« Le football n’est pas une marchandise »… « LFP : trop de pognon tue la passion »…s’il n’y avait le mercato d’hiver, le Bordeaux-OM de dimanche, la Ligue des Champions à venir, la Coupe du Monde en « ligne de mire », la joie nouvelle de pouvoir parier en famille devant son écran, « Christian Jeanpierre », Glucksmann et Sorman pourraient croire que les tribunes françaises sont des repères de bolchéviks nostalgiques du stalinisme, voire des lecteurs de Zizek. Anti communiste convaincu, Deschamps attend son « plus » à quelques millions d’euros en désespérant de trouver des jambes à Lucho, un club à Valbuena et un joueur de football dans Ben Arfa. Au même moment, gominé des crachats de ses contempteurs, Brandao continue à presser, lutter, appeler, récupérer, sauter, rater…passer et marquer.

Respectant la « loi Troch » qui veut qu’un entraîneur-adjoint copie le style de son mentor, Galtier se présentait sous les caméras de France2 en panoplie d’Alain Perrin : Manteau droit, écharpe, chewing-gum, tempes grisonnantes encadrant le « visage de la concentration. » De l’autre côté, Deschamps n’en finit plus de modifier son « projet », son 433 à deux servo-moteurs flirtant désormais avec un véritable 4231.

A plus de trois trouches, Lucho est inutile. Sa lenteur l’empêche de percer une défense, son manque de vivacité transforme la 4ème touche au mieux en coup franc, au pire en perte de balle. Aussi, faut-il à Deschamps trouver un dispositif dans lequel l’Argentin reste proche de la surface, région congestionnée nécessitant un jeu en une touche « fluidifiant » l’action. Le fluimicil argentin installé en 10 plein axe derrière Brandao (mode Gourcuff-Chamack), il est de plus nécessaire d’arriver jusqu’à lui. Cheyrou, désormais second milieu récupérateur avec Cissé, joue le rôle de « perceur. » Ses déplacements n’étant plus limités par la présence d’un pendant côté droit, l’OM peut désormais profiter de ses qualités d’organisateur et de son volume de jeu impressionnant. Abriel, jambes de Lucho, joue si proche de sa moitié qu’il en oublie parfois de prendre son couloir. A gauche, Ben Arfa jouit d’une liberté quasi absolue, Cheyrou le couvrant côté gauche, Abriel lui cédant volontiers le couloir droit, Lucho ou Brandao « fluidifiant » d’éventuelles chevauchées par leurs déplacements latéraux. Ainsi, l’OM pense profiter des qualités de chacuns et St Etienne ouvre le score suite à une contre attaque marseillaise mal négociée par Ben Arfa et consors aboutissant à une combinaison Sako-Payet-Bergessio pour un Andrade très « l’OM n’a pas levé l’option et le brésilien est reparti en Roumanie » : 1-0, 17ème, premier but des stéphanois dans leur Chaudron depuis le 3 octobre…

Marseille « monte d’un cran », comprenez les latéraux et Cissé, « hausse le rythme », comprenez Lucho et Cheyrou reforment leur duo, et sur une récupération de l’ante-national français, Abriel, sur une « fluidification » de Lucho, centre pour Brandao : 1-1, 28ème. Désormais, l’OM dispose de quelques automatismes, les plus optimistes parleraient de « certitudes », lui permettant de marquer sur des actions « construites. » Reste à préciser à tous que Brandao ne dispose pas du coup de reins pour couper les centres au premier poteau – 4 en première mi temps pour autant de ballons perdus sans même un corner- et que la solidité d’une équipe se mesure à ses réactions durant certains faits de matchs. Egalisation marseillaise, engagement stéphanois, errances olympiennes pour une frappe de Payet plein axe (29ème), puis coup franc du réunionnais pour la tête de Bergessio : 2-1, 30ème. Rivière fait le Brandao vert, Bergessio « renifle le but », Payet vendange comme un « cochon », Lucho est un « aspirateur » tandis que Heinze reçoit son trophé de « grand joueur » pour « un tampon à l’expérience » sur le fils de Joachim Noah…vous, vous venez de traverser l’esprit de Xavier Gravelaine.

218 passes contre 97 à l’heure de jeu : l’OM domine un match bordélique, dit « vrai match de coupe. » Benalouane et Coulibaly envoient leur CV au PSG, pendant que Brandao prend de vitesse un Andreu parti avec 10 mètres de retard…2-2, 58ème. Niang entre à la place du figurant prodige le plus cher de l’histoire du cinéma français, Perrin fait de même, mais les « revenants » n’éveillent pas l’attention. Au contraire, Gravelaine imagine « deux petits freins à main, inconsciemment, dans la tête… » que les joueurs s’empressent de retirer pour se livrer à un attaque-défense sans doute motivé par l’heure tardive, le froid, la perspective d’un lendemain courbaturé à trois jours d’un match « crucial », et la nécessité d’être rentré pour 23 heures car ya Zizek chez Taddei. En spécialiste de l’autogestion, Heinze se multiplie pour en finir et, sur un contre mené par Brandao, Niang exprime sa solidarité avec les tribunes : 2-3, 92ème. Débat du soir : Faut-il en finir avec le capitalisme ?

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