PSG/CELTIC (7-1) – LA PORTE DE SAINT CLOUD ANNAHILISE
BIM!
22 Novembre 1982, naissance d’un esthète, un poète, aussi brillant que clivant, aussi bandant qu’énervant, aussi fascinant qu’exaspérant, un joueur qu’on aime détester, ou qu’on déteste aimer (ouais, ça part en couilles gentiment).
Difficile de se concentrer sur le match à venir quand on repense à son élégance, et à sa panse. Bon anniversaire Juan Roman Bodmer.
Comment aborder un tel match ? Comment faire en sorte de rendre l’hommage que mérite le meilleur footballeur français qui aurait dû naître en Argentine ?
En « explosant » l’adversaire avec style, tout simplement.
Le maigre, le grand, et le truand.
Pré-match & Compo :
Un adversaire sympa, qui présente un palmarès monstrueux, bien mis en avant par le coach adverse avant le match. (NDLR : Le coach en question a fait claquer 40M à la Reds Academy, pour BENTEKE / Le coach n’a pas l’air conscient du niveau de son championnat / Oui, je suis vexé).
On attend tous de passer une soirée tranquille, c’est Paris ici.
Unaï envoie du 4-3-3 classique : Alphonse, Back Four brésilien (oui oui, toi aussi Kurzaho), le trio létal au milieu, les ailes à 400M, et Capitaine Cojones pour flinguer du rouquin.
La concurrence sur le banc: Trapp, Kimpemboss, Meunier, Yuri, Lo Celso, Di Maria, Pastore.

La mètch :
20h45 : coup d’envoi – 35 secondes plus tard, Alves envoie une passe digne de Premiership en corner – Ntcham le frappe bien – La défense, toujours au vestiaire, présente son cul en sacrifice – Dembélé en profite pour trouer Aréola sur la première occase. Areola prend son premier but après 19 frappes cadrées – Paris n’est pas encore rentré dans le match, le temps pour les gars d’en face d’y croire, avant le réveil, terrible, violent, interdit aux mineurs.
Comme tout idiot, tu peux douter en voyant ça, surtout que les hommes d’en face ont faim, Neymar vient d’arriver au stade, les milieux sont aux étirements, et Mbappé court déjà le 100m en moins de 10 secondes (à 18 ans t’as pas besoin d’échauffement). Ah, et Unaï grimace.
Neymar débarque à partir de 20h50, Adrien décide d’entamer sa marche sur les tronches d’en face, à base de récupérations chez leur mères, de grands rushs aussi puissants qu’élégants, cheveux au vent, et la bave aux lèvres, du Rabiot qu’on aime, c’est de lui que viendra l’ouverture du score : récupération de patron, décalage sur Neymar qui croise sa frappe dans le petit filet (9e).
Verratti voyant que Rabiot compte niquer des mamans toute la soirée, s’en va tâter la surface adverse, Neymar sentant le puanteur du football s’approcher de lui, lance un une-deux supersonique et re-claque la même frappe, dans le même petit filet, avec la même facilité (22e). C’est beau, ça va vite, ça joue chez les autres, alors on va faire croquer les autres hein.
Cavani effacé, Cavani oublié, Cavani esseulé, Cavani affamé. Neymar l’a bien compris, et offre le but du break au patron, d’une assist de l’épaule, en esquivant Mbappé, sur une superbe ouverture de Dani The Dingue (28e).
Cavani – présent – , Neymar – présent -, au tour du surdoué de fusiller Gordon, après un petit cafouillage qui verra Tallal le décaler intelligemment (35e).
Les 10 minutes suivantes c’est régalade, pertes de balles idiotes, déconcentrations, l’entraînement du vendredi soir quoi.
BAM : 4-1 à la mi-temps, 4-1 dans les dents de Brendan.
La reprise est tranquille, on s’aperçoit que Alphonse est toujours là, à l’occasion de quelques six mètres, sorties, tandis que les supporters adverses chantent encore. Cavani tente un enchaînement jongles – reprise de volée (No spoil : histoire de s’échauffer), Neymar dribble toute la famille des joueurs adverses, des coups de reins aussi beaux que ceux du Kyrie Irving époque Cavaliers.
Unaï lâche Pastore dans l’arène pour rendre hommage à Bodmer, Verratti marque pour ajouter en folie à cette soirée (75e), avant que Cavani ne rappelle (encore une fois), pourquoi il est le meilleur 9 du mon (oui oui, t’as bien lu), en lâchant une volée parfaite, suite à un centre parfait de Kurzawa (tu lis toujours bien) (79e).
Alves s’inscrit au concours de chasse, reçoit un ballon aux 20m, chope la lucarne sans forcer, histoire de faire comme Meunier.
Une nouvelle soirée record.
Et un hommage digne de ce nom pour Bodmer: l’esthétisme allié à la nonchalance.
Les notes:
- AREOLA (2): Un but sur la première frappe cadrée, quelques sorties loupées, puis un match à chanter avec le CUP.
- ALVES (3): S’est fait plaisir devant, pas inquiété derrière. -2 pour la passe toute pourrie en corner, +1 pour la frappe téléguidée.
- MARQUINHOS (3): Pas terrible, a souffert face au seul Dembélé, une passe D pleine de lucidité. Mais ce bouc, CE N’EST PAS POSSIBLE !
- SILVA (4): Oui, il a une meilleure note que Marqui, simplement car sa prestation défensive a été bien meilleure, et mieux contrôlée. Petit plus, il n’a pas de bouc.
- KURZAWA (3): Discret, mais sérieux derrière, appliqué. Un centre a montrer à Daniel Riolo sur le deuxième but de Cavani.
- RABIOT (4): Tout le monde aime le Rabiot qu’on a vu à partir de la 5e minute : De l’impact, des coups, de la présence, de la justesse.
- VERRATTI (3+): Un peu moins présent à l’impact que Rabiot (logique quand t’as le gabarit de Rondoudou), toujours juste techniquement, monte en puissance gentiment. -1 pour la célébration.
- DRAXLER (3): Moins en vue que les deux autres, mais putain qu’il est bon, juste, et beau à voir jouer. Je vais vraiment me mettre à l’allemand à cause de ce con.
- MBAPPÉ (3): Rappelle toi du dernier jeune joueur qui t’a bluffé, multiplie ce sentiment par Pi : t’es encore loin de Mbappé.
- NEYMAR (4+): Censuré.
- CAVANI (4) : Doublé. 151 buts inscrits. Un but de renard, une volée de daron. Passe le Salam à Ibra mon cher Luke.
- PASTORE, LO CELSO, DI MARIA (NN): Actifs, les gars ont les crocs, et ils ne se contenteront pas d’un ASADO.
Analement vôtre.
PAPUS
Vu comme vous êtes partis, j’attends avec une impatience doublée d’émotion l’hommage que, je n’en doute pas, vous ferez à votre glorieux homonyme, Papus. Par contre, on essaiera d’oublier l’anniversaire de Sammy Traoré, si vous le voulez bien.