Gones Académie : L’empire contre-attaque

Le côté obscur de la force fait aussi sa rentrée.

Salut à tous, c’est la rentrée et je sais pas si vous avez remarqué mais à chaque présaison on a tous vachement confiance pour la suite. FAUX ! Bon, trêve de niaiseries, rentrons dans l’analyse. Déjà, comme Jean-Mimi est un génie et OL Groupe une entreprise très (vraiment très beaucoup) lucrative, nous avions des SOUS cette année !! (Et toc l’OM et les Verts).

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Aulas tient sa première recrue du mercato

 

Mercato

Le point mercato s’impose donc de lui-même.

Arrivées :

  • Jeremy Morel (OM, gratuit) : Officiellement, la première arrivée fut celle de Nicolas Nkoulou Jérémy Morel dont la dernière saison confirme qu’il est bien l’étoile montante du football français. Très bonne recrue sachant que nous avions besoin d’un défenseur central fiable et résistant aux blessures. On pardonnera son indisponibilité liée à son accident de vélo. En effet, venant de Marseille, il n’a pas dû comprendre que le « Pédale ! » d’Hubert Fournier était un conseil et non une insulte.
  • Gueida Fofana et Clément Grenier (Infirmerie Tola Vologe, prêt): En parlant de blessures, les éclopés de longue date reviennent cette saison, déterminés et en jambes. Quoique…
  • Claudio Beauvue (Guingamp, 4.5M) : il fallait renforcer le secteur offensif pour la Ligue des Champions. Nous avons donc négocié l’arrivée de Claudio « Air » Beauvue entre deux cocktails avec son poto Lacazette. Une ironie pour Margarita. (Retoc l’OM).
  • Rafael (Manchester United, 3M) : Donc on perd contre Paris au Trophée des Champions et Jean-Michel nous sort le meilleur latéral de Premier League 2012 du jour au lendemain. Ceux qui se plaignent sont priés de cordialement aller se faire foutre. On a hâte de perdre à nouveau en Coupe de France par contre.

Rafael-Da-Silva-left-and--001 « Bon, lequel on a signé du coup ? »

Départs :

  • Gueida Fofana et Clément Grenier (Infirmerie Tola Vologe, retour de prêt) : Blessés jusqu’en 2016, Gueida et Clément ne voient pas le bout du tunnel, et notamment celui de Gerland. On va quand même aller voir Hubert et le convaincre que Grenier sans quadriceps est meilleur que Malbranque.
  • Yoann Gourcuff (libre) : Le gros départ côté lyonnais, c’est lui. Tantôt acclamé pour sa classe, tantôt décrié pour sa santé et son comportement, le breton avait néanmoins quelque chose de bien rare en Ligue 1 : du talent. Sa cote chez les supporters a fait donc le Yoyo mais ce but l’an dernier contre Marseille restera gravé dans nos cœurs. Johan Gourcruyff. Un retour à Rennes lui donnerait l’occasion de former le couple le plus élégant de France avec Salma Hayek.yo ol-om 6d08c

« Du sopalin. Vite. »

  • Mohamed Yattara (Standard Liège, 2M) : Xavi au Qatar, Pirlo en MLS… Les maitres de la passe décisive n’ont plus la côte dans les grands championnats européens. Momo part donc lui aussi dans un championnat de seconde zone (et toc les belges). Passer du caviar aux frites-mayo ça va lui faire bizarre quand même…
  • Fares Bahlouli (Monaco, 3,5M) : Ils étaient là, discrets, tapis dans l’ombre, susurrant doucement à l’oreille de Jean-Michel sur Twitter que ce gamin serait Ballon d’Or un jour et puis la nouvelle est tombée : Fares ira rejoindre son pote Martial sur le Rocher et là ce fut la déferlante, le tsunami, l’Armageddon. La secte Bahlouliste est sortie de son trou, demandant la démission de tous, n’épargnant personne : Fournier, Lacombe, Genesio… Alors oui, on a eu mal rien qu’en écrivant le prix mais de grâce Messires, reprenez-vous, il nous reste encore Rachid Ghezzal.
  • Mouhamadou Dabo (libre) : Tout le monde pleure le départ d’Hatem Ben Arfa Fares Bahlouli mais à la Gones Académie, le vrai déchirement c’est de voir Dabo partir. « La toupie », « la danseuse », « l’acrobate », comme on l’appelle dans le milieu, quitte le club par la petite porte après nous avoir régalés de ses multiples talents. C’est donc avec le cœur serré que nous vous proposons cette compilation des meilleurs moments de Dabo à l’OL, en images.

