MHSC-OL (0-2) : La Gones Académie, Jour 217

Le retour de qui vous savez

217, ce n’est pas le nombre de neurones de Ryad Boudebouz mais les jours qui se sont écoulés depuis le dernier match de Nabil Fekir. Mashallah.

Saluts les canuts,

Naguère, le 27 novembre 2015, l’Olympique Lyonnais d’Hubert Fournier s’enlisait dans la crise avec une défaite 2-4 à Gerland contre ce même club de Montpellier, jadis emmené par Rolland Courbis et aujourd’hui 17ème, aux portes de la Ligue 2. Entre temps, les deux coaches ont sauté, c’est donc un tout autre match qui s’annonce. Fort de ses 4 victoires sur les 5 dernières rencontres, l’OL débarque comme favori en cette terre inhospitalière, enclave commerciale du Wati-B, terrorisé par le brigand Rémi Gaillard et sous alerte tsunami constante à cause des fuites urinaires de Louis Nicollin : Montpellier. Mais assez parlé des adversaires, c’est déjà trop d’honneur pour cette modeste ville qui n’est, géographiquement comme footballistiquement, qu’une aire d’autoroute améliorée. Côté OL, pas grand-chose à remarquer : Rafael est encore blessé, pas de suspension importante. En revanche, Nabil Fekir prend place sur le banc de touche. Il n’en faut pas plus pour convaincre Laurent Paganelli que Nabilon ira à l’Euro, sûrement pour figurer dans la Team Gros-boule que concocte Didier Deschamps avec Mandanda, Gignac, Ben Arfa, Benzema et finalement tout ce qui est de près ou de loin arabe (d’où les Marseillais). Farès Bahlouli capitaine. Quant à Sam Umtiti, on sait ce qu’il lui reste à faire : 2 implants à la manière de Kim Kardashian devraient constituer un subterfuge suffisant. Passons donc à la feuille de match.

Les Gones donnent le coup d’envoi et Montpellier se met immédiatement à presser haut. Les Héraultais cherchent à contrôler la possession, sûrement par prudence vis-à-vis du retour de Geoffrey Jourdren dans les buts, blessé depuis Août 2015. Bizarrement, là, personne ne s’emballe sur un retour canon pour l’Euro. Une nouvelle preuve du boycott par Didier Deschamps du Meilleur Trisomique de Ligue 1. En termes d’occasions, le début de match est timide et force est de constater que, tel son meneur de jeu, le public montpelliérain est sans son. Côté lyonnais, Lacazette croque ses occasions, Ferri avale les kilomètres et Bruno Génésio ronge son frein devant les boulevards laissé à Yatabaré sur le replacement défensif. C’est le moment que choisit Alexandre Lacazette pour délester Saihi du ballon. Il trouve Ferri qui glisse dans la course de Cornet laissé libre par la défense. Le fossoyeur de la carrière de Mathieu Valbuena trouve le fond des filets. 1-0. Daniel Congré a bien besoin d’air on dirait. D’ailleurs, sur son marquage, il était déjà en congé.

Pas le temps de cicatriser pour Montpellier, le trio Ferri-Cornet-Lacazette est de retour pour gangbanguer de faibles semi-Nîmois. Cette fois, Cornet intercepte une passe adverse, donne à Lacazette. Le numéro 10 lyonnais écarte avec Ferri puis fait l’appel dans la surface. Grâce à un bon contrôle il gagne quelques mètres pour servir Cornet, seul face au but vide. 2-0. François Hollande annonce dans le même temps la découverte d’une nouvelle source de pétrole en France, qui selon toute vraisemblance, serait l’anus béant de Daniel Congré une nouvelle fois parfaitement mal placé sur cette action. Dans la foulée, Saihi, jugé coupable des difficultés de son équipe, sort selon la plus pure tradition française : « c’est la faute aux arabes ».

Daniel Congré, auto-entrepreneur.

