Reims – Bordeaux (5-0) : La Scapulaire Académie voulait des préliminaires, elle a eu un raie-moi.
Fort d’un recrutement… réussi ? Nous verrons. Mais fort d’un recrutement, juste un recrutement… Les Girondins semblaient enthousiastes à l’idée de reprendre la compétition.
Parmi les nouveaux arrivants, un Guilavogui expérimenté, ainsi qu’un Ahmedhodzic prometteur, font office de bouffée d’air frais tant ils paraissent un minimum tactiquement intelligent.
Avec tout ça, nous n’en étions tout de même pas à rêver d’une victoire, mais au moins de préliminaires.
Il n’en a rien été. Non seulement nous n’avons pris aucun plaisir mais en plus la seule giclée que nous avons reçue c’est celle de notre propre merde qui coule dans nos creux poplités, le tout sans même salir leurs draps. Inutile de dire que les Rémois ne vont jamais nous rappeler, trop facile pour eux.
Je devine ce que vous ressentez au moment où nous vous proposons de nous replonger dans ce gros tas répugnant de déjections mal digérées …

Et pourtant, il faudra bien, car le chemin, quel qu’il soit, en passe par là. Et qui sait, au fond, tout au fond, peut-être que nous trouverons une forme d’apaisement, ou du moins la duperie que procurerait un suppositoire de Valium 10mg n’est-ce pas Mark ?

La (dé)composition :
Poussin
Pembele – Médioub – Ahmedhodzic – Mensah
Guilavogui – Fransérgio
Elis – Adli (c) – Oudin
Hwang
Les absents : Costil, Mexer, Onana, Sissokho, Lacoux, Briand, Le Talent, Labnégation, Lefoot. Tous blessés ou offensés.
Le match :
Dès le début du match les camarades d’Anel et Josuha essayent de les mettre à l’aise en faisant étalage de tout l’arsenal technique à disposition : absence d’impact, passes ratées, contrôles approximatifs, pressing désordonné, mauvais placements, absence d’appels et de solutions pour avancer, diarrhées glairo-sanglantes, abcès de la marge anale colonisé à SARM et Pyocyanique fistulisé etc.
Bienvenue messieurs.
Nous aurions dû commencer par vous faire visiter les latrines du Château, mais elles étaient trop propres.
Guilavogui tente un tutoriel sur comment ne rien lâcher en défense. Heureusement ça ne se finit pas en pénalty pour Reims (10e minute). Il faut dire que M. Gautier n’est pas encore sur le terrain.
Adli déborde à gauche, et centre au cordeau. Le ballon est repoussé du pied par Rajkovic, mais Hwang est trop court pour reprendre. Le ballon échoue (y a pas d’autres mots) dans les pieds de Sérge, mais sa frappe est détournée en corner (16e minute). Corner qui… ne donnera rien. Bien sûr.
Nous entreprenons ensuite de conserver un peu le ballon. Oserons-nous enfin en faire quelque chose ? Pourquoi faire ? Je ne sais pas moi, c’est comme quand vous achetez des altères, ça part d’une bonne intention… Toujours est-il que comme attendu, nous ne nous sommes jamais montrés dangereux. La faute à ces fichues lacunes techniques. Exemple ? Mensah déborde, une fois, mais centre à Cordoue.
El Bilal stoppe sa course pour une gêne musculaire, 1-0 pour les ischio-jambiers (23e minute).
Cassama se tient le genou, 1-1, les ligaments reviennent au score (32e minute).
Guilavogui qui en a certainement plein le cul de voir le ballon passer de gauche à droite comme s’il était à Roland (mais sans sa maitresse) se décide à redescendre pour faire la circulation. Il se positionne ainsi très souvent en défense centrale entre Médioub et Anel. Mauvais calcul : s’il se positionne lui-même à la relance, vers qui va-t-il relancer ? Nous apercevons également Hwang se positionner arrière droit. Sans plus de succès, le ballon ne ressort toujours pas…
Superbe match… de merde.
Oh ! Premier tir cadré du match, la frappe d’Ekitike est détournée en corner par Poussin (35e minute). A noter que Médioub a fait du Mexer : il s’est tenu devant Ekitike sans rien faire mais les mains dans le dos. #Hommage.
Sur le corner, le ballon est frappé au deuxième poteau pour Foket qui a tout le temps de réajuster un centre pour Ekitike. Sérge glisse et Hwang souffle dans la nuque d’Hugo et c’est pénalty sans contestation possible. La VAR valide évidemment la décision de M. Gautier enfin arrivé sur la pelouse. Hwang hérite d’un carton jaune heureux car ça valait évidemment un rouge. Et qui tique ? Tout le monde : joueurs, téléspectateurs, commentateurs, mais pas la VAR. Poussin repousse la tentative d’Ekitike mais lui, il suit, et re-repousse ainsi tranquillement le ballon dans le but, 1-0 (38e minute). Football imaginaire, pénalty imaginaire. Gautier voulait apporter sa part de rêve : il nous a pondu le premier tome de son nouveau roman, « l’effleure du mal ».
