Drancy – Laval (0-1) : La ButàLaval Académie préfère se voiler la face

LE CONTEXTE : Laval a pris ses quatre premiers points grâce à deux penaltys provoqués et transformés par Bosetti. Mais ce dernier est absent pour le voyage à Drancy. Laval ne va donc pas gagner sur un penalty dans le temps additionnel… hein… hein ?


LES PELERINS : En l’absence de Bosetti, Danic prend le rôle de numéro 10.

Bouet – Lambese, Ba, Dembele, Scaramozzino – Obbadi, Cissé – Vincent, Danic, Etinof – Verdier.


LE MACHE :

J’ai un pote il bosse dans le journalisme (enfin il est pigiste quoi… enfin il est à pôle emploi quoi… enfin bref quoi), et il nous raconte quelquefois qu’il y a des matchs où c’est compliqué de faire le nombre de lignes demandées tellement il ne se passe rien. Mais genre vraiment rien de rien. C’est-à-dire que le 0-0 de Montpellier – Saint-Etienne par exemple, avec les accélérations de Cabella, les gestes tentés par Kazhri ou la coiffure intemporelle de Congré, c’est pas « rien ». La fille complètement éméchée et avachie sur le comptoir du bar qui te file un faux numéro mais que t’as quand même embrassée sans qu’elle comprenne, c’est pas « rien ». Un apéro chez quelqu’un qui refuse toute goutte d’alcool quand il y a des chocolat Mon chéri datant de 2008 au fond d’un tiroir, c’est pas « rien ».

Par contre, Drancy – Laval, c’est « rien ». Heureusement qu’on a aucune exigence de la direction d’HorsJeu en terme de taille et de qualité (elle nous avait juste grondé parce qu’on n’arrivait jamais à insérer une compo correctement ; mais du coup on a arrêté les images pour la compo. On met les noms et vous voyez bien s’il y a Obbadi, Danic et Bosetti ou pas, les autres vous vous en foutez). Et donc bref à Drancy on a vu le « rien ». On n’en voudra pas à l’équipe locale qui vient de monter de National 2, qui a gardé l’essentiel de ses joueurs (toute façon avec 700 000 euros de budget je ne sais pas trop ce que tu peux faire) et fait ce qu’elle a pu : à savoir défendre courageusement et tenter des éclats sur des frappes lointaines ou coup de pied arrêtés. Une stratégie un peu désespérée, comme celle d’un pote qui a essayé d’obtenir le Facebook d’une serveuse par un de ses collègues… mais comme l’avait déclaré un homme bien connu à Drancy, « j’peux pas vous dire plus… »

Et côté lavallois ? Bah on est vraiment sur le « rien ». Sincèrement, honnêtement, sérieusement, je n’ai pas souvenir d’un tir concret, même désespéré. A part un coup-franc de Danic, que l’on appelait autrefois « coup-franc platinien » et qui s’est mué en « drop michalakien »… On a parlé de Danic, on en reparlera. Bosetti, on vous a dit qu’il était blessé. Parlons d’Obbadi pour rester sur les noms que vous connaissez. Joueur élégant, qui voit vite le jeu, plus vite que ses co-équipiers, qui les calme dès que la tension monte… mais qui va tacler de bon cœur un adversaire à la 88e minute : rouge direct. Le 0-0 est inévitable pour couronner ce « rien ». Oui, mais, voilà. Laval se décide à construire sa première belle action du match dans le temps additionnel : Etinof est percuté par le gardien dans la surface, dans la lignée des chocs Schumacher-Battiston ou Coluche-Camion. Danic transforme le penalty : DRANCY 0, LAVAL 1.

L’arbitre siffle la fin du match. Quatre matchs, sept points, trois buts marqués, trois penaltys à la 90e minute.

En 1982 ces sorties-là ne se sifflaient pas. Maintenant, si.



LE RÉSUMÉ VIDÉO :

LES NOTES :

Bouet (4/5) :
Une super claquette en première mi-temps alors qu’on le pensait lobé.

Lambese (3/5) :
On aime toujours son dynamisme, même si ses montées sont parfois incontrôlées.

Ba (2+/5) :
Match discret, à l’exception d’une montée balle au pied qui s’est terminée par une faute, une échauffourée et un carton jaune.

Dembele (2+/5) :
Match discret, sans la montée, l’échauffourée et tout le tralala. Mais précieux de la tête.

Scaramozzino (non-noté) :
Sorti blessé après huit minutes ; remplacé par Perrot (3/5) qui a été bon, il faut le dire, le répéter, le souligner, le marteler.

Obbadi (3/5) :
88 minutes de puriste, et puis ce tacle les deux pieds en avant. C’est comme le mec qui bute sa femme et les voisins disent « dans le quartier tout le monde le trouvait cool, sympa, souriant, il aidait, etc. Et là on n’a pas compris ce coup de sang. »

Cissé (3/5) :
Discret, sobre mais efficace… jusqu’à une roulette Zidanesque (cf. le résumé video) qui amène l’action du penalty.

Vincent (2/5) :
Semble intéressant, mais pour l’instant beaucoup de courses pour pas grand-chose.

Danic (2+/5) :
Une volonté non-récompensée, jusqu’à ce penalty transformé sereinement à la 92e minute.

Etinof (2+/5) :
C’était encore brouillon tous ces crochets, grigris… Jusqu’à cette course qui provoque le penalty.

Verdier (2/5) :
Tant qu’il jouera diminué (parce que tous les autres attaquants sont totalement blessés), ça sera difficile.

 

Le comité Frantix
@FrantixLeBasser, trois penaltys et sept points.

Frantix Le Basser

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