Compil dabo

 

A présent, en voiture Simone on va en Suisse et c’est Uber Fournier qui pilote.

La Valais Cup

Contre Sion, c’était le premier match de préparation, les internationaux n’étaient pas présents, on s’est fait chier. Mais on ne critique pas, c’était l’occasion de voir Pagliuca évoluer dans son pays natal ou de se poser des questions existentielles du type « Est-ce que les habitants de Sion sont des sionistes ? » tellement on se faisait chier. Mais on ne critique pas. Il y avait autant de rythme qu’à une belote entre octogénaires à la retraite – d’ailleurs le nom de la compétition va bien avec cette analogie – mais on ne se plaint pas parce que c’est le début, parce que c’est normal. En plus, on a pu apercevoir un match de Mathieu Gorgelin ce qui, dans la hiérarchie des phénomènes naturels, est aussi rare qu’une éclipse totale de soleil ou une bonne chanson sur Skyrock.

Puis, nous affrontons après Sion, dans un match à pression, une équipe que nous n’apprécions guère : le PSV Eindhoven. Tout supporter digne de ce nom s’est forcément empreint d’une référence à ce péno oublié sur Nilmar le 12 avril 2005. Oui, ça fait 10 ans. Et ça fait toujours mal hein ? D’ailleurs on a retrouvé la compo de l’époque, par pur sadisme.

Compo PSV« Et là, vous pleurez. »

Sinon, le match lui-même a montré des jeunes encore un peu justes mais quelques-uns prometteurs, notamment le petit Steed Malbranque au milieu.

Milan AC

Après un petit passage en Suisse, histoire de trouver de nouveaux placements pour leurs stratosphériques émoluments, les internationaux ont retrouvé le pré. Nabil a quant à lui également ramené des Ricola dans ses valises et débute la partie avec une petite sucrerie dont il a le secret. Le reste de la prestation olympienne est somme toute satisfaisante : Henri Bedimo s’approche à chaque montée un peu plus du Bedimonstre, Jordan règne en patron sur le milieu et nous a bien Ferri(re) lorsque sur un malentendu, il touche la barre de Diego Lopez. Ce dernier, a par ailleurs été remplacé par Donnaruma, jeune gardien de 16 ans. On a calculé, ça fait bien Milan d’écart avec Steed.

Par la suite, un caramel d’Andrea est ensuite venu refroidir l’ambiance d’une manière assez malpolie mais ce n’était pas si désagréable en temps de canicule finalement. Qu’à cela ne tienne, Alexandre-le-gros-assoiffé-d’argent-qui-a-quand-même-refusé-United Lacazette ouvre son compteur et offre à l’OL sa première victoire de la saison. Le match se termine tranquillement, le temps pour Christophe Jallet, le gentil chauve que tout le monde aime, de rappeler à Mehdi The Fan que sa place est bien en tribune.

On regrettera simplement l’absence de la feuille de match de Zapata qui aurait pu recruter Bakary Koné afin qu’il le rejoigne dans son cirque.

L’Emirates Cup

Après cette victoire rassurante, l’OL a voulu se frotter au niveau Ligue Des Champions. Selon une allégorie bien connue, celui qui se frotte à un cactus finit par se le prendre dans le postérieur. C’est approximativement ce qui s’est passé durant ce tournoi. Dans une optique de précision, nous avons longuement réfléchi à toutes les manières de présenter ce qu’on a ressenti pendant cette compétition. Dire qu’on aurait préféré regarder la Two Girls One Cup plutôt que cette Emirates Cup est en dessous de la réalité. Dire que l’on aurait gagné haut la main la Malaysia Airlines Cup en étant introuvable 2 jours durant n’aurait pas été suffisant, bien qu’on ait effectivement retrouvé des morceaux du pauvre Jenssen atomisé sur l’île de la Réunion. Finalement, on vous a fait le résumé en images.