Foket se blesse, 2-1 pour les ischio-jambiers (43e minute).
Gros gros match de merde.
Les Rémois décident, oui DE-CI-DENT, de jouer à dix jusqu’à la mi-temps. Ils ne gagnent que 1-0 grâce à un pénalty de noël, mais ils décident de jouer à dix. Marchez nous sur la gueule avec des crampons d’alpinisme ça nous fera moins mal. Et l’orgueil dans tout ça ? Rien. Aucune volonté d’accélérer, de provoquer. Pas de clean-sheet, pas de victoire, c’est la nouvelle charte qualité que nous nous sommes imposés. Lamentable.
Pas de changement à la mi-temps, pourquoi faire ?
Engagement. Corner pour Reims. But, 2-0 (45e minute). Voilà, ni plus ni moins. Grosse présence de Médioub très concerné par le jeu, le ballon traine en plein milieu de la surface et Munetsi catapulte le ballon sous la barre.
Sérge prend un petit pont par Ekitike alors qu’il était revenu défendre à proximité de sa surface (54e minute). Etrons, étrons t’as pris un petit pont.
Ça va finalement pas bien se passer je crois…
Mbuku est trouvé dos au but à l’entrée de la surface. Il remise tranquillou en retrait pour Matusiwa. Le Rémois a tout le temps de s’amener le ballon et de frapper pleine course pour trouver le petit filet de Poussin, 3-0 (59e minute).
Re-Corner pour Reims. Re-but, 4-0 (61e minute). Le même. Les Girondins jouent comme des culs et Faes les fesse. Odeur tenace de fèces, faut que ça cesse.
Le match pourrait nous échapper ? Hop hop hop, effectuons quelques changements : Ihnatenko, Dilrosun et Niang rentrent, Sérge, Oudin et Elis sortent (62e minute). A étrons, étrons et demi.
Contact d’Ihnatenko mais non exclusivement avec le ballon : c’est rouge, conformément à la nouvelle Loi XVIII de l’IFAB apparue hier et traduite du russe par la LFP (72e minute). « L’effleure du mâle », deuxième tome.
Prenez deux secondes de recul : sans rire, ne serait-ce pas le match parfait ? Tout est scénarisé à merveille. Au poil. Rien ne manque. Les droits du match ont d’ailleurs déjà été rachetés par Brazzers.
Adli perd un ballon au « duel » avec Munetsi. Le Rémois court avec le ballon puis le glisse au premier poteau, 5-0 (75e minute). Oui,aussi facilement que ça. Même les Ardennes se sont montrées plus impénétrables.
Les joueurs ont lâché il y a déjà un moment. Dans les têtes bien avant le début du match. Dans les faits après le pénalty. Mais à présent ce ne sont plus des lâches, ce sont des petites choses apeurées et perdues. Nous n’avions pas vu telle détresse depuis le gars qui était parti aux chiottes alors qu’il y avait un T-Rex dans les parages.

Hwang touche son premier ballon en provenance d’un partenaire, mais rate son contrôle (83e minute).
Retour de Kwateng et pas de but… (84e minute). Ok ça suffit, c’était déjà totalement parti en couille, mais là ç’en est trop.
Gautier siffle la fin du match, de son propre chef et sans se tromper (93e minute).
Les notes :
Poussin (5/0) : il va se blesser au dos comme Costil à force de se baisser comme ça pour ramasser le ballon.
Pembele (VTFE/5) : match cohérent : dès les premières minutes il compense ses lacunes techniques par un manque flagrant de détermination. Même Philippe Poutou défendrait mieux la droite que nos deux latéraux habituels.
Médioub (FC Costa Concordia/5) : il a récupéré le ticket d’or d’Enock. Celui qui permet d’assister au match au plus près sans y participer. Par contre nous n’avons pas compris l’idée de se déguiser en Mexer… C’était pas Halloween pourtant.
Ahmedhodzic (Rose Dawson/5) : il a regardé ses collègues s’enfoncer inexorablement dans les profondeurs de l’amer morte, sans pouvoir y faire grand-chose. Il n’a pas fait un bon match, mais il a quand eu l’occasion de nous montrer qu’il savait jouer au foot, mais pas tout seul…
Mensah (VTFE/5) : il a connu un vrai temps fort lors… de l’interview d’après match. Quel moment de grâce lorsqu’il répond « non » à la question « est-ce que le message du coach passe toujours auprès des joueurs ? ». Mais là aussi c’était un leurre, car très rapidement on se rend compte qu’il n’a rien compris à ce qu’on lui demandait et qu’il a simplement répété la même réponse donnée à la précédente question. C’est à l’image de son match, mais en rigolo.