Sur ce, c’est la pause et Frédéric Hantz passe un coup d’aérosol au pesticide sur ses joueurs, version allemande du sèche-cheveux. Les Héraultais engagent pour la deuxième période et montrent de meilleures intentions, sauf Jonas Martin qui a visiblement mal compris le « rentrez-leur dedans » de son coach et qui décide de sécher Maxwel Cornet à la première occasion. Les minutes défilent et Yatabaré démontre tout son talent pour les appels de balle pour du beurre. Sa sortie à la 60ème parait donc logique. Camara entre, auréolé de son statut de meilleur supersub de France, ou de l’histoire on ne sait plus trop. Les occasions sont de plus en plus fréquentes pour Montpellier, mais toujours sans réussite. On n’est plus très loin de craquer, Ferri vient chercher sa biscotte auprès de l’arbitre. Il devrait pouvoir tenir la fin de match, c’est donc Darder qui sort. Tolisso rentre. Amateurs de joga bonito, total football ou plus simplement de gros boules et de barbes molenbeekoises, nous remarquons que Nabil part s’échauffer. Sur le terrain, Montpellier continue de pousser sans jamais trouver la faille. La Ligue 2 toque à la porte… 200 matches sur le banc pour Hantz et il continue de jouer le maintien…

Sur la fin de match, on notera 2 occasions énormes manquées par Lacazette et une entrée de Valbuena qui, jour après jour, révolutionne le poste d’ailier en inventant le rôle de « joueur-tiers », seul et autonome entre les deux équipes. Un peu comme les cités-états en géographie. Rien à voir avec sa taille donc, mais plutôt avec sa manière de tirer tous les coups-francs directement par exemple ou de dribbler jusqu’à obtenir… un coup-franc. Et finalement, le voilà ! Le retour pour lequel on attendait de s’enflammer depuis 217 jours ! Nabil Fekir. Est. De. Retour, mental de fer, pieds de velours. Tremblez Montpelliérains.

Nabil’s back back back. Back again.

Le match se termine tranquillement, Nabil n’a le temps de transpirer que du football. À la 91ème, servi d’une passe en cloche soyeuse de Gonalons, Fekir prend le luxe de lober et de la foutre à côté. On sait bien évidemment qu’il l’a fait exprès pour ne pas se faire tanner sur une éventuelle participation à l’Euro par toute la presse française. Malin. Score final : 2-0.

Lopes (4/5) : Se raser de près et s’épiler les sourcils, c’est tout ce qui peut encore empêcher Antho d’être titulaire à l’Euro 2016. Ça et un choc avec le postérieur prépondérant d’Hatem Ben Arfa vendredi.

Jallet (4/5) : En parlant d’Euro, on sait tous que Sagna ira à sa place, parce Ludivine Sagna > Adeline Jallet. Désolé, Christophe, ce sont les critères.

Mapou (0/5) : L’enflammade, c’est non.

Umtiti (4/5) : Aussi solide que Mapou, sauf que lui mérite l’Euro.

Bedimo (4/5) : François Hollande pense à recoloniser le Cameroun afin d’inclure Henri Bédimo dans la liste de Didier Deschamps. Peut-être que le Mali c’était pour Mahamadou Diarra ?

Gonalons (3/5) : C’est quand même autre chose quand il est debout à ratisser des ballons plutôt qu’à quatre pattes, victimisé par des parias floqués d’un 10 plus qu’usurpé dans le dos. La passe pour Fekir aurait mérité d’être décisive. (Académie sponsorisée par EA Sports).

Ferri (4/5) : En ce moment, il marche sur l’eau. Certes, c’est plus facile quand on est bâti avec bouées intégrées.

Darder (3/5) : Vu les kilomètres qu’il abat, la justesse qu’il conserve pendant le match, ses traits maladifs et son crâne presque chauve, on pourrait presque croire qu’il est dopé. Manquerait plus qu’il soit espagnol tiens.

Ghezzal (3/5) : Les média sont prêts à nous vendre que Ghezzal est du niveau de Fekir l’an passé. A quand la compilation Youtube ?

Ça n’est qu’une question de temps. 

Lacazette (4/5) : Se faire une place à l’Euro, c’est aussi montrer qu’on peut s’intégrer. Pour ça, Alex a loupé tout ce qu’il a pu devant le but mais a régalé au niveau des passes. Karim qui ?

Cornet (5/5) : Indéniablement, Maxwel a progressé mais diantre, personne n’a encore remarqué qu’il ne savait vraiment que courir tout droit ? Tant mieux, on va dire.

C’est la fin de cette académie, gros bises anales sur vous tous.

Lexie Najas & Paul Igarque.

 

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