Tottenham-OL (1-2), la Gones Academie livre ses notes

Contient un grand jeu concours

Contexte

Comme vous le savez, tout va super bien à l’OL en ce moment. On perd à Ajaccio, on se fait taper à domicile par une équipe qui a autant de gueule qu’un one-man-show de Kev Adams… C’est difficile d’être un Gone en ce moment. Alors un petit match de coupe d’Europe, comme ça, ça aurait fait du bien. En plus de ça, les joueurs de foot, c’est comme les rideaux : on préfère les voir chez nous avant de les acheter. 2 jours après la fin des soldes, l’occasion est donc belle pour Jean-Michel de montrer ses plus beaux éléments en action pour mieux les balancer à un prix beaucoup trop élevé à des rosbifs crédules. J’exagère un peu, mais franchement on est pas très loin de la vérité. Franchement, qui pense encore aujourd’hui que l’Europa League peut constituer une réussite dans notre saison ? Qui serait prêt à lâcher la Ligue 1 pour cette coupe ? Parce que c’est bien de ça dont il s’agit. Avec la forme actuelle des Lyonnais, on est déjà pas mécontents d’avoir déjà assuré le maintien, alors penser faire un podium en jouant l’Europa League en même temps… Pour vous dire, je suis même pas mécontent qu’on se soit fait humilier en coupes nationales.

Puisque la Ligue 1 reste donc la priorité absolue, le but de ce match était de reprendre la confiance. Aller taper une équipe anglaise pour se dire « Mais merde, pourquoi on n’arrive pas à taper le LOSC dans ce cas-là ? ». (A ce niveau de l’article, il me semble honnête de vous expliquer que je déteste le LOSC, ce qui explique un certain acharnement de ma part). Et quoi de mieux qu’une équipe juste assez surévaluée pour reprendre confiance ?

 

Formation

Rien de très étonnant dans la formation de l’OL. On retrouve tous les éléments en forme en ce moment, et dont la place de titulaire semble totalement normale à cette époque de l’année. Peut-être un petit pincement au cœur en voyant Lisandro à gauche, malgré ses appels répétés à une place dans l’axe. Que peut-on en déduire ? Que malgré sa mauvaise volonté, Lissandro est la meilleur option sur l’aile, et que de toute façon, on n’a pas assez d’options tactiques pour contourner ce problème. Le 4-4-2, par exemple, c’était envisageable à l’époque Bastos, mais maintenant… Ah, rien que de reparler de Michel, j’en ai les larmes aux yeux. Putain de bilan comptable.

Compo Tottenham

 

Première mi-temps

Début de match très faible de la part des Lyonnais. Vous allez me dire « Oui mais attends, un match au grand stade de White Hart Lane, contre Tottenham, c’est impressionnant… ». Oui mais alors là carrément non. Déjà, un club qui fait jouer William Gallas titulaire ne devrait même pas être autorisé à faire payer les places de son stade. Deuxièmement, Tottenham ça reste quand même une belle bande de brêles en défense. Alors certes, avec Baky Koné dans l’effectif, on ne peut pas donner de leçons à grand monde, mais ça vaut quand même pas le coup de salir son beau short 3D en se disant qu’on va affronter Vertonghen-Gallas. Ceci étant, si on me disait que dans mon dos, Réveillère est au duel avec Gareth Bale, je serais pas tranquille non plus.

Les blancs font donc l’amour aux Lyonnais avec un soin et une douceur qui fait plaisir à voir. Heureusement, ils font un peu n’importe quoi dans le dernier geste et, il faut le reconnaître, la charnière Bisevac-Lovren s’en sort pas mal. Visiblement, le cerveau de Dejan est (pour une fois) passé à la douane, et ça se voit dans ses interventions. Par contre, le pauvre Umtiti se fait un peu manger sur l’aile par Lennon. Mais si, vous savez, le mec que vous achetez tout le temps dans FIFA parce qu’il a 95 en vitesse. Faites pas semblant d’être des apôtres du football total hein.

Petit point tribune : c’est d’une tristesse affligeante. Soit il y a une sale épidémie d’extinction de voix à Londres, soit les supporters de Tottenham sont chauds comme un rayon quiche salée de Picard. On entend limite plus les Lyonnais, voire Rémi Garde donner ses consignes.

Au bout d’un moment, les Lyonnais commencent à essayer de sortir : Fofana s’invente des talents de dribbleur, Malbranque s’envoie deux-trois petits ponts pour rigoler, et Lacazette court tout droit. Heureusement, face à lui c’est Benoît Assou-Ekotto, qui restera certainement dans l’histoire comme le footballeur au QI le plus faible de l’histoire de Tottenham. Et je vous rappelle que Gallas joue à Tottenham. Gomis aurait même mérité un pénalty sur une (petite) faute de Vertonghen, mais il s’est sûrement trop jeté pour avoir gain de cause auprès de l’arbitre portugais, qui arbore un t-shirt type RG512 typique des lusitaniens.