Guilavogui (pas reçu 5/5) : on parle toujours de l’orchestre du Titanic qui a continué de jouer alors que le bateau sombrait. Mais on ne parle jamais de l’employé de la White Star Line qui a tenté de limiter les dégâts au niveau du pont F avec une petite cuillère. Ça va vous étonner : il a fait de son mieux mais ça n’a pas fonctionné et il est mort noyé. RIP.
Fransérgio (VTEF/5) : quand il n’est pas perdu, il se planque… Je ne sais pas qui on est allé chercher au Formule 1 de Lormont mais c’est pas un joueur de foot. Guy c’est toi qui a signé le reçu de livraison ?? C’est trop tard pour une alerte « non enlèvement » ?
Elis (Cramé/5) : il est passé d’une température ressentie à -20°C 48h auparavant au doux confort d’une ampoule rectale humide et chaude avec les copains. Du coup il n’a rien fait pour se sortir de là. Un beau merdier.
Oudin (VTFE/5) : il avait à cœur que nous nous débarrassions de Hopkovic au profit de son ancien mentor qui l’a lancé en L1. Ce même entraîneur qui nous avait fait croire qu’il savait jouer au foot plutôt qu’au foutre. Les sentiments sont donc mitigés… Merci, mais VTFE quand même pour cette prestation ignoble de résignation.
Adli (VTFE/5) : la communication du club a jugé bon qu’il affiche les mots… pour nous et pour le foot il n’est resté que les maux. Prestation indigne.
Hwang (Bichette/5) : « nous l’avons vu courir partout ». Oui, encore. Autant parfois on peut se demander si ça ne peut pas le/nous desservir dans l’animation ou pour garder des forces pour conclure, mais là il n’y avait rien d’autres à faire que d’essayer de proposer une solution tant le ballon n’a jamais quitté les pieds de notre arrière-garde. Achetons lui un « Wilson » qu’il puisse discuter avec « quelqu’un » et ne pas tourner branque sur son ile déserte… Si nous voulions définitivement lui donner envie d’aller voir ailleurs on ne s’y serait pas pris autrement, le pauvre.
Les remplaçants :
Kwateng (84/5) : Remplacement poste pour poste de Pembele à la 73e minute. Il a complètement perdu pied et a effectué un retour efficace à la 84e minute. Notre monde s’est effondré.
Ihnatenko (9/5) : Il n’est resté que neuf minutes sur le terrain. Temps suffisant pour que nous ayons pu apercevoir des attitudes inappropriées comme : faire un appel de balle non récompensé, chercher à se rendre disponible dans les intervalles pour ses partenaires, et même faire une passe sans contrôle qui est arrivé dans les pieds. Gautier, choqué comme nous autres a préféré y mettre un terme au plus vite.
Niang (VTFE/5) : qui ça ?
Dilrosun (VVVTFE/5) : Guy, tu veux bien te connecter sur le compte booking du club ?
En face :
Les propos de Pep Génésio me reviennent une nouvelle fois « il faut relativiser ce succès vu l’adversaire », pareil ici. Reims qui n’avait pas scoré encore une fois en 2022, nous en a passé cinq.
Reims a guéri ? Mouais, grand bien vous fasse. Mais je serais vous je ne me satisferais pas de la prestation du jour. Vous auriez eu plus de mal face à une équipe composée exclusivement de COVID-longs, cul-de-jattes et en proie à une agoraphobie extrême.
Bonne route à vous.
Pour conclure :
Nous pensions donc avoir déjà touché le fond mais ces types-là ont plus de ressources que nous pensions. Ils n’avaient pas fini de creuser et comptent bien nous emmerder jusqu’au fion.
Le problème quand on s’est déjà trop fait élargir la rondelle – la liste des partenaires est trop longue même le CDAG a renoncé à en faire une liste exhaustive – c’est qu’après il ne faut pas s’étonner d’avoir un moins bon tonus sphinctérien, surtout sans rééducation.
Si vous rajoutez à ça que la thérapie entamée est à base de « Hop hop hop », ce qui en gros a le même effet qu’un bol de Poppers laissée non innocemment sur un radiateur lors d’une soirée (pour en favoriser la diffusion), bref… on ne va pas y arriver comme ça.
