Notre Footballologue analyse Copenhague-Marseille

Notre Footballologue, Jean-Marc Ferreri, l’Europa League. Bizarre Love Triangle

Clip de présentation à rallonge, logo « or », coup d’envoi à 21 heures, quinte arbitrale expérimentale…l’Europa League se doit d’être un laboratoire rentable et l’UEFA ne recule pas même devant le Zarathoustra de Strauss à l’entrée des joueurs pour impressionner son monde. Au diapason, M6 aligne son « équipe-type » Thierry Roland-Jean-Marc Ferreri-Vincent Couëffé, anticipant le match insignifiant que seuls les commentaires peuvent sauver. Sur son rocher, la petite sirène prévient Moké du danger : « Méfie-toi du tanagra Sabrina, elle est issue du poulailler des P.E, et, à son âge, c’est l’heure du dernier rallye… »

« Bel outil » que ce Thierry Roland, capable de diagnostiquer une bronchite 3 jours avant, discuter toit amovible et foot indoor tout en promouvant un concours de pronostics « entièrement gratuit », distinguer Mandanda du « vrai Mandanda » et de continuer à destination des téléspectateurs restés au noir et blanc : « L’OM dans ses couleurs traditionnelles puisque les blancs sont de Copenhague. » Encore sur la réserve, Ferreri s’en tient à claquer l’ « El Commandante » sur la langue puis s’emballe autour d’un « milieu en losange » Cissé-Cheyrou-Lucho-…(solitude de l’homme sans Denoueix.) Certes, pour trois sommets, « triangle » reste le terme le plus communément admis, mais si Jean-Marc ne maîtrise pas le vocabulaire spécifique, son intuition reste valable. En effet, en l’absence de Brandao, et dans la continuité des derniers matchs, Lucho se fixe souvent dans l’axe en soutien du frétillant Niang, à la manière du duo Gourcuff-Chamakh, mais plus dans le style Satanas et Diabolo. De plus, Valbunena et Koné jouent en milieux autour de Cheyrou et de l’Argentin, et non en ailiers, dans un dispositif 4-1-3-1-1 aperçu du côté de la Gironde. Ainsi, la totalité du couloir s’ouvre aux latéraux marseillais, Bonnart en profitant pour retrouver le goût du débordement-« j’suis gaucher » (6ème) et Taïwo celui du débordement-« boom » (8ème.)

Problème, Valbuena et surtout Koné rechignent à couvrir leur latéraux-ailiers, et le trio Cissé-Diawara-Mbia se retrouve en difficulté sur chaque perte de balle olympienne. L’adversaire danois, privé de compétition officielle depuis le 6 ou le 7 décembre, selon que vous soyez Couëffé ou Ferreri, se fait un honneur de respecter la tradition : physique, « deux rideaux de 4 à plus d’1m80 » (Roland), l’expérimenté Gronkjaer profitant des espaces sur les côtés pour déborder à destination du puissant N’Doye. En bons guerriers, les copenhagays, de l’entraîneuse aux joueuses, n’ont pas caché leur fascination pour les « deux boules dosettes » Diawara-Mbia, avec une préférence non feinte pour le premier, entré au Valhalla un soir de septembre à Bernabeu. Aussi, n’est-il pas étonnant de voir Gronkjaer et N’Doye s’empaler à tour de rôle sur le colosso nero du pauvre, bien peu habitué à ce que l’on frappe le premier. Bref, les deux équipes s’attendent, Ferreri conseille de chercher la profondeur face à une équipe regroupée dans sa moitié de terrain, Deschamps préfèrerait occuper toute la largeur, et Thierry Roland débande au Porto pour « ne pas se laisser endormir…bien que tout cela ne soit pas coulé dans le bronze. »

« Sur un terrain humide, il faut être précis, or on l’a met soit trop devant, soit derrière. »
Deschamps confond Ferreri et Ferrara.

Tandis que Gronkjaer déborde pour que NDoye vendange(47ème), les mêmes schémas se poursuivent, Gonzales jouant au tennis ballon avec ses nains contre deux murs de 4 plus un ailier et un avant-centre. Une patate molle de Taïwo dans les génitoires du gardien et c’est l’occasion pour Roland de sortir le sketch des « bijoux de famille », qui est au supporter de foot ce que le « lâché de salopes » est à la France, à coup de « grand gaillard » et de « mais que va dire Mme ce soir quand il va rentrer à la maison ? » Apprenti aux Deux Anes, Ferreri traite Cheyrou de « fausse queue », Deschamps reste persuadé qu’il est de la famille de Manu, Roland concède que ça sort « au compte-goutte », et Norregaard refuse l’entrée du Valhalla à Cissé d’un front kick (62ème.) A l’heure de jeu, Jean-Marc n’espère pas plus qu’« un coup de moins bien » avant de verbaliser, au but de Niang sur une passe de Koné : « A la 71ème, ils trouvent le trou », 0-1. Seul Mandanda subit « un coup de pompe » de la part de N’Doye (73ème), tandis que Koné et Ben Arfa « oublient » de couvrir leur latéraux, obligeant Diawara et Mbia à déserter l’axe. En vaillant capitaine, Niang leur donne un coup de main pour l’égalisation danoise sur penalty de Gronkjaer : 1-1, 77ème. Kaboré remplace Koné, Mbia postule au paradis des guerriers, sa victime l’enlace, Ferreri s’extasie devant « la belle image » et Roland commence à s’inquiéter pour son intégrité anale.

Il y a péril en la demeure d’un fondement du foot français ( en réalité – Devant la nécessité de sauver un trou du cul – ), Ben Arfa et Lucho décident de faire diversion. Le premier enfile un « trou de souris » et gratifie les zoophiles d’un enchaînement à 250 superlatifs et 10 m² de papier qu’on espère recyclé ; le second sert « la louche à Loucho » (Ferreri) à l’entrée de la surface pour Kaboré qui merdouille un poteau rentrant seul face au gardien : 1-3, 88ème. Tandis que Ferreri souligne la « technique exceptionnelle » et « le dosage » de Kaboré, Roland écrit leur roman d’amitié à coup de « grand pas vers la qualification…sauf grosse boulette » tout en serrant les fesses, convaincu désormais d’être en duo avec « le louche de Copenhague. »

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