Après un raté astronomique de Gareth Bale, qui nous montre à cette occasion qu’aussi bon qu’il soit, il a un pied droit digne de Jérémy Berthod, on se dit que c’est un signe du destin et qu’on va forcément rentrer à la mi-temps à 0-0. Mais à la 45e, les rosbifs obtiennent un coup franc plutôt sympa, et c’est Gareth Bale qui le tire. Honnêtement, je pensais qu’il en ferait n’importe quoi, et là il nous gratifie d’une très belle frappe « ballon de plage » sur laquelle Vercoutre se troue en douceur. 1-0 pour les Anglais, et même si c’est pas volé, ça casse quand même bien les couilles.

 

Deuxième mi-temps

Les Lyonnais reviennent avec de belles intentions. Ça sent le « (Agressif) Vous croyez vraiment que je peux me satisfaire d’une telle prestation ? » de Rémi Garde à la mi-temps. A vrai dire, Tottenham n’a même pas vu le jour de toute la mi-temps : ce serait à confirmer si l’un de vous est adepte de statistiques beaucoup trop précises, mais je suis même pas sûr qu’ils soient rentrés plus de 3 fois dans la surface de Vercoutre. Il faut dire que mener 1-0 à domicile sur un match aller, ça relève quand même du très bon plan. Les Lyonnais, eux, ont compris que mis à part Bale, Tottenham ça reste une belle bande de mecs juste assez surcotés pour faire peur aux Français qui ne connaissent de la PL que l’Equipe du Dimanche. Ceci dit, même si le milieu lyonnais est très bien dans son match et allie récupérations propres et relances efficaces, devant c’est un peu plus laborieux. Gonalons, par exemple, on le verrait bien rester dans ce pays aux coutumes gastronomiques qui flirtent avec les interdictions de la convention de Genève. Placé assez bas sur le terrain, il gratte un nombre terrible de ballons. Malbranque, lui, n’hésite pas à se porter vers l’avant, et c’est d’ailleurs de lui qu’est le centre qui fera d’Umtiti le nouveau venu dans les top buts de l’OL qu’on se regarde les soirs de défaite à Nancy ou Ajaccio. Et que dire de cette magnifique réaction des supporters qui chantent « Hugo Lloris, Hugo Lloris » pour célébrer le grand Friedel, resté élégamment immobile face à cette frappe de toute façon inarrêtable. Vous imaginez bien mon niveau d’excitation à ce moment-là.

Franchement, les 20 minutes qui ont suivi ce but, je les ai pas trop suivies. Je regardais le match hein, j’écoutais Denis Balbir cracher ses inepties sur un football qu’il ne connait visiblement pas plus qu’un enfant de 10 ans, mais mon esprit était ailleurs. Entre replays d’Umtiti sur Youtube, SMS envoyés à mes potes qui se moquaient de moi quand je disais qu’il était en train de progresser, j’ai un peu lâché le match. Mais franchement, je crois que j’ai pas raté grand-chose. Ah, si, Rémi Garde a attendu la 80e pour faire des changements alors qu’on jouait à Bordeaux 60 heures plus tard. On verra ce que ça donnera, mais je vous avoue que j’ai pas trop compris.

92e : les Lyonnais jouent la défense à fond, Tottenham a la dernière possession. On se dit que ça va rien donner, qu’ils sont incapables de rentrer dans la surface de toute façon, et là, le drame. Pressé par Gonalons, un anglais s’écroule, faute à 25m des buts, dans l’axe. Maxime gueule, affirme qu’il n’y a rien du tout, et franchement on est tentés de le croire, même si aucun ralenti ne viendra étayer son propos. Vercoutre place son mur, et là, sur ma télé, c’était évident que Bale allait frapper côté ouvert. Je le voyais, mais j’osais pas y croire, préférant me dire que j’étais parano. Et là, bam. Le superbe ballon de plage flottant dont nous a gratifié l’UEFA fonce côté ouvert, et Vercoutre lui montre tranquillement le chemin. 2-1, terminé bonsoir, et une intense sensation de s’être fait voler. Volés par l’arbitre, oui, volés par Bale, beaucoup, mais aussi un peu par Vercoutre. Je sais qu’on a pas Buffon au but, mais putain, Rémi, tu t’es pas assez entraîné avec Juninho pour comprendre que les coups-francs c’est chaud ?

ballon-corner
Exclusif : on a retrouvé le ballon du match !

Bref, je comptais sur ce match pour ramener de la confiance au groupe, et c’est sûrement raté. Beaucoup d’engagement au milieu de terrain, une défense pas au top mais pas mal du tout, mais offensivement, rien ne va. Le but d’Umtiti c’est un éclair de génie, une frappe comme il en fera une fois tous les 3 ans au max. Et en attendant la prochaine, les attaquants ont intérêt à se reprendre très vite, sinon nous aussi on jouera la LDC sur PlayStation.

