honte à nous, 4+/5) : Un premier but frappant comme Rosemary’s Baby. Un second but soigné comme Chinatown. Un troisième but raté comme Pirates.

Harit (3+/5) : Plutôt discret en première mi-temps, il y va de son action décisive à l’origine du CSC toulousain.

Carboni (66e) : Entré en jeu alors que le soleil se levait et que les choucas de 6h50 piaillaient (vision du match en différé oblige) : pas de quoi se concentrer sur sa performance, a fortiori quand le match était déjà plié.

Luis Henrique (4+/5) : L’impression qu’il ne fait ni plus ni moins que ce qu’il sait faire, sauf qu’en ce début d’année, absolument tout lui réussit. Son ménage à trois avec Merlin et Greenwood (honte à nous) prend des proportions quasi-pornographiques.

Rowe (66e) : Entré en jeu juste quand le café passait, d’où paf, pas de prise de note le concernant.

Wahi (3/5) : A défaut de but, quelques ballons judicieusement récupérés ou transmis : si ça ne paie pas les nouilles, on ne peut pas non plus dire qu’il se complaît dans l’oisiveté.

Maupay (76e) : Attendons donc Nice et Lyon pour voir à l’œuvre ses talents renommés de fouteur de merde.

L’invité zoologique : Zacarien Aboukhlal

L’acarien est un animal peu évocateur à qui n’est pas pourvu d’un microscope électronique à balayage, ce qui en fait l’invité zoologique approprié pour évoquer l’importance à accorder à notre adversaire du soir.

  • Les autres : Dix minutes d’illusion, c’est pas si mal.
  • Le classement : nous sommes deuxièmes derrière le PSG, seule équipe ayant gagné ses trois matchs.
  • Coming next : on se retrouve après la trêve pour un enchaînement Nice-Lyon-Strasbourg qui fleure bon le respect et l’amitié entre les peuples.
  • Les réseaux : ton dromadaire blatère surFacebook, Twitter et BlueSky. Rémy B. remporte le concours zoologique.


Bises massilianales,
Blaah.

9 réflexions sur «Toulouse-OM (1-3) : La Canebière Académie pose les bases»

      1. Et la liberté d’expression, on se la met où, Rami? Comment se lasser devant l’oeuvre d’un homme de talent qui lutte pour ses principes, qui souffre du conflit, et qui nous le dit avec autant d’élégance et d’humour?

        La première acade m’a rendu malade tellement elle était triste et belle (et pas drôle du tout). D’ailleurs je crois que j’ai été légèrement odieux en commentaire (merci la modération – clin d’oeil reconnaissant pathétique et honteux). Elle était belle, elle m’a fait vivre ce conflit que j’avais jusqu’alors royalement ignoré et mis au fond d’une vieille tripe percée. Il faut dire les choses. Il faut affronter nos problèmes. Et on ne peut le faire sans ce genre d’actes parmis lesquels une psychothérapie ou une acade.

        Heureusement aujourd’hui, je ris de nouveau avec toi, Camelius, et je te remercie. Merci d’avoir envie de rire. Merci d’aller de l’avant. Merci de ne pas nous abandonner.

        (Merlin a repris: les autres violons suivent)

        C’est beau de continuer. Parce que ça montre que l’amour est plus fort que tout. Parce que j’ai besoin de toi, ici, au fin fond de l’Amérique centrale, pour vivre mon ohème, pour avoir l’impression de la partager.

        Et pardon d’avoir salopé tes belles acades avec des commentaires parfois méchants et souvent idiots.

        1. Greenwood , selon la justice de son pays , n’a rien fait de répréhensible.
          Donc lui taper dessus équivaut à du cyberharcèlement et non à de la liberté d’expression.
          Je signale à tous que ce même ManU qui ne voulait pas de lui est le ManU qui a inclus une option de rachat ridicule..
          Alors amis français et autres partisans de l’OM arrêtons le tapage sur Greenwood et savourons ses exploits avant que ManU nous le subtilise.

  1. Le contrôle qualité De Zerbi n’a rien à envier à la division Espace de Boeing…. Son équipe reste sur orbite, malgré quelques types douteux aux postes clefs…

  2. Camelius, en fait je pense que Rami a raison.

    Votre procédé littéraire équivaut à du harcèlement et revient finalement à la honteuse pratique de l’ARCOM qui harcèle monsieur Hanouna.

  3. Bonjour,
    Je vais mettre mon grain de sel puisque j’ai 5 minutes à tuer :
    -d’une, je ne suis pas sur que les propos tenus puissent s’apparenter à du cyber harcèlement. Tout d’abord, les propos ne sont pas postés sur la page d’un réseau social quel qu’il soit, appartenant à Greenwood.
    – de deux, je pense que la cible de Camelius, c’est la direction de l’om, pas Greenwood.
    – de trois, si on connaît bien notre dromadaire, on sait que c’est du second degré, comme il l’a fait pour balerdi (personne n’est monté au créneau le concernant d’ailleurs…), pour mieux, dans quelques temps, nous dire qu’il a toujours respecté ce joueur etc !
    – de quatre, je sais qu’on est en démocratie, que tout le monde a le droit de s’exprimer, l’auteur comme les lecteurs, mais là, à force depuis le début de la saison, à la lecture de certains commentaires, ce qui pourrait arriver rapidement c’est que blaah arrête les acad… Ça fait quand même un moment qu’il se donne pour ces articles, faudrait pas accélérer une lassitude latente…
    Comme disait un philosophe dont j’ai oublié le nom : la critique est aisée mais l’art est difficile.
    Et comme dirait mon père : les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
    Bon dimanche à tous :-)

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