Nicollin SA

René Girard postule en 4231 socle de 4 (Hilton-Yanga Mbiwa-Saihi-Estrada) entouré de deux paires latérales (Bedimo-Utaka et Bocaly-Camara) et d’un couple d’attaque (Belhanda sous Giroud.) A l’usage, l’animation repose sur les joueurs et corrige la description. L’ailier Belhanda plonge dans les couloirs, le buteur Utaka rejoint Giroud dans l’axe, le figurant Camara fait le nombre. La chambre forte parisienne dans ses 35 mètres, Montpellier s’infiltre par les côtés et profite de l’absence de travail défensif des attaquants adverses. A la récupération comme à la première relance, Estrada-Saihi permettent à Belhanda de soutenir Bedimo (1ère, 8ème, 11ème) puis Bocaly (20ème), mais Paris ébranlé conserve sa cage inviolée.

Sapin de Noël…

Un tronc et des épines, soit un socle de 5+2 latérailiers soutenant trois « créatifs » susnommés « percuteur », « relayeur » et « finisseur. » Le tout supérieur à la somme des parties, le modèle n’est sapin que part la présence d’un trequartista dans le socle. Ainsi, la première relance de Pirlo se faisait – parfois littéralement – décisive et l’Europe applaudissait devant les illuminations milanaises. Point de Pirlo à Paris, pas même de Bodmer pour ce match mais 5 bûches en guise de socle tant il n’est qu’un expert hexagonal pour voir Thiago Motta mener le jeu. Outre un coffre-fort sans âme, le suidé céphale doit feindre la satisfaction face au cache groin en laine confectionné par Né², Ménez et Gameiro. Les latéraux abandonnés aux saillies héraultaises, tant de libertés prises pour si peu de qualité, Ancelotti intervient : P-R-F devient R-P-F* et Ménez, lancé par Né², préfère Auteuil à Gameiro (36ème.) Bas du bloc, Montpellier voit Né² roder devant sa surface et Yanga-Mbiwa intervient : coup-franc, Alex, puissance + nouveau ballon, 1-0, 41ème. Outre l’absence de cognitif, Ancelotti peut alors noter le peu de professionnalisme des joueurs de Ligue 1 : corner de Montpellier, récupération de Giroud, défense à contre temps, centre et tête de Belhanda, 1-1, 46ème. Deschamps compatit.

A la hache…

« Contrôle raté… mauvais positionnement du corps… manque vélocité… précipitation dans le dernier geste…», soit autant de qualités concédées à Gameiro, et d’aucuns soupçonnent Dugarry de recycler son press-book dans les commentaires. Pendant ce temps, Sissoko confirme avoir gagné en agressivité ce qu’il a perdu en football (carton jaune, 49ème), Utaka et Giroud s’exhibent en pleine surface et Ancelotti place son finisseur sous hormone de croissance (Hoarau pour Gameiro, 61ème.) En réaction faute d’actions, Girard entre le -plus- grand Stambouli pour Estrada (63ème) et, temps de hauteur et de profondeur, l’espace dilate. Belhanda chevauche (60ème), Giroud lobbe (67ème), amortit (71ème), volleye Alex (remplacé par Lugano, 73ème) et revient sur Motta (75ème) avant de centrer pour Utaka : 1-2, 81ème. Débordement de Belhanda côté gauche, centre trop long récupéré par Giroud côté opposé, nouveau centre pour Utaka seul aux 9 mètres, le but raconte l’animation par « profils » des hommes de Girard au moment où le PSG passait en 4231. Pastore pour Sissoko et le plan consiste désormais à trouver Hoarau qui rabat sur le flanc gauche où Ménez et Maxwell peuvent rebondir sur Pastore. 88ème, Ménez en relais avec l’Argentin gagne la surface et se fait dentelière au service de Hoarau: 2-2. 89ème, Maxwell se présente face au poteau de Jourdren et trouve le filet. Coup gagnant pour Ancelotti qui, tandis que le Parc salue la place de leader, demande le mot  français pour « vergogna. »

Notre Footballologue.

Mit les images.

* Percuteur-Relayeur-Finisseur devient Relanceur-Percuteur-Finisseur: L’animation offensive du sapin paraît reposer sur ces trois profils. Ancelotti joue sur le positionnement du « relayeur », tantôt au rebond (proche du but), tantôt rampe de lancement en cas de problème dans la première relance. Devant la faiblesse du socle à 5, le stratège parisien a ainsi placé Né² plus bas pour garantir un premier ballon de qualité pour Ménez. Cependant, le coup franc est intervenu alors que Montpellier reculait et que Né² s’offrait au rebond à l’entrée de la surface. Sur le second but parisien, le relai en une touche de Pastore assure une progression sur 25 mètres et permet à Ménez de -enfin- tricoter utilement.

5 thoughts on “Notre Footballologue Analyse PSG-Montpellier (2-2)

  1. C’est scandaleux de faire des erreurs pareilles. :)

    Merci Notre footballologue, je ne serais pas un cancre que j’aurais pris des notes. Autant j’ai pu me permettre de timides critiques, autant je ne puis qu’admirer cette explication détaillée et éclairante.
    J’espère que vous nous raconterez la réception des intéristes dans le Vel’ en chantier.

    Le baisemain.

  2. @HJ.pasnet : Oui, parfaitement scandaleux. Sans parler des mecs qui oublient le g de Bergkamp.

    Et ça, je sais, tu ne supportes pas :)

  3. C’est scandaleux d’oublier le g de Blair campe juste parce qu’il est muet, mais les pires ce sont ceux qui écorchent 3/4 en italien dans le même paragraphe. Ceux là ne valent pas grand chose et sont désolants.

    Bon c’est pas de leur faute, comprennent pas grand chose au foot. Et z’aiment pas les joueurs surcôtés car médiatiques. Qui a parlé de Henry sur une page diffusant un exploit de goleador?????

    C’est pas comme si le footballologue se foutait de ma gueule (en le faisant exprès, je ne crois pas mais bon)

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