 

Notes

Vercoutre (0/5) : Ah bah oui Rémi, tu fais rien de bien, les deux buts sont pour toi, tu prends 0. Il n’a pas capté UN SEUL PUTAIN DE BALLON, les deux coups francs sont pour lui, et surtout, si Bale avait pas oublié son pied droit à la maison ça faisait 3. Et comparer Bale à Juninho pour se dédouaner ne marche pas.

Réveillère (2/5) : Un match somme toute assez classique pour Réveillère, qui a jonglé entre travail défensif propre et travail offensif intéressant. Pourquoi 2/5 alors ? Parce qu’il a eu relativement peu de travail sur son côté droit, et que ses percées n’ont jamais été vraiment décisives.

Bisevac (2/5) : Un peu en galère au début de match quand Adebayor était en confiance, Milan était beaucoup mieux quand le Togolais a eu son moment classique de « Ouais, c’est bon j’ai joué 30 minutes, ça me suffit ». Rien de marquant quand même, il aurait pu faire mieux.

Lovren (3/5) : Un peu pareil que Bisevac, mais avec des interventions plus couillues en début de match. Et puis il faut dire que voir un mec un petit peu con comme ça réussir des trucs risqués, ça fait quand même vachement plaisir.

Umtiti (5/5) : Gif Umtiti

Gonalons (4/5) : Alors évidemment, la faute du coup-franc de Bale à la dernière seconde, c’est lui. Mais franchement, c’est dur de lui en vouloir. Il a fait un match incroyable, éteignant complètement les milieux de Tottenham. Un but à Liverpool, ce match à Tottenham… Message à l’attention des clubs anglais : Ca a l’air de lui réussir, votre île là.

Fofana (3/5) : Le trio du milieu a bien marché, donc forcément, belle performance pour Fofana. Vu que Gonalons couvrait bien le côté défensif, Fofana a pu se permettre quelques percées offensives pas dégueulasses. Heureusement, il n’écoutait pas Balbir qui lui hurlait « ALLEZ FOFANA PRENDS TA CHANCE » dès qu’il avançait de 5 mètres.

Malbranque (4/5) : Je suis tout content, je commençais à croire que Malbranque allait s’éteindre doucement, mais là il nous sort un match comme on l’aime. Si on me dit qu’il avait une mobylette pour remonter le terrain quand le réalisateur le regardait pas, je pourrais y croire. Il courait tout partout, il donnait le ballon à tout le monde… D’ailleurs, devinez de qui il vient, le centre pour Umtiti. D’ailleurs, les supporters de Tottenham ne s’y sont pas trompés.

Lacazette (1/5) : J’ai bien réfléchi, et la seule explication, c’est que sa manette était cassée et que le bouton R1 était resté enfoncé. En tout cas, au Challenge Jimmy Briand du tout-droit, il marque des points.

Lisandro (2/5) : « Vous savez, c’est un secret de polichinelle que Lisandro n’aime pas trop jouer à gauche » était sûrement une très bonne justification au fait de continuer à la faire jouer à gauche, enfin je suppose. Et sinon, Michel, c’est comment l’Allemagne ?

Gomis (2/5) : Un peu moins con que contre Ajaccio, mais c’est quand même pas la fête encore. Dommage qu’il se soit un peu jeté quand Vertonghen avait laissé traîner la jambe, sinon il aurait eu un joli péno et Rémi Garde aurait pu sauter de joie comme si Jean-Michel Aulas avait gagné au loto une fois de plus.

 

Dernier point : puisqu’on a perdu sur deux coups-francs de Gareth Bale et que le reste de l’équipe de Tottenham n’a quasiment rien montré du match, j’offre une nuit d’amour anal avec ma sœur pour toute personne qui endommagera fortement les rotules du dit gallois. Pensez-y !

Ma soeur
Voilà une photo de ma sœur, alors tous à vos battes de baseball !

9 thoughts on “Tottenham-OL (1-2), la Gones Academie livre ses notes

  1. Bonne académie. Mais à en croire ton introduction, on dirait que tu penses que Lyon pourrait gagner l’Europa League facile mais n’en a juste pas envie. Un peu présomptueux.

  2. Pour la soeur, si on fait rien on peut quand même juste se servir du vagin ou des pectoraux?

  3. Non, effectivement, c’était pas mon intention. Je pense même plutôt qu’on va se faire taper au bout d’un moment et que ça sert à rien de s’acharner sans vraies chances de succès. Mon désintérêt vient du fait que si on essaie quand même de la gagner, on sera ridicules en championnat.

  4. Big Up au commentateur d’ESPN Brasil qui m’aura amusé un bon moment avec son léchage en règle sur les qualités de Bafé, ce grantatakan, « international », qui « viendrait renforcer les rangs de n’importe quelle équipe européenne de par sa qualité technique », et que « JMA a réussi à retenir malgré les nombreuses sollicitations de clubs Anglais »… je l’aime bien le Gomis – qui se caresse les tresses après le football – mais il semblerait que le Balbir local avait sorti ses fiches anales.

  5. Gustave, rien que pour l’utilisation du délicieux mot « pectoraux », je te laisserai lui faire « Dis camion ! ».

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