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Trophée des Champions

Avant-match

Passer de l’Emirates Cup et Natxo Monreal au Trophée des Champions à Montréal, quoi de plus naturel ? Espérons simplement que nos lyonnais arrivent à faire la différence. Jean-Michel Aulas avait remonté les joueurs à bloc avec un message clair : le Trophée des Champions n’est pas un amical, il faudra tout donner pour ce trophée. Plus facile à dire qu’à faire au vu de la forme physique des joueurs, du moral du groupe après la blessure de Grenier et la valise ramenée de Londres. Le président ayant montré l’exemple en donnant sa dignité pour annuler la suspension de Nabil Fekir, voyons donc plutôt quelle tactique de lâche va adopter Hubert Fournier pour ce match…

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Nabil Fekir suspendu, qui de Clinton N’Jie ou Rachid Ghezzal prendra sa place ? Ni l’un ni l’autre ! Clinton blessé juste avant la rencontre déclare forfait et c’est Yassine Benzia qui occupe le côté gauche du terrain. Les rageux diront que ça ne change rien pour lui car techniquement parlant, le banc est aussi le côté gauche du terrain. On balaie le reste de la compo des yeux, rien de choqu-…. AAAAAH ! Un Koné sauvage apparait ! D’un autre côté, on ne pouvait pas non plus dire que Jenssen Yttergard bien la défense.

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Le match

Le début de match est assez prometteur pour les lyonnais qui tiennent le ballon et tentent quelques frappes. On n’est pas loin du début de match parfait quand Koné heurte Cavani et reste au sol. On commande une tournée avec enthousiasme. Malheureusement il se relève. Par la suite apparaissent des signes qui ne trompent pas, des messages infaillibles du destin qui annoncent la déchéance. D’abord le commentateur affirme que « Morel va concurrencer Bedimo », ce qui n’annonce pas un très grand match pour le Camerounais et puis surtout Gonalons avait les même crampons que Koné. La tragédie est lancée. Aurier déboite Bedimo à chaque poteau de corner, bonne tactique afin de dissuader Henri de tout marquage, et c’est donc tout à fait logiquement que Serge Aurier marque de la tête, seul aux 6 mètres après un beau numéro de air-sortie pour Anthony Lopes. La possession monte pour Paris, la défense monte pour l’OL et forcément, Ibrahimovic trouve l’espace dans le dos de la charnière centrale. Anthony Lopes est à la parade mais ce grand finisseur qu’est Edinson Cavani rôde dans les parages et se défoule sur le but vide. A ceux qui disent que telle reprise n’a aucun mérite, rappelez-vous Clinton contre l’Astra ou attendez la version Blaise Matuidi.

Par la suite, jaloux de ne pas avoir été invité aux Vieilles Charrues malgré une pointe de vitesse extrêmement limitée, Benzia décide de lancer son propre festival des Frappes Hors-Cadre. Cependant, là encore, Yassine se fait voler la vedette par Adrien Rabiot qui avait probablement envie d’éviter l’humiliation de voir sa mère aller réclamer une prime de but à Nasser.

La mi-temps s’approche, le temps pour Ibrahimovic de buter une nouvelle fois sur Lopes et d’offrir une nouvelle passe décisive à Blaise Matuidi, à moins que… Non ! Quel retour de Koné ! Corner ! Ah non. Blaise avait simplement envie de clouer le bec aux deux gamins et leurs frappes « trop croisées ». Voilà comment on fait le taf, une belle cacahuète au-dessus du stade, en mode Bafé Gomis. D’ailleurs, joyeux anniversaire Bafé.

