Bordeaux-Avranches (1-0): la Scapulaire Académie échappe au plan social

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« Le plan social tu perds ton emploi, repense à toutes ces années de service, le plan social bientôt la tête qui dévisse ! »

Dans les affaires comme en musique, le Trust de @Gégé33Tours ne vaut rien.

Salut les chômeurs !

Depuis la dernière Académie, les Girondins ont passé un tour de Coupe de France, logique. Ont signifié à quatre-vingt-dix-sept salariés qu’il allaient être virés, logique aussi en raison d’une gestion par le cul mais qui n’en reste pas moins inacceptable. Et ont annoncé, dès le lendemain, un partenariat avec Adecco, enculade niveau Carlos Ghosn.

Bien décidés à tenir notre rôle de trouble-fête, c’est cachés dans notre placard à balais que nous planchons sur cette Académie, ainsi parés de notre machine à écrire, si pratique pour ne pas recevoir de mail avec accusé de réception provenant de la direction mais finalement assez repérable par les « tchic » et les « cling ». Non, les « cling » c’est bon, il y a De Carli qui trinque en bas, si fier d’être le boss d’une équipe composée de deux personnes, sa bedaine et un youtubeur (les Républicains qui héritent des postes à responsabilité sans les avoir mérités, c’est à la mode et pas vraiment un signe en faveur de la France d’en bas). Restent les « tchic ». C’est comme l’éthique mais prononcée par un Marseillais. Donc, en quelque-sorte cela n’existe pas. Tour de passe-passe, hop, disparu, nous sommes impossibles à repérer. La méthode Gérard, tant que tu n’as pas les journalistes de Sud-Ouest sur le dos, c’est pratique. Merci à eux, d’ailleurs.

Et merci à tous les salariés et surtout courage dans la reconstruction de leur vie personnelle et leur … renouveau professionnel. Nous tenions à leur rendre hommage à l’instar des Ultramar… Euh. Attendez. « Quand sonne le glas d’un présent scabreux, biflette le soir d’un tifo nouveau ». Ah, non, pardon. Une Garden Party et du lubrifiant de bagnole peuvent facilement t’amener vers des réflexes de libéraux allant jusqu’à ignorer l’existence même des cols bleu marine sans qui l’entreprise n’aurait jamais pu tourner. Avec un tel what the fuck de la part d’une tribune qui se dit populaire, nous sommes à deux doigts de nous demander si Costil n’est pas devenu ambassadeur du Comité d’Entreprise. Parmi les salariés qui ne serons pas remerciés ici, figure Admar, qui émergeait à partir de treize heures du matin certes mais surtout à 480000 Euros par an, soit l’équivalent de vingt salariés à 2000 Euros par mois. Et même pas foutu de payer un timbre fiscal pour refaire un passeport.

Les chiffres sortis dans la presse démontrent une nouvelle fois le grand n’importe quoi de l’ère Lopez. Avant d’espérer un renouveau sportif – qui passera forcément par le départ du preneur d’otages crypto-luxembourgeois – il faudra déjà réussir à terminer cette saison qui ressemble davantage à une dernière danse qu’à des premiers pas. Si le club appartient au chauve, il n’est pas sien. D’où la schizophrénie des supporteurs des Girondins, séparés entre le sportif et l’administratif. Le club a changé, a dégringolé mais une fois le scapulaire sur le rectangle vert, on espère le voir gagner. Il en sera ainsi jusqu’à ce que la mort le prenne.

Bon, Avranches est un plat qui se mange froid et le corps des Girondins est tout juste tiède, on peut y aller.

La composition :

Diabaté

Baï Grillot Yambéré (c) Trichard

Depussay Louveau

Bahassa Merdji Diallo

Carroll

4231, soit en Euros, le montant du salaire d’Admar Lopez pour 3,5 jours de « travail ».

Baï va assurer l’intérim pendant la blessure d’Assogba, heureusement que le club a passé un partenariat avec Adecco. Grande Gégé (dégage). Le reste, c’est du classique sauf Merdji, plutôt hardcore.

Le résumé :

Le match :

1è : Le match démarre par un crochet de Diabaté devant un attaquant venu au pressing. Le dribble est passé, pas de mauvaise surprise. Enfin sauf pour Madame au moment de lancer la lessive de slips.

2è : Long ballon pour Bahassa qui profite d’une hésitation pour passer entre un défenseur et le gardien. Son pointu n’est pas cadré mais c’était malin. Donc déjà mieux que Livolant en son temps.

4è : Centre de Diallo repris de volée par Bahassa au deuxième. Ca basse à ça du boteau.

9è : Transition offensive pour Bordeaux, menée par Merdji.

9è : Sans transition, renvoi aux six mètres pour Avranches.

10è : Attaque adverse, Yambéré se troue et Grillot stoppe l’action d’un tacle magistral en tant que dernier défenseur. C’est qui le patron ?

12è : Une-deux Troichard et Diallo dans la surface, le latéral centre pour Bahassa qui reprend de la tête. Arrêt facile mais premier tir cadré.

15è : Tampon sur Diallo, l’arbitre laisse l’avantage aux Girondins, Merdji étant en possession du ballon. « Hé l’arbitre ! Faut siffler à un moment donné ! »

19è : Première tentative adverse, une demi-volée complètement manquée. Un tir à l’Avrache.

23è : Ballon sur la droite, bonne prise de balle de Bahassa qui entre dans la surface. Il trouve Carroll en retrait qui voit son tir contré mais le ballon lui reste dans les pieds. Il enchaîne par un tir croisé, idéalement placé. Ouverture du score et cinquième but en trois matches pour l’extra-terrestre. Quand le club a sondé les opportunités pour le poste d’avant-centre, on était loin d’imaginer fantasmer un jour sur le grand faisant de même avec notre cul. Et pourtant… (1-0).

34è : Jean Grillon couvre bien, normal c’est bientôt l’hiver.

39è : Tir de Pi 3,14 mètres au-dessus de la cage.

40è : Coup-franc lointain en direction de Carroll. Chandelle de l’Anglais (insère ici une vanne britannico-rugbystique de Lilian Laglande), Yambéré à la retombée, le maul se forme et le capitaine transmet à Louveau pour un drop qui s’écrase sur le poteau. Vraiment, on voit peu de différences avec l’UBB. Puis on se souvient qu’on a un président de merde.

Bordeaux mène à la pause dans un match rendu facile par un sérieux et un engagement de tous les instants. De Carli en profite pour vérifier qu’il n’y a pas de tache sur sa veste, il serait bien possible qu’il puisse fouler la pelouse. Gérard Lopez lui, travaille dur. Sa compagnie d’assurance a un doute sur la validité de la signature du tronc d’arbre en bas du constat après que son bolide ait essuyé la dernière tempête ayant malmené Miami.

46è : Le match reprend par la nouvelle « spéciale Bordeaux ». Non, pas un but encaissé dans la minute suivant le retour des vestiaires, c’était chez les pros, ça. Le coup-franc excentré de Diallo pour Carroll. Enchainement poitrine-volée, geste érotique, c’est contré mais on bande quand-même.

50è : Bordeaux poursuit l’effort. Depussay récupère en taclant, lance un une-deux avec Diallo. Speedy le gonze à l’aise remonte le terrain et sert Bahassa, récompensé de son appel dans la surface. Le gardien détourne en corner, tiré par Diallo pour la tête de Carroll, à côté.

Mi-octobre 2024 : Même en Haine2, il est possible de prendre du plaisir devant un match des Girondins. Quand une équipe donne tout ce qu’elle a, c’est plaisant. Le plus difficile étant de réussir à faire abstraction du reste, c’est-à-dire la politique menée par les dirigeants ayant davantage le sens des magouilles que celui de la collectivité. On en revient toujours au même.

« Messieurs, pourquoi maintenant ?

-Bah, nous sommes presque fin octobre…

-Oui, évidemment mais pourquoi revenir sur ce contexte en plein milieu du résumé du match, comme cela ?

-Ah, cela… A cause des pines d’huîtres élevées à l’Escherichia Coli (et pas E. Coli, prends ça bandeau de chaîne d’infos, on sait l’écrire nous) qui nous servent de dirigeants, l’équipe ne tient même pas une heure physiquement et vous croyez qu’on va s’emmerder à décrire les actions de Lamrabette, le Lamrabat du pauvre ou de Terrien alors qu’on a ET dans l’effectif ? Allons bon. Autant passer le temps qu’il nous reste à étudier le Budget 2025. Saviez-vous qu’il existait tant de niches fiscales ? On comprend mieux le nombre de toutous.

-Mais de qui parlez-vous ? ».

90+2 : Delpech récolte un rouge, n’ayant pas réussi à prendre le ballon à Merdji en tant que dernier défenseur. Mérité.

90+5 ou 6 on s’en fout : Bordeaux subit des Avralanches, on se pisse dessus pour garder la tête à l’endroit et ça marche !

Victoire finalement difficile à obtenir, la faute à un déficit de préparation (direction démission).

Les notes des 33 :

Diabaté (3/5):

Son crochet dans la surface nous a fait remonter tout un tas de mauvais souvenir et ceux qui ont survécu à l’apoplexie seront unanimes : le retour du club à son apogée se fera avec lui (et sans Lopez).

Baï (3/5):

Nathalie a maitrisé son jeu avec justesse, sans trop en faire, comme souvent.

Grillot (4/5):

Jean a été validé par la DNCG (Défenseur Niveau Caneira Gregersen).

Yambéré (2+/5):

Cette façon d’être rigoureusement en retard… Sûrement son passé dans les Iles Ferroviaires.

Trichard (4/5):

Costaud derrière et incisif devant, idole des Académiciens.

Louveau (3/5):

La brindille est toujours aussi précieuse. Son début de saison n’était donc pas un feu de paille (aucun lien avec Stéphane).

Depussay (3+/5):

Sobre et efficace, la Scapulaire se demande comment il fait.

Bahassa (4/5):

Aligné à droite, il semble moins à l’aise pour tenter des percées balle au pied. Il joue plus simple et le collectif s’en porte mieux.

Diallo (3+/5):

Une heure dans les pattes mais de l’or dans les pieds. S’il a fini « crampé », son adversaire a eu les cramptés.

Merdji (1/5):

Un point pour son nom sur la feuille. D’ailleurs, il faudrait arrêter avec les attaquants dont le patronyme se termine par « dji ».

Carroll (4+/5):

Il s’occupe de tout. Meilleur joueur de tête depuis Chamakh, meilleur joueur de la poitrine depuis Hwang Ui-Jo Dugarry, meilleur catogan depuis Zlatan dans les couloirs de Lescure, meilleur départ pour un buteur depuis toujours, meilleur ratio ballons touchés/efficacité trouvée et donc meilleure publicité pour le football pour les amoureux de ce sport, meilleur argument en faveur d’une réduction des effectifs pour les escrocs qui envisagent des plans sociaux.

Les entrants :

Mutyaba a remplacé Diallo sans avoir le même impact. Karim, Ranem et Ben Khemis ont fait leur Jurietti.

En face :

Ils Avranches et ils reculent, comment veux-tu, comment veux-tu qu’ils jouent le nul ?

Dans les bureaux :

De Carli ne la trouve pas si dégueux, la déco réalisée par Longuépée.

Pour conclure :

Andy Carroll, forcément.

Hasta la liquidacion !

Nausée Savajicl

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