Non seulement nos joueurs ne sont plus dérangés par la possibilité même de se chier dessus. Non, pire que ça, à présent ils appréhendent cette éventualité comme une réelle option de match, voire une issue normale. Ils sont tous arrivés en se disant « très content d’intégrer un club historique, qui ne mérite pas sa place actuelle », et que leur objectif était d’y « laisser une trace ». Nous pouvons leur concéder sans mauvaise foi que cet objectif est totalement atteint et même dépassé. Quelle fierté pour eux.
Ils vont laisser le même genre de trace que moi quand des enfants ont partagé leur rotavirus avec moi, mais que je ne le sais pas encore, et que j’entreprends, très confiant, après une potée-au-chou, de me dégager d’un certain poids tranquillement dans mon bureau porte fermée… La différence c’est que je me fais avoir une fois, pas deux. Là on ne compte plus les traces qu’ils ont laissé. D’ailleurs il n’y a plus de blanchisserie au Haillan mais une maronnerie.
Cela fait bien longtemps que le mot renoncement est tête de liste des attitudes du footeux de Bordeaux. Il est suivi de près par fainéantise, approximation et égocentrisme. Ce renoncement est dans toutes les têtes bien avant que le match ne commence. Prendre un but et ne pas gagner c’est acquis. Ils jouent inhibés, conscient d’être de piètres footballeurs, mais se refusant à être de bons combattants. A moins que… oui un alignement de planète, et sur un malentendu ça peut marcher. Ou comment se désengager d’une quelconque attitude protagoniste. Jouez à FM messieurs si vous ne voulez pas avoir votre destin entre vos mains. Si on perd c’est normal, si on se fait fesser ça arrive. Quand il y a un grain de sable pendant le match, ce qui arrive souvent vu le niveau technique et de détermination affiché, c’est à présent la résignation qui pointe le bout de son nez. Le set face à Rennes a bien illustré qu’à la première difficulté c’est un effondrement total. Serait-ce le seul moyen finalement de se sentir protagoniste de quoi que ce soit ? Je DECIDE de subir ? Sacré concept pour des sportifs de haut niveau, professionnels de surcroit. Vous ne dupez personne, dupez-vous vous-même ? J’en doute.
Sans enlever quoi que ce soit à Reims, ils n’ont pas tout à fait marqué cinq buts. Gautier leur a offert le premier, et nous les autres. Tout juste si nous ne les avons pas marqués à leur place. Une action, un but. Affligeant. Consternant. Lamentable.
Au final, ce résultat sonne (enfin) le glas pour Hopkovic. Jamais adepte d’une séparation précoce type « c’est pas nous, c’est toi », là il était temps de dire « c’est nous mais aussi toi, mais comme toi t’es tout seul, ben c’est toi qui t’en vas ». Mains libres ou pas, joueurs en pâte Fimo, processus de déliquescence inexorable et entamé bien en amont, etc. Débusquez toutes les circonstances atténuantes que vous voulez, il y en a. Mais c’était plus possible, et maintenant c’est fini c’est tout. Et ça fait l’effet d’un suppositoire de Valium, on y est.
Un autre entraineur, pour un nouveau souffle ? Mouais, peut-être, mais nous n’avons plus le temps de nous arrêter pour trouver un second souffle. Et rien ne changera tant que ce groupe s’entêtera à se satisfaire de cette attitude lamentable fleurtant avec les abysses de l’amour propre.
Bienvenue M. Guion, « bon chance ». Rendez-vous après notre prochain match.
Le prochain adversaire c’est le Racing. Un club qui vient d’enchainer trois défaites de rang (avec la Coupe de France). Vous le voyez venir ? Rennes, Reims… avaient besoin de se relancer. Voilà.
Pour ce match vous retrouverez le talentueux Nausée. Aisance technique, abnégation, nous trouvons chez lui tout ce dont les Girondins manquent. Et pourtant il aime l’anal. Comme quoi c’est pas incompatible si on se respecte un tant soit peu. Courage à lui.
Courage à Jaro aussi. Mais bon à lui on lui pardonnera. Et puis s’il se fait souiller, Jaro…slav !
Dupraz est lib… Ah non, trop tard, dommage pour vous.
Soutine. On est bien dedans jusqu’au cou tous ensemble.
Merci. Soutine à vous aussi. Vous semblez vouloir y arriver, vous.
Je n’ai pas encore lu, mais 5 à 0 par Reims c’est un peu pas très bieng.
J’ai lu. Du grand Art ! Lâchez pas. Ou continuez ! En fait, que dire tout est dit. ;)
Merci aux girondins de m’aider à décrocher enfin du ballon rond.
Que les pouvoirs publics s’en inspirent s’ils veulent vraiment lutter contre les ravages liés aux addictions : cigarettes goût merde, bonbons goût merde, antidépresseurs goût merde, jaja goût merde (fait en partie)… pour enfin tirer la chasse sur nos passions tristes.