740626690« L’archétype de la formation française »

Ca y est, c’est la mi-temps. Le commentateur affirme qu’Aurier est pour l’instant l’homme du match. Impossible de savoir ce qui est pire entre le fait de dire cela et le fait que ce soit vrai. Comme on n’est pas philosophe, on se contente d’une nouvelle tournée.

La seconde période reprend et on a franchement hâte de voir les effets de la causerie et du coaching d’Hubert Fournier, la détermination de nos joueurs. Tu parles ! Ferri, en train de couler au milieu, se fait intercepter par Matuidi qui lance Ibrahimovic d’une passe Yattaresque. Heureusement pour notre honneur, Zlatan produit un tir lui aussi Yattaresque qui finit donc à côté. Pas le temps de souffler, simplement de commander une troisième tournée, Andrea Verratti envoie Cavani sur orbite mais Anthony Lopes s’interpose. Une occasion loupée pour Cavani, c’en est trop pour les supporters parisiens et Laurent Blanc ! Il sort, remplacé par le grand espoir du club : Jean-Kévin Augustin. Au moins s’il ne perce pas dans le foot, il pourra toujours se reconvertir dans la téléréalité avec ce nom. Bref, on vanne gratuitement sur Augustin et on ne voit pas venir le second carton jaune de Maxime Gonalons. On lui pardonne, vu qu’il court pour dix depuis le début du match, il peut bien prendre les cartons pour dix aussi. Cependant, en infériorité numérique, on voit bien venir le scénario de la fin de match : le 4-4-1 « serrage de fesses » afin d’éviter une Arsenal bis.

Du coup, les espaces s’ouvrent pour Paris, Rabiot tente sa chance. On ne précise pas que c’est à côté, vous l’aurez compris. Le coaching tant attendu d’Hubert arrive et c’est Rachid Ghezzal qui remplace Yassine Benzia qui reprend son poste de prédilection : le siège Recaro.

Paris pousse, enfin surtout Zlatan qui veut marquer mais sans courir. Il tente ainsi sa chance de loin et cela passe largement à côté mais nous autres experts n’avons pas manqué son superbe enchainement « frappe en tribunes – fausse blessure derrière la cuisse » qu’on a tous au moins expérimenté une fois dans notre vie quand on n’assumait vraiment pas. Fournier lui non plus n’assume pas et, comme pour avoir une bonne excuse à cette défaite, fait rentrer Steed Malbranque qui se fait cartonner deux minutes plus tard par David Luiz dans le plus grand fair-play.

1403513137417_wps_8_Brazil_s_coach_Luiz_Felip« Yé souis Chteed Malbranqué le ptéroudactylé »

La fin de match se déroule paisiblement, les deux équipes ne souhaitant pas attaquer. On mentionnera néanmoins le corner lyonnais que nous avons fêté comme il se doit avec une tournée tandis que nos voisins parisiens nous humiliaient, commandant une tournée pour le premier arrêt du match de Kevin Trapp. Pas de chance pour les petits rigolos, ce ne sera pas pour ce soir le « Kevin passe à la Trapp ».

A présent, l’heure du massacre des notes.

Les gones

Au bon souvenir de nos années de collège, punition collective pour les lyonnais ce soir qui se voient tous infliger la note de 0/5. Même Anthony Lopes qui nous a sauvés de la débandade y passe. Et en prime, les gones recopieront 200 fois « Je ne prendrai pas le boulard pour une deuxième place en Ligue 1 ». La saison est lancée.

1 thought on “Gones Académie : L’empire contre-attaque

  1. Très bon résumé de la préparation lyonaise!
    Fort de l’expérience de la saison dernière, je ne me fais pas trop de souci. Bon certes y’a la Chigue des Lampions cette année, mais je nous vois pas aller plus loin que les 1/8e (et encore) donc ça devrait le faire.
    Niveau mercato, un def central serait quand même vraiment une bonne idée. Bisevac peut à peu près tenir la baraque mais y’a pas grand chose derrière.
    Je suis inquiet pour Grenier, on dirait que Gourcuff lui a refile son virus avant